Chaque jour, des millions de personnes ont leurs règles à travers le monde. Signe de bonne santé, les menstruations préparent le corps à une éventuelle grossesse. Pour contrôler cet écoulement utérin, les personnes menstruées peuvent utiliser des tampons, serviettes hygiéniques, culottes de règles ou encore des cups. Mais comment faisait-on avant pour gérer ce flux sanguin ?
La Perception des Menstruations au Moyen Âge
Au Moyen Âge, la société était étroitement liée à la religion et les croyances superstitieuses étaient profondément enracinées dans les esprits. De plus, l'Église catholique jouait un rôle important dans la vie des femmes médiévales et influençait fortement leur rapport aux menstruations. Dans la société médiévale, les menstruations étaient souvent entourées de croyances et de superstitions. On pensait par exemple que les femmes menstruées étaient porteuses de mauvais sorts et que leur simple contact pouvait provoquer des maladies. Ces croyances étaient basées sur une méconnaissance scientifique et une interprétation erronée des phénomènes naturels.
En plus des croyances populaires, l'Église catholique avait une influence considérable sur la vie quotidienne des femmes médiévales, y compris la gestion des menstruations. Les femmes étaient également encouragées à se retirer dans une pièce spéciale pendant leurs menstruations, appelée la « chambre de retrait ».
Il est important de noter que, dans le passé, on avait moins ses règles, car il y avait plus de grossesses et d’allaitements.
Un sujet pas toujours tabou
Contrairement à une idée répandue, il n'y avait pas de tabou généralisé sur les règles au Moyen Âge. Les femmes d’une même famille ou communauté s’informaient principalement entre elles. Il leur arrivait même parfois d’en discuter avec des hommes ! À l’époque médiévale et moderne, on parle des règles car il s’agit d’un sujet crucial de santé qui intéresse toute la famille. Toutefois, c’est au XIXème siècle que les règles deviennent tabous, avec l’avènement de la bourgeoisie qui érige de nouveaux modèles sociaux, contribuant au passage sous silence progressif de ce processus naturel. La pudeur s’impose comme vertu féminine. Dans ce mouvement, on éloigne du regard des femmes tout ce qui est relatif au corps et à la sexualité, ce qui va les empêcher d’être informée sur ces sujets et de les évoquer.
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Méthodes de Gestion des Menstruations
Malgré ces contraintes sociales et religieuses, les femmes médiévales ont trouvé des moyens de gérer leurs menstruations. La question de l'hygiène personnelle pendant les menstruations était une préoccupation importante pour les femmes médiévales.
Matériaux Utilisés
Au Moyen Âge, les femmes utilisaient principalement des matériaux naturels pour absorber le flux menstruel. Les plus couramment utilisés étaient les chiffons, les morceaux de tissu, les mousselines ou encore la laine. Cependant, il est important de noter que ces matériaux étaient loin d'être aussi performants que les protections hygiéniques modernes.
Au-delà de ces méthodes d'absorption et de nettoyage, les femmes médiévales avaient également recours à d'autres pratiques pour gérer leurs menstruations. Par exemple, certaines utilisaient des ceintures spéciales pour maintenir en place les matériaux absorbants et éviter les mouvements inconfortables.
Lorsque Philippa a saigné pour la première fois, elle a taché sa chemise, mais pour la suite, sa mère lui confie un morceau de tissu. Cet objet est décrit précisément : pannum lineum blosetum et subtile. L’expression est si précise qu’elle contient même un mot occitan latinisé par Jacques Fournier ou par son scribe, qui ne connaissait visiblement pas d’équivalent latin. En effet, blosetum est un hapax en latin : il s’agit vraisemblablement de la latinisation de « bloset », mot occitan signifiant « d’une pureté agréable ». L’expression latine peut se traduire par « un tissu [ou “morceau de tissu”] en lin pur [ou “propre”] et fin ». Quoi qu’il en soit, il s’agit de la description la plus détaillée que nous ayons de ce qui pourrait s’apparenter à une protection menstruelle.
Avec des vêtements tels que des jupes ou des robes, les paysannes laissaient le sang s’écouler contre le corps. Les femmes de la bourgeoisie ou de la noblesse utilisaient des linges pour le recueillir, maintenus à l’aide de nœuds ou de crochets, en l’absence de culottes.
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Hygiène et Nettoyage
La propreté et l'hygiène personnelles étaient des préoccupations majeures pour les femmes médiévales pendant leurs menstruations. Par ailleurs, elles pouvaient également utiliser certaines herbes médicinales réputées pour leurs propriétés antiseptiques et astringentes.
Croyances et Superstitions
En outre, il existait des croyances et des superstitions entourant les menstruations au Moyen Âge. Certaines femmes pensaient que leurs règles étaient liées à des forces surnaturelles et qu'elles devaient prendre des précautions supplémentaires pour éviter les malheurs. Elles évitaient parfois de participer à certaines activités ou de toucher des objets sacrés pendant cette période.
Soulagement des Douleurs et Symptômes
En plus des méthodes d'hygiène, les femmes médiévales cherchaient également des moyens de soulager les douleurs et les symptômes associés aux menstruations.
Remèdes à Base de Plantes
Les femmes médiévales recouraient souvent aux plantes médicinales pour atténuer les douleurs liées aux menstruations. Ces remèdes à base de plantes étaient généralement préparés sous forme d'infusions ou de décoctions, puis ingérés pour soulager les crampes et les maux de ventre. À l’époque moderne (XVe-XVIIIe siècles), pour favoriser l’évacuation régulière de ce sang, les femmes appliquent des remèdes, des lavements par exemple, effectuent des exercices physiques ou prennent des plantes emménagogues [plantes médicinales censées régulariser le flux sanguin NDLR] comme la Rue des jardins, décrit l’historienne.
Autres Méthodes
Outre les plantes médicinales, d'autres méthodes étaient également utilisées pour soulager les douleurs menstruelles. En parallèle, la médecine du Moyen Âge était encore très influencée par les croyances et les superstitions. Certains médecins médiévaux pensaient que les menstruations étaient le résultat d'un déséquilibre des humeurs dans le corps de la femme. Ces croyances étaient basées sur une vision simpliste de la physiologie féminine et ne reflétaient pas les connaissances médicales actuelles.
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Il est intéressant de noter que les femmes médiévales n'avaient pas accès aux médicaments modernes tels que les analgésiques ou les anti-inflammatoires. En plus des remèdes à base de plantes, certaines femmes utilisaient également des techniques de relaxation et de méditation pour atténuer les douleurs menstruelles.
Impact sur la Vie Quotidienne
Les règles avaient un impact significatif sur la vie quotidienne des femmes médiévales. Pendant leurs menstruations, les femmes médiévales pouvaient être contraintes d'interrompre leur travail. Les règles étaient souvent associées à une moindre productivité, voire à une certaine incapacité. Les menstruations avaient également un impact sur la vie sociale des femmes médiévales.
Tabous, Mythes et Représentations Symboliques
Les menstruations étaient enveloppées de nombreux tabous et de mythes qui ont perduré pendant des siècles. Les menstruations étaient souvent entourées de peurs irrationnelles et d'interdictions strictes. Ces peurs ont renforcé la stigmatisation des menstruations et ont généré des restrictions qui limitaient la liberté des femmes dans leur vie quotidienne.
Les menstruations occupaient également une place symbolique dans la littérature et l'art du Moyen Âge. Ces représentations ont contribué à renforcer les stéréotypes négatifs sur les menstruations et à les perpétuer dans l'imaginaire collectif.
Visions féminines des menstrues dans l’Europe médiévale du XIIe au XVe siècle
Étudier les menstrues au Moyen Âge conduit à constater un paradoxe : alors que le phénomène concerne les femmes, les sources médiévales sont presque exclusivement des textes rédigés par des hommes. Quelques écrits médiévaux font cependant exception. Cet article passe en revue de rares et précieuses sources féminines produites entre le XIIe et le XVe siècle en Europe, issus de domaines divers (écrits médicaux, correspondances, archives judiciaires) et émanant de femmes aux statuts différents (religieuses, aristocrates ou prostituées).
Hildegarde de Bingen
Au XIIe siècle, Hildegarde de Bingen offre une vision multiple des menstrues. L’abbesse allemande du XIIe siècle Hildegarde de Bingen a laissé une production écrite abondante et variée, dont plusieurs ouvrages médicaux au sein desquels elle consacre de nombreux passages aux menstrues. Le ruisseau de la période menstruelle chez la femme est sa viridité génératrice et sa floridité, qui feuillissent dans sa descendance, parce que, de même que l’arbre, grâce à sa viridité, fleurit et feuillit, et porte des fruits, de même la femme, à partir de la viridité des ruisseaux du sang menstruel, transforme les fleurs et les feuilles en fruit de son ventre.
La métaphore florale n’est pas nouvelle. Le terme de flores (« fleurs ») et ses équivalents dans les langues vernaculaires pour désigner les menstrues sont courants. On les trouve dans des écrits variés (textes médicaux, procès, etc.) et c’est le terme qui était utilisé couramment par la population non lettrée. Hildegarde fait preuve d’originalité en filant cette métaphore, comparant le corps féminin entier à un organisme végétal. Elle compare implicitement le sang menstruel à la sève de l’arbre, seul comparant mélioratif, à ma connaissance, du sang menstruel dans la littérature médiévale, face aux nombreux comparants péjoratifs tirés des champs lexicaux du poison, du venin, de la corruption, etc. Cette vision positive va à l’encontre de la position dominante à l’époque d’Hildegarde.
Depuis Hippocrate, on expliquait les affections du corps et de l’esprit par des déséquilibres entre quatre humeurs. Hildegarde en fait comme les autres le catalogue, en traitant le cas des femmes et celui des hommes indépendamment. Dans la description des types de femmes ayant telle ou telle complexion, la menstruation tient une grande place : l’abbesse passe en revue pour chacune le débit du flux menstruel, la probabilité de rétention menstruelle et la gravité qu’elle peut entraîner ou encore la ménopause et les risques sanitaires liés à une ménopause précoce. Une observation aussi détaillée est unique dans les sources médiévales. Unique aussi est sa conception anatomique du crâne des femmes. D’après elle, il est fendu et il s’entrouvre légèrement lors de la menstruation, permettant au sang en surabondance de s’échapper.
Selon les médecins antiques et médiévaux, le sang menstruel pouvait circuler dans tout le corps et y provoquer des dérèglements : rien d’étonnant donc à ce qu’un afflux de sang menstruel se propage au crâne. En revanche, la théorie du crâne fendu est propre à Hildegarde. Cela lui permet d’expliquer la concomitance qu’une femme menstruée peut constater entre l’écoulement sanguin et des douleurs corporelles, en particulier à la tête. Elle n’est pas la seule dans la littérature médicale à mentionner des douleurs liées aux règles. Elle est en revanche la seule à le faire avec autant de précision et de détails, allant jusqu’à qualifier l’intensité de la douleur avec une comparaison genrée : l’homme blessé par le fer d’une arme. On peut supposer que l’identité féminine de l’autrice et l’entourage féminin au sein de son couvent ont joué un rôle.
Les menstrues apparaissent enfin dans de nombreuses recettes du Cause et Cure ou de la Physica, comme affection à réguler, mais aussi comme ingrédient, dans une recette contre la lèpre. Ces mentions sont étonnantes, car au Moyen Âge la lèpre était couramment expliquée par une relation sexuelle avec une femme ayant ses règles. Hildegarde dit elle‑même que le patient est devenu lépreux de libedine aut incontinentia (« à cause de son désir ou de son incontinence [sexuels] »), mais explique que « le sang menstruel comprime et détruit [la lèpre], comme un ennemi envers son ennemi, parce qu’elle est issue des diverses humeurs des femmes ».
Au-delà de ces célèbres ouvrages de médecine, nous avons les traces de cas où Hildegarde a été directement sollicitée par une femme ou une communauté de femmes pour un conseil.
Dans le Cause et Cure ainsi que dans la Physica, elle donne des conseils pratiques en cas de douleurs menstruelles, de flux bloqué ou au contraire - comme dans le cas de Sibylle - de flux excessif. Pour ce dernier, elle recommande de se couvrir les cuisses d’un linge imbibé d’eau froide et de se frotter d’ail cuit encore chaud, de boire du vin où aura infusé de la bétoine, de se masser les veines, de ne pas faire trop d’efforts, et de suivre un régime d’aliments mous et doux, sans amertume, ainsi que de vin et de cervoise.
Lors d’une autre consultation, c’est l’absence de mention des menstrues qui est intéressante. À la demande d’une communauté de bénédictines, Hildegarde a rédigé une Explanatio regulae sancti Benedicti. Ce texte comporte un passage sur les vêtements. Or rien de spécifique n’y est énoncé pour les femmes. Hildegarde n’y fait même pas allusion au fait que ses destinataires sont des femmes. Il est question d’une tunique de laine d’agneau et d’un cucullus (manteau à capuche). Les seules choses dont elle dit qu’il faut se prémunir sont le froid - d’où le vêtement en laine - et la sueur - il est question d’un mouchoir en lin pour l’éponger. Elle n’y parle pas des menstrues. Cela est surprenant puisqu’Hildegarde, on l’a vu, aborde sans réticence et dans des contextes variés ce sujet dans d’autres de ses ouvrages.
Héloïse
Héloïse, abbesse française du xiie siècle, a entretenu une correspondance avec Abélard, son ancien amant, après leur séparation. Dans la lettre VI, elle lui demande conseil sur la manière de diriger une communauté de femmes. Elle argue que la règle de saint Benoît, édictée à l’origine pour des hommes, n’est pas adaptée aux femmes. Elle reprend par exemple habilement les arguments séculaires des hommes sur la faible nature des femmes pour réclamer une ration supplémentaire de viande et de vin dans la semaine pour ses compagnes. La lettre avait commencé par des remarques concrètes concernant l’habillement. On y retrouve une description du vêtement religieux semblable à celle du texte d’Hildegarde, si ce n’est qu’Héloïse s’insurge contre l’incommodité de ces vêtements.
Pour désigner les règles, Héloïse emploie quatre mots : « les purgations menstruelles de leurs humeurs superflues » (humoris superflui menstruae purgationes). Aucun de ces quatre mots n’était employé avec réticence dans les textes médiévaux, au contraire ils y apparaissaient fréquemment ; mais jamais les quatre ensembles. Généralement, l’association de deux d’entre eux, voire la mention d’un seul, suffisait à exprimer l’idée des règles. Et encore plusieurs auteurs préféraient-ils recourir à une vague périphrase, comme « la nature des femmes », « ce dont les femmes souffrent », « la maladie secrète des femmes » ou une femme « mal disposée ». À ma connaissance, Héloïse est la seule des auteurs et autrices du Moyen Âge à être aussi explicite. Ce n’était pas par souci d’exactitude, vu que deux voire un seul de ces termes suffisaient à la compréhension.
La réponse de ce dernier confirme, en creux, la volonté d’insistance d’Héloïse. Lui, en effet, ne mentionne même pas les règles par un seul mot ni une seule périphrase. Il faut une lecture attentive des lettres VII et VIII, dans lesquelles il répond longuement et point par point aux interrogations de la lettre VI d’Héloïse, pour retrouver le passage dans lequel il aborde la question des vêtements.
Bien que plus timoré dans l’emploi des mots, Abélard a entendu et pris en compte les plaintes d’Héloïse. Sa réponse nous informe aussi sur la tenue considérée comme commode au xiie siècle pour une femme en période menstruelle. Une chemise de dessous (interula) évite le contact direct des tuniques (tunicae) ou vêtements de laine (laneae) avec la chair, que dénonçait Héloïse. Rien qui ressemblerait à une serviette menstruelle n’est mentionné : il est possible qu’Abélard en ait ignoré l’usage ou n’ait pas voulu en parler, il est possible aussi que les femmes ou certaines femmes de cette époque n’en aient pas utilisé. Quoi qu’il en fût, en période de perte menstruelle, une chemise de dessous souple et légère, moins irritante qu’une tunique de laine, plus facile peut-être à replier ou rouler entre les cuisses, y compris la nuit (puisqu’elles les « garderont toujours même pour dormir »), plus facile à laver et à sécher, était un gain d’hygiène indéniable.
Béatrice de Planissoles
Nous connaissons Béatrice de Planissoles par le registre d’inquisition constitué sur ordre de l’évêque Jacques Fournier entre 1313 et 1325, pour enquêter sur des cas d’hérésie dans le petit village pyrénéen de Montaillou et dans ses environs. Béatrice de Planissoles était la châtelaine de Montaillou, une femme de petite noblesse, proche des paysans et bergers. Elle a eu plusieurs aventures amoureuses. C’est un des seuls témoignages au Moyen Âge de la persistance de la libido après la ménopause. Comme on lui demandait si elle avait fait des maléfices ou si elle en avait enseigné ou si elle en avait appris de quelqu’un, elle répondit que non.
Plus loin, Béatrice est interrogée sur la présence dans ses affaires de linges tachés de sang.
Malgré la déformation de la déposition orale originale par le passage à l’écrit et au latin (Béatrice s’exprimait en occitan), la simplicité du ton et du vocabulaire, ainsi que l’évocation de faits qui ne sont jamais décrits ailleurs de cette manière, laissent supposer que les paroles de Béatrice ont été transmises avec une assez grande fidélité.
Enfin, Béatrice nous révèle une pratique attestée ailleurs : faire ingérer à un homme du sang menstruel pour provoquer ou conserver son amour.
Marion
À Paris, à la fin du XIVe siècle, le Registre criminel du Châtelet de Paris contient le compte-rendu d’un long procès qui s’est déroulé en 1390 contre plusieurs femmes accusées d’avoir ensorcelé des hommes. [Manon lui] enseigna que, pour estre plus enamourée de son dit ami Hainsselin, & aussi se ledit Hainsselin estoit plus enamouré d’elle qui parle, elle regardast le temps & heure que elle seroit en ses fleurs, desqueles fleurs elle retenist un pou, & d’icelles fleurs meist ou vin que elle & sondit ami buroyent ensemble, & qu’il en beust, & s’il avoit bien amé elle qui parle, encore le ameroit-il plus que paravant n’avoit fait.
La pratique est la même que celle évoquée par Béatrice, mais le contexte est bien différent : il ne s’agit pas de s’attirer l’amour d’un futur mari, mais d’un amant ; la femme concernée n’est pas une jeune vierge, mais une prostituée ; enfin, il est prévu que la femme boive aussi du breuvage, comme pour renforcer la magie, ou peut-être l’érotisation, de cette pratique. Dans le cas de Béatrice, la découverte de cette histoire était fortuite puisque liée à l’interrogation sur les tissus tachés de sang trouvés chez elle, et elle ne semble pas avoir pesé dans son accusation pour hérésie ; dans le cas de Marion, au contraire, c’est une circonstance aggravante dans…
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