L'hypotension, ou tension artérielle basse, est une condition courante qui peut être causée par divers facteurs, allant de la déshydratation à des problèmes cardiaques sous-jacents. Les femmes enceintes sont particulièrement susceptibles de ressentir une hypotension en raison des changements hormonaux et physiologiques qui se produisent pendant la grossesse. Parallèlement, les contractions, en particulier les contractions de Braxton Hicks, sont un phénomène normal pendant la grossesse, contribuant à la préparation de l'utérus pour l'accouchement. Cet article explore les causes, les symptômes et la gestion de l'hypotension, ainsi que les caractéristiques des contractions de Braxton Hicks.
Qu'est-ce que l'Hypotension Artérielle ?
L’hypotension artérielle correspond à une pression du sang insuffisante dans les artères, les vaisseaux sanguins qui transportent le sang oxygéné sous pression depuis le cœur vers le reste du corps. Une tension artérielle normale se situe entre 90/60 mmHg et 140/90 mmHg. On considère généralement qu’une tension (ou pression) normale, au repos, est comprise entre 90/60 mmHg et 130/80 mmHg. La pression systolique représente la force exercée par le sang sur les parois artérielles lors de la contraction du cœur, tandis que la pression diastolique correspond à cette même pression lorsque le cœur se relâche entre deux battements. L'hypotension est diagnostiquée lorsque la pression systolique est inférieure à 90 mmHg et la pression diastolique est inférieure à 60 mmHg.
En général, le fait d’avoir une pression sanguine plus basse que la moyenne ne constitue pas un risque pour la santé. " Une tension basse n'entraîne pas de risque cardiovasculaire. Toutefois, l'hypotension peut causer un état de fatigue et une difficulté à passer de la position assise à la position debout (hypotension orthostatique). Le patient est aussi plus à risque de malaise et d'évanouissement.
Conséquences de l'Hypotension
L'hypotension artérielle a pour conséquence un moindre apport en sang vers les organes qui manquent alors d'oxygène. Si la pression artérielle est suffisamment basse, une lésion cérébrale peut malgré tout se produire. L’évanouissement peut aussi entraîner des lésions graves à la tête ou à d’autres parties du corps.
Causes de l'Hypotension
Plusieurs facteurs peuvent être à l'origine d'une hypotension artérielle.
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Déshydratation: La déshydratation, particulièrement fréquente en période de chaleur ou après un effort physique intense, peut réduire le volume sanguin et entraîner une baisse de tension. Préconiser une réhydratation qui permet généralement d'améliorer la tension chez les personnes hypotendues. Il convient de boire suffisamment. Parfois la consommation d'un demi-litre d'eau dès le levé permet d'améliorer les choses.
Médicaments: De nombreux médicaments peuvent être responsables comme ceux qui luttent contre l'hypertension artérielle (antihypertenseurs), qui aident à uriner (diurétiques) ou prescrits en cas de dépression ou d'anxiété (antidépresseurs et anxiolytiques).
Problèmes cardiaques: Les troubles cardiaques, comme certaines arythmies ou l’insuffisance cardiaque, peuvent affecter la capacité du cœur à maintenir une pression artérielle normale.
Troubles endocriniens: Les maladies endocriniennes, notamment l’insuffisance surrénalienne, ainsi que certaines affections neurologiques, peuvent également provoquer une hypotension. De nombreuses hypotensions chroniques relèvent d'une insuffisance des glandes surrénales et non du système circulatoire proprement dit.
Grossesse: L'appareil circulatoire d'une femme change pendant une grossesse. Les vaisseaux sanguins se dilatent légèrement et ce phénomène contribue à la baisse de la pression artérielle.
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Carences nutritionnelles: Les carences en fer (anémie) et en vitamine B12 peuvent contribuer à l’hypotension.
Malaise vagal: Parfois, une tension basse résulte d'un malaise vagal. Ce dernier correspond à la chute de tension, provoquée par une stimulation trop forte du nerf vague. Il peut occasionner une perte de connaissance de quelques secondes. Il est fréquent et généralement sans gravité. La fatigue ou encore une émotion forte sont des causes fréquentes d'un malaise vagal.
Hypotension Orthostatique et Postprandiale
Il existe différents types d'hypotension, notamment :
Hypotension orthostatique: L’hypotension orthostatique se manifeste par une chute brutale de la tension lors du mouvement du corps de la position allongée ou assise à la position debout. Elle se caractérise par une diminution d’au moins 20 mmHg de la pression systolique ou 10 mmHg de la pression diastolique dans les trois minutes suivant le changement de position du corps. L'hypotension orthostatique, ou posturale, est ressentie lorsqu’on passe de la position assise ou couchée à la position debout. Surviennent vertiges, bourdonnements d'oreilles, troubles visuels…
Hypotension postprandiale: L’hypotension postprandiale survient dans les deux heures suivant un repas. Lors de la digestion, le sang afflue vers le système digestif, ce qui peut entraîner une baisse temporaire de la tension artérielle.
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Symptômes de l'Hypotension
L’hypotension se manifeste par plusieurs signes caractéristiques qui peuvent perturber les activités quotidiennes. Les symptômes les plus fréquents incluent :
- Des vertiges
- Des étourdissements
- Une sensation de tête légère, particulièrement lors des changements de position
- Une fatigue inhabituelle
- Des nausées
- Parfois des pertes de connaissance brèves
Certains symptômes se manifestent lorsque le corps essaie d’augmenter une pression artérielle qui est basse. Quand les artérioles se contractent, par exemple, le flux sanguin vers la peau, les pieds et les mains diminue. Ces zones deviennent froides et bleuâtres.
Diagnostic de l'Hypotension
Une consultation médicale s’impose lorsque l’hypotension s’accompagne de symptômes récurrents ou invalidants. Il est particulièrement important de consulter rapidement en cas de malaises répétés, de chutes, ou si les symptômes perturbent significativement la vie quotidienne.
Le médecin généraliste commence par un examen clinique approfondi, incluant la mesure de la tension artérielle dans différentes positions : allongée, assise et debout. Il réalise également un interrogatoire détaillé pour identifier les circonstances d’apparition des symptômes et les éventuels facteurs déclenchants.
En fonction des résultats de l’examen clinique, le médecin peut prescrire différents examens complémentaires.
- Un électrocardiogramme permet d’évaluer l’activité électrique du cœur.
- Des analyses sanguines peuvent être nécessaires pour vérifier la fonction rénale, la glycémie ou détecter une éventuelle anémie.
- Test endocrinien - pour mesurer les taux d’hormones sanguines afin d’établir comment une glande endocrinienne fonctionne. Ce test aidera votre médecin à identifier si votre hypotension est causée par un problème endocrinien comme le diabète, une maladie thyroïdienne ou la maladie d’Addison.
- l'épreuve d'inclinaison - qui s'effectue habituellement quand votre médecin soupçonne la présence d'une hypotension orthostatique ou d'une hypotension à médiation neuronale. Durant cette épreuve diagnostique, la personne concernée s'étend sur la table d'examen que l'on incline pour élever la partie supérieure du corps. Le passage de la table à l'oblique simule le changement qui se produit lors du passage de la position assise ou couchée à la position debout.
Prise en Charge de l'Hypotension
La prise en charge médicamenteuse de l’hypotension dépend de sa cause sous-jacente. Dans certains cas, le médecin peut prescrire des médicaments vasoconstricteurs qui augmentent la pression artérielle.
Le traitement de l’hypotension repose largement sur des mesures non médicamenteuses.
- Une hydratation suffisante est essentielle, avec une consommation régulière d’eau tout au long de la journée.
- L’augmentation modérée de l’apport en sel peut être recommandée dans certains cas, sous contrôle médical. Toutefois, un apport de sel oblige le rein à garder davantage d’eau en circulation dans le corps, ce qui accroît également le volume de sang qui circule et par conséquent la pression artérielle.
- Préconiser une réhydratation qui permet généralement d'améliorer la tension chez les personnes hypotendues. Il convient de boire suffisamment. Parfois la consommation d'un demi-litre d'eau dès le levé permet d'améliorer les choses.
Mesures Préventives
La prévention de l’hypotension passe par l’adoption de bonnes habitudes quotidiennes.
- Une hydratation régulière et une alimentation équilibrée constituent la base de la prévention.
- Il est recommandé de se lever progressivement le matin et après une position allongée prolongée.
- Certaines situations peuvent favoriser la survenue d’une hypotension et doivent être évitées ou gérées avec précaution.
- Les changements brusques de position, particulièrement après un repos prolongé, représentent un risque important.
- L’exposition prolongée à la chaleur, les bains chauds prolongés et la station debout immobile sont également des situations à risque.
- Ne pas passer trop brusquement de la position allongée à celle debout, surtout en cas d’hypotension orthostatique.
- Si les symptômes sont surtout présents le matin au lever, des contractions isométriques (contractions musculaires en gardant les jambes tendues) des muscles des cuisses pendant une ou deux minutes avant de se mettre debout peuvent permettre de faire augmenter un peu la pression.
Manœuvres de Secours
Ils existent différentes manœuvres de secours pour réduire l'intensité des symptômes lorsqu'on les sent arriver.
- Premièrement : serrer fort une petite balle dans sa main ou agripper ses deux mains devant son torse et les écarter vigoureusement. Ces manœuvres permettent la contraction de muscles qui vont aider le sang à aller vers les organes dont le cerveau.
- Autres possibilités : incliner le buste vers l'avant (faire semblant de lacer sa chaussure), croiser les pieds et serrer les jambes, piétiner ou encore s'accroupir. Le but de ces manœuvres est d'augmenter le retour du sang vers le cœur.
- Et enfin dernière solution : boire un grand verre d'eau.
- Afin de limiter les risques de l'hypotension orthostatique, à savoir essentiellement un malaise et/ou une chute, des gestes simples sont utiles pour limiter les baisses de tension. Avant de se lever, pour favoriser le retour du sang vers le cerveau et éviter ainsi la baisse de tension, il est aussi utile de réaliser des mouvements de pompage des pieds et des mains et de croiser les jambes pendant deux minutes environ.
Remèdes Naturels
Néanmoins, certaines plantes à effets secondaires hypertensifs peuvent améliorer une faible pression artérielle.
- en infusion : romarin sommités fleuries. Mettre 20 g dans 1 litre d'eau, laisser infuser 15 minutes.
- en décoction : réglisse racines sectionnées en petits morceaux Mettre 50 g dans 1 litre d'eau, porter à ébullition 5 minutes, laisser macérer 10 à 12 heures, filtrer. 1 ou 2 tasses par jour. Ne convient pas aux femmes enceintes.
Hypotension et Grossesse
Les futures mamans sont souvent en hypotension. On parle d'hypotension lorsque la tension artérielle est plus basse que la moyenne. Ce phénomène est très courant, pour ne pas dire normal, pendant la grossesse. De nombreux changements se produisent dans le corps pendant la grossesse. Certains sont dus aux hormones, comme c'est le cas de la tension artérielle. "La progestérone est un hypotonique, ce qui fait que les muscles sont plus relâchés, ce qui va relâcher l'utérus et le périnée, mais le reste aussi. En plus, cela va avoir le même effet sur les vaisseaux sanguins, donc il y aura moins de pression", nous explique Marie Giraud-Heraud. L'autre phénomène qui joue sur la tension, c'est le fait qu'il va y avoir "une circulation de sang supplémentaire qu'il n'y a pas en dehors de la grossesse, pour irriguer le placenta au profit du fœtus." Même si la femme enceinte va créer un demi-litre de sang en plus pour compenser, cela joue quand même sur sa tension. "On va donc souvent perdre 1 point, 1,5 point de tension. Les symptômes de l'hypotension seront plus ressentis par la future maman au premier trimestre en raison de l'effet de nouveauté. Notre sage-femme explique que le premier symptôme est la fatigue, accentuée par la progestérone en plus de la baisse de tension. La femme enceinte peut également ressentir un mal de tête et des nausées. "Il y a aussi une impression de ne pas avoir de force, de fonctionner au ralenti. Quand on a l'impression de ne plus avoir de force, on va ressentir en général de la chaleur dans le corps et on va avoir besoin de s'asseoir ou de s'allonger. Cependant, cela n'empêche pas de fonctionner mais on se sent très fatiguée", indique-t-elle. Concernant les malaises qui peuvent se produire pendant la grossesse en raison d'une baisse de tension, elle souligne : "Les malaises d'hypotension s'accompagnent rarement d'une perte de connaissance. Le corps ne répond plus trop, mais il y a rarement des chutes où on se cogne la tête. On ressent une sorte de malaise progressif, le corps qui se relâche. "L'hypotension est normale tout au long de la grossesse, même si on la ressent davantage au premier trimestre", veut souligner pour commencer Marie Giraud-Heraud. Elle ajoute : "Ce n'est pas grave jusqu'à un certain point. Le problème, c'est quand on est en dessous de 10 de tension. Là, il va falloir une prise en charge médicale. Cependant, on a des patientes qui sont à 9,5 de tension et qui le supportent très bien, cela va dépendre notamment de leur tension 'normale' en dehors de la grossesse". Dans ce cas de figure, il ne faut pas hésiter à en parler avec le médecin ou la sage-femme qui suit la grossesse : "On peut dire qu'on est fatiguée, qu'on n'a pas d'énergie. Pour la santé de la maman, la baisse de tension ne présente pas de risque, "sauf si elle va au sauna, qu'elle fait un malaise et qu'elle se cogne la tête par terre. Sinon, on aura surtout un ralentissement du fonctionnement et de la fatigue". Concernant le bébé, l'hypotension peur perturber l'approvisionnement du placenta, et donc son alimentation. Cependant, Marie Giraud-Heraud tient à souligner qu'il ne faut pas paniquer car être en hypotension ne signifie pas nécessairement que le bébé est en danger : "Toutes les femmes enceintes font de l'hypotension. De toute façon, nous suivons la femme enceinte et la croissance du bébé avec les échographies. Si l'hypotension est mal supportée, avec énormément de fatigue et beaucoup de malaises, on va faire une échographie supplémentaire. Il y a rarement de gros problèmes de croissance, ce sera plutôt avec l'hypertension.". Plus que pendant la grossesse, c'est au moment de l'accouchement que l'hypotension sera très surveillée si elle est importante et, là encore, il ne faut pas paniquer car c'est un phénomène bien connu et maîtrisé par les équipes médicales. "Quand on une parturiente en hypotension, on va toujours mettre des médicaments comme de l'éphédrine, qui va venir booster la tension. Cela va permettre au bébé d'être bien alimenté. On va surtout le faire en salle d'accouchement, car il va avoir besoin d'affronter les contractions, qui diminuent les apports en oxygène et en sang.
Conseils pour les Femmes Enceintes Hypotendues
Les femmes enceintes hypotendues peuvent commencer par boire suffisamment. "La plupart des gens ne boivent pas assez. Et, avec les nausées de début de grossesse, on a des patientes qui vont moins manger et moins boire, il est donc évident, sans parler d'hypotension, qu'elles auront moins d'énergie. Si elles sont déshydratées, cela va créer une hypotension parce que le sang est essentiellement constitué d'eau. C'est pour cela que, quand on conseille de boire 1,5 litre d'eau par jour pour tout le monde, je conseille plutôt aux femmes enceintes d'en boire 2 litres. Sans compter que l'eau sert aussi à éliminer les déchets et, pendant la grossesse, on doit évacuer les siens mais aussi ceux du fœtus", souligne Marie Giraud-Heraud. Il faudra aussi essayer de bien manger et d'avoir une bonne hygiène de vie, malgré les nausées, car "le manque d'apport en calories et en glucides peut créer une hypoglycémie qui peut se confondre avec de l'hypotension. Les patients ne sont pas forcément hypotendues, parfois elles sont juste sous-alimentées". Enfin, notre sage-femme recommande de "préserver le sommeil ". "Cela n'est pas facile quand on est enceinte et qu'on a parfois un ou plusieurs autres enfants plus âgés. D'autant que, pendant la grossesse, on fait souvent des cauchemars", reconnaît-elle. Néanmoins, cela est capital car les troubles du sommeil vont jouer sur la tension : "Ils peuvent aggraver une hypotension ou une hypertension".
Hypotension Orthostatique et Grossesse
L'hypotension orthostatique, ou posturale, est un phénomène qui se produit quand on change de position en raison d'un changement de la diffusion de la tension dans le corps. "Quand on est debout, on n'a pas la même tension au niveau des pieds qu'au niveau du cœur, celle qui est mesurée et qui est importante. Quand on est allongé, la tension est répartie uniformément dans le corps. Quand on se lève, il y a d'un coup une différence de tension : plus forte en bas, plus faible en haut. Avec ce changement de position, le corps a besoin de s'adapter rapidement en changeant la tension du corps. Quand il y a une mauvaise adaptation, qu'on se lève trop rapidement, on a la tête qui tourne, on peut voir des points lumineux… C'est le changement de pression qui est en à l'origine, et cela peut être influencé par l'état de stress et par l'état d'activité quand on était allongé", nous explique la sage-femme. C'est donc un phénomène normal, qui peut être accentué pendant la grossesse.
Contractions de Braxton Hicks
Connaissez-vous les contractions de Braxton Hicks ? Elles sont un allié naturel de la préparation à l’accouchement mais elles ne doivent pas être confondues avec les contractions de travail. Contrairement aux contractions de travail, ces contractions ne sont pas douloureuses et sont considérées comme un phénomène normal. Elles sont souvent irrégulières, ne suivent pas un schéma précis et peuvent être ressenties comme une sensation de resserrement ou de tension dans le ventre. Ces contractions aident le corps à se préparer pour l'accouchement à venir, mais elles ne provoquent pas l'ouverture du col de l'utérus ni n'indiquent le début du travail.
Rôle des Contractions de Braxton Hicks
Les contractions de Braxton Hicks jouent un rôle important pendant la grossesse :
- Préparation de l'utérus: Elles aident à préparer l'utérus à l'accouchement en renforçant les muscles utérins et en favorisant la circulation sanguine dans cette région du corps.
- Positionnement du bébé: Ces contractions peuvent contribuer à ajuster la position du bébé dans l'utérus, facilitant parfois son mouvement vers une position plus favorable pour l'accouchement, tête en bas.
- Stimulation du col de l'utérus: Bien que les contractions de Braxton ne causent pas l'ouverture du col de l'utérus, elles peuvent contribuer à son assouplissement et à sa préparation pour le travail et l’accouchement à venir.
- Préparation mentale: Pour la future mère, ressentir ces contractions peut être une manière d'anticiper et de se préparer mentalement à l'accouchement, même si elles ne sont pas douloureuses comme les vraies contractions de travail.
Différencier les Contractions de Travail des Contractions de Braxton Hicks
Différencier les contractions de travail des contractions de Braxton Hicks peut parfois s'avérer délicat, voici quelques éléments pouvant vous aider à les différencier :
- Régularité et intensité: Les contractions de travail deviennent plus régulières, plus fréquentes et plus intenses avec le temps. Elles sont souvent régulières, devenant plus longues, plus fortes et plus rapprochées ;
- Localisation de la douleur: Les contractions de travail débutent généralement dans le bas du dos ou au niveau des reins avant de se propager vers l'avant, tandis que les contractions de Braxton sont généralement ressenties plus haut dans l'abdomen ;
- Persistance: Les contractions de travail ne disparaissent pas mais deviennent de plus en plus fréquentes, même après avoir changé de position, marché ou pris un bain chaud. Les contractions de Braxton Hicks peuvent quant à elles disparaître ou diminuer d'intensité avec du repos ou un changement d'activité ;
- Autres signes: Les contractions de travail sont souvent accompagnées d'autres signes comme des pertes vaginales sanglantes, de la perte du bouchon muqueux ou d’une rupture de la poche des eaux ;
- Durée et progression: Les contractions de travail tendent à durer plus longtemps que les contractions de Braxton Hicks et progressent en intensité et en fréquence au fil du temps.
Contractions : Quand se Rendre à la Maternité ?
Si la grossesse n’est pas à son terme (avant le 9ème mois de grossesse) et que les contractions deviennent régulières, il est conseillé de se rendre rapidement à la maternité.
Si la grossesse est à son terme, il est recommandé de se rendre à la maternité lorsque les contractions deviennent régulières, intenses et rapprochées, ou si vous présentez d'autres signes associés à l'accouchement.
Voici quelques indications générales pour savoir quand se rendre à la maternité :
- Fréquence des contractions: Si les contractions sont régulières depuis au moins 1 heure, surviennent toutes les 5 à 10 minutes et durent plus de 30 secondes, il est temps de se rendre à la maternité ;
- Intensité: Lorsque les contractions deviennent plus intenses et douloureuses, au point où elles demandent une concentration importante pour les supporter ;
- Perte de sang abondante: Si vous avez des pertes de sang abondantes (au point de remplir une serviette), rendez vous rapidement à la maternité ;
- Rupture de la poche des eaux: Si la poche des eaux se rompt, même si vous ne ressentez pas immédiatement des contractions fortes, il est recommandé de se rendre à la maternité pour évaluation ;
- Sensations subjectives: Écoutez votre corps et votre instinct. Si vous sentez que quelque chose ne va pas ou si vous avez des inquiétudes, il est préférable de consulter un professionnel de santé rapidement.
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