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La Femme et l'Impureté Menstruelle : Examen des Perspectives Bibliques et Culturelles

La question de l'impureté de la femme pendant ses menstruations est un sujet complexe, imprégné d'interprétations religieuses, de traditions culturelles et d'évolutions historiques. De nos jours encore, de nombreuses idées reçues circulent sur ce qu’une femme peut ou ne peut pas faire durant sa période de Nida. Il est commun de penser que pendant ses menstruations, la femme doit s’éloigner des choses sacrées parce qu’elle est impure. Cet article se propose d'explorer en profondeur les racines de cette perception, en examinant les textes bibliques pertinents, les interprétations rabbiniques et les perspectives culturelles variées, afin de démêler les fils de cette question délicate.

Lois de la Nida : Pureté et Impureté dans la Tradition Juive

Dans le judaïsme, les lois concernant la Nida (la femme pendant la période de ses menstruations) sont un élément central de la vie religieuse. Selon le chapitre 15 du Lévitique, une femme qui a des saignements vaginaux est considérée comme impure. Si le flux sanguin d’une femme se poursuit pendant plusieurs jours, hors de l’époque de son isolement, ou s’il se prolonge au-delà de son isolement ordinaire, tout le temps que coulera sa souillure, elle sera comme à l’époque de son isolement : impure… Lorsqu’elle sera délivrée de son flux, elle comptera sept jours, après quoi elle sera pure. Selon la Torah, la purification se fait par l’immersion. C’est ainsi que l’ont aussi compris les Sages.

Selon le chapitre 15 du Lévitique, la nida aussi bien que la zava rendent impurs tout objet ou toute personne qu’elles touchent. Selon l’exégèse des Sages sur le verset du Lévitique 18:19 : "Lorsqu’une femme est isolée par son impureté, n’approche point d’elle pour découvrir sa nudité", il est interdit d’avoir des relations sexuelles avec la nida et la zava. Celui qui a des relations sexuelles avec ces femmes devient impur et ne peut entrer dans le Sanctuaire (Lévitique 15 : 24).

Initialement, selon la loi biblique, la nida était considérée comme impure seulement pendant sept jours. A partir de l’époque talmudique, la femme compte sept "jours propres" (yemei liboun) après la cessation de ses règles. Les autorités halakhiques en ont conclu que la femme était impure pendant la période des règles (yemei réiya) et pendant les yemei liboun. Après cette période, elle doit s’immerger dans le mikvé pour se purifier.

Interprétations et Restrictions Rabbiniques

Les interprétations rabbiniques ont ajouté des couches de complexité aux lois de la Nida. Dans le Talmud babylonien (Nida 66a), on trouve un décret de Rabbi Yehuda Hanassi (Rabbi) concernant les femmes vivant "dans les champs", lieux dénués de toute autorité halakhique auprès de laquelle les femmes auraient pu demander conseil pour décider si leur saignement provenait des règles ou non. Rabbi établit que dans ces conditions, toute femme qui saignait pendant trois jours au moins, devait compter sept jours après l’arrêt du saignement avant de pouvoir se purifier.

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Maimonide et Joseph Caro légifèrent selon la rigueur pratiquée par les femmes en Israël, et considèrent que tout saignement, qu’il soit dû aux règles ou à toute autre cause, et même s’il s’agit d’une goutte de la grosseur d’un "grain de moutarde", rend la femme impure et elle doit compter sept jours propres (yemei liboun = les jours blancs) après la cessation du saignement (yemei réiya = les jours où l’on voit [du sang]). En plus de l’interdit des relations sexuelles, le Rabbin Joseph Caro et le Rema dans ses gloses (ibid. 195) signalent toute une série de restrictions pour assurer une distance entre mari et femme afin d’éviter toute possibilité de relation sexuelle, pendant la période des règles et pendant la période des "jours propres". Il s’agit notamment de l’interdiction de se toucher, de dormir dans le même lit et de manger du même récipient.

Raisons et Justifications des Lois de la Nida

Au cours des générations, les Sages ont donné une série d’explications sur le pourquoi des lois concernant la nida. Le saignement que subit la femme pendant ses menstruations est considéré dans de nombreuses cultures comme un phénomène dangereux et effrayant. Dans les cultures primitives, on éprouvait des difficultés à considérer ces saignements comme un phénomène naturel. Une perte de sang était associée à la perte de la vie, c’est pourquoi le phénomène des menstruations éveillait la crainte de la mort. Dans les sources juives, la femme réglée est comprise dans la liste des personnes impures auxquelles sont imposées des lois d’éloignement.

Rabbi Méir disait : pourquoi la Torah nous enseigne-t-elle qu’une nida [est impure] sept jours ? Parce qu’à force d’habitude, [son mari] en arrive à la détester. Lorsqu’un homme est constamment en présence de sa femme, il peut en arriver à ne plus la supporter. Rabbi Méir explique que la Torah voulait empêcher une telle situation, c’est pourquoi elle a établi cette période pendant laquelle les relations sexuelles sont interdites.

Certains penseurs, à différentes époques, ont insisté sur le rôle éducatif des lois de la Torah. La Torah enseigne à l’homme comment mettre un frein à ses instincts. L’instinct de se nourrir est réglementé par les lois de la cacheroute ; le désir de possession est limité par les lois empêchant la spoliation et exigeant l’aide aux pauvres ; quand à l’instinct sexuel, il est freiné par les lois de la menstruation. Le rabbin Aaron Bart insiste sur ce rôle éducatif de commandements tels que les lois sur la menstruation. Le rabbin Isaac Klein (décisionnaire Massorti) lui aussi explique les lois sur la menstruation dans ce sens. Il insiste sur le fait que la morale juive ne demande pas l’abolition de l’instinct sexuel, mais sa limitation au contexte du mariage. Et même dans ce cadre, il faut maintenir des périodes, comme pendant les règles de la femme, au cours desquelles le couple s’abstient de relations sexuelles.

La Nida et les Choses Sacrées : Synagogues, Prières et Études

La question de savoir si une femme en période de menstruation peut s'approcher des choses sacrées, comme les synagogues, les rouleaux de la Torah, les prières et les bénédictions, est un sujet de débat. Les questions de pureté et d’impureté mentionnées dans la Torah sont en général liées au Tabernacle. Les Israélites doivent éloigner l’impureté parce que le Tabernacle se trouve au milieu de leur camp. Il faut ajouter à la liste des personnes impures, l’accouchée. L’interdiction imposée aux personnes impures de pénétrer dans le Tabernacle s’applique aussi à l’espace du Temple. Après la destruction du Temple, les synagogues et les maisons d’étude deviennent les institutions centrales de la religion juive et prennent la place du Temple. Puisqu’il n’y a plus de possibilité d’offrir des sacrifices, la prière et l’étude de la Torah deviennent l’unique forme de culte.

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Cependant, une minorité parmi ces autorités se montre plus sévère dans le cas de l’impureté de la nida. Selon cette opinion, pendant leurs règles, les femmes doivent s’éloigner des choses sacrées et plus particulièrement des synagogues pour ne pas les profaner.

La Tosefta Berakhot 2 : 12 (édition Lieberman, p. Les hommes atteints de gonorrhée (zavim) et les femmes qui ont des saignements en dehors de leur menstruation (zavot), les femmes en période de règles (nidot) et les accouchées (yoldot), ont le droit de lire la Torah, les Prophètes et les Hagiographes, d’étudier la Michna , les Midrachim la halakha et la Agada. Selon cette baraïta il n’existe aucun interdit pour les femmes en période de règles, ni pour la plupart des autres personnes impures de lire la Bible et d’étudier les paroles des Sages.

Rabbi Yehouda ben Beteira affirmait - Les paroles de la Torah ne contractent pas l’impureté. Un jour, un élève bredouillait debout devant Rabbi Yehouda ben Beteira. Rabbi Yehouda ben Beteira lui dit : Mon fils, ouvre la bouche et que tes paroles soient claires, les paroles de la Tora ne contractent pas l’impureté comme l’indique le verset " N’est-elle pas ainsi ma parole, comme du feu, oracle de l’Eternel ? "(Jérémie 23:29).

La majorité des guéonim permettent les choses sacrées à la nida en disant qu’on ne trouve aucune base aux interdits dans la halakha talmudique. Mais il semble qu’à leur époque déjà, des coutumes de distanciation de la femme des choses sacrées pendant ses règles s’étaient largement développées au sein du public. La pratique d’éloigner la nida de la synagogue était sans doute courante chez les femmes en France au 11e siècle. Rachi s’oppose à cette coutume des femmes. Il explique que la synagogue ne doit pas être considérée comme le Temple et qu’il n’y a donc aucune interdiction pour les impurs d’y venir, y compris les femmes pendant leur menstruation.

Selon Maimonide les personnes impures ont le droit de prier. Toutes les personnes impures se contentent de se laver les mains comme les personnes pures, puis récitent la prière. Maimonide ne fait pas de différence entre la nida et les autres personnes impures. La source de Maimonide est la baraïta qui se trouve dans la Tosefta Berakhot 2 :12 et dans le Talmud Berakhot 22a que nous avons mentionnés ci-dessus. Selon le rabbin Joseph Caro, toutes les personnes impures ont le droit de lire la Torah, d’étudier et de prier.

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D’un point de vue halakhique, selon le Talmud, les guéonim, Rachi, Maimonide et le Choulhan Aroukh la nida a le droit d’entrer dans la synagogue et de s’occuper de choses sacrées.

Coutumes Sévères et Textes Marginaux

Malgré les opinions plus permissives, des témoignages montrent qu’à des époques anciennes déjà, dans certains groupes, un tel éloignement était l’usage. La Baraïta dé-Massékhèt Nida est le premier texte où l’on trouve l’interdiction pour la nida de tout contact avec le sacré, ainsi que l’idée selon laquelle une bénédiction récitée par elle devient une malédiction et est une cause de profanation.

Selon la conception de la Baraïta dé-Massékhèt Nida, la synagogue est assimilable au Temple et il est interdit à toute personne impure d’y pénétrer. La femme qui a ses règles n’a pas le droit d’allumer les bougies de shabbat. Rabbi Yodan dit : il est interdit de réciter une bénédiction en présence d’une nida afin qu’il ne lui vienne pas à l’idée de dire amen et de ce fait, profaner (le Nom de Dieu).

Perspectives Modernes et Réinterprétations

Dans le contexte moderne, de nombreuses personnes remettent en question les interprétations traditionnelles des lois de la Nida. Les règles font partie intégrante de la façon dont les femmes vivent le monde en tant que créatures incarnées. Puisque nous croyons au bon dessein de Dieu, nous pouvons considérer notre corps, y compris sa capacité de procréer, comme bon et comme rendant gloire à notre Créateur. Nous avons été façonnés avec la capacité de concevoir et de nourrir une nouvelle vie en nous. Ensuite, nos corps proclament également la bonté de Dieu dans la chute.

Si nous lisons les lois de Lévitique 15 à travers nos cadres occidentaux, elles semblent dégradantes envers les femmes. Mais, nous devons nous souvenir de certaines choses lorsque nous sommes confrontés à des questions auxquelles nous ne pouvons pas répondre par nous-mêmes. Premièrement, Dieu est bon. Deuxièmement, nous devons faire le dur travail d’éplucher les couches du temps pour comprendre quelque chose de perplexe dans son contexte culturel et historique.

Être impur ne signifiait pas être coupable. Une femme ne fait pas le choix de se détourner de Dieu une semaine par mois. Elle vit simplement dans le corps que Dieu lui a donné. Remarquez qu’aucun sacrifice n’est requis pour une femme après ses menstruations. Par conséquent, une femme n’est pas mauvaise par nature parce qu’elle a ses règles. Et si elle n’est pas mauvaise, alors elle n’est pas punie. Si elle n’est pas punie, il ne devrait pas y avoir de honte pendant ses menstruations et les actions qui les entourent, y compris ses périodes d’impureté.

Par ces lois cérémonielles, Dieu communiquait sa sainteté et sa miséricorde. Les écoulements de sang et de sperme ne sont pas mauvais en soi. Ces écoulements étaient des symboles d’impureté. Le sang en lui-même représente la vie. Ainsi, la perte de sang, comme dans l’hémorragie d’une femme, était directement associée à la mort - la mort qui s’est abattue sur la race humaine comme jugement de Dieu pour le péché. Ces rituels de purification de l’Ancien Testament pointent en arrière vers la chute et en avant vers le Seigneur Jésus, qui a versé son sang pour nous purifier de notre péché et nous donner la vie éternelle.

Perspectives Chrétiennes et la Nouvelle Alliance

Si les Pères de l’Église ont mal appliqué les lois lévitiques aux femmes en période de menstruations, c’est parce qu’ils ne comprenaient pas la nouveauté de la nouvelle alliance. Mais si nous considérons la vie de Jésus, une histoire plus qu’une autre nous aide à comprendre comment notre Sauveur considérait une femme impure qui saignait. Une femme qui saigne de façon incessante depuis 12 ans s’approche de lui dans la foule, et va jusqu’à le toucher, convaincue que cela la guérira. Lorsque Jésus se retourne et demande qui l’a touché, ce n’est pas un interrogatoire, mais une invitation. Il veut s’adresser publiquement à la femme qu’il a guérie et lui témoigner sa bienveillance. Répond-il par le dégoût ou le mépris d’avoir été rendu impur? Bien sûr que non! Car le Fils de Dieu ne pouvait pas être rendu impur. C’est plutôt le contraire qui est vrai. La pureté, la plénitude, le bien-être, la guérison et la restauration découlent de lui. Les paroles qu’il lui adresse donnent de l’espoir à toute femme qui a souffert de la honte et de la douleur à cause de ses propres incidents de sang: « Ma fille, ta foi t’a guérie.

Dans le livre des Actes, nous apprenons que les païens doivent être acceptés comme membres à part entière du corps du Christ. Dieu a prévu ces lois pour une époque particulière de l’histoire de la rédemption, en partie pour distinguer Israël des nations environnantes. Dans Actes 15.8-11, Paul subit des critiques pour ne pas avoir imposé la circoncision aux païens convertis. Et Dieu, qui connaît les cœurs, leur a rendu témoignage, en leur donnant le Saint-Esprit comme à nous; il n’a fait aucune différence entre nous et eux, ayant purifié leurs cœurs par la foi.

Perspectives Islamiques : Pureté et Impureté

En Islam, la question de l’impureté est d’ordre général, mais du point de vue rituel, elle concerne sous bien des aspects les femmes. L’Islam reprendra à son compte la conception de l’impureté de la femme ayant ses menstruations.

Du fait de ces tabous et interdictions est ainsi instituée une dysmétrie cultuelle entre l’homme et la femme, situation entérinée par ce propos bien connu, en substance : « la femme est en religion inférieure à l’homme du fait qu’elle ne prie ni ne jeûne durant ses règles ». Les impuretés rituelles, citons principalement l’impureté de l’homme et de la femme suite à des rapports sexuels et l’impureté de la femme liée au sang menstruel. Pour cette dernière, selon l’Islam cet état d’impureté lui interdit principalement de prier, de jeûner, de toucher le Coran, de séjourner dans une mosquée. Autant de restrictions et interdictions visant la femme menstruée que l’on retrouve à la lettre dans le judaïsme en sa misogynie la plus assumée qu’il soit.

C’est à partir de l’interprétation forcée d’un verset que les juristes ont décrété par analogie que l’ensemble des excrétions humaines étaient impures, sauf le lait, et pour cause. L’Exégèse a manipulé deux termes-clefs : le mot junub et le verbe iṭṭahhara. Le nom junub est dérivé de la racine janaba qui signifie se mettre à l’écart, éloigner sur le coté, éviter, s’écarter, etc. Logiquement junub signifie donc côté, flanc, voisin proche, éloignement, retrait, rien qui étymologiquement n’est en rapport avec le sens que l’exégèse juridique lui a conféré : être en état d’impureté majeure légale ! Ce dernier est la forme V de la racine ṭahara dont la signification première est éloigner, écarter, être propre, être non souillé, et qui au sens figuré seulement signifie se purifier moralement ou spirituellement, c’est-à-dire en se tenant éloigné de ce qui salit les comportements et l’âme.

Impact Culturel et Social

Dans de très nombreuses cultures, le sang des règles et de l’accouchement est considéré avec méfiance. La plupart des religions ont repris à leur compte cette angoisse profonde à l’égard de la fécondité féminine, et tenté de l’encadrer par des interdits et rites de purification. Quand elle a ses règles et jusqu’à sept jours après leur fin, une femme juive observante s’abstient de tout contact avec son époux. Le soir suivant, après le coucher du soleil, elle se rend au mikvé, le bain rituel qui jouxte la synagogue, pour un rituel précisément décrit par les lois dites de niddah ou « de pureté familiale ».

Le flux menstruel des femmes a des effets si puissants, qu’il corrompt le vin, rend les moissons stériles, dessèche les semences, fait mourir les greffes, ternit les miroirs, émousse le tranchant de l’acier, fait fuir les abeilles de leurs ruches, fait tourner le lait frais, et même, selon certains, provoque la rouille du bronze et du fer. Pline rapporte ici - sans nécessairement les cautionner - des croyances populaires ou médicales romaines qui voient les règles féminines comme une force naturelle puissante et néfaste, presque magique.

Il entre dans la constitution des femmes d'être incommodées chaque mois par une trop grande abondance de sang, et d'en être soulagées par une évacuation sanguine. Si l'homme, dans cette phase anormale de la vie des femmes, cohabite avec l'une d'elles, la conception qui en résulte est viciée, dit-on, par l'impureté de sa source; de telle sorte que les lépreux proviennent, selon l'opinion commune, d'une pareille cohabitation , de même que les enfants affligés dès leur naissance de difformités monstrueuses.

Au XIIe siècle, Paucapalea, juriste, rédige une loi ecclésiastique dite « Summa », datée de 1114-1148 apr. Les femmes ne sont pas autorisées à fréquenter l’église pendant leurs règles ou après la naissance d’un enfant. Car seule la femme est un animal qui a ses règles. Toucher son sang empêche les fruits de mûrir. La moutarde dégénère, l’herbe sèche et les arbres perdent leurs fruits avant l’âge. Le fer rouille et l’air s’obscurcit. Quand les chiens le mangent, ils contractent la rage. Les femmes ne peuvent pas porter la communion aux malades et doivent rester en dehors de l’église après un accouchement. La raison en est : Car ce sang est impur et détestable, comme déjà Julius Solinus l’a écrit dans son livre sur les miracles dans le monde, parce qu’à cause de son contact les fruits ne mûrissent pas, les plantes se dessèchent, l’herbe jaunit, les arbres perdent leurs fruits, l’air s’assombrit, si les chiens en mangent, ils attrapent la rage… Et les relations sexuelles au moment des règles sont très dangereuses. Non seulement parce qu’à cause de l’impureté du sang le désir d’avoir des contacts avec une femme ayant ses règles doit être refoulé : d’une telle relation pourrait naître un fœtus manqué.

Implications et Recommandations Modernes

Éduquons nos fils et nos frères sur nos menstruations. Cela les préparera à être des maris, des pères et des amis plus compréhensifs. Il n’y a aucune honte à acheter des serviettes ou des tampons pour votre femme, votre fille ou votre amie dans le besoin. Personne ne se demande « Est-ce que ce type a ses règles? » Ha! La caissière ou la personne derrière vous dans la file d’attente verra simplement que vous êtes un homme attentionné qui aide à prendre soin d’une femme en difficulté.

Toutes les femmes ne présentent pas les mêmes symptômes. Les règles de certaines femmes durent 3 jours, d’autres 7. Certaines femmes ne ressentent que de légères crampes et d’autres ont tellement mal qu’elles en vomissent souvent. Pour tout enseignant, entraîneur ou conseiller de colonie de vacances, lorsqu’une adolescente dit qu’elle ne peut pas nager, donnez-lui un laissez-passer. Elle est peut-être trop gênée pour s’expliquer davantage, mais elle a probablement ses règles et ne peut pas utiliser de tampons. Si une adolescente ne peut pas participer à une activité physiquement exigeante, sachez qu’elle peut avoir des crampes si douloureuses qu’elle peut à peine bouger. Il en va de même pour vos collègues de travail. Lorsqu’une femme est grincheuse ou émotive, ne dites pas: « Ce doit être sa période du mois! ». C’est peut-être vrai, ou peut-être pas, mais ça n’aidera pas!

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