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Avoir des Contractions Spasmodiques du Diaphragme: Causes et Traitements

Le hoquet, aussi appelé myoclonie phrénoglottique, est un phénomène respiratoire commun, caractérisé par des contractions involontaires et répétées du diaphragme. Ces spasmes sont suivis d’une fermeture soudaine de la glotte, ce qui produit le son distinctif du hoquet. Bien que la plupart des épisodes soient bénins et passagers, un hoquet persistant ou chronique peut signaler un problème de santé sous-jacent.

Qu'est-ce que le Hoquet?

Le hoquet se manifeste par une succession de petits spasmes involontaires du diaphragme. Ces contractions rapides et incontrôlées provoquent la fermeture brutale des cordes vocales, à l’origine du fameux “hic”. Le hoquet donne l'impression d'une succession de petites éructations un peu bruyantes. Mais en réalité le hoquet est bien distinct de l'éructation (familièrement appelé "rot").

Le diaphragme, un muscle mince en forme de coupole, sépare le thorax de l’abdomen et permet chaque respiration. Il s’insère à l’avant sur le sternum, sur les six dernières côtes latéralement, et à l’arrière sur les premières vertèbres lombaires. Il est également traversé par plusieurs structures vitales : l’œsophage, la veine cave inférieure et l’aorte, qui passent par des orifices spécifiques.

Le diaphragme est un acteur clé de notre respiration. Ce muscle en forme de parachute travaille sans relâche pour nous permettre de respirer, de parler, de rire. Au cœur de chaque inspiration se trouve un muscle silencieux, puissant, et profondément connecté à notre état intérieur. Sa mission première est de permettre l’entrée et la sortie de l’air dans les poumons. À chaque inspiration, le diaphragme s’abaisse, ce qui provoque une dépression dans la cage thoracique : les poumons se gonflent d’air. Cette mécanique se produit automatiquement, plusieurs milliers de fois par jour, sans que nous ayons besoin d’y penser.

Les Causes du Hoquet

Les causes du hoquet demeurent en partie mystérieuses. Les scientifiques pensent qu’il serait lié à une irritation des nerfs ou des parties du cerveau qui contrôlent les muscles de la respiration, notamment le diaphragme. Sur le plan physiopathologique, le hoquet résulte d’une irritation des nerfs diaphragmatiques ou des racines nerveuses de la moelle épinière qui contrôlent les muscles respiratoires, dont le diaphragme (principal muscle respiratoire).

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Généralement, les brefs épisodes sont déclenchés par un événement affectant les voies aéro-digestives (ballonnements, consommation d’alcool, ingestion de substances chaudes ou irritantes, parler, rire…).

Toutefois, les épisodes chroniques de hoquet ont parfois des causes plus graves. Par exemple, le diaphragme peut être irrité par une pneumonie, une chirurgie thoracique ou gastrique ou des déchets qui s’accumulent dans le sang en cas d’insuffisance rénale. Rarement, il peut être provoqué par une tumeur cérébrale ou un accident vasculaire cérébral, ou une maladie neurologique.

  • Hoquet aigu: Dans la majorité des cas de hoquet aigu, aucune cause n’est retrouvée. Le hoquet aigu est celui que tous les sujets connaissent. Il se manifeste par quelques secousses isolées, associées à l’émission d’un bruit caractéristique.

  • Hoquet chronique ou persistant: Secousses répétitives sur plus de 48 heures, à une fréquence variable (plusieurs jours à plusieurs semaines par mois). Parfois, le hoquet peut durer plus d’un mois. Ces épisodes plus longs sont appelés hoquets persistants. Le hoquet persistant peut être le signe de certains cancers digestifs comme le cancer de l'estomac, de l'œsophage du foie ou encore du pancréas. Parfois le hoquet persistant est symptomatique d'un cancer du côlon qui a métastasé au niveau des voies digestives hautes.

Les patients cancéreux peuvent présenter des épisodes de hoquet, sans cause réellement identifiée.

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Le Hoquet chez le Nourrisson

Le hoquet du nourrisson est bien connu de tous les parents. Une grande majorité de nouveaux nés présentent des épisodes de hoquet répétés dans les premiers mois de leur vie. Le plus souvent, le hoquet se manifeste après la tétée ou la prise du biberon. Il s’explique par l’ingestion d’air pendant le repas du nourrisson. La méthode la plus simple consiste à appuyer votre bébé sur votre épaule, en position verticale, et à lui frotter ou à lui tapoter doucement le dos pendant quelques minutes. Vous pouvez aussi l’asseoir sur vos genoux, placer une main sous son menton afin que sa tête reste droite et mettre l’autre contre son dos.

Quand Consulter un Médecin?

Le hoquet aigu est fréquent et généralement sans gravité. Mais s’il se chronicise (dure plusieurs jours) ou récidive souvent, une consultation médicale est recommandée. Le hoquet aigu, habituel et familier de tous, est dans la très grande majorité des cas totalement bénin. En revanche, si les épisodes de hoquet se multiplient et deviennent persistants, une consultation médicale est nécessaire. Des épisodes répétés de hoquet associés à d’autres symptômes inhabituels doivent amener à consulter son médecin traitant.

Le médecin s’attachera dans un premier lieu à comprendre le contexte de survenue du hoquet (prise de médicament, consommation d’alcool, repas trop copieux, …) et à rechercher le ou les symptômes éventuels associés (troubles digestifs, problèmes de sommeil, douleurs, appétit, …). L’examen clinique implique nécessairement un examen neurologique complet. Une endoscopie digestive haute pour visualiser l’œsophage, l’estomac et la partie supérieure de l’intestin grêle peut être réalisée. Les affections digestives représentent la première cause de hoquet chronique. L’endoscopie digestive haute est donc l’examen complémentaire le plus prescrit dans ce contexte.

Traitements du Hoquet

Le hoquet aigu est très majoritairement bénin et ne nécessite donc aucun traitement. Il cesse spontanément et survient de temps en temps, sans gêne notable, ni impact sur la qualité de vie du sujet. En revanche, le hoquet chronique constitue une véritable gêne pour le patient, et un élément très négatif pour sa qualité de vie.

  • Traitements pour le hoquet chronique: En cas de hoquet persistant, il convient de déceler la cause et de la traiter. Le traitement de la pathologie associée constitue l’un des piliers de la prise en charge du hoquet chronique. Parallèlement, il existe des médicaments utilisés pour soulager les crises de hoquet chronique lorsqu’aucune cause n’a été retrouvée lors du diagnostic, mais leur efficacité est le plus souvent très modeste. La chlorpromazine entre 10 et 50 mg par voie orale trois fois par jour selon les besoins peut être prescrite. Si les médicaments sont inefficaces, les médecins peuvent bloquer l’un des nerfs phréniques en lui injectant de petites quantités d’un anesthésique local appelé procaïne. Un blocage du nerf phrénique, grâce à de faibles quantités d’un produit anesthésique, peut aussi être envisagé.

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  • Remèdes populaires: Il existe un grand nombre de remèdes populaires contre le hoquet. Aucune de ces méthodes n'a d'efficacité médicalement démontrée. Toutefois, étant donné que ces remèdes sont généralement faciles à mettre en œuvre, il n’y a aucun danger à les tester. Les remèdes de grand-mères et idées reçues qui circulent pour se débarrasser d’un épisode de hoquet sont nombreux, mais ils n’ont jamais fait preuve de leur efficacité sur le plan scientifique.

Le Diaphragme et son Importance

Le diaphragme est bien plus qu’un simple muscle respiratoire : il est au cœur de notre santé physique, émotionnelle et mentale.

  • Respiration: Sa mission première est de permettre l’entrée et la sortie de l’air dans les poumons. À chaque inspiration, le diaphragme s’abaisse, ce qui provoque une dépression dans la cage thoracique : les poumons se gonflent d’air. Cette mécanique se produit automatiquement, plusieurs milliers de fois par jour, sans que nous ayons besoin d’y penser. Le diaphragme agit en synergie avec d’autres groupes musculaires, notamment : les muscles intercostaux, les abdominaux et même le périnée (ou plancher pelvien). Cette respiration abdominale profonde (ou respiration diaphragmatique) est souvent plus efficace que la respiration thoracique superficielle.

  • Autres fonctions: Phonation, rire, éternuements, toux. Votre diaphragme se contracte de façon volontaire ou réflexe pour moduler la pression de l’air expiré et soutenir le son à chaque fois que vous parlez, chantez, criez ou riez. Les mouvements réguliers du diaphragme ont un effet de pompe mécanique sur les organes situés juste en dessous, notamment sur les intestins et les vaisseaux sanguins. Le diaphragme stabilise la colonne vertébrale en se contractant harmonieusement avec les muscles du dos et du ventre. Un diaphragme fonctionnel et bien coordonné contribue ainsi à la prévention des douleurs lombaires, à une meilleure tenue du tronc et à une démarche plus fluide.

Dysfonctionnement du Diaphragme

En tant que muscle, le diaphragme peut être le siège de douleurs qui se manifestent parfois entre les côtes (douleurs intercostales) ou dans la région thoracique. Ces douleurs peuvent résulter de tensions musculaires, d’inflammations ou même de pathologies plus complexes. Le diaphragme peut parfois perdre partiellement ou totalement sa capacité à se contracter d’un côté seulement - c’est ce qu’on appelle une paralysie unilatérale. Souvent silencieuse, cette paralysie peut passer inaperçue car l’autre moitié du diaphragme compense.

Le diaphragme possède un orifice appelé hiatus, par lequel passe l’œsophage. Parfois, une partie de l’estomac remonte à travers cet orifice dans la poitrine, provoquant ce qu’on appelle une hernie hiatale. Ce phénomène peut entraîner des brûlures d’estomac, des reflux acides, et parfois des douleurs thoraciques. Comme tout muscle, le diaphragme peut être sujet à des tensions chroniques, souvent liées au stress, à une mauvaise posture ou à une respiration inadéquate. Ces tensions peuvent altérer la qualité de la respiration, entraîner une sensation d’oppression thoracique, et contribuer à une fatigue générale.

Lorsqu’il fonctionne bien, le diaphragme descend à l’inspiration, créant un appel d’air dans les poumons, puis remonte à l’expiration. Mais il arrive que ce mouvement se bloque ou se désorganise. Résultat : une cascade de symptômes parfois déroutants.

*Une respiration courte, difficile ou oppressante. C’est souvent le premier signe qui doit alerter. Lorsque le diaphragme ne se contracte plus correctement, la respiration devient superficielle, saccadée, voire pénible. On peut avoir la sensation de manquer d’air, surtout à l’effort ou en position allongée.

*Une sensation de poids ou d’oppression thoracique. La gêne respiratoire peut s’accompagner d’un ressenti de “blocage” ou de pression dans la poitrine. Ce symptôme peut être confondu avec des douleurs d’origine cardiaque.

*Des douleurs dorsales. Le diaphragme est attaché à la colonne vertébrale. Lorsqu’il est tendu ou spasmodique, il peut tirer sur les structures voisines et entraîner des douleurs dorsales, souvent localisées entre les omoplates ou dans la région thoracique.

*Des troubles digestifs inexpliqués.

*Un hoquet tenace ou fréquent. Un diaphragme irrité peut se contracter involontairement, provoquant un hoquet persistant, difficile à faire passer.

*Une fatigue chronique liée à une oxygénation insuffisante. Lorsque la respiration devient inefficace, l’organisme est moins bien oxygéné. À la clé : fatigue persistante, sensation de faiblesse, troubles de la concentration ou essoufflement rapide à l’effort.

Il faut savoir que ces signes peuvent apparaître progressivement ou rester discrets. En cas de gêne respiratoire persistante, de douleurs thoraciques atypiques ou de troubles digestifs sans cause apparente, mieux vaut consulter un professionnel de santé : médecin, kinésithérapeute, ostéopathe ou pneumologue.

Comment Prendre Soin de Son Diaphragme

Le diaphragme est un véritable miroir émotionnel. En cas de stress ou d’anxiété, il se contracte, bloquant la respiration, provoquant inconforts et douleurs.

  • Respiration abdominale: Pour détendre le diaphragme, rien de tel que de pratiquer la respiration abdominale. Pour cela, inspirez lentement par le nez en gonflant doucement le ventre, comme si vous remplissiez un ballon. Puis, expirez lentement par la bouche en rentrant le ventre. Ce mouvement amplifie la mobilité du diaphragme et favorise son relâchement naturel.
  • Cohérence cardiaque: La cohérence cardiaque est une méthode simple et efficace pour calmer le système nerveux et relâcher le diaphragme. Elle consiste à faire six respirations par minute (soit une inspiration et une expiration de 5 secondes chacune), pendant environ 5 minutes, trois fois par jour.
  • Yoga et sophrologie: Il existe certaines postures de yoga spécialement conçues pour ouvrir la cage thoracique. Certains exercices de pleine conscience pratiqués en sophrologie sont aussi d’excellents alliés pour apaiser les tensions internes.
  • Chant et instruments à vent: Le chant ou la pratique d’instruments à vent sont des façons ludiques et efficaces de mobiliser le diaphragme.

Un diaphragme fort assure une meilleure respiration, une oxygénation optimale et une meilleure posture.

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