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La Procédure de Reconnaissance de Paternité d'un Enfant Adulte

La reconnaissance de paternité est une démarche volontaire et officielle qui permet d’établir un lien de filiation entre un parent et son enfant. Elle peut être effectuée devant un notaire ou devant un officier de l’état civil, qui la matérialisera sous forme d’acte de l’état civil. Cet article explore en détail les aspects de cette procédure, en mettant l'accent sur les conditions, les implications et les démarches à suivre.

Qu'est-ce que la Reconnaissance de Paternité ?

La reconnaissance de paternité est un acte juridique fondamental par lequel un homme déclare officiellement être le père biologique d'un enfant. Cette démarche n'est pas une simple formalité administrative, mais vise à créer un lien juridique de filiation, avec toutes les implications en termes de droits et d'obligations. D'un point de vue légal, cet acte établit la paternité de manière irrévocable, conférant au père des responsabilités importantes, telles que l'autorité parentale, l'obligation de subvenir aux besoins de l'enfant, et des droits successoraux.

Le caractère volontaire de la reconnaissance est essentiel. Contrairement à la filiation qui découle automatiquement du mariage des parents (en vertu de la présomption de paternité prévue par le Code civil), la reconnaissance de paternité pour un enfant né hors mariage nécessite une démarche active du père. Cela signifie que, sans cette reconnaissance, aucun lien juridique n'est établi entre le père et l'enfant, et l'enfant ne bénéficie d'aucun droit vis-à-vis de son père biologique, sauf à travers des actions judiciaires.

Cette reconnaissance peut être faite à tout moment, que l'enfant soit mineur ou majeur. Si elle est réalisée avant la naissance, elle assure une protection juridique pour l'enfant dès sa venue au monde. Si elle intervient après la naissance, elle prend effet dès l'acte de déclaration. Pour un enfant majeur, son consentement est nécessaire, ce qui montre l'importance de la volonté de l'enfant devenu adulte dans la reconnaissance de ce lien. Cette flexibilité temporelle permet de s'adapter à des situations variées, notamment lorsque le père découvre tardivement son lien de parenté ou décide de régulariser une situation de filiation après une réconciliation familiale.

Qui Peut Établir un Acte de Reconnaissance ?

Tout officier de l’état civil est compétent pour recevoir une reconnaissance, quels que soient le lieu de naissance de l’enfant, le domicile du père ou de la mère, la nationalité de l’enfant ou de l’auteur de la reconnaissance. L’article 62 du code civil prescrit à l’officier de l’état civil, chargé de recevoir l’acte de reconnaissance, de faire lecture des articles 371-1 et 371-2 du code civil relatifs à l’autorité parentale afin que le déclarant prenne pleinement conscience de son acte et des droits et devoirs qui en découlent. Le notaire est également compétent pour dresser un acte de reconnaissance.

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La reconnaissance peut se faire dans n'importe quelle mairie, quels que soient le lieu de naissance de l’enfant, le domicile, la nationalité de l’enfant ou celle de l’auteur de la reconnaissance. La reconnaissance peut aussi être faite devant un notaire, par exemple si l'on souhaite qu'elle reste confidentielle, mais la démarche est payante. Si vous êtes à l’étranger, la reconnaissance peut être faite dans une ambassade ou un consulat.

Le Caractère Divisible de la Filiation Établie par Reconnaissance

La filiation d’un enfant né hors mariage est par essence divisible compte tenu de l’absence de lien juridique existant entre ses parents à la différence de la filiation de l’enfant né dans le mariage bénéficiant du jeu de la présomption de paternité du mari de la mère. Le caractère divisible signifie que les deux filiations, maternelle et paternelle, sont indépendantes l’une de l’autre :

  • La filiation de l’enfant né hors mariage peut être établie à l’égard de la mère sans être établie à l’égard du père, et inversement.
  • L’établissement de la filiation à l’égard de l’un des parents n’est pas subordonné à l’autorisation de l’autre.

En conséquence, l’officier de l’état civil qui reçoit une reconnaissance doit informer son auteur que cette reconnaissance n’établit la filiation de l’enfant qu’à son égard et que la filiation peut également être établie à l’égard de l’autre parent sans que lui-même soit appelé à y consentir ou sans qu’il puisse s’y opposer (article 316 du code civil).

Dans Quelles Circonstances un Acte de Reconnaissance Est-il Nécessaire ?

Un acte de reconnaissance peut être établi à l’égard de tout enfant dont la filiation n’est pas déjà établie (article 316 du code civil). La reconnaissance peut être réalisée avant la naissance, lors de la déclaration de naissance ou après (pour un enfant né vivant et viable). Ainsi, la reconnaissance peut porter sur un enfant à naitre ou conçu, sans qu’aucun certificat de grossesse ne soit nécessaire.

La reconnaissance est principalement utilisée au bénéfice du père non marié à la mère. Au titre de l’article 311-25 du code civil, la filiation est établie, à l’égard de la mère, par la désignation de celle-ci dans l’acte de naissance de l’enfant. Ainsi, les hypothèses où un acte de reconnaissance maternelle est nécessaire sont rares. Toutefois, lorsque la mère n’est pas mariée, elle peut toujours effectuer une reconnaissance avant la naissance, cette reconnaissance aura éventuellement une conséquence sur le nom de famille qui sera transmis à son enfant. La reconnaissance peut porter sur un enfant décédé (la reconnaissance posthume est admise depuis longtemps par la jurisprudence : Douai, 20 juillet 1852).

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Hypothèses Où l’Acte de Reconnaissance Est Prohibé

Le principe au titre duquel l’acte de reconnaissance peut porter sur tout enfant dont la filiation n’est pas établie connait des exceptions. Il n’est pas possible de reconnaitre un enfant né vivant mais non viable ou un enfant mort-né. Il n’est également pas possible de reconnaitre un enfant placé en vue de son adoption (article 352 du code civil).

De la même façon, si l’enfant est issue d’une union incestueuse, c’est à dire s’il existe entre les parents un des empêchements à mariage prévus aux articles 161 et 162 du code civil, la filiation établie à l’égard d’un des parents fait obstacle à l’établissement de la filiation à l’égard de l’autre (article 310-2 du code civil). Ainsi, dès lors qu’il a connaissance du lien de parenté existant entre les parents, l’officier de l’état civil est tenu de refuser la reconnaissance.

L’officier de l’état civil doit accepter les reconnaissances émanant d’un mineur. L’officier de l’état civil doit accepter les reconnaissances émanant d’un majeur en tutelle ou en curatelle, agissant sans son représentant légal ou la personne chargée de sa protection. En effet, aux termes de l'article 458 du code civil, la reconnaissance d'enfant est réputée être un des actes strictement personnels dont l'accomplissement ne peut jamais donner lieu à assistance ou représentation. Ainsi un tuteur ne peut reconnaître un enfant pour le compte du majeur protégé.

L’Officier de l’État Civil Peut-il Se Faire Juge de la Sincérité d’une Reconnaissance ?

L’officier de l’état civil ne peut, en principe, se faire juge de la sincérité d’une reconnaissance. L’officier de l’état civil ne doit refuser de recevoir la déclaration que lorsque le comparant lui apparaît manifestement hors d’état de comprendre la portée de ses actes. L'officier de l'état civil doit, en ce cas, en informer le procureur de la République.

Une reconnaissance mensongère est celle souscrite par son auteur en vue de se procurer un avantage particulier et dont la finalité est étrangère à l’intérêt de l’enfant et à son éducation. Si une reconnaissance lui apparaît mensongère, il est conseillé à l’officier de l’état civil d’appeler l’attention du déclarant sur les conséquences de cet acte et les éventuels risques qui pourraient en résulter, celui-ci s’exposant aux peines prévues à l’article 441-4 du code pénal. Si l'acte est néanmoins reçu, l'officier de l'état civil informe sans délai le parquet.

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Lorsque le caractère illicite ou frauduleux de l’acte qu’on lui demande de dresser paraît révéler notamment par les pièces produites ou dont il a sollicité la production (afin de prouver notamment l'identité du déclarant), l’officier de l’état civil doit enregistrer la reconnaissance et informer, sans délai, le parquet, qui peut, le cas échéant, engager l’action en contestation de la filiation sur le fondement des dispositions de l’article 336 du code civil. Si l'acte devait révéler par lui-même le caractère invraisemblable de la reconnaissance, l'officier de l'état civil peut refuser de la recevoir ; dans ce cas, il en informe le parquet (§ n°307 de la circulaire du 28 octobre 2011 portant règles particulières à divers actes de l’état civil relatifs à la naissance et à la filiation) confirme cette analyse concernant le prénom.

Si l'acte de reconnaissance est néanmoins reçu, le Procureur de la République a qualité pour contester la reconnaissance.

Que Doit Faire l’Officier de l’État Civil en Cas de Conflit de Filiation ?

L’article 336-1 du code civil prévoit l’hypothèse où un officier de l’état civil détient une reconnaissance paternelle prénatale dont les énonciations relatives à son auteur sont différentes de celle donné par le déclarant concernant le père de l’enfant. Dans cette situation, l’officier de l’état civil doit inscrire sur l’acte de naissance les informations communiquées par le déclarant et avertir le procureur de la République de la situation. Ce dernier engagera une action en conflit de paternité devant le tribunal de grande instance.

Un conflit de filiation peut également intervenir postérieurement à l’établissement de l’acte de naissance notamment lorsqu’une reconnaissance contredit une filiation déjà établie. L’officier de l’état civil est tenu de recevoir cette déclaration et d’en dresser acte, il ne peut cependant la mentionner en marge de l’acte de naissance de l’enfant et en aviser le procureur de la République. Ce dernier est tenu d’informer l’auteur de la reconnaissance de l’impossibilité de mentionner celle-ci en marge de l’acte de naissance tant que la première filiation n’a pas été annulée par une décision définitive. L’auteur de la déclaration pourra saisir le juge par une action en contestation de la filiation. En cas de carence, le parquet pourra, en vertu de l’article 336 du code civil, lui-même engager une action.

Est-il Possible de Reconnaître un Enfant Né Sous le Secret ?

En vertu de l’article L 222-6 du code de l’action sociale et des familles et de l’article 326 du code civil, toute femme peut demander au moment de son accouchement la préservation du secret de son identité. L’officier de l’état civil est alors tenu de ne pas désigner la mère dans l’acte de naissance.

Sous certaines conditions, il est toutefois possible d’établir par la suite un lien de filiation à l’égard des parents. En effet, l’abandon de l'enfant reste provisoire pendant les deux mois suivant la date à laquelle l’enfant a été déclaré, à titre provisoire, pupille de l’État, délai accordé à la mère pour revenir sur sa décision et reconnaître l'enfant (en cas de difficultés lors de l’établissement de la reconnaissance, l’officier de l’état civil doit en référer au procureur de la République).

Après ce délai de deux mois, et si la mère n'est pas revenue sur sa décision de reprendre son enfant, celui-ci est admis comme pupille de l’État et peut alors être proposé à l'adoption. Le placement en vue d’adoption s’oppose à toute restitution de l’enfant à sa famille d’origine. Il fait ainsi échec à toute reconnaissance (article du 352 du code civil).

Si l'enfant est né sous X, vous pouvez le reconnaître dans les 2 mois qui suivent sa naissance. La reconnaissance peut se faire dans n'importe quelle mairie, quels que soient le lieu de naissance de l’enfant, votre domicile, votre nationalité ou celle de l’enfant. Vous devez présenter les documents suivants :

  • Justificatif d'identité
  • Justificatif de domicile (ou de résidence) de moins de 3 mois.

Votre document d'identité peut être votre carte nationale d’identité, votre passeport, votre titre de séjour ou tout autre document officiel délivré par une autorité publique. Vous devez présenter l’original du document, qu'il soit ou non en cours de validité. Si vous ignorez les date et lieu de naissance de l'enfant, vous pouvez saisir le procureur de la République pour effectuer des recherches sur les date et lieu d'établissement de l'acte de naissance.

Valeur d’une Reconnaissance Paternelle Souscrite Avant le Placement de l’Enfant pour Adoption

La décision de la mère de préserver le secret de son identité lors de son accouchement ne saurait priver le père de sa paternité dès lors qu’il a reconnu et identifié l’enfant avant que celui-ci ait été placé pour adoption.

En pratique, l’identification de l’enfant est complexe lorsque la mère a fait le choix de préserver le secret de son identité lors de l’accouchement. Le père peut alors informer de ses difficultés le procureur de la République qui procèdera à la recherche des dates et lieu de la naissance de l’enfant afin de permettre l’identification de ce dernier (article 62-1 du code civil).

Formalités Postérieures à l’Établissement d’un Acte de Reconnaissance

En cas de reconnaissance prénatale, l’officier de l’état civil remet une copie de l’acte au déclarant en vue de sa production lors de la déclaration de naissance. L’officier de l’état civil qui reçoit une reconnaissance après la naissance d'un enfant né dans sa commune appose la mention directement sur l’acte de naissance sous réserve qu'il n'y ait pas de filiation déjà établie. S’il ne détient pas l’acte de naissance, il adresse, dans les trois jours, un avis de mention de la reconnaissance à l’officier de l’état civil détenteur de l’acte de naissance (article 49 du code civil).

Si l'officier de l'état civil qui a reçu l'acte de reconnaissance détient l’acte de naissance de l’enfant, il délivre ou complète le livret de famille. Un bulletin statistique destiné à l’I.N.S.E.E. et relatif à la reconnaissance est également établi.

L’officier de l’état civil détenteur de l’acte de naissance qui reçoit l’avis de mention appose la mention et informe l’autre parent de cette reconnaissance conformément à l’article 57-1 du code civil : « Lorsque l'officier de l'état civil du lieu de naissance d'un enfant porte mention de la reconnaissance dudit enfant en marge de l'acte de naissance de celui-ci, il en avise l'autre parent par lettre recommandée avec demande d'avis de réception. Si ce parent ne peut être avisé, l'officier de l'état civil en informe le procureur de la République, qui fait procéder aux diligences utiles.

Reconnaissance de Paternité : Démarches Pratiques

Pour reconnaître un enfant, plusieurs options s'offrent au père :

  • Avant la naissance : Le père peut reconnaître l'enfant dès que la grossesse est confirmée, en se rendant à la mairie pour effectuer une déclaration anticipée. Cela permet de protéger les droits de l'enfant dès sa naissance.
  • Au moment de la naissance : Le père peut déclarer sa paternité directement lors de la déclaration de naissance à la mairie. Cette démarche est simple et s'effectue en présence d'un officier d'état civil.
  • Après la naissance : Si la reconnaissance n'a pas eu lieu au moment de la déclaration de naissance, elle peut être faite à tout moment en se rendant à la mairie de son choix, munie d'une pièce d'identité et, idéalement, de l'acte de naissance de l'enfant.

Documents à présenter :

  • Justificatif d'identité (carte nationale d’identité, passeport, titre de séjour ou tout autre document officiel délivré par une autorité publique).
  • Justificatif de domicile (ou de résidence) de moins de 3 mois.

Reconnaissance par la Mère

Dès lors que le nom de la mère figure dans l'acte de naissance de l'enfant, la filiation maternelle est automatique. La reconnaissance n'est pas nécessaire. Des règles particulières sont toutefois prévues en cas d'accouchement sous X. Si vous avez accouché sous X, vous devez reconnaître l'enfant dans les 2 mois après sa naissance pour demander qu'il vous soit remis.

La reconnaissance peut se faire dans n'importe quelle mairie, quels que soient le lieu de naissance de l’enfant, votre domicile ou votre nationalité. Vous devez présenter les documents suivants :

  • Justificatif d'identité
  • Justificatif de domicile (ou de résidence) de moins de 3 mois.

Votre document d'identité peut être votre carte nationale d’identité, votre passeport, votre titre de séjour ou tout autre document officiel délivré par une autorité publique. Vous devez présenter l’original du document, qu'il soit ou non en cours de validité.

Pièces Justificatives

Pour les pièces justificatives, il faut avoir un justificatif d’identité et un justificatif de domicile de moins 3 mois. À noter que, s’il y a reconnaissance de paternité tardive (un an après la naissance de l’enfant), l’autorité parentale revient à la mère seule. La reconnaissance de paternité peut aussi être faite par acte notarié. Le père peut s’adresser au notaire pour reconnaître l’enfant. D’un autre côté, la reconnaissance de paternité peut s’effectuer au cours d’une procédure judiciaire. Dans le cas d’une reconnaissance de paternité après le décès du père, une preuve de filiation est requise.

Conséquences Juridiques de la Reconnaissance de Paternité

Reconnaître un enfant entraîne des droits et des obligations réciproques entre le père et l'enfant :

  • Autorité parentale : Le père obtient l'autorité parentale conjointe, qui lui confère le droit et le devoir de s'occuper de l'éducation et du bien-être de l'enfant. Cela inclut des décisions importantes concernant sa santé, son éducation, et sa vie quotidienne.
  • Obligations alimentaires : Le père doit contribuer financièrement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant, même s'il ne vit pas avec lui. Cela peut se traduire par le versement d'une pension alimentaire en cas de séparation des parents.
  • Droits successoraux : L'enfant a des droits de succession sur les biens de son père, et inversement.

Il est important de noter qu'une fois la paternité reconnue, elle ne peut être annulée qu'en justice, et seulement sous certaines conditions strictes.

Contestation de Paternité

Dans certains cas, la reconnaissance de paternité peut être contestée par le père, la mère, ou l'enfant. Cela peut se faire via une procédure judiciaire, notamment si la filiation a été établie de manière abusive ou erronée. La contestation doit être engagée dans un délai spécifique, généralement avant que l'enfant ne soit majeur, sauf circonstances exceptionnelles.

Les juges se basent souvent sur des preuves biologiques, telles que des tests ADN, pour statuer sur la validité ou non de la paternité. Si vous êtes dans cette situation, il est recommandé de consulter un avocat spécialisé en droit de la famille.

Reconnaissance de Paternité d’un Adulte

La reconnaissance de paternité d’un adulte est aussi possible. Vous voulez savoir jusqu’à quel âge peut-on faire une reconnaissance de paternité ? En réalité, le père peut toujours reconnaître l’enfant à tout moment après sa naissance.

Refus de Reconnaissance de Paternité par la Mère

Sachez que le consentement de la mère n’est pas nécessaire pour pouvoir reconnaître son enfant. D’ailleurs, la mère ne peut pas l’empêcher de reconnaître son enfant. Lorsque la reconnaissance sera mentionnée sur l’acte de naissance de l’enfant, le lien de la filiation paternelle sera établi.

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