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Les sociétés de géographie au XIXe siècle : Un espace de savoir et de pouvoir

Les sociétés de géographie, apparues dans la décennie 1820, ont joué un rôle crucial dans la structuration et la diffusion des savoirs géographiques. Ces institutions, nées d'un noyau de passionnés, ont contribué à légitimer l'autonomie de ces savoirs et à fonder un espace disciplinaire à la fois national et international. Elles se sont implantées dans des capitales européennes telles que Paris, Berlin et Londres, devenant des lieux centraux de production, d'enseignement et de diffusion de la géographie.

Genèse et développement des sociétés de géographie

La Société de géographie de Paris, fondée en 1821, a été suivie par celles de Berlin en 1828 et de Londres en 1830. Ces sociétés ont émergé dans un contexte de développement des sciences et d'intérêt croissant pour l'exploration du monde. Elles se sont distinguées des revues savantes par leur capacité à assurer et à légitimer l’autonomie des savoirs géographiques.

Ces institutions se sont développées grâce à un rassemblement régulier de leurs membres, favorisant ainsi l'accroissement des liens et la construction d'une sociabilité géographique. À travers des réunions, des festivités et des communications, elles ont créé un espace de discussion et de circulation de l'information géographique.

Diversité des modèles et des pratiques

Malgré un objectif commun, les sociétés de géographie ont présenté des différences de situation et de fonctionnement. Ces différences se sont manifestées notamment dans leurs dispositions matérielles et financières. À Londres, la situation financière était plus aisée grâce au soutien de Guillaume IV, tandis qu'à Paris et Berlin, les sociétés ont dû déployer des efforts particuliers pour assurer leur indépendance.

Les pratiques des membres ont également varié. À Paris, la Société de géographie a attiré une élite aristocratique, politique et militaire, tandis qu'à Berlin, l'influence de l'aristocratie était moindre. Cependant, dans les trois sociétés, les liens avec le pouvoir politique et militaire étaient importants, garantissant leur pérennité grâce à un puissant patronage.

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La géographie, entre science et pouvoir

Les sociétés de géographie ont contribué à placer la géographie sous les regards, lui conférant une visibilité et une capacité de rayonnement. Elles ont joué un rôle essentiel dans la propagation des connaissances géographiques, en fournissant des instructions aux voyageurs et en rassemblant des collections de cartes et de matériaux rapportés par les explorateurs.

Leur proximité avec le pouvoir politique a soulevé des questions quant à leur indépendance. Si les sociétés ont cherché à affirmer leur autonomie, elles ont également bénéficié du soutien financier et de la protection des autorités. Cette relation ambiguë a façonné la production des savoirs géographiques et a influencé les choix nationaux en matière d'exploration et de colonisation.

L'idéal universaliste et ses limites

Les sociétés de géographie se sont inscrites dans un idéal universaliste, cherchant à cartographier et à comprendre le monde dans son ensemble. Elles ont favorisé les échanges et la circulation des informations entre les différentes nations européennes, contribuant ainsi à la construction d'un espace scientifique européen.

Cependant, cet idéal a été nuancé par les réalités politiques et les déséquilibres nationaux en matière de production scientifique. Les sociétés de géographie ont été marquées par des choix nationaux et des intérêts spécifiques, reflétant les ambitions coloniales et les rivalités entre les puissances européennes.

Conclusion

Les sociétés de géographie du XIXe siècle ont été des lieux essentiels de production, de diffusion et de légitimation des savoirs géographiques. Elles ont contribué à structurer la discipline et à lui donner une visibilité dans l'espace public. Leur relation complexe avec le pouvoir politique a façonné leur développement et a influencé la production des connaissances géographiques. Malgré un idéal universaliste, elles ont été marquées par des choix nationaux et des intérêts spécifiques, reflétant les enjeux politiques et coloniaux de l'époque.

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L'histoire de Mag et Abdoul : Une Fiction Kalawalaise

Note de l’Auteur : L’histoire qui suit est une fiction et se déroule dans un pays fictif appelé KALAWALA REPUBLIK avec comme Capitale Kalawala City ou KalCity.

La Rencontre Initiale

Le Président, Docteur Katara (il exige toujours que son nom soit précédé de ce titre Docteur) fit la connaissance de Maïrah pendant la campagne électorale pour son troisième mandat. À Kalawala Republik, le nombre de mandats présidentiels est « normalement » limité à deux, mais Docteur Katara alias Géo-Trouve-Tout est passé outre à plusieurs reprises par des techniques de dribbles dont il a le secret, certains de ses détracteurs l’ont surnommé Diego justement pour cela. L’agence de Maïrah ayant décroché le contrat de la communication pour la réélection du Président-Candidat. « Une occasion de se faire plaisir tout en gagnant de l’argent », pensa-t-elle, quand elle reçut la confirmation que son agence a été retenue.

En quelques rencontres, pendant les préparatifs de la campagne, le Président commença à s’attacher à Maïrah. Il fut d’abord subjugué par son expertise et son implication totale fit le reste. Lorsque le Président-Candidat était donné perdant dans tous les cas de figures imaginables, de l’avis de tous les spécialistes des instituts de sondage les plus réputés. Maïrah sortit le grand art car, ces pronostics pessimistes ont fait remonter son adrénaline. Les défis, elle adore ça. Elle s’était fendue d’un livre en quelques semaines dont les bonnes pages sont aussitôt diffusées par les journaux prestigieux à grands tirages du pays et de la sous-région et dans les réseaux sociaux. Des arguments aussi audacieux que percutants créèrent l’ébullition dans le microcosme autour Docteur Katara.

L'Ascension de Maïrah

Une réunion spéciale restreinte fut convoquée autour du Président, quelques jours après la publication du livre-évènement de Maïrah. Il s’agissait de réviser le programme du candidat en y insérant les principaux éléments de l’argumentaire développé par l’agence de communication de Maïrah. En quelques jours, le Candidat-Président Docteur Katara arriva en tête pour le deuxième tour, il s’en était fallu de peu qu’il ne passât dès le premier tour. Une prouesse inouïe, pour quelqu’un qui était donné perdant il y a quelques semaines.

À partir de ce moment, d’aucuns parlent d’un chamboulement inédit. Depuis cette nouvelle ascension qui se consolide de jour en jour, le président ne se hasarde plus à faire la moindre déclaration à aucun média sans en avoir parlé avec Maïrah. Et il était convenu au sein du staff de campagne que nul ne fasse le moindre geste ou commentaire public au titre de cette campagne sans que ce ne soit strictement conforme à l’esprit et à la lettre du document élaboré par Maïrah. Elle se retrouve, sans l’avoir cherché, propulsée conseillère spéciale du Président- Candidat, son experte en matière de communication et en marketing politique.

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Ils devinrent très vite inséparables pendant toute la campagne du deuxième tour et cela n’intriguait personne car, la communication était devenue centrale dans cette course au Pouvoir. Les sondages sont remontés de façon spectaculaire comme par enchantement. Et de l’avis quasi unanime de l’équipe de campagne, c’est à Maïrah que revient le mérite. Docteur Katara commençait à fatiguer tout monde avec ses innombrables faux départs et surtout avec sa connivence outrancière avec les Djikin kossey, grands amateurs de koroboto. Sans parler de son attachement addictif pour le billet vert.

Le Président a adhéré à la proposition de sa désormais conseillère spéciale, de préparer les esprits car, il risque d’y avoir un raz-de-marée et l’opposition pourrait crier à la fraude. Une campagne est engagée parallèlement pour gérer au mieux la période postélectorale et contenir les potentielles accusations des candidats « malheureux ». Il est également essentiel de montrer patte blanche aux partenaires extérieurs, tout en préparant le terrain pour faire des ouvertures à quelques partis politiques de l’opposition sensibles à certains types d’arguments, surtout que la plupart partagent le goût prononcé pour le billet vert comme Docteur Président. Pendant tout le second tour, Maïrah et le Président-Candidat étaient inséparables.

Rumeurs et Scandales

Quelques rumeurs ont déjà commencé à fuser çà et là. D’abord, au sein des équipes de campagne, puis insidieusement sous forme de fausses confidences, certains médiocres mercenaires de la plume en font leurs premiers scoops dans la presse. L’affaire commença à prendre de l’ampleur, le fameux bouche-à-oreille jouant le rôle de catalyseur. Rapidement, un communiqué fut rédigé par les spécialistes maison, signé par le Secrétaire Général du Parti qui profita pour accuser leurs adversaires politiques, comme responsables de la propagation de ces rumeurs toxiques. Cela a calmé les esprits un bon moment, jusqu’à la fin de la campagne.

Ce concept de « Citoyen-Electeur » est introduit dans le narratif de campagne par Maïrah. C’est un grand bol d’air frais pour convaincre tous ces jeunes bouillants qui exprimaient déjà dans leurs slams et raps rageurs leur ras-le-bol de ces discours soporifiques et lénifiants d’une classe politique nécrosée, névrosée, largement discréditée, qui les crétinise et les envoie échouer par son incompétence sur les récifs des océans ou finir prisonniers de trafiquants d’êtres humains. Changement radical de paradigme, contre l’avis de toute la vieille garde qui lui reprochait à ces idées avant-gardistes et patriotiques leurs relents gauchisants et même anti-establishment, voire révolutionnaires. Et la Révolution est la bête noire de ces Rapetouts des tropiques. Maïrah tint bon et réussit à reformater le discours du Candidat et cela créa la ruée des jeunes en faveur du Candidat-Président. Pour la première fois Docteur Katara est sur le point de se faire réélire « sans trop voler ».

Le Retour d'Abdoul

Pendant ce temps, Maïrah avait repris son idylle avec le Capitaine Abdoul dont elle fit la connaissance quelques mois auparavant, après son départ de son pays natal, après obtention de l’acte de divorce définitif. Abdoul était un officier des Forces Armées de KALAWALA, les fameuses FAK, en rupture de ban avec sa hiérarchie. Sans aucune affectation précise, l’officier est devenu un alcoolique invétéré, précisément l’un des motifs que sa hiérarchie invoque régulièrement pour justifier sa mise à l’écart. Certains des chefs disaient qu’en plus le Capitaine est un indiscipliné notoire.

Maïrah avait quitté très tôt la maison ce jour-là pour se rendre à la maternité où se trouvait sa voisine qui venait d’accoucher. Son mari avait voyagé. C’est elle, Maïrah, qui l’y avait conduite la veille, vers les trois heures du matin. Ayant laissé son numéro de téléphone à la permanence de la Maternité pour qu’on l’appelle en cas d’urgence, une des sage- femmes assurant la garde l’appela aussitôt après la délivrance de la jeune maman. C’est là qu’un groupe de quatre gaillards fit irruption et voulait lui arracher le sac et prendre sa voiture.

Précisément Abdoul était assis sur un banc, adossé au mur d’enceinte du bar, attendant son taxi habituel qui devrait le ramener à la maison. Il était là, la tête lui faisait un mal de chien. Serait-ce à cause de ses nuits blanches passées dans les bars ou est-ce la paludisme qui le guettait ? Il faisait encore sombre dans ce couloir particulièrement mal éclairé à cette heure-ci. Abdoul entendit le cri strident d’une femme qui se débattait en appelant à l’aide. Et aussitôt bondit de son siège. Dès qu’ils l’aperçurent, c’était la débandade, la bande s’était dispersée, volatilisée. On aurait dit que ces malfrats venaient de voir le diable en personne.

Abdoul n’a même pas essayé de les rattraper, se contentant simplement de ramasser le sac de la dame, jeté par terre par les fuyards qu’il prit soin de bien nettoyer avec sa chemise et le rendit à Maïrah. Abdoul est une vraie légende en ces lieux, dans le monde souterrain de la nuit, ces milieux mal famés, peuplés de camés et de toute la pègre de la Kalcity. Ses nombreuses bagarres menées contre les chefs de gang dans les bases même de ces gangs lui donnèrent le titre unique dans ce milieu de Captain (lire Captine) KALALA. Tout le monde connaît Captain K pour désigner le Capitaine Abdoul. Tous les criminels résidents ou de passage dans cette capitale sont tenus chaque mois de lui envoyer des redevances en espèces ou en nature pour pouvoir circuler tranquillement dans les boites de nuits, les bars et autres endroits chauds de Kalawala City. Abdoul n’a jamais touché à ces sommes, qui ne sont toutefois pas négligeables.

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