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Prurit du nourrisson : Causes, soulagement et traitements efficaces

Le prurit, ou démangeaison cutanée, est un symptôme dermatologique très fréquent, particulièrement chez les nourrissons. Cette sensation désagréable entraîne un besoin irrépressible de se gratter, un réflexe difficile à contrôler qui peut nuire gravement à la qualité de vie de l'enfant et de son entourage. Bien que le grattage apporte un soulagement temporaire, il est souvent suivi de douleur et peut entraîner des lésions cutanées, des infections et des cicatrices. Cet article explore les causes du prurit chez le nourrisson, les moyens de soulager les démangeaisons et les traitements disponibles.

Comprendre le prurit

Les démangeaisons sont des sensations désagréables qui conduisent au grattage, par un phénomène réflexe, donc difficilement contrôlable. Se gratter apporte un soulagement temporaire qui laisse place à une douleur. Des crises se succèdent, souvent si intenses qu’elles empêchent l’endormissement et/ou réveillent la nuit. Le prurit peut aussi être un symptôme au cours d’une maladie neurologique, psychiatrique, d’une atteinte hépatique ou d’un lymphome comme la maladie d’Hodgkin. Le prurigo aigu se voit surtout chez l’enfant et il est rapporté à une hypersensibilité aux piqûres d’insectes. Il se manifeste sous forme de petites élevures rouges (papules) qui démangent. Le prurigo est considéré comme chronique lorsqu’il dure depuis plus de 6 semaines. Il se rencontre surtout chez l’adulte et associe différentes lésions cutanées : des stries de grattage, des excoriations, des papules et des plaques ou même des nodules de peau épaissie, qu’on appelle lichénifications qui sont entretenues par un grattage répété.

Causes fréquentes du prurit chez le nourrisson

Identifier la cause du prurit est essentiel pour mettre en place un traitement adapté. Plusieurs facteurs peuvent être à l'origine des démangeaisons chez les nourrissons :

Dermatite atopique (eczéma)

La dermatite atopique, ou eczéma atopique, est une maladie inflammatoire chronique de la peau qui touche environ 10 à 20 % des enfants, particulièrement avant l'âge de deux ans. Elle est souvent liée à un problème d'allergie alimentaire. La dermatite atopique est caractérisée par une sécheresse cutanée, des lésions évoluant par poussées et un prurit (démangeaison) plus ou moins intense. Chez le nourrisson, l'eczéma atopique se manifeste par des plaques rouges sur le visage, les joues, le front, le cou, les bras, le ventre et les cuisses. Il est important de noter que la zone cutanée sous les couches est généralement préservée.

La dermatite atopique du nourrisson a longtemps été confondue avec de l’allergie alimentaire ou dû à un produit en contact avec la peau. Or, bien que l’allergie soit une composante de cette maladie cutanée, son origine est en réalité due à un dysfonctionnement du rôle protecteur de la peau. En effet, la couche hydrolipidique présente sur la surface externe ne protège plus de façon optimale contre les facteurs environnementaux. Généralement, les bébés qui présentent une dermatite atopique sont prédisposés génétiquement. Si l’un des parents possède un terrain atopique, l’enfant a 50 % de risque de développer à son tour une pathologie cutanée.

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Dermite séborrhéique (croûtes de lait)

Plus communément appelée "croûtes de lait", la dermite séborrhéique est une affection cutanée bénigne résultant d'une sécrétion excessive de sébum au niveau du cuir chevelu. Elle se manifeste par des plaques croûteuses blanches qui occasionnent de grosses pellicules. Dans sa forme étendue, cette dermatite peut provoquer un inconfort, voire des démangeaisons.

Allergies

Les allergies alimentaires ou de contact peuvent provoquer des démangeaisons chez les nourrissons. L'eczéma du nourrisson est souvent lié à un problème d'allergie alimentaire. Une allergie alimentaire est à évoquer quand la consommation d’un aliment spécifique provoque des symptômes comme l’urticaire, un prurit, signes digestifs, respiratoire, voire anaphylaxie.

Poussées dentaires

Le passage des dents à travers la gencive ou encore leurs mouvements dans l'os maxillaire peuvent occasionner d'importantes douleurs chez certains enfants. Pour se soulager, les tout-petits peuvent avoir tendance à se gratter les joues, le cuir chevelu et les oreilles.

Infections parasitaires (poux)

Bien qu'il soit assez rare que la chevelure des bébés soit infestée par les poux, cela peut arriver lorsqu'ils sont gardés en collectivité et s'ils ont beaucoup de cheveux. En se multipliant, les poux et les lentes irritent le cuir chevelu et favorisent les grattages intempestifs.

Peau sèche

La peau sèche est particulièrement susceptible de développer de l'eczéma. Les nourrissons peuvent avoir la peau naturellement plus sèche, ce qui les rend plus vulnérables aux démangeaisons et à l'inflammation caractéristiques de l'eczéma.

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Facteurs environnementaux

Certains facteurs environnementaux peuvent également déclencher ou aggraver les démangeaisons chez les nourrissons, notamment :

  • Irritants: l'exposition à certains produits comme les shampoings, savons et autres produits de bain non adaptés à la peau sensible des bébés peut irriter le cuir chevelu et déclencher ou aggraver l'eczéma. Éviter les détergents et les savons, souvent irritants.
  • Allergènes: les allergènes communs comme la poussière, le pollen, certains aliments et les poils d'animaux peuvent également provoquer ou exacerber les symptômes de l'eczéma chez les nourrissons prédisposés.
  • Variations climatiques: les changements extrêmes de température et l'air sec, surtout en hiver, peuvent assécher la peau et aggraver les symptômes de l'eczéma.
  • Frottement et transpiration: le frottement des vêtements ou des draps, surtout s'ils sont faits de matériaux rugueux, peut irriter la peau sensible des bébés. La transpiration excessive fait effectivement partie des facteurs susceptibles de déclencher des poussées d'eczéma. En cas de fortes chaleurs, privilégiez des vêtements absorbants qui n'irritent pas la peau de bébé.

Quand s'inquiéter et consulter un médecin ?

Généralement, les comportements de grattage imputables à de simples gestes de maladresse ou exploratoires sont ponctuels et irréguliers. Les démangeaisons - ou prurit en langage médical - sont souvent plus fréquentes et localisées. Bébé va se gratter derrière la tête, attraper ses oreilles, ou se griffer - par inadvertance - le visage. Il est donc impératif pour les parents de consulter leur médecin traitant lorsque ces "séances" de grattage ne sont pas dues à des poux, si elles se répètent, et si elles s'accompagnent d'autres symptômes. Par exemple : du mal à dormir, une humeur "grognon", une perte d'appétit, une fatigue excessive, de la fièvre… En se grattant, il peut également arriver que des lésions de grattage se forment.

Il est important de consulter un médecin si :

  • Les démangeaisons sont intenses et persistantes.
  • Les démangeaisons s'accompagnent d'autres symptômes tels que fièvre, perte d'appétit ou irritabilité.
  • Des lésions cutanées apparaissent, telles que des rougeurs, des vésicules ou des croûtes.
  • Le bébé a du mal à dormir à cause des démangeaisons.
  • Le bébé présente des signes d'infection cutanée, tels que pus ou gonflement.
  • Absence de prise de poids du nourisson.

Comment soulager les démangeaisons chez le nourrisson ?

Apaiser votre petit est donc primordial. Quelques mesures simples mais bien utiles peuvent vous aider à soulager les démangeaisons. Tout d’abord, évitez de l’interdire de se gratter. Ce type de conseil a souvent l’effet inverse sur les enfants. Le froid apaise le prurit. Gardez sous la main un spray d’eau thermale et un éventail pour le rafraîchir. Massez-le avec des galets lisses après les avoir stockés au réfrigérateur. Lorsque ça démange, encouragez-le à gratter autre chose, comme son doudou par exemple. Et si vraiment l’envie est trop forte, il peut se soulager en utilisant la paume de sa main pour frotter ou tapoter doucement. Et pourquoi pas essayer une roulette de massage ? Enfin n’hésitez pas à détourner son attention.

Voici quelques mesures préventives et conseils de soins pour soulager les démangeaisons et prendre soin du cuir chevelu de bébé :

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Mesures préventives

  • Couper régulièrement les ongles de bébé: Pour éviter qu'il ne se blesse, il est important de lui couper régulièrement les ongles, afin de limiter au maximum le risque de lésions et, de surcroît, de surinfection.
  • Attention particulière aux peaux atopiques: Les bébés qui ont une peau à tendance atopique doivent également faire l'objet d'une attention particulière.
  • Espacer les bains: Il est également recommandé d'espacer les bains : deux à trois bains par semaine sont suffisants, sauf avis médical contraire. Éviter de donner un bain quotidien à votre bébé. Vous pouvez les espacer un jour sur deux.

Soins du cuir chevelu

  • Choisir des soins spécifiques: Votre bébé se gratte ? Il pleure et gesticule tout le temps ? Pour apaiser son petit cuir chevelu, certaines mesures sont vivement recommandées : Choisir des soins spécifiquement formulés pour les peaux atopiques. Chez Rivadouce, les produits d’hygiène Bébé - comme notre shampoing doux gel lavant bébé - répondent aux besoins des peaux d'enfants les plus fragiles.
  • Ingrédients d'origine naturelle: Miser sur des ingrédients d'origine naturelle : de nombreuses substances actives autorisées sur le marché peuvent avoir une action irritante pour le cuir chevelu des tout-petits. Il est donc conseillé de privilégier les soins fabriqués à partir d'ingrédients d'origine naturelle, et issus si possible de l'agriculture biologique.
  • Hydratation: Appliquez régulièrement une crème émolliente sur la peau de votre bébé pour la maintenir hydratée.
  • Limiter les lavages: Il est conseillé de limiter le lavage des cheveux à environ 2 fois par semaine, puisque laver trop fréquemment peut irriter davantage la peau. Autant que possible, il faut éviter l'usage excessif de produits pouvant agresser le cuir chevelu et privilégier un état le plus naturel possible des cheveux.
  • Température de l'eau: Le moment de la douche doit se faire en suivant les conseils du dermatologue pour éviter d'exacerber les symptômes de l'eczéma et préserver la barrière cutanée. Il est préférable de se laver à l'eau tiède (entre 30 et 37 °C) et de limiter la durée de la douche à 5 ou 10 minutes.
  • Shampoing doux: Il est également important de choisir un shampoing doux adapté aux cuirs chevelus secs, d'opter pour un brossage délicat en évitant les peignes, et de garder le séchoir à une distance raisonnable pour minimiser l'irritation.
  • Séchage délicat: Le séchage des cheveux devrait se faire avec une serviette, sans frotter le cuir chevelu.

Autres conseils

  • Éviter les irritants: Éviter les détergents et les savons, souvent irritants.
  • Vêtements adaptés: Éviter les textiles irritants (laine, synthétiques à grosses fibres) en contact direct avec la peau ; préférer coton et lin.
  • Température de la chambre: Maintenir une température fraîche dans la chambre à coucher.
  • Alimentation: Le lait maternel est recommandé si c’est possible, car il peut aider à réduire la sévérité de l'eczéma.
  • Précautions: Coupez les ongles de votre bébé court et envisagez l'utilisation de petites moufles pendant la nuit pour éviter qu'il ne se gratte.

Traitements médicaux du prurit chez le nourrisson

Si les mesures d'hygiène et les soins locaux ne suffisent pas à soulager les démangeaisons, un traitement médical peut être nécessaire. Le médecin pourra prescrire :

Émollients

Les émollients permettent de lutter contre la sécheresse cutanée, à l’origine de l’eczéma atopique. Ils visent à maintenir l’hydratation des couches superficielles de l’épiderme. Ils sont utiles en prévention et sont à poursuivre au cours des poussées d‘eczéma atopique. Il est important de vérifier la composition des émollients. Il est préférable de choisir un produit sans parfum ni conservateur, afin de minimiser le risque d’allergie. Les formes les plus grasses telles que certaines pommades conviendraient mieux en application sur la peau sèche.

La sécheresse de la peau est l’une des caractéristiques de la DA. L’utilisation d’émollients fait partie intégrante du traitement de fond de la DA car elle permet de prévenir les poussées d’eczéma et l’irritation de la peau en restaurant la fonction de barrière de la peau. Les émollients doivent être appliqués sur tout le corps et tous les jours, dans l’idéal une à deux fois par jour après une douche rapide et un séchage par tamponnement avec une serviette douce. En cas de poussée, leur utilisation peut être interrompue sur les zones les plus inflammatoires, car ils sont alors souvent moins bien tolérés dans cette phase aiguë. Ils seront alors remplacés par les dermocorticoïdes pendant la poussée, puis repris par la suite en traitement de fond. L’intérêt d’une utilisation précoce d’émollients à visée préventive chez le nouveau-né à risque de dermatite atopique (en raison d’antécédents atopiques chez les parents) reste débattu.

Dermocorticoïdes

Les dermocorticoïdes sont des immunodépresseurs. Actuellement, aucun autre immunodépresseur n’est autorisé dans la dermatite atopique chez le nourrisson. En effet, ils sont très efficaces pour réduire les symptômes de l’eczéma atopique. Avec les émollients, ils sont le traitement de premier choix de l‘eczéma atopique. Les dermocorticoïdes sont essentiellement utilisés lors des poussées de dermatite atopique. Il existe plusieurs catégories de dermocorticoïdes. Classés en 4 niveaux, selon leur activité, de faible, modérée, forte et très forte. Il est recommandé de choisir le dermocorticoïde selon l’âge de l’enfant et l’intensité de la localisation des lésions. Une seule application par jour semble suffisante. Le traitement est à interrompre progressivement, une fois qu’une amélioration significative des lésions et du prurit a été obtenue, en espaçant les applications. Il est important de quantifier la dose utilisée.

Le traitement des poussées repose sur l’utilisation de topiques à base de corticoïdes appelés dermocorticoïdes. Ils permettent de traiter les lésions dès qu’elles apparaissent et sont arrêtés quand elles ont disparu. La galénique (crème ou pommade) et la puissance des dermocorticoïdes prescrits sont déterminés par le médecin, en fonction de l’âge du patient, tu type et de la localisation des lésions. Les pommades sont plutôt réservées aux peaux sèches ou épaisses alors que les crèmes sont plutôt destinées aux endroits suintants et aux plis. Le niveau d’activité des dermocorticoïdes doit être suffisant pour obtenir une bonne efficacité (pas d’indication des dermocorticoïdes de niveau d’activité faible y compris chez l’enfant). L’application doit se faire une fois par jour, le matin ou le soir, sur les zones présentant des lésions. Le traitement doit être poursuivi jusqu’à disparition complète des lésions. Il n’est nécessaire ni de masser, ni de mettre une couche épaisse de produit. Il faut traiter vite et bien ! Il est souhaitable de traiter tôt et efficacement une poussée qui commence, plutôt que d’attendre. En effet, le traitement local réduit plus vite l’inflammation donc répare plus vite la barrière cutanée et réduit plus vite la densité de microbes au niveau de la peau. Les risques d’ infection sont donc limités grâce à cette restauration rapide de la barrière cutanée. En pratique, il est préférable de prescrire des dermocorticoïdes suffisamment puissants sur des durées courtes. Dès que les lésions ont disparu, il n’est en général plus utile d’appliquer le dermocorticoïde local, et il faut prendre le relais avec une crème émolliente pour hydrater la peau. En cas de nouvelle poussée, les dermocorticoïdes doivent être repris de la même façon. Dans certains cas, le dermatologue peut adopter une démarche de traitement dite proactive en cas de poussées fréquentes. Dans ce cas, il prescrira une application de dermocorticoïdes deux fois par semaine sur les zones fréquemment atteintes, qu’il faudra poursuivre même après la rémission de la poussée. Cela permet de réduire efficacement le nombre de rechutes et, ainsi, de diminuer la quantité globale de traitement appliqué à long terme. Enfin, pour plus de praticité, les dermatologues peuvent indiquer la quantité de crème à appliquer en utilisant l’unité "phalangette". Celle-ci correspond à la surface de la première phalange d’un doigt (la phalangette), soit environ 1 cm².

Antihistaminiques

Certains médicaments antihistaminiques sont parfois proposés ponctuellement lors de fortes démangeaisons.

Autres traitements

Dans les cas plus sévères, d'autres traitements peuvent être envisagés, tels que la photothérapie, la ciclosporine ou le méthotrexate.

Allergies alimentaires et dermatite atopique : quel lien ?

L’eczéma du nourrisson, ou dermatite atopique, touche environ 10 % des enfants avant l’âge de deux ans. Il est souvent lié à un problème d'allergie alimentaire. L’eczéma du nourrisson, ou dermatite atopique, est une maladie de la peau qui évolue par poussées et apparaît généralement entre l'âge de 3 mois et 2 ans. Il est souvent lié à un problème d'allergie alimentaire.

Une allergie alimentaire est à évoquer quand la consommation d’un aliment spécifique provoque des symptômes comme l’urticaire, un prurit, signes digestifs, respiratoire, voire anaphylaxie. Les exclusions alimentaires en l’absence d’allergie confirmée sont inutiles. Aucune restriction alimentaire n’est justifiée chez un enfant ayant une dermatite atopique.

Bilan allergologique

Le bilan allergologique n’est pas systématique et doit être réservé à des cas particuliers Le bilan allergologique n’est utile que dans certains cas restreints et en particulier chez l’enfant lorsque l’état cutané ne s’améliore pas malgré un traitement adapté et correctement suivi. Ces tests peuvent également être utiles si un enfant présente des signes évocateurs d’une allergie alimentaire. Dans ce cas, il ne s’agit pas de symptômes d’eczéma, mais de manifestations spécifiques telles qu’une urticaire, un œdème localisé notamment péri-buccal, des troubles digestifs ou un retard de croissance. Ils peuvent aussi être indiqués en cas de suspicion d’allergie respiratoire.

Types de tests allergologiques

Leur pertinence doit toujours être évaluée en fonction de l’anamnèse et de la clinique.

  • Les tests cutanés: Les tests cutanés appelés « pricks tests »: les allergènes testés, choisis en fonction de l’histoire de la maladie, de l’âge du patient, de son environnement et de ses habitudes alimentaires, sont déposés sous forme de gouttes sur la peau de l’avant-bras ou du dos. Une petite pointe fait une effraction superficielle et indolore de la peau pour mettre l’allergène au contact des cellules de défense de la peau. La réaction éventuelle, qui se manifeste par une papule, est comparée à un témoin négatif et positif. La lecture se fait 20 minutes plus tard. Le test est considéré négatif s’il n’y a ni papule, ni rougeur de la peau. Il est positif si une papule apparaît. Celle-ci est mesurée et comparée au témoin positif. Ces tests sont souvent suffisants pour affirmer la sensibilisation à un allergène, mais leur négativité ne permet pas pour autant d’exclure toute allergie.
  • Le dosage sanguin de certaines immunoglobulines: Le dosage dans le sang de certaines immunoglobulines impliquées dans les mécanismes allergiques appelées IgE spécifiques. Ce dosage seul n’est pas suffisant pour affirmer la présence d’une allergie, mais il confirme habituellement les résultats des prick-tests.
  • Le test de provocation orale: Le test de provocation orale ou TPO permet de prouver la responsabilité d’un aliment en le faisant ingérer au patient. Ce test est réalisé en milieu médical pour intervenir rapidement en cas de manifestation allergique aiguë dont la prise en charge doit être rapide.

Complications possibles du prurit chez le nourrisson

Bien que l'eczéma chez le nourrisson puisse inquiéter les parents, il n'est pas en soi dangereux pour le bébé. Cependant, il est crucial de protéger l'enfant des surinfections. Il est notamment essentiel d'éviter le contact avec des personnes ayant un bouton de fièvre, car le virus de l'herpès pourrait être dangereux pour l'enfant. En cas d’eczéma la barrière cutanée est fragilisée et des lésions notamment provoquées par des grattages intensifs peuvent apparaître. Cette altération de la barrière de la peau favorise l’exposition à des microorganismes et augmente le risque de surinfection bactérienne. Parmi les autres complications possibles, une surinfection virale peut survenir si les lésions se retrouvent en contact avec le virus de l’herpès. Certains cas voient apparaître un « retard de croissance ».

Les lésions de grattage de l’eczéma atopique peuvent se compliquer d’une infection bactérienne, le plus souvent causée par le staphylocoque doré, un germe qui vit habituellement sur la peau. Cette infection n’est pas systématique même si la peau de l’atopique est souvent colonisée par ce microbe. C’est en cas de lésions pustuleuses et de croûtes jaunâtres qu’on doit évoquer cette complication. L’infection peut aussi être virale en particulier par le virus de l’herpès. Ce virus, très fréquent dans l’environnement familial, à la crèche ou à l’école, peut infecter les lésions d’eczéma. Cette infection est parfois grave. Une modification rapide de l’aspect des lésions avec des douleurs, de la fièvre, une altération de l’état général nécessite un traitement en urgence. La gravité potentielle de ces infections cutanées herpétiques justifie les conseils d’éviction du contact avec un proche ayant un « bouton de fièvre » (manifestation habituelle de l’herpès). Il faut par exemple éviter d’embrasser un enfant atteint de dermatite atopique en cas de lésions autour de la bouche jusqu’à guérison complète de celles-ci.

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