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Les sautes d'humeur liées à l'ovulation : Comprendre et gérer les fluctuations hormonales

Le cycle menstruel féminin est un processus complexe qui influence non seulement le corps, mais aussi l'humeur. Les fluctuations hormonales naturelles qui le caractérisent peuvent parfois être déstabilisantes, mais elles offrent également une occasion unique de mieux comprendre et de respecter son corps. Cet article explore en profondeur le lien entre l'ovulation, les sautes d'humeur et les stratégies pour améliorer le bien-être émotionnel pendant cette période.

Le cycle menstruel et ses phases

Le cycle menstruel se divise en quatre phases distinctes :

  • Phase menstruelle : Marque le début du cycle. Les niveaux d'œstrogènes et de progestérone sont au plus bas, ce qui peut entraîner fatigue, baisse de motivation et un sentiment de vulnérabilité. Certaines femmes rapportent des douleurs menstruelles intenses dues à la contraction de l’utérus, souvent accompagnées de maux de dos, de migraines ou d’un inconfort général.
  • Phase folliculaire : Les niveaux d’œstrogènes augmentent progressivement, stimulant la production d’énergie, améliorant l’humeur et renforçant la capacité de concentration. Cette période est souvent perçue comme un moment de renaissance où la motivation et la confiance en soi sont au rendez-vous.
  • Ovulation : Pic hormonal, marqué par une augmentation significative de la testostérone et de l’œstrogène. Cette phase est souvent associée à une humeur euphorique, une libido accrue et une confiance en soi renforcée.
  • Phase lutéale : La progestérone domine, préparant le corps à une éventuelle grossesse. Si la fécondation n’a pas lieu, ses niveaux chutent, ce qui peut engendrer le Syndrome Prémenstruel (SPM). Les symptômes incluent irritabilité, anxiété, fringales, fatigue, ballonnements et troubles du sommeil. Cette phase est souvent perçue comme la plus difficile à vivre pour de nombreuses femmes.

L'ovulation : Un moment clé du cycle

L’ovulation correspond au moment du cycle féminin où un ovaire libère un ovule prêt à être fécondé dans le corps de la femme. En l’absence de contraception, c’est le point de départ d’une grossesse possible. Mais que l’on veuille ou non être enceinte, tout le cycle féminin s’articule autour de l’ovulation.

Comment repérer l'ovulation ?

Ces symptômes se produisent juste avant et pendant l’ovulation et apparaissent de façon très variable selon les femmes : ils peuvent être très marqués ou au contraire complètement absents. Il est important de noter que si vous ressentez une douleur très aiguë et violente au bas du ventre, cela ne fait pas partie des symptômes de l’ovulation, mais peut indiquer un problème gynécologique tel qu'une grossesse extra-utérine ou un kyste ovarien qui se rompt.

  • Glaire cervicale : Quand un ovule se prépare à mûrir dans le corps de la femme, le col de l’utérus sécrète de la glaire cervicale, un symptôme clair d’ovulation. La glaire est un symptôme majeur de l’ovulation mais il ne faut pas la confondre avec une infection, qui donne des pertes malodorantes, ni avec les pertes blanches, qui peuvent exister pendant toute la durée du cycle.
  • Symptômes psychologiques : Certains symptômes ressentis pendant la période d’ovulation peuvent être confondus avec le syndrome prémenstruel qui annonce les règles. En revanche, les maux de tête ne sont pas des symptômes typiques de l’ovulation. Les symptômes psychologiques de l’ovulation diffèrent également de ceux du syndrome prémenstruel.
  • Période de fécondation : En cas de grossesse, la fécondation se produit le jour où les symptômes de l’ovulation sont les plus marqués.
  • Calcul de l'ovulation : Vous pouvez avoir des cycles de 25, 28 ou 35 jours : dans tous les cas, l’ovulation a lieu à peu près 14 jours avant les règles suivantes.
  • Symptômes post-ovulatoires : Les symptômes post-ovulatoires correspondent à une augmentation légère de la température, un peu au-dessus de 37°C le matin au réveil. La glaire disparaît très vite.
  • Cycles anovulatoires : Dans certains cycles, il peut ne pas y avoir d’ovulation : on parle de cycle anovulatoire. Si vous n’avez pas de règles, ou si elles sont très irrégulières, l’ovulation ne se produit pas toujours. Il est important de noter que si vous êtes sous pilule, c’est normal de ne pas avoir de symptômes d’ovulation puisque la pilule bloque l’ovulation. Vous pouvez avoir un écoulement de sang qui ressemble à des règles, quand vous avez terminé votre plaquette de pilules, mais il ne s’agit pas de vraies règles : on parle de saignements de privation.
  • Durée de vie de l'ovule : L’ovule ne vit que 24 à 36 heures, une fois qu’il se trouve dans les trompes de l’utérus. S’il n’est pas fécondé à ce moment là, il meurt. Les symptômes de l’ovulation peuvent donc vous aider à repérer le moment durant lequel une fécondation est possible. La glaire cervicale notamment fait partie des symptômes ovulatoires assez faciles à observer. Vous pouvez aussi utiliser des tests d’ovulation urinaire vendus en pharmacie : ils détectent avec précision les hormones qui indiquent l’ovulation. Si vous pensez détecter les symptômes d’une ovulation mais que le test est négatif, faites d’abord confiance au test.
  • Fertilité : Les spermatozoïdes masculins restent actifs jusqu’à 5 jours dans le corps ; vous pouvez donc être enceinte même si un rapport sexuel a eu lieu plusieurs jours avant l’ovulation. Si vos cycles sont à peu près réguliers, l’absence de règles est le premier signe évident d’une grossesse.
  • Problèmes d'ovulation : Les plus fréquentes sont le syndrome des ovaires polykystiques et l’endométriose. L’endométriose provoque des douleurs violentes au moment des règles et parfois aussi des symptômes douloureux liés à l’ovulation.

L'impact des hormones sur l'humeur

Les hormones, comme les œstrogènes et la progestérone, agissent directement sur le cerveau, influençant les neurotransmetteurs responsables des émotions et du bien-être. Apprendre à écouter son corps et à adapter son mode de vie selon ces fluctuations permet de mieux vivre son cycle et d’optimiser son équilibre émotionnel.

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Syndrome prémenstruel et santé mentale

Une récente étude montre le lien entre syndrome prémenstruel et santé mentale. Elle rapporte que les symptômes les plus fréquemment signalés sont les fringales (85,28 %), les sautes d’humeur ou l’anxiété (64,18 %) et la fatigue (57,3 %). Les sautes d’humeur et l’anxiété ne varient pas selon le groupe d’âge alors que d’autres symptômes tels que distraction, baisse de libido, troubles du sommeil, symptômes gastro-intestinaux, gonflement mammaire et oedèmes etc. sont significativement plus fréquents avec l’âge.

Les symptômes psychologiques sont très présents dans le syndrome prémenstruel, mais toute forme de stress ou de conflit peut aussi augmenter, voire provoquer, un syndrome prémenstruel. L’anxiété, l’un des symptômes les plus fréquents, peut donc être à la fois la cause et la conséquence du syndrome prémenstruel. Ce syndrome survient dans les 7 à 10 jours qui précèdent l’ovulation, et finit quelques heures après le début des règles.

Dans les cas plus sévères à forte coloration psychologique, un ISRS (Inhibiteur Sélectif de la Recapture de la Sérotonine) peut être prescrit comme la Fluoxétine ou la Paroxétine. Il s’agit de molécules anti dépressives qui augmentent la sérotonine. En cas de stress sévère, les anxiolytiques peuvent également être un traitement d’appoint. Si les douleurs sont prédominantes, le médecin pourra prescrire un antidouleur de type anti inflammatoire non stéroïdien. Dans toutes ces situations, il est important de ne pas s’automédiquer et de faire appel à un professionnel de santé qui, seul, pourra déterminer le diagnostic et le traitement adapté. Le médecin à consulter ou téléconsulter en premier lieu est le médecin généraliste.

Le TDPM (Trouble Dysphorique Prémenstruel) est une forme plus sévère du syndrome prémenstruel qui affecterait environ 5% des femmes. Les symptômes sont principalement psychologiques. Ils se produisent régulièrement et seulement pendant la deuxième moitié du cycle menstruel. Les symptômes se terminent avec les règles ou peu après. L’intérêt pour les activités quotidiennes est fortement diminué. L’humeur est nettement déprimée avec une anxiété, une irritabilité et une labilité émotionnelle importantes, voire des idées suicidaires. Ces symptômes sont graves car ils produisent un réel impact sur la qualité de vie et le fonctionnement quotidien. Et parce qu’ils surviennent de façon répétée, ils peuvent conduire à un épuisement et un découragement.

Impact sur la libido

Le cycle menstruel affecte-t-il la libido ? Comment les hormones impactent-elles la libido ? À quel moment du cycle la libido est-elle la plus élevée / la plus faible ?

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Commençons par nous intéresser à ce qui se passe au sein de l’organisme durant le cycle menstruel. Ce dernier se découpe en trois phases :

  • Phase folliculaire (avant la libération de l’ovule)
  • Phase ovulatoire (libération de l’ovule)
  • Phase lutéale (après la libération de l’ovule)

Le début du cycle menstruel est déterminé par le saignement menstruel (menstruation), qui marque le premier jour de la phase folliculaire. Au cours de la phase folliculaire, les taux d’œstrogène et de progestérone sont bas. La couche de la muqueuse utérine qui s’était épaissie (appelée endomètre) se détache si l’ovule n’a pas été fécondé. Elle est évacuée avec le sang menstruel.

Le corps humain relance ensuite le processus afin de pouvoir préparer une éventuelle nouvelle grossesse. Cela commence par la préparation d’un nouvel ovule. Les ovules sont conservés dans des poches de liquide appelées follicules. Vous allez donc sécréter une hormone, appelée hormone folliculo-stimulante (FSH), qui va permettre le développement de ces fameux follicules. Entre 3 et 30 follicules vont se développer au cours de cette phase, mais il n’y en aura qu’un (appelé follicule dominant) qui atteindra l’étape finale de son développement. Et c’est ce follicule dominant qui déclenchera la production d’œstrogène. Au terme de sa croissance, le follicule libèrera l’ovule qu’il contenait, c’est l’évènement qui marque l’entrée dans la phase suivante.

Au cours de la phase ovulatoire, une hormone appelée “hormone lutéinisante” (LH) augmente peu à peu. Son but est de stimuler le follicule dominant afin qu’il traverse la paroi ovarienne et que l’ovule puisse être libéré. Cette phase dure entre 16 et 32 heures. Lorsque l’on fait un test d’ovulation, c’est l’hormone lutéinisante qui va être recherchée dans l’urine. Une fois que l’ovule est libéré, il peut être fécondé pendant 12 heures. Attention cependant, les spermatozoïdes peuvent survivre pendant 3 à 5 jours. S’ils sont déjà présents dans le corps au moment de la libération de l’ovule, ils peuvent tout de même le féconder. C’est pour cette raison qu’il est considéré qu’une grossesse peut survenir pendant six jours par cycle : cinq jours avant l’ovulation + un jour après l’ovulation.

Durant la phase lutéale, la progestérone et l’œstrogène provoquent l’épaississement de la muqueuse utérine en prévision d’une potentielle fécondation, tout en la remplissant de liquides et de substances nutritives afin de nourrir l’embryon qui pourrait se nider. Les seins, eux aussi, peuvent grossir suite au pic d’œstrogène : les canaux lactifères sont dilatés afin de préparer l’arrivée d’un potentiel enfant. Le but de la progestérone est également de préparer l’utérus dans l’éventualité où un embryon viendrait s’y implanter ; mais aussi d’épaissir la glaire cervicale afin de limiter le plus possible le passage de spermatozoïdes et des bactéries dans l’utérus. Le follicule dominant qui s’était rompu afin de permettre un accès aux spermatozoïdes vers l’ovule se referme. Les hormones interagissent donc différemment en fonction de l’étape du cycle.

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Si on s’intéresse maintenant au désir sexuel, la communauté scientifique considère qu’il est composé de trois éléments principaux :

  • une composante biologique
  • une composante neuroendocrinienne (donc liée au système endocrinien qui permet la sécrétion des hormones dans le corps)
  • une composante neuroaffective

Les hormones jouent donc un rôle important dans la création du désir sexuel. Il y en a quatre en particulier qui interviennent dans ce cas :

  • la dopamine : autrement appelée “hormone du bonheur”
  • la prolactine : hormone permettant la production de lait maternel
  • l’ocytocine : surnommée “hormone de l’amour”, elle peut intervenir dans les comportements affectueux et les interactions non sexuelles ; mais elle est aussi sécrétée durant les rapports sexuels au moment de l’orgasme
  • l’œstrogène : hormone sexuelle féminine

La prolactine a un effet de diminution du désir sexuel et de la lubrification vaginale. La dopamine, elle, ne joue pas nécessairement directement sur le désir sexuel mais elle permet de freiner la sécrétion de prolactine. Il a par ailleurs été établi par la communauté scientifique que les phases de désir sexuel les plus basses chez les individus concordent avec les phases où les taux de dopamine sont au plus bas chez ces mêmes individus.

L’ocytocine, est en partie reléguée vers le cerveau grâce à des capteurs notamment situés dans des zones érogènes (les mamelons et les parois musculaires utérines). La stimulation de ces zones au moment d’un rapport sexuel, d’un massage, ou un contact physique tendre permet donc d’envoyer de l’ocytocine au cerveau. Il a été scientifiquement prouvé par plusieurs études que l’ocytocine libérée au cours d’un rapport sexuel augmenterait la motivation à l’activité sexuelle et le sentiment de récompense suscité par cette dernière. L’ocytocine libérée dans ces moments de tendresse participe également à une diminution de l’anxiété. L’œstrogène participe directement à la modération du désir sexuel, c’est pourquoi la plupart des personnes connaissent un pic de leur désir sexuel au moment de l’ovulation (qui est la période où le taux d’œstrogène est le plus fort). C’est cette hormone qui participe grandement à la lubrification et donc à l’élasticité du vagin.

On peut donc considérer qu’il y a un lien entre les variations hormonales et le cycle menstruel et que cela impacte donc le désir sexuel. En suivant cette logique, c’est au moment de l’ovulation que l’œstrogène est à son paroxysme et donc que son influence sur le désir sexuel sera la plus forte ; et c’est après la phase ovulatoire que son taux sera le plus faible et que son influence sera moindre.

Il est cependant important de rappeler qu’il ne s’agit pas du seul élément ayant une incidence sur le désir sexuel et que ce dernier peut varier en fonction d’une multitude d’autres données.

Douleurs menstruelles et libido

Il est difficile de faire des généralités lorsqu’il s’agit des symptômes prémenstruels ou des douleurs menstruelles. En effet, il en va différemment en fonction des personnes. Il n’y a pas de réel lien entre les douleurs menstruelles et une baisse du désir sexuel. En revanche, il est indéniable que le fait de ressentir de la douleur peut rendre difficile la montée du désir sexuel chez certaines personnes. Le cerveau peut avoir tendance à se focaliser sur la douleur et éluder le reste ; le corps se fixe comme priorité d’éliminer la souffrance et le reste est relégué au second plan.

Elsa Dubroca, sexothérapeute, évoque le fait que la sexualité peut avoir un effet très positif sur la douleur. Les différentes hormones libérées durant un rapport permettent de diminuer l’anxiété, tout en favorisant la détente corporelle via le relâchement musculaire. De plus, l’endorphine qui est sécrétée au cours du coït est un analgésique naturel du corps, c'est-à-dire que la sensibilité à la douleur est diminuée.

Selon une étude OnePoll pour INTIMINA, la plupart des personnes interrogées ont déclaré avoir remarqué que faire l'amour pendant les menstruations avait des bienfaits tels que :

  • des orgasmes plus forts (62%) qui peuvent agir comme un calmant naturel sur des crampes menstruelles (69%)
  • la réduction de la durée du cycle menstruel (61%)
  • l'augmentation de la libido (40%), en raison de la croissance des œstrogènes et du faible niveau de progestérone.

En ce qui concerne les hormones, le taux d’œstrogène (qui est la principale hormone sexuelle féminine) atteint son pic au moment de l’ovulation et chute drastiquement pendant les règles. Cela peut donc expliquer pourquoi, dans certains cas, il y a une différence de désir sexuel entre ces deux phases du cycle menstruel. Cependant, l’œstrogène n’est pas la seule composante du désir sexuel. Il est donc tout à fait possible de le travailler même lorsque le taux d’œstrogène dans le corps est bas.

Syndrome prémenstruel (SPM)

Le SPM c’est le syndrome prémenstruel. Il est encore peu connu, il y a peu d’études qui lui ont été consacrées mais il est défini comme l’ensemble des désagréments rencontrés entre 7 et 10 jours avant les règles. Les gênes occasionnées peuvent être physiques ou psychologiques. Les plus communément recensées sont les suivantes :

  • ballonnements
  • troubles de la digestion
  • maux de ventre, crampes
  • acné
  • migraines
  • fatigue
  • changements d’humeur
  • irritabilité
  • anxiété
  • dépression
  • insomnie
  • jambes lourdes
  • seins sensibles, voir douloureux

Afin de vous aider à identifier si vos symptômes font partie du syndrome prémenstruel, il peut être intéressant pour vous de tenir un journal de bord avec les dates et symptômes constatés de manière à vous rendre compte de la récurrence de ces signaux ainsi que du moment de leur apparition. Il existe également des applications permettant de suivre votre cycle et de prendre des notes. Pour l’instant, il n’existe pas de traitement contre le SPM. Cependant, vous avez la possibilité de vous occuper de chaque symptôme.

En ce qui concerne votre ventre, adapter votre régime alimentaire et prendre des compléments peut s’avérer être une bonne manière de soulager vos maux. Par ailleurs, les maux de tête, la fatigue, l’anxiété… peuvent s’expliquer par le fait que votre température corporelle change au cours de votre cycle. Elle augmente une fois la phase d’ovulation terminée et cela a pour conséquence de perturber la sécrétion de mélatonine (qui est l’hormone du sommeil). Cette dernière est sécrétée plus tard le soir, et s’arrête plus tôt le matin. Le sommeil est donc souvent moins qualitatif et moins réparateur ce qui peut fortement influencer l’humeur. N’hésitez donc pas à compenser cette baisse de mélatonine en la prenant en complément.

D’autre part, avec les menstruations, le corps a tendance à manquer de fer, de zinc, de magnésium et de vitamine B (c’est pourquoi il est souvent déconseillé de faire des dons du sang lorsque vous avez vos règles). Ces carences peuvent aussi être source de fatigue. Il existe des compléments alimentaires ayant pour but de parer toutes les carences des menstruations ou du SPM. La naturopathie peut également être une alternative intéressante.

Contraception hormonale et humeur

La prise de contraceptifs hormonaux impacte-t-elle la libido ? C’est une question aux réponses très controversées. Pour l’instant, les recherches, les études, les médecins et les laboratoires ne sont pas tous d’accord sur le sujet. Il est donc important de garder en tête que le débat n’est pas arrêté et que les informations diffèrent d’une étude à une autre.

Si vous avez déjà lu le reste de cet article, vous savez que le désir sexuel se compose de différents éléments :

  • le biologique
  • le psychique
  • les hormones

Les contraceptions hormonales n’influent pas nécessairement sur ces trois pans. En revanche, comme leur nom l’indique, elles ont une incidence sur les hormones. Certains contraceptifs hormonaux agissent en supprimant l’ovulation. Or, on sait que c’est au cours de cette phase que l’œstrogène atteint son taux le plus élevé et qu’il s’agit d’une hormone impactant le désir sexuel. Ceci étant dit, la plupart des contraceptifs hormonaux contiennent de l’œstrogène (mais pas tous).

Une étude de 2013 a souligné le fait que “les personnes utilisant une pilule avec la plus petite dose d'œstrogène disponible (15 microgrammes) ont déclaré connaître une baisse de leur libido, tandis que les personnes utilisant des pilules avec des doses plus élevées d'œstrogène ont déclaré pour la plupart ne pas ressentir de changement, voire même une hausse de leur libido.” D’autre part, la majorité des contraceptions hormonales diminuent le taux de testostérone dans l’organisme. Le lien entre la testostérone et le désir sexuel n’est pas encore tout à fait maîtrisé par la communauté scientifique mais il est supposé qu’une baisse de la testostérone pourrait avoir pour effet la diminution du désir sexuel.

Lors de votre rendez-vous avec votre médecin ou votre gynécologue, n’hésitez pas à lui poser ces questions. Cependant, cet aspect n’est pas le seul qui devrait être pris en compte lors d’un choix de contraception. Il y a une multitude de critères qui peuvent entrer dans l’équation. Par exemple, une pilule peut éventuellement avoir une conséquence négative sur le désir (qui peut être stimulé par d’autre biais), et à contrario améliorer votre capacité à atteindre l’orgasme. Si vous souffrez de douleurs prémenstruelles ou menstruelles chroniques et que votre contraceptif vous permet d’atténuer ce symptôme, peut-être est-ce la priorité ?

Stratégies pour améliorer le bien-être émotionnel

La nature offre de nombreuses solutions pour réduire les inconforts liés au cycle menstruel. Pour vivre un cycle menstruel apaisé, il est essentiel de combiner une alimentation équilibrée, une activité physique adaptée et des solutions naturelles comme les infusions. Au cours des mois, la mise en place d’une routine dédiée à votre bien-être hormonal peut transformer vos cycles en moments de reconnection avec vous-même. Comprendre le lien entre cycle menstruel et humeur permet de mieux appréhender ces variations naturelles. En adoptant des gestes simples et des solutions adaptées, comme l’infusion CYCLE, vous pouvez retrouver un équilibre hormonal et vivre votre cycle en toute sérénité.

Lorsque votre humeur est perturbée en raison du manque de progestérone en fin de cycle menstruel, il peut être utile de chercher des solutions qui travaillent sur la cause sous-jacente de ces perturbations hormonales. C'est là que la formule Cycles de Hollis entre en jeu. Dans la formule Cycles on retrouve notamment certaines plantes qui ont des propriétés progestérone-like. Le magnésium est un minéral crucial pour la régulation du système nerveux et la gestion du stress. Les vitamines B, en particulier la vitamine B6, sont impliquées dans la synthèse des neurotransmetteurs, y compris la sérotonine. Le magnésium est un minéral essentiel qui joue un rôle vital dans de nombreuses fonctions du corps, y compris la régulation de l'humeur. La formule Magnésium de Hollis est spécialement conçue pour fournir du magnésium sous une forme hautement biodisponible grâce à sa forme bisglycinate, ce qui signifie qu'il est facilement absorbé par le corps. Calme de Hollis est une formule spécialement conçue pour apaiser et soulager les douleurs menstruelles, les symptômes de l'endométriose, ainsi que les maux de tête associés aux règles. Les composants de Calme agissent en tandem pour réduire les spasmes utérins et l'inflammation, contribuant ainsi à atténuer la douleur.

Autres conseils pour améliorer le bien-être émotionnel pendant les règles

  • Ralentir et se reposer : L'une des premières étapes à considérer est d'accepter de ralentir et de vous reposer pendant cette période.
  • Gérer le stress : Le stress peut exacerber les symptômes prémenstruels et les changements d'humeur.
  • Reconnexion avec soi-même : Les règles peuvent être l'occasion de vous reconnecter avec votre corps et votre esprit. Prenez le temps de vous adonner à des activités qui vous apportent de la joie et de la détente. Que ce soit lire un livre, écouter de la musique, pratiquer un passe-temps créatif, ou même regarder vos films ou séries préférés, investissez du temps dans des activités qui vous ressourcent. Écoutez votre corps et respectez vos limites. Si vous vous sentez fatiguée ou avez besoin de ralentir, accordez-vous ce temps. Vous n'avez pas à être sur le qui-vive en permanence.
  • Envies alimentaires : Les envies alimentaires peuvent être plus fortes pendant les règles. Écoutez votre corps et permettez-vous de savourer des aliments réconfortants qui vous font plaisir, dans la mesure du raisonnable. Les aliments riches en magnésium, comme le chocolat noir, peuvent également contribuer à améliorer votre humeur. Privilégiez une alimentation équilibrée et riche en nutriments pour soutenir votre bien-être mental.
  • Soulager les douleurs : L'application d'une bouillotte chaude sur votre ventre peut soulager les douleurs menstruelles et favoriser la détente.
  • Communiquer avec son partenaire : La communication est essentielle. Prenez le temps d'expliquer à votre partenaire ce que vous ressentez pendant vos règles, tant sur le plan physique que mental. Soyez ouverte à la discussion et partagez vos besoins et vos attentes. Alors demandez lui d'être attentif à vos émotions et à votre bien-être mental pendant cette période. Un simple geste d'affection, un mot doux ou même une oreille attentive peuvent faire une grande différence.

Booster sa libido en fonction des phases du cycle

Il n’existe pas de recette miracle permettant de booster son désir sexuel. En revanche, il est recommandé d’avoir une alimentation saine, de ne pas consommer trop d'alcool, de limiter votre consommation de tabac, de faire du sport et de bien dormir. Ces facteurs ont un impact non négligeable sur votre qualité de vie, sur votre disponibilité et donc sur votre santé sexuelle de manière générale.

Quand consulter un professionnel de la santé ?

Il n’y a aucune nécessité de consulter un professionnel de santé concernant vos variations de désir sexuel en fonction de votre cycle menstruel. Si vous connaissez une réelle baisse de désir, vous pouvez en parler avec un médecin ou un gynécologue.

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