La période périnatale et le post-partum sont des étapes cruciales dans la vie d'une femme et de son enfant. Elles sont souvent associées à de profonds changements physiques et émotionnels. Cet article vise à définir ces périodes, à explorer les défis qu'elles peuvent engendrer, et à présenter les ressources et le soutien disponibles pour les parents.
Définition de la période périnatale
Au sens strict du terme, la période périnatale s’étend de la 22ème semaine d'aménorrhée (SA) au 7ème jour après la naissance, selon la définition reprise par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Cette période est considérée comme une phase sensible pour le développement et la sécurisation de l’enfant, posant les bases de sa santé et de son bien-être tout au long de sa vie.
Cependant, dans la réalité vécue par les parents, le deuil périnatal couvre une période beaucoup plus large et englobe une multitude de situations différentes, notamment :
- Fausse couche tardive
- Mort fœtale
- Interruption médicale de grossesse (IMG)
- Extrême prématurité
- Décès du bébé pendant l’accouchement
- Décès post-natal
- Décès dans la période néonatale, voire dans les semaines qui suivent
- Décès d’un jumeau
Pour les fausses couches précoces (1er trimestre de la grossesse), beaucoup de professionnels parlent plutôt de deuil de maternité, ce qui peut être ni moins douloureux, ni plus facile à traverser.
Définition du post-partum
Le post-partum, également appelé puerpéralité, est la période qui suit immédiatement l'accouchement. Il démarre après la délivrance du placenta et dure officiellement jusqu'à 8 semaines. Certaines considèrent cette période comme le "quatrième trimestre de la grossesse", soulignant ainsi son importance et sa durée variable, propre à chaque femme. Pour Anna Roy, sage-femme, le post-partum peut durer jusqu'à 3 ans.
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Les changements physiques du post-partum
Après l'accouchement, le corps de la femme subit de nombreux changements. Le plus évident est la diminution de la taille de l'utérus, qui peut prendre de quatre à six semaines. Cette diminution se produit grâce aux contractions utérines appelées tranchées qui permettent à l’utérus de reprendre sa taille et sa forme après la grossesse.
La femme peut également souffrir d'incontinence urinaire, de douleurs abdominales, de fatigue et de saignements vaginaux, appelés lochies. Ces symptômes peuvent être difficiles à gérer, surtout si la femme est également seule responsable de prendre soin de son nouveau-né. Il est essentiel de prendre soin de son corps pendant cette période, en se reposant autant que possible et en s'assurant de manger des aliments nutritifs pour favoriser le rétablissement. Il faut du "lourd" ! Des serviettes épaisses, longues et ultra absorbantes ! Et comme on veut pour toi ce qu'il y a de mieux, on en a créé la parfaite serviette hygiénique pour le post-partum que tu peux acheter par lot de 10.
Les changements émotionnels du post-partum
Le post-partum peut également être une période émotionnellement difficile. La femme peut se sentir triste, anxieuse ou dépassée par les responsabilités liées à la maternité. Le baby blues fréquents chez de nombreuses femmes apparait aux alentours du 3ème jour et disparait spontanément après quelques jours. Cependant, si vos émotions sont toujours difficiles à gérer et que vous souffrez émotionnellement 15 jours après la naissance de votre bébé, il se peut que ce soit le signe d'une dépression post-partum plus grave. Il est important de parler à un professionnel de la santé si ces sentiments persistent ou s'aggravent, car ils peuvent affecter votre relation avec votre bébé ainsi que votre qualité de vie dans son ensemble.
Deuil périnatal : une réalité complexe
Le deuil périnatal est un deuil qui survient après le décès d’un bébé in utéro, à la naissance, dans les jours ou les semaines après sa naissance. Si le deuil périnatal est vraiment sorti du tabou qui l’empêchait d’être reconnu comme un deuil à part entière, il gardera toujours une dimension d’impensable, d’inacceptable, dans un pesant silence pour l’entourer. Un bébé n’étant pas fait pour mourir, mais vivre avec ses parents et sa famille la vie qu’ils rêvaient de partager avec lui, on n’aime pas parler de sa mort tant elle fait peur. Ce deuil périnatal est aussi très complexe à traverser, face aux semaines et aux mois qui passent après cette perte et renvoient à l’absence de l’enfant qui aurait dû occuper cette vie-là. Bien sûr, chaque parent, chaque couple, chaque famille vivra cette traversée du deuil à son propre rythme et selon ce qui aura du sens pour chacun.
"L’intensité du deuil prénatal n’est pas tant liée à l’âge gestationnel, ni à la présence d’une pathologie fœtale ou d’une incompatibilité avec la vie, mais plutôt au degré d’investissement affectif du couple parental. L’âge de l’enfant n’a donc pas d’incidence sur l’ampleur de la perte, mais la différence réside dans l’établissement de la relation d’attachement qui commence bien avant la naissance de l’enfant."
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Impact de la grossesse sur la santé mentale
Aujourd’hui, une femme sur 5 et un homme sur 10 présente des symptômes de dépression pendant la période périnatale (qui va bien au-delà des 9 mois de grossesse, jusqu’aux deux ans de l’enfant) : tristesse, fatigue, anxiété, doutes sur sa capacité à prendre soin de soi et de son enfant… La grossesse est une expérience souvent épanouissante et attendue, mais elle est aussi profondément transformative. Au-delà de ses conséquences biologiques, elle a également un fort impact sur la vie des personnes en termes de rôles sociaux. Qu’il s’agisse de l’impact sur la carrière ou sur la répartition des tâches au sein de la famille, la grossesse est source de changements profonds dans les rapports sociaux. Cela peut affecter la santé mentale des deux parents. Pour faire face à cette transformation profonde, les jeunes parents doivent mobiliser des stratégies d’adaptation.
On parle souvent des troubles post-partum, mais 40% des troubles se manifestent dès la période anténatale. A cause des constructions sociales persistantes autour de la grossesse, les médecins ont encore trop tendance à se focaliser sur la période du postpartum. Pourtant, il faut aborder le sujet dès la période anténatale. Il existe encore une très forte stigmatisation de la dépression autour de la grossesse, qui est perçue comme une faiblesse. A cause de cela, les parents en difficulté hésitent à demander de l’aide. Les mères, en particulier, ont peur d’être considérées comme de « mauvaises mères ». De même, il existe un tabou du côté des professionnels de santé, qui hésitent à aborder le sujet avec les mères qui ne présentent pas de facteurs de risques apparents. Il est important de traiter ces sujets comme n’importe quelle autre maladie, comme on aborderait par exemple le diabète gestationnel.
Baby blues vs. Dépression périnatale
Le baby blues diffère de la dépression périnatale par l’intensité et la durée des symptômes. Le baby blues est une phase transitoire, qui ne dure pas plus de deux semaines, durant laquelle la mère ressent une tristesse, une anxiété ou la crainte de ne pas savoir s’occuper correctement de son bébé. Cela concerne environ 70-80% des femmes. Si le baby blues n’est en soi pas pathologique, les travaux de Sarah Tebeka, psychiatre à l’hôpital Louis-Mourier de Colombes et chercheuse à la Fondation FondaMental, soulignent le fait qu’il ne faut ni minimiser ni banaliser ces symptômes car ils peuvent évoluer vers une dépression du postpartum. Lorsque ces symptômes durent plus de deux semaines, qu’ils s’aggravent ou qu’ils s’accompagnent de pensées suicidaires, cela doit être un signal d’alarme pour les soignants.
Causes et mécanismes de la dépression du post-partum
Si les troubles dépressifs sont les plus connus, les problèmes de santé mentale périnataux sont hétérogènes : troubles anxieux, troubles de l’adaptation, stress post-traumatique, etc. Cela peut aussi concerner les personnes présentant un trouble préexistant : bipolarité, schizophrénie, troubles de personnalité. Cependant, une part importante de ces troubles n’est ni diagnostiquée, ni prise en charge.
Sans une prise en charge précoce et adaptée, cela peut avoir un impact significatif sur la santé mentale des parents. Reconnaître et accompagner ces difficultés, promouvoir une vision positive des soins en santé mentale, et encourager l’implication des sage-femmes ou des gynécologues-obstétriciens sont des impératifs. Trop souvent, l’offre de soin en période périnatale est centrée sur l’enfant, sans prendre en compte l’expérience parentale. Aujourd’hui, les mères en post-partum manifestent un fort besoin d’un soutien adapté, pour elles, pour leur partenaire et pour leur enfant.
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Les études portant sur les facteurs de risque biologiques associés à la dépression périnatale mettent en lumière les conséquences potentielles d’une inflammation non traitée durant cette période. Cette inflammation peut influer sur le système immunitaire en devenir du fœtus, le risque de survenue de complications obstétricales et / ou néonatales (par ex, prématurité) et la qualité des interactions précoces parent-bébé, cruciales pour le développement cognitif, psychomoteur, émotionnel, social et langagier de l’enfant. Si elle reste non détectée et non traitée, la dépression périnatale peut accroître la probabilité de présenter un trouble neurodéveloppemental (autisme ou trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité) ou des problèmes de santé mentale pendant l’enfance ou l’adolescence, illustrant la nécessité d’un suivi précoce et adapté.
La dépression périnatale est souvent multifactorielle, avec des facteurs de risque biologiques et psychosociaux (par ex, complications obstétricales et / ou néonatales, événements de vie stressants en période périnatale, manque de soutien social, précarité socio-économique, antécédents de maltraitance pendant l’enfance). Le plus souvent, il s’agit d’une convergence complexe de ces différents éléments, mais il est important de rappeler que des femmes sans antécédent ou facteur de risque identifiés peuvent elles aussi développer ces pathologies.
Les inégalités de genre ont également un impact majeur sur la survenue d’une dépression périnatale : plus une société est égalitaire, moins les femmes sont touchées par cette maladie. Les écarts de revenus, l’accès plus difficile à l’emploi, voire l’impossibilité de travailler faute de mode de garde accessible, et enfin la pression supplémentaire d’avoir à élever seule son enfant pèse sur les mères. Sans un soutien adéquat, qui prenne en compte leurs besoins et non uniquement celui de leur enfant, les mères présentent un risque accru de développer une dépression périnatale.
Antécédents de troubles psychiatriques
Lorsque des antécédents de troubles psychiatriques sont présents, il existe en effet une probabilité accrue de développer des problèmes de santé mentale périnataux, en particulier en postpartum. Les personnes ayant des antécédents de schizophrénie ou de trouble bipolaire ont un risque accru de présenter des complications psychiatriques, obstétricales et / ou néonatales, et ce d’autant qu’elles peuvent parfois cumuler différents facteurs de risque psychosociaux (stigmatisation, manque de soutien social, isolement). Cette population nécessite un suivi particulier afin d’anticiper les risques et de proposer des solutions adaptées.
La question des traitements est également cruciale, car il existe un surrisque de complications psychiatriques en post-natal. Il est essentiel d’évaluer ce risque, d’identifier les facteurs de risque et de soutien afin d’adapter le suivi médical et de mettre en place un soutien. Une intervention précoce, idéalement en péri-conceptionnel ou dès le début de la grossesse, représente le scénario optimal pour une prise en charge efficace.
Impact sur l'ensemble de la famille
Les pathologies psychiatriques périnatales ne se limitent pas exclusivement aux mères, elles peuvent également affecter d’autres membres de la famille, comme le 2nd parent ou les autres enfants du couple. De même, il est crucial de considérer l’ensemble de la famille pour déployer des interventions adaptées et efficaces. Les proches, comme les grands-parents ou d’autres aidants, jouent un rôle de soutien très important dans le processus de rétablissement.
Pendant les 1000 premiers jours de l’enfant, la disponibilité des deux parents pour des interactions précoces est essentielle. En effet, la qualité de ces interactions impacte directement le risque de développer des troubles pendant l’enfance ou l’adolescence. En soutenant l’ensemble de la famille, il est possible de faciliter la communication intrafamiliale et d’encourager une implication accrue du deuxième parent, au-delà du traitement médical.
Bien que le congé paternité ait été légèrement allongé en France depuis le 1er juillet 2021, passant de 14 à 28 jours, il demeure nettement plus court que celui des femmes, qui dure au minimum 16 semaines. Des études, telles que la cohorte ELFE, ont démontré l’impact positif de l’allongement de la durée du congé paternité sur la santé mentale des pères. Toutefois, les 1000 premiers jours de l’enfant nécessitent une implication équitable des deux parents pendant cette période cruciale, justifiant la nécessité d’une durée de congé équivalente pour les deux parents.
Prévention des pathologies périnatales
Pour prévenir l’apparition de problèmes de santé mentale en période périnatale, il faut intervenir sur plusieurs facteurs de risques. Premièrement, les aspects sociétaux, en déployant des initiatives de soutien aux jeunes parents et des politiques plus inclusives en matière de travail, et en facilitant l’accès aux places en crèches. Les soins de santé périnatals doivent également s’orienter vers une prévention précoce, comprenant par exemple une activité physique adaptée et une alimentation équilibrée, ce qui contribue au bien-être maternel. Enfin, le renforcement du réseau de soutien social joue un rôle clé dans cette démarche.
Les personnes ayant un diagnostic préexistant de troubles psychiatriques nécessitent quant à elles des niveaux de prévention différents, impliquant des traitements spécifiques, des modalités de soutien adaptées et un suivi psychiatrique périnatal personnalisé. Les services de psychiatrie périnatale, désormais reconnus comme une spécialité à part entière, prennent en considération les enjeux affectant à la fois les deux parents et l’enfant. Ces services abordent les pathologies, les traitements pendant la grossesse et l’allaitement, ainsi que les changements émotionnels survenant pendant cette période. Ils reconnaissent également l’importance des interactions précoces et du développement de l’enfant pendant les 1000 premiers jours, nécessitant une double compétence dans leur approche.
L’offre de psychiatrie périnatale en France est en cours de renforcement par les pouvoirs publics (par exemple, via la création en 2022 d’une autorisation d’activité en psychiatrie périnatale pour les hôpitaux). Cela vise à proposer un soutien aux familles pendant la grossesse et les premières années de vie de l’enfant. Diverses structures sont mises en place pour répondre à ces besoins, proposant des soins conjoints parents-bébé en ambulatoire (équipes mobiles, Centres Médico-Psychologiques (CMP), Centres d’Accueil Thérapeutique à Temps Partiel (CATTP)), en hôpital de jour ou en unité parents-bébés (hospitalisation dédiée sur une période de 5-6 semaines jusqu’à la 1ère année postpartum). Un lieu d’accueil enfant-parent (LAEP) est un espace convivial qui accueille tous les enfants de moins de 6 ans avec leurs parents ou un autre adulte familier (grands-parents, proches…). L’équipe mobile LHSS 78 est une équipe médico-sociale intervenant auprès des personnes en situation de précarité présentant des troubles psychiques et/ou des problématiques d’addiction. Le service de Soins en Périnatalité accueille des femmes enceintes et des mères avec leur nouveau-né, ayant besoin d’un accompagnement médical, psychologique, social.
Vers quels professionnels se tourner ?
Il existe des recommandations internationales sur la prévention et de traitement des problèmes de santé mentale périnataux (par ex, celles publiées en octobre 2023 par le consortium européen RISE UP PPD). Des recommandations nationales par la Haute Autorité de Santé sont en cours d’élaboration depuis 2021.
En première ligne, les sage-femmes, les gynécologues, les médecins généralistes et les pédiatres sont des points de contact essentiels. Ils doivent être en mesure d’initier des discussions sur ces sujets avec tous les futurs parents, qu’ils aient des facteurs de risques identifiés ou non. Le dépistage systématique est fortement recommandé dans leurs pratiques pour détecter précocement les signes de ces troubles.
Les psychologues et les psychiatres spécialisés dans la périnatalité sont également des ressources importantes. Les services de psychiatrie périnatale offrent des traitements spécialisés et adaptés à cette phase de vie. Ils sont capables de fournir un soutien approprié aux femmes enceintes et aux jeunes parents confrontés à des problèmes de santé mentale périnataux en soutenant les interactions précoces parents-bébé.
Il est essentiel de souligner que plus les interventions sont précoces, dès les premiers stades de la grossesse, meilleur est le pronostic. La collaboration entre différents professionnels de la santé, ainsi qu’une approche pluridisciplinaire, sont également nécessaires afin d’offrir un soutien adéquat aux familles.
Ressources d'auto-aide
Dans le cadre du projet européen “PATH: Pathways to improving perinatal mental health”, plusieurs contenus pédagogiques ont été mis à disposition du public, notamment une brochure d’information, un livret BD « Devenir papa » pour accompagner les pères, un MOOC « Santé mentale périnatale au cours des 1000 premiers jours » destiné aux professionnels du champ sanitaire, médico-social ou social, mais ouvert à tout public et un podcast « PATH » sur le bien être des (futurs) parents au travail.
Les jeunes parents peuvent également se tourner vers des associations comme Maman Blues, qui prodigue écoute, conseils et soutien aux parents en difficulté. Ces associations jouent un rôle déterminant pour faciliter l’accès au soin.
Enfin, dans le cadre d’une Question d’Intérêt Majeur soutenue par la Région Ile-de-France, la Fondation FondaMental développe actuellement des outils numériques pour la prévention et le traitement des problèmes de santé mentale périnatals (projet de recherche participative LENA). Cela comprend une plateforme internet sur la santé mentale périnatale à destination des jeunes parents, de leurs proches, des employeurs et des professionnels de périnatalité et de psychiatrie mais aussi une application mobile dédiée. Ces outils pourront permettre la constitution d’une cohorte parents-bébé pendant les 1000 premiers jours dans le cadre d’un projet de recherche. La concrétisation de ce vaste projet est prévue pour 2024.
Rôle des proches
Les proches jouent un rôle capital dans le parcours de soin, qu’il s’agisse de la famille proche ou au sens large. La famille, la belle-famille, mais aussi l’entourage proche des jeunes parents peut détecter des signaux d’alertes et faciliter (ou bloquer) l’accès au soin. C’est pourquoi il est très important d’informer le public sur ces enjeux et de libérer la parole sur la question de la santé mentale périnatale.
Ces aidants ont eux aussi besoin d’être soutenus. Il existe des associations de familles, comme l’Unafam, qui proposent des échanges entre pairs et des rencontres avec des professionnels de santé. L’Unafam a par exemple créé un réseau de grands-parents aidants.
Médicaments et allaitement
En ce qui concerne les médicaments prescrits pour les problèmes de santé mentale périnatals et leur utilisation pendant l’allaitement, il est naturel de ressentir des inquiétudes. Il est essentiel de discuter de ces préoccupations avec un professionnel de santé afin d'évaluer les risques et les bénéfices potentiels.
Prendre soin de soi pendant le post-partum
La période de post-partum peut être difficile, mais il est important de prendre soin de soi. Cela peut inclure la recherche de soutien auprès de membres de la famille, d'amis ou de groupes de soutien locaux pour les mères. Il est également important de se concentrer sur les activités qui procurent du bien-être, comme la lecture, les promenades ou la méditation. Après un accouchement, il arrive (souvent) que l’état psychologique fluctue, notamment à cause de la chute d’hormones qui influe sur le moral. Et là, à toi les up and down ! Tu peux passer du rire aux larmes en une fraction de seconde, rien qu’en regardant ton bébé. Ça, c’est le baby blues. C’est assez courant et ça arrive la plupart du temps aux alentours du troisième jour après l’accouchement. Heureusement, c’est temporaire : ça dure quelques jours, pas plus. D’ailleurs, avec le soutien de tes proches et du repos (autant que possible… on sait que la vie avec un nouveau-né donne peu de place à cette donnée), le baby blues disparaît aussi vite qu’il est apparu, c’est d’ailleurs ce qui le différencie de la dépression du post-partum qui, elle, peut survenir plusieurs semaines après l’accouchement et durer plusieurs mois. Et là, rien n’a voir avec les hormones. Les facteurs sont nombreux et plus complexes. Évidemment, la dépression du post-partum n’est ni à prendre à la légère, ni à minimiser. Si cela venait à t’arriver, c’est important d’en parler, de ne pas t’isoler et de faire part de tes émotions. C’est important d’ouvrir les vannes ! Ça peut être auprès d’un.e proche ou d’un.e pro de santé comme ta ou ton sage-femme ou encore le ou la médecin qui te suit. L’important est de ne pas rester seule face à ce qui t’arrive et de te sentir libre de l'aborder.
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