L'accouchement est un moment redouté par de nombreuses futures mamans, souvent associé à la peur de la douleur et des complications potentielles. Heureusement, il existe de nombreuses méthodes de préparation à la naissance qui peuvent aider les couples à vivre une expérience plus sereine et épanouissante. Ces cours, généralement appelés «cours de préparation à la naissance et à la parentalité», offrent un soutien physique et psychologique précieux pour la future maman et son partenaire.
Différentes approches pour un accouchement serein
Il existe une variété de méthodes de préparation à l'accouchement, permettant à chaque couple de choisir celle qui correspond le mieux à ses besoins et à ses préférences. Parmi les options les plus populaires, on retrouve :
La méthode traditionnelle : Ces séances, souvent proposées par les hôpitaux et les cliniques, sont animées par des sages-femmes et abordent des sujets essentiels tels que la physiologie de la naissance, la gestion de la douleur et les soins du nouveau-né. Les papas sont les bienvenus et une séance leur est dédiée. C’est l’occasion de parler aussi de la physiologie de la naissance : comment le bébé s’engage dans le bassin, comment le col de l’utérus s’ouvre pour laisser passer le bébé, comment marche le mécanisme des contractions, dans quelles positions peut se présenter le bébé, etc. On passe en revue aussi les cas de naissance qui nécessite de l’aide médicale : accouchement prématuré, césarienne, déclenchement, naissance instrumentale.
L'haptonomie : Cette approche se concentre sur l'échange affectif entre la mère, le père et l'enfant à venir. Au moment de l’accouchement, qu’il soit naturel ou médicalisé, cette méthode aide les parents à guider le bébé vers sa naissance. Les professionnels de l’haptonomie recommandent de ne pas mélanger cette méthode avec d’autres pratiques comme le yoga ou la sophrologie. En effet, ces techniques ne font pas appel aux même zones du cerveau et pourraient envoyer des messages internes confus et entraver le processus de lien entre les parents et l’enfant.
La préparation en piscine (aquatique) : L'eau est apaisante et relaxante. Les milieux aquatiques favorisent l’expression des sensations et créent un lien affectif entre les futurs parents et leur bébé. Le contact avec le bébé est favorisé par les mouvements et le toucher, plus doux dans l’eau. L’eau nous donne la légèreté physique. Au départ on s’habitue à l’eau et on améliore la qualité de notre respiration. Ensuite, des exercices d’expiration active, de respiration relaxante et de contrôle respiratoire sont proposés. Puis on pratique la tonification musculaire et articulaire, la natation adaptée à la femme enceinte, l’apprentissage de la position d’accouchement, les poussées et les différentes phases de l’accouchement.
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La méthode Bonapace : Cette approche associe trois techniques : la digitopression, les massages et la relaxation qui permettent de réduire la douleur des contractions. En pressant certains points précis, on distrait le cerveau qui va sécréter des endorphines. Cette méthode permet de réduire de 50 % la douleur à l’accouchement. Les sensations vont pouvoir guider la maman pour savoir où en est le bébé, quelles positions adopter pour lui faciliter le passage, etc.
L'hypnoNaissance® : Cette méthode, venue des États-Unis, utilise des techniques de relaxation pour éliminer le syndrome Peur-Tension-Douleur. L’hypnoNaissance® vous entraîne pour atteindre une relaxation complète dans un état de calme, de détente et de sécurité. C’est une méthode de travail sur soi qui invite la maman a accueillir son état physique et émotionnel dans le calme et la sérénité.
La sophrologie : Cette pratique utilise le souffle, le mouvement et la visualisation positive. En ancrant ces sensations dans le corps, la femme trouve des outils puissants qu’elle pourra réutiliser le jour de l’accouchement. Ainsi, quand elle se balancera au rythme des contractions sur son ballon par exemple, la maman pourra respirer profondément, elle aidera son bébé à descendre grâce aux mouvements du diaphragme.
La méthode de Gasquet : Basée sur la respiration et la posture, cette approche vise à protéger le dos, les abdominaux et le périnée. Bernadette de Gasquet choque tout le monde quand elle affirme qu’il ne faut pas pousser lors d’un accouchement. Le corps pousse tout seul. C’est la fameuse poussée reflexe amenée par le Dr Michel Odent.
Le chant prénatal : En complément d’une préparation classique, le chant prénatal peut augmenter le bien-être pendant la grossesse, établir une relation avec l’enfant à naître et accompagner au moment de l’accouchement. Le travail du chant prénatal permet la localisation, la mobilisation et la détente des muscles qui entrent en jeu lors de l’accouchement ; muscles de la ceinture abdominale, muscles du diaphragme, périnée… Les sons aident à accompagner les contractions et à traverser la douleur. La future maman chante son corps !
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L'acupuncture : L’acupuncture permet d’améliorer le bien-être en traitant tous les petits maux passagers : nausées, vomissements, insomnie, œdèmes, sciatique, etc. A partir du dernier mois de grossesse, l’acupuncture peut vous aider à la maturation du col et à faire descendre votre bébé. La préparation à la naissance par l’acupuncture, permet un accouchement plus harmonieux, un travail régulier, moins douloureux et raccourci. L’acupuncture est très efficace pour déclencher naturellement l’accouchement.
L'ostéopathie périnatale : L’ostéopathie périnatale vise à améliorer le confort de vie de la maman. En fin de grossesse, l’ostéopathie pourra favoriser de la détente du périnée et le déclenchement du travail en vue de l’accouchement.
Le massage du périnée : Il est possible de pratiquer les massages du périnée régulièrement à partir du 8ème mois de grossesse. Le massage se pratique manuellement à l’aide d’huiles naturelles. Une méthode controversée. Le massage du périnée est plébiscité par les uns et questionné par les autres.
La kinésiologie : La kinésiologie est une méthode psycho-corporelle qui permet d’aller chercher la cause des traumatismes, des peurs ou des blocages. Grâce au test musculaire (une simple pression douce sur le bras), le thérapeute interroge le corps. Il découvre alors l’origine des blocages. Le corps donne de précieuses informations sur l’origine du blocage, mais il donne aussi les moyens de les résoudre.
L'EFT (Emotional Freedom Techniques) : L’EFT est une méthode qui a fait ses preuves. Elle a permis a de nombreuses personnes souffrant du syndrome de stress post traumatique (PTST) de retrouver un équilibre de vie. Tout en douceur et à votre rythme, accompagnée par le thérapeute, vous allez pouvoir visiter vos blocages, vos croyances ou vos traumatismes et les libérer.
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L'EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing) : Un peu dans la même veine que l’EFT, L’EMDR est une technique douce pour se libérer durablement des traumatismes. Cette technique utilise le mouvement des yeux, selon des séquences bien précises.
Le rôle essentiel du partenaire
Quelle que soit la méthode choisie, la participation active du partenaire est un élément clé pour un accouchement sans douleur réussi. Le futur papa ne se contente plus d'accompagner sa femme, il devient un acteur à part entière de la préparation et de l'accouchement.
Dans le cas de la méthode Bonapace, par exemple, le partenaire apprend à localiser des « zones gâchettes » sur le corps de sa femme et à effectuer des massages doux pour soulager la douleur. Il apprend, au cours des séances, à localiser ces « zones gâchettes ». Huit points situés sur les mains, les pieds, le sacrum et le fessier. Il va également apprendre à masser sa femme avec des gestes doux et légers. Cet « effleurage » agit comme une caresse qui dilue la douleur.
Cette implication renforce le lien entre les parents et favorise une transition plus harmonieuse vers la parentalité.
« Pour un couple, l’arrivée d’un enfant est suivie d’une période (en particulier la première année) de changements et d’ajustements, qui peut fragiliser la relation. Pour traverser ensemble ce moment de transition, les parents ont besoin de se sentir confiants et unis. Donner une place d’importance au père pendant la grossesse et l’accouchement en lui permettant de jouer un rôle actif est une clé majeure pour y arriver.
Comment gérer la douleur pendant l'accouchement ?
La gestion de la douleur est une préoccupation centrale dans la préparation à l'accouchement sans péridurale. La respiration est primordiale dans la gestion de la douleur. On a tendance à se crisper et à bloquer sa respiration lors des contractions douloureuses : la douleur n’en est qu’amplifiée. En apprenant au contraire à respirer de manière fluide, vous apprenez à relâcher votre corps, à vous détendre et à mieux gérer les contractions. Les cours de préparation à l’accouchement, pendant la grossesse, sont très indiqués dans cette optique. visent notamment à vous faire travailler cette respiration.
Voici quelques techniques qui peuvent aider à gérer la douleur pendant le travail :
- La respiration : Apprendre à respirer de manière consciente et contrôlée permet de se détendre et de mieux gérer les contractions.
- Le mouvement : Bouger, marcher ou danser entre les contractions peut aider à soulager la douleur et à favoriser la descente du bébé.
- Les stimuli sensoriels : Massages, bouillotte, lumière tamisée et musique douce peuvent aider à détourner l'attention de la douleur.
- L'hydratation : Boire régulièrement aide à maintenir l'énergie et à prévenir la déshydratation.
- Les positions d'accouchement : Le jour J, vous serez peut-être plus à l’aise accroupie ou à quatre pattes qu’allongée. Votre sage-femme peut vous faire voir toutes les positions possibles pour accoucher sans péridurale.
- Le soutien émotionnel : La présence d'un partenaire, d'un proche ou d'une doula peut apporter un soutien moral et aider la future maman à se sentir plus en confiance.
L'accouchement naturel : une option à considérer
L'accouchement naturel, aussi appelé accouchement physiologique, est un accouchement durant lequel l'intervention médicale est minimale. La femme accouchant est alors accompagné par une sage-femme. L’accouchement se déroule en respectant le processus physiologique de la naissance.
Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’accouchement naturel permet d’améliorer les conditions dans lesquelles les mères donnent naissance. Cette pratique vient d’une volonté des femmes de se reconnecter à leur corps durant leur accouchement, en ressentant davantage ce qu’il se passe, en maîtrisant leurs propres sensations, faisant de l’accouchement un moment qui leur appartient.
Il peut être pratiqué par les femmes qui sont à terme, donc entre 37 et 41 semaines d'aménorrhée, et qui ne présentent aucune pathologie. La décision vous appartient d’accoucher de façon naturelle ou non, tant qu’aucune contre-indication médicale n’existe.
Le jour J, l’accouchement naturel se réalise par voie basse, sans intervention médicale, et donc sans péridurale. Une ou plusieurs sages-femmes seront néanmoins là pour vous aider notamment via l’utilisation de techniques que vous aurez apprises lors de vos séances de préparation. Ces sages-femmes vous auront également suivi lors de votre préparation à l'accouchement. A noter que si besoin le jour de l’accouchement, un transfert peut être organisé vers une salle d’accouchement médicalisée, s’il y a finalement besoin d’une péridurale ou qu’il y a une complication pour la mère ou l’enfant.
Informations pratiques
- Prise en charge : En France, 7 séances de préparation à la naissance sont prises en charge par la sécurité sociale si elles sont réalisées par une sage-femme ou un médecin.
- Où suivre les cours : Les hôpitaux, les cliniques, les cabinets de sages-femmes libérales et les maisons de naissance proposent des séances de préparation à la naissance.
- Quand commencer : La préparation à la naissance commence généralement au 4e mois de grossesse.
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