Rachida Dati, figure emblématique de la politique française, a marqué son époque par son parcours atypique et son ascension fulgurante. Son histoire personnelle, marquée par le deuil de ses parents et les spéculations autour de la paternité de sa fille, a suscité autant d'admiration que de controverses.
M'Barek Dati, un père dévoué et un pilier
Rachida Dati a perdu son père, M'Barek Dati, décédé à l'âge de 82 ans des suites de "maladies chroniques". Maçon d'origine marocaine à la retraite, M'Barek Dati a consacré sa vie à ses 11 enfants, se sacrifiant pour leur offrir un avenir meilleur. C'est à lui que Rachida Dati dédie sa carrière.
Dans Elle en 2007, Rachida Dati expliquait : "Mon père était plutôt mélancolique. Il considérait que vivre était un combat permanent. C'est pour ça qu'il a voulu lire et écrire". Mbarek Dati savait l’importance de cette naissance dans la vie de sa cadette. « Avant, il n’y avait que le travail et rien d’autre, maintenant elle a quelque chose en plus, elle est plus heureuse qu’avant », confie-t-il.
Elle avait déjà rendu hommage à son père à de multiples reprises. En 2011, elle ne s'empêche pas de mettre son nom dans le titre de son livre "Fille de M'Barek et de Fatim-Zohra, ministre de la Justice".
L'origine maghrébine des parents de Rachida Dati a été évoquée par Nicolas Sarkozy pour justifier sa nomination au poste de ministre de la Justice en 2007. « Je m'étais dit que Rachida Dati, avec père et mère algérien et marocain, pour parler de la politique pénale, cela avait du sens », a lancé l'ancien président.
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Le deuil de sa mère et l'hommage à travers sa fille
Rachida Dati a également perdu sa mère, Fatim-Zohra, en 2001. Elle a exprimé son regret de ne pas avoir pu partager sa nomination au ministère de la Justice avec elle. En hommage à sa mère, elle a prénommé sa fille Zohra.
Dans Paris Match, la femme politique a fait des révélations sur sa vie privée et notamment sur le décès de ses parents. Elle se rappelle du trajet "éprouvant" qu'elle effectuait chaque jour entre son domicile et l'hôpital Gustave-Roussy pour rendre visite à son père malade.
La question persistante de la paternité de Zohra
La naissance de Zohra, la fille de Rachida Dati, a été entourée de spéculations concernant l'identité de son père. Les spéculations sur le père de l’enfant ont enflammé gazettes et salons toute la saison.
Plusieurs noms ont circulé, alimentant les rumeurs et les articles de presse. Interrogé par Paris Match en 2009, le chef d’entreprise ventait les mérites de la maire du VIIème arrondissement de Paris, qu’il trouvait «belle, intelligente et vive». Il avait, dans la même interview, affirmé ne pas savoir qui était le père de la fillette née en janvier 2009. A l'époque, la ministre de la Justice n'avait pas de compagnon officiel.
Finalement, la justice a tranché en confirmant que Dominique Desseigne était bien le père de Zohra. La cour d'appel de Versailles a confirmé la décision du Tribunal de grande instance selon laquelle Dominique Desseigne était bien le père de Zohra, la fille de Rachida Dati, née le 2 janvier 2009, rapporte RTL . Le PDG du groupe Lucien Barrière avait refusé de se soumettre, en octobre 2014, à un test de paternité demandé en 2012 . Ce choix avait été considéré comme un aveu, décision qui a donc été confirmée en appel. Le septuagénaire devra donc verser une pension alimentaire de 2.500 euros par mois, et ce depuis la naissance de l’enfant, ce que le jugement prévoyait déjà en première instance.
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Rachida Dati face aux épreuves
Outre les drames familiaux, Rachida Dati a également été confrontée à des difficultés professionnelles. Elle a été mise en examen dans le cadre de l'affaire Carlos Ghosn, accusée de "corruption passive", "trafic d'influence passif" et "recel d'abus de pouvoir". Elle aurait touché 900 000 euros pour des prestations de conseil dans le cadre de l'alliance Nissan-Renault. Or la justice cherche à savoir si cette somme a seulement été perçue dans le cadre de ses activités réelles ou bien si elle masquerait en réalité des activités de lobbying, ce qui est interdit aux élus européens. Rachida Dati a nié toutes ces accusations, affirmant que "la justice devient instrumentalisée pour un combat politique inavoué".
Malgré ces épreuves, Rachida Dati a su faire preuve de résilience et de détermination. Elle continue de jouer un rôle important dans la vie politique française, en tant que maire du 7e arrondissement de Paris.
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