Les difficultés à concevoir, les cycles irréguliers, la fatigue inexpliquée sont autant de préoccupations qui peuvent amener une femme à s'interroger sur sa propre ovulation. Les troubles de l'ovulation, bien que fréquents, peuvent bouleverser le quotidien. Comprendre les causes, reconnaître les symptômes et explorer les solutions est un premier pas vers un cycle menstruel plus harmonieux. Par ailleurs, les bouffées de chaleur, souvent associées à la ménopause, peuvent également survenir dans d'autres contextes hormonaux. Cet article explore le lien entre l'ovulation et les bouffées de chaleur, en abordant les causes, les symptômes et les solutions possibles.
Troubles de l'Ovulation : Comprendre les Mécanismes
Un trouble de l’ovulation désigne une perturbation dans le processus de libération des ovules par les ovaires au cours du cycle menstruel. Ce phénomène, indispensable à la fertilité, repose sur un équilibre hormonal précis. L’ovulation se produit généralement au milieu du cycle menstruel, entre le 12ᵉ et le 16ᵉ jour d’un cycle moyen de 28 jours.
Reconnaître un Trouble de l'Ovulation
Les signaux d'un trouble de l'ovulation peuvent ressembler aux symptômes de la ménopause, mais sans lien avec l’âge. Fatigue, bouffées de chaleur, troubles de l’humeur ou sécheresse vaginale peuvent donner l’impression d’une périménopause. Il est important de noter que ces symptômes peuvent varier d'une femme à l'autre et qu'ils ne sont pas toujours présents.
Causes des Troubles de l'Ovulation
Plusieurs facteurs peuvent perturber l'ovulation :
- Syndrome des ovaires polykystiques (SOPK): C'est la cause la plus fréquente des troubles d’ovulation chroniques. Ce déséquilibre hormonal, caractérisé par une production excessive d’androgènes (hormones mâles), perturbe le cycle menstruel. Les règles irrégulières, le gain de poids difficile à contrôler, l’acné persistante et la pilosité corporelle accrue sont des symptômes du SOPK.
- Diabète: Le diabète, en particulier s’il est mal contrôlé, peut altérer l’équilibre hormonal et nuire au processus d’ovulation.
- Hyperprolactinémie: Un excès de prolactine dans le sang peut perturber l’équilibre hormonal. La prolactine est une hormone principalement impliquée dans la lactation, mais lorsqu’elle est produite en excès, elle peut perturber l’équilibre hormonal.
- Poids corporel déséquilibré: Un poids corporel déséquilibré (qu’il s’agisse d’une obésité ou d’une perte de poids extrême) perturbe l’axe hypothalamo-hypophyso-ovarien. Dans le cas de l’obésité, l’excès de tissu adipeux peut entraîner une production accrue d’œstrogènes, causant alors un trouble de l’ovulation.
- Problèmes de thyroïde: La thyroïde joue un rôle important dans la régulation hormonale. Les symptômes de l’hypothyroïdie (sous-activité) viennent ralentir le métabolisme et perturber la production des hormones nécessaires à l’ovulation.
- Exercice physique excessif: Un exercice physique excessif, en particulier chez les athlètes de haut niveau, peut provoquer une aménorrhée hypothalamique.
- Ménopause précoce: Bien que rare, la ménopause précoce survient lorsque les ovaires épuisent leur réserve d’ovules bien avant l’âge moyen de la ménopause (51 ans).
Solutions pour les Troubles de l'Ovulation
La première étape pour résoudre un trouble de l’ovulation est d’identifier la cause sous-jacente. Il est conseillé de consulter un gynécologue ou un endocrinologue, qui pourra réaliser des analyses hormonales, une échographie pelvienne ou tout autre examen pour poser un diagnostic précis.
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Plusieurs approches peuvent aider à rétablir l'ovulation :
- Régime alimentaire sain: Un régime alimentaire sain peut grandement participer à rétablir votre équilibre hormonal. Privilégiez des aliments riches en nutriments comme le zinc (présent dans les fruits de mer et les noix) et les oméga-3 (contenus dans les poissons gras).
- Gestion du stress: Un stress chronique peut causer un trouble de l’altération, puisque le stress vient altérer la production des hormones nécessaires au cycle menstruel.
- Exercice physique régulier: L’exercice physique régulier est bénéfique pour réguler les hormones, mais attention aux excès. Une activité physique intense peut aussi perturber l’ovulation.
- Soutien émotionnel: L’impact des émotions sur le cycle hormonal est souvent sous-estimé. Si vous vous sentez dépassée ou anxieuse, n’hésitez pas à mettre en place un accompagnement psychologique ou un suivi avec un coach spécialisé en gestion du stress.
- Phytothérapie: Le complexe FEMINAGEM est conçu pour favoriser le confort menstruel. Les jeunes pousses de framboisier qu'il contient aident à réguler le flux menstruel grâce à leur action sur l'équilibre hormonal. Dans ce complément alimentaire pour la femme, l'association synergique de la viorne, de la vigne et du fenouil agit en douceur sur les gênes abdominales liées aux menstruations. Le bourgeon de framboisier est réputé pour ses propriétés régulatrices sur le système hormonal féminin. Le bourgeon de chêne est reconnu pour ses propriétés revitalisantes.
- Traitements médicaux: Les traitements ont pour but de rétablir une ovulation normale. Ils peuvent être médicamenteux ou chirurgicaux et agissent à différents niveaux. Le citrate de clomifène est en général le premier traitement prescrit. Ce médicament sous forme de comprimés stimule la sécrétion des hormones FSH et LH qui provoquent la maturation du follicule et l’expulsion de l’ovocyte. S’il n’y a pas de résultat au niveau de l’ovulation, l’injection directe de FSH et LH par piqûres en sous cutané est envisagée. Le drilling ovarien consiste à percer une dizaine de petits trous de quelques millimètres à la surface de chaque ovaire grâce à un instrument délivrant un courant électrique. C’est une opération réalisée sous anesthésie générale par cœlioscopie, c’est-à-dire que le chirurgien va introduire une caméra et ses instruments par une petite incision au niveau du col de l’utérus. L’induction de l’ovulation peut être très mal supportée ou dangereuse pour certaines patientes. Dans ce cas, la maturation in vitro (MIV) peut être indiquée. Les follicules ne sont pas stimulés pour activer leur maturation mais prélevés non matures pour terminer leur croissance in vitro. Sous anesthésie, une aiguille est introduite par le vagin jusqu’aux ovaires pour ponctionner une vingtaine de follicules non matures. L’opérationindolore et ne provoquant pas de saignements est en général bien supportée. Les ovocytes contenus dans les follicules sont ensuite transférés dans une petite boîte qui contient exactement les éléments indispensables à leur maturation comme dans des conditions physiologiques: hormones, facteurs de croissance et sérum de la mère.
Bouffées de Chaleur : Causes et Manifestations
Bien que les bouffées de chaleur touchent aussi les hommes, elles restent beaucoup plus fréquentes chez les femmes et peuvent grandement impacter leur qualité de vie. Elles sont définies par une sensation subite et passagère de chaleur, principalement au niveau du cou ou de la tête. On les nomme aussi « sueurs nocturnes » car elles surviennent en majorité la nuit bien qu’elles puissent aussi toucher les patientes dans la journée. Les sensations de chaleur peuvent se propager à l’intégralité du haut du corps, voire même dans tout le corps. Les bouffées de chaleur peuvent déclencher chez certaines femmes des palpitations ou sensations cardiaques anormales, liées au pic de stress qu’elles déclenchent. Si l’apparition des symptômes est brutale et sans facteur déclenchant, la bouffée de chaleur passe en général assez rapidement. Elle dure en moyenne 30 secondes à 4 minutes.
Causes des Bouffées de Chaleur
Les bouffées de chaleur, chez la femme comme chez l’homme, sont toujours liées à un déséquilibre hormonal.
- Ménopause: La ménopause est la cause la plus connue des bouffées de chaleur et la plus fréquente chez la femme. Avec le vieillissement progressif, les taux d’hormones sexuelles diminuent : on a de moins en moins d’œstrogènes. Cette hormone très importante chez la femme influe sur de nombreux mécanismes physiologiques, et sa diminution progressive tend à dérégler le système de régulation de la température (axe hypothalamo-hypophysaire).
- Hystérectomie: L’hystérectomie correspond à une ablation de l’utérus. Cette chirurgie peut être réalisée pour diverses raisons médicales, et si elle peut sauver des vies (dans le cas d’un cancer, par exemple), elle peut aussi causer des désagréments par la suite. Selon si l’hystérectomie est totale ou partielle, les ovaires peuvent être eux aussi retirés : on a alors un arrêt de la production d’œstrogènes.
- Grossesse: Durant la grossesse, de nombreuses modifications hormonales surviennent : et celles-ci peuvent causer des bouffées de chaleur par plusieurs mécanismes. Tout d’abord, ces changements entraînent une dilatation des vaisseaux capillaires de la peau, ce qui peut causer la sensation de chaleur, notamment au niveau de la tête et du cou, qui dure quelques minutes environ et peut s’accompagner de transpiration. Ces symptômes sont plus fréquents durant le 2ème et le 3ème trimestres, parce que l’imprégnation hormonale est plus forte. Enfin, une hyperthyroïdie peut survenir durant la grossesse avec une stimulation des glandes sudoripares (hyperhidrose), ce qui peut causer un excès de transpiration (notamment au niveau des aisselles, du pubis et de la plante des pieds).
- Hyperthyroïdie: Elle correspond à une surproduction d’hormones thyroïdiennes, ce qui augmente la température corporelle globale et peut causer des bouffées de chaleur. Moins fréquente que l’hypothyroïdie, elle peut être causée par plusieurs maladies (maladie de Basedow, nodules thyroïdiens, thyroïdite…).
- Diabète: La régulation du taux de sucre dans le sang est un souci permanent chez les personnes diabétiques. Et pour cause : une hypoglycémie (taux de sucre sanguin trop faible) peut avoir de nombreuses conséquences. Parmi celles-ci, on peut noter les bouffées de chaleur. En effet, pour compenser le manque de sucre, l’organisme stimule la transpiration pour éliminer de l’eau et réguler la glycémie. En plus de cela, l’hypoglycémie chez les diabétiques peut entraîner une réaction excessive au niveau des glandes surrénales (responsables de la production de l’adrénaline), et donc une sensation de chaleur brutale.
- Cycle menstruel: Un autre facteur plus « naturel » de variation des hormones, et notamment des œstrogènes, est le cycle menstruel. Les œstrogènes sont présents en plus grande quantité au début du cycle (avant l’ovulation) et diminuent lors de la fin de celui-ci : au moment où les règles se déclenchent. Il est donc possible de ressentir des bouffées de chaleur durant le syndrome prémenstruel (SPM) ou lors des premiers jours de règles, en lien avec cette variation hormonale.
- Cancer du sein et traitements: Les bouffées de chaleur peuvent aussi apparaître chez des patientes traitées pour un cancer du sein. Dans ce cas de figure, ce n’est pas la maladie en elle-même qui provoque les bouffées de chaleur mais les traitements : les médicaments anti-œstrogéniques peuvent causer une pré-ménopause.
- Stress et émotions: Deux causes moins connues, et dont on parle beaucoup moins, des bouffées de chaleur, sont le stress et les brusques changements émotionnels. En effet, le stress et l’anxiété, d’autant plus s’ils sont présents de façon chroniques, peuvent dérégler l’équilibre hormonal, notamment au niveau des surrénales : le cortisol, qu’on surnomme « l’hormone du stress », est alors produit en trop grande quantité. Le cortisol stimule le système cardio-vasculaire, ce qui peut causer des bouffées de chaleur.
- Autres causes: La rosacée, une attaque de panique et la consommation d'excitants peuvent également provoquer des bouffées de chaleur.
Solutions pour les Bouffées de Chaleur
Plusieurs traitements sont possibles pour diminuer les symptômes de bouffées de chaleur chez la femme.
- Traitement de la cause sous-jacente: Tout d’abord, si une maladie est retrouvée (diabète, hyperthyroïdie), elle est traitée et cela permet en général de faire disparaître les symptômes.
- Hormonothérapie substitutive (THS): La réponse médicale la plus simple (hors cas de contre-indication) correspond à une supplémentation en hormones de synthèse, le plus souvent en œstrogènes / œstradiol. Cependant, l’équilibre peut être difficile à trouver et ces médicaments ne fonctionnent pas systématiquement. En général, le traitement hormonal de la ménopause associe un estrogène (qui agit sur les bouffées de chaleur et la perte osseuse) et un progestatif (pour diminuer le risque de cancer de l’utérus). Pour réduire le risque de phlébite ou d’embolie pulmonaire, l’estradiol (un estrogène naturel) est administré par voie percutanée ou transdermique (patch). Ce traitement peut augmenter le risque de développer un cancer du sein, de l’ovaire ou de l’endomètre. Il peut aussi déclencher un AVC ou une thrombose veineuse. Le traitement hormonal substitutif est souvent prescrit en cas de ménopause précoce (avant 40 ans), ou lorsque les symptômes sont particulièrement gênants au quotidien. Il est prescrit à la plus faible dose efficace, pendant toute la durée des symptômes (entre 2 et 3 ans en moyenne).
- Thérapies alternatives: D’autres thérapies peuvent être recommandées pour les patientes souffrant de bouffées de chaleur. L’acupuncture, l’homéopathie ou la phytothérapie peuvent aider à réguler l’organisme et la température. En plus des thérapies citées ci-dessus, l’ostéopathie peut également avoir un impact positif sur les bouffées de chaleur. Le travail de l’ostéopathe sur le système neuro-végétatif aide au bon équilibre hormonal et à la gestion du stress et des émotions. En plus de cela, ces symptômes désagréables peuvent causer des insomnies et des douleurs cervicales à cause du mauvais sommeil. L’ostéopathie aide à diminuer les troubles du sommeil, et, bien sûr, à traiter les douleurs au niveau de la colonne et des épaules.
- Phytothérapie: Plusieurs plantes permettent de soulager les bouffées de chaleur chez la femme ménopausée (rhizome de l’actée à grappes noires, soja, trèfle rouge, houblon, graines de lin, dong quai…). Ces plantes contiennent des phytoœstrogènes, des substances aux effets proches des estrogènes (les hormones sexuelles féminines). Elles pourraient aider à compenser en partie le manque d’estrogènes dans l’organisme.
- Hygiène de vie: "L'hygiène de vie est très importante pour diminuer les bouffées de chaleur. En adoptant une alimentation équilibrée, limitée en sucre, et en évitant l'alcool, le tabac et les boissons excitantes comme le café, il est possible de réduire ses symptômes.
Cycle Menstruel et Ovulation : Comprendre les Phases
Le cycle menstruel est constitué de deux phases, avant et après l’ovulation, pendant lesquelles s’opèrent des changements anatomiques et physiologiques au niveau des follicules ovariens contenant les ovules, de la muqueuse utérine et du mucus sécrété du col de l’utérus (glaire cervicale).
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Phase Folliculaire
La phase folliculaire commence par l’élimination de la muqueuse utérine qui donne lieu aux règles c’est-à-dire à l’écoulement par le vagin d’un mélange de sang, de cellules de la muqueuse utérine, de bactéries et de glaire cervicale. S’ensuit une phase de sélection et de maturation dans l’ovaire d’un follicule contenant un ovocyte pendant les 7 jours suivants. Ce phénomène est sous la dépendance de la FSH, hormone folliculo-stimulante, secrétée par l’hypophyse, petite glande située sous le cerveau. Au départ, plusieurs follicules commencent leur croissance mais seul l’un d’eux mène sa maturation à terme, c’est le follicule dominant. Pendant cette phase, les ovaires secrètent des œstrogènes. Ceci va avoir deux conséquences. La glaire cervicale, mucus sécrété par le col de l’utérus devient plus fluide, translucide, aqueuse, alcaline quelques jours avant l’ovulation. Ce phénomène facilite le passage des spermatozoïdes dans l’utérus s’il y a rapport sexuel. A la fin de cette phase, se produit l’ovulation: le follicule se rompt à la surface de l’un des deux ovaires et libère un ovule dans la trompe de Fallope. Elle est déclenchée par la sécrétion abondante d’une autre hormone produite par l’hypophyse la LH (hormone lutéinisante). Ce phénomène se produit 14 jours avant la date des prochaines règles. L’ovule sera capté par la trompe et pourra y être fécondé par un spermatozoïde, si le couple a eu un ou des rapports sexuels dans les 48 à 72 h qui ont précédé. Tout ceci se passe du 1erau 14e jour en moyenne.
Phase Lutéale
La partie du follicule restée attachée à l’ovaire après l’expulsion de son ovocyte, appelé corps jaune, produit de la progestérone qui s’associe aux œstrogènes pour maintenir la paroi de l'utérus épaisse et prête à accueillir l’ovule fécondé. Si une grossesse démarre, la cellule œuf qui est en train de se nicher dans l’utérus envoie des signaux hormonaux aux ovaires pour maintenir la sécrétion des hormones et un endomètre épaissi et gorgé de sang.
Dérèglement du Cycle Menstruel et Péri-ménopause
Tout part de l’épuisement du nombre de follicules (baisse du pool folliculaire) et de la réduction de la sensibilité à l’hormone folliculostimulante (FSH, sécrétée par l’hypophyse) des cellules de granulosa (qui assurent la protection de l’ovocyte des follicules pré-antraux en phase 1 et qui permettent la sécrétion de progestérone en phase 3 du cycle). Les cellules de la granulosa étant responsables de la production d’inhibine B - une protéine inhibitrice de FSH -, la glande hypophysaire augmente par rétrocontrôle, du fait de la baisse de follicules primaires, la production de FSH. La baisse progressive de la fonction exocrine ovarienne, qui assure la maturation et l’émission de l’ovocyte, va être la première étape de la préménopause. Lors de cette première période qui dure tout au plus deux ans, la phase lutéale n’est pas encore modifiée et les taux de progestérone sont normaux. Il ne faut pas perdre de vue que tout au long de la préménopause la chute du pool folliculaire se poursuit et que les follicules restants sont de moindre qualité. Alternent alors des cycles d’hypofonctionnement ovarien avec hypœstrogénie et d’autres d’hyperœstrogénie dus à une hyperstimulation d’un ou plusieurs follicules encore sensibles à la FSH. Les symptômes d’hypœstrogénie sont bien connus, puisqu’il s’agit des sueurs nocturnes, des bouffées de chaleur, des troubles du sommeil, de la fatigue, des sécheresses vaginales, des fuites urinaires, de la dépression et de la baisse du plaisir sexuel.
Détecter l'Ovulation
Vous voulez apprendre à mieux connaître votre corps de femme et surveiller le cycle menstruel afin de faire un petit bébé ? La période d'ovulation devient alors l'un de vos soucis majeurs ! Comment arriver à la détecter ? Quels sont les signes qui vous permettront de la déterminer ?
Tout d'abord, il est important de connaître le nombre de jours que fait votre cycle . Est-il régulier (28 jours) ou irrégulier ? C'est la première étape pour arriver à localiser sa période d'ovulation. Elle dure généralement entre 3 et 5 jours (2 jours avant la date d'ovulation et 2 jours après).
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Signes Distinctifs de l'Ovulation
- Pertes vaginales: On parle aussi de la glaire cervicale. Elle devient plus abondante à l'approche de l'ovulation. Elle est translucide, parfois blanche ou quelques fois jaune. La glaire est le chemin d'accès des spermatozoïdes vers l'ovule après le rapport sexuel par son caractère glissant. Toutefois, les secrétions varient d'une femme à une autre et peuvent passer inaperçues chez certaines.
- Libido renforcée: L'augmentation des niveaux d'hormones pendant l'ovulation est à la base du renforcement du désir sexuel chez la femme. Cette sensation n'est pas remarquable chez toutes les femmes parce que les symptômes de l'ovulation varient d'une à l'autre. Mais, elle est notée chez la plupart.
- Augmentation de la température corporelle: Pour la surveiller réellement, une prise quotidienne doit être effectuée quotidiennement à partir de la date de début des menstruations. Au début du cycle, la température corporelle est normale. Durant, la période d'ovulation, elle est légèrement plus élevée et demeure ainsi jusqu'à la fin du cycle.
- Douleurs et crampes abdominales: Certaines femmes éprouvent des douleurs au bas ventre lors de l'ovulation, il peut s'agir parfois de crampes. La gêne se produit avant la libération de l'ovule et s'estompe une fois que le cycle d'ovulation est terminé.
- Sensibilité des seins: Il arrive chez certaines femmes qu'une tension soit ressentie dans les seins. Ils deviennent plus lourds pendant cette période, tendant même à rendre douloureux les tétons. Si vous faites souvent attention aux changements de votre corps, vous observerez ce fait sans grand effort. Par contre si tout ceci est nouveau pour vous, il faut commencer par pratiquer la palpation de vos seins. Il vous sera alors plus facile de lire ce signe d'ovulation.
- Courbe de température: Lorsqu’une femme prend sa température tous les jours du cycle le matin au réveil, avant de se lever, et qu’elle trace une courbe avec ses résultats, elle établit ce qu’on appelle une courbe de température. Celle-ci montre une élévation de 4/10ème de degrés juste après l’ovulation. La dernière température la plus basse correspond donc au jour de la ponte ovulatoire. Une seule courbe de température ne permet de prévoir la date de l’ovulation puisqu’on ne la connait qu’à posteriori.
- Tests d'ovulation: Des tests d’ovulation vendus en pharmacie (entre 15 et 45 euros les sept dosages) permettent de repérer soi-même l’ovulation. Dans les 24 à 36 heures avant l’ovulation, l’hypophyse, une petite glande située dans le cerveau secrète une hormone, appelée LH (hormone lutéinisante) qui va permettre de déclencher la ponte. Le test a pour but de détecter le taux de cette hormone qui est présente dans les urines. L’idéal est de faire un test tous les jours précédant l’ovulation.
- Examens médicaux: Lorsqu’une difficulté à concevoir survient, un problème au niveau de l’ovulation peut être suspecté. Le moyen le plus simple consiste à évaluer l’existence d’une ovulation par l’établissement d’une courbe de température. En effet, cet événement est normalement suivi par une élévation de température de quelques dixièmes de degrés. Un test post-coïtal peut aussi être envisagé. Il s’agit d’un test réalisé en laboratoire après un rapport sexuel entre le 11e et le 12e jour du cycle. Il consiste en un prélèvement de la glaire cervicale pour observer sa qualité et son interaction avec les spermatozoïdes. La glaire cervicale est un mucus sécrété par le col de l’utérus normalement plus fluide juste avant et au moment de l’ovulation pour faciliter le passage des spermatozoïdes dans l’utérus. Une échographie pelvienne (par voie vaginale) fait maintenant partie du bilan systématique. Des dosages hormonaux, sous forme de prise de sang à des moments précis du cycle, peuvent aussi être demandés par le médecin. Ils évaluent le taux des hormones comme par exemple la FSH, la LH, la progestérone et les œstrogènes.
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