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Maladies de peau courantes chez les nourrissons

La peau du bébé, fragile et immature, est souvent sujette à diverses affections. Ces troubles cutanés, qu'il s'agisse d'irritations, d'infections ou d'allergies, sont généralement transitoires et bénins, mais peuvent être une source d'inconfort pour les enfants et d'inquiétude pour les parents. En effet, la peau du bébé est plus fine, moins protectrice et plus perméable que celle d'un adulte, ce qui la rend plus sensible aux agressions extérieures. Cet article vise à informer les parents sur les maladies de peau les plus courantes chez les nourrissons, leurs causes, leurs symptômes et les moyens de les prévenir et de les traiter.

Affections cutanées courantes chez le nourrisson

De nombreuses maladies des enfants s’accompagnent de rougeurs, de démangeaisons ou d’éruptions cutanées. Les principaux symptômes observés en dermatologie pédiatrique sont les rougeurs (allergies ou irritations), les démangeaisons (dermatite atopique ou eczéma), les éruptions cutanées (varicelle ou roséole) et les cloques (infections bactériennes sévères ou allergies graves). Face à des infections récurrentes, une maladie sous-jacente doit être recherchée.

Érythème fessier

L'érythème fessier, également connu sous le nom de dermite du siège, est une affection cutanée très fréquente chez les nourrissons, touchant environ huit bébés sur dix. Il se manifeste par des plaques rouges sur les fesses et l’intérieur des cuisses. Bien que bénin, il peut provoquer des démangeaisons et des douleurs désagréables pour le bébé.

Causes : L'érythème fessier est principalement dû à un dessèchement de la peau, souvent causé par les frottements des couches. Il peut également se développer en réponse à une allergie à un composé présent dans les produits appliqués au niveau du siège (crèmes, savons, lingettes). Les troubles digestifs ou urinaires peuvent également aggraver l'irritation en augmentant l'activité des enzymes fécales, qui endommagent l'épiderme. Le contact avec certaines substances agressives contenues dans les urines et les selles (ammoniac) ainsi que le milieu humide et chaud favorisé par la couche est souvent à l’origine de ce phénomène. Il est aggravé par le frottement de la couche, en période de poussées dentaires et au cours des épisodes de diarrhées. Une réaction allergique aux produits nettoyants (lingettes) ou aux couches doit être évoquée si les rougeurs persistent ou récidivent. Si les lésions deviennent jaunâtres et sanglantes, une infection bactérienne ou fongique (par un champignon) doit être suspectée.

Prévention et soulagement : Une bonne hygiène est essentielle pour prévenir et éviter l'aggravation de l'érythème fessier. Il est recommandé d'opter pour des produits de toilette doux, sans alcool, huiles essentielles ni parfums. Nettoyer la zone de l’avant vers l’arrière et sécher en tapotant légèrement pour éviter d’irriter l’épiderme. Il est tout d'abord recommandé de changer régulièrement la couche afin d’éviter la macération, et de laisser autant que possible le bébé avec les fesses nues. Un produit de toilette bébé certifié bio (savon surgras par exemple), et un rinçage à l’eau permettent de débarrasser la peau des agents irritants. Pour protéger la peau et l’isoler de l’humidité et de l’urine, des produits change bébé certifiés bio doivent être appliqués en couche épaisse. Changer fréquemment votre bébé en veillant à ne pas trop serrer les couches. Dans les formes plus importantes, une pommade à la cortisone (dermocorticoïde) sera prescrite par le médecin.

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Croûtes de lait

La dermatite séborrhéique du nourrisson, communément appelée croûtes de lait, se manifeste par des plaques croûteuses de couleur blanche à jaune, parfois entourées de rougeurs, principalement sur le cuir chevelu. Elles sont généralement observées chez les bébés âgés de moins de six mois. Parfois, des croûtes de lait peuvent être présentes au niveau des plis des bras et des fesses. En règle générale, ces croûtes s'assèchent en quelques jours pour former des squames qui se détachent naturellement.

Causes : Les croûtes de lait sont le résultat d’une accumulation de cellules mortes à la surface de la peau, suite à un excès de production de sébum par les glandes sébacées. Cet environnement riche en sébum favorise ensuite le développement de la levure Malassezia furfur, qui transforme certains acides gras en acides gras irritants, entraînant une desquamation anormale. Il semblerait que la dermatite séborrhéique soit due à une certaine prédisposition génétique.

Prévention et traitement : Le maintien d'une bonne hygiène du nourrisson est primordial. L'utilisation de soins doux, adaptés à son cuir chevelu, aide à limiter la formation des plaques. Si ces dernières sont déjà installées, il est possible d'y appliquer de la vaseline afin de ramollir les croûtes et de favoriser leur élimination naturelle dans le bain. Elles devraient alors tomber dans les jours qui suivent.

Acné infantile

L'acné infantile se manifeste par des boutons rouges et des points blancs sur le visage, souvent localisés au niveau des joues, du front et du cuir chevelu. Environ 80% des enfants touchés par l'acné infantile sont des garçons. L’acné néonatale se manifeste par des petites bosses rouges ou blanches sur le visage. Elle est généralement induite par les hormones maternelles.

Traitement : Si ce n'est pas le cas, le traitement de cette affection est le même que celui de l'acné adulte, à savoir l'application topique de crèmes à base de rétinoïdes (trétinoïne, adapalène…) ou de peroxyde de benzoyle et la prise orale d'érythromycine, un antibiotique.

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Eczéma atopique

L’eczéma chez les enfants se manifeste par la formation de plaques rouges sur la peau, suivies de squames et de croûtes accompagnées de démangeaisons. Les plaques rouges toucheront également le visage, le cuir chevelu, les mains, les bras, les pieds et les jambes. L’eczéma atopique peut apparaître dès les premiers mois de vie d'un nourrisson. Il est souvent lié à un problème d'allergie alimentaire. La dermatite atopique résulte d’un phénomène allergique associé à des anomalies de la structure cutanée. Une allergie alimentaire doit être évoquée lorsque les signes cliniques surviennent après le repas du bébé. Des tests allergologiques sont conseillés afin de déterminer l’allergène en cause. La dermatite atopique se traduit par des plaques rouges, gonflées (oedémateuses) associées à des démangeaisons. Chez le bébé, ces symptômes sont localisés au niveau des convexités, c’est-à-dire des joues, du front et du menton.

Causes : La dermatite atopique est liée à un manque de capacité de la peau du nourrisson à se défendre contre son environnement et a bien souvent une origine génétique. Elle est due à un dysfonctionnement de la barrière cutanée qui se traduit par un déficit de sébum, de lipides et d'autres molécules essentielles à l'intégrité de la couche cornée de la peau. Cette altération de la barrière épidermique rend la peau plus vulnérable aux irritants et aux allergènes environnementaux, susceptibles de provoquer des réactions inflammatoires. Une dermatite atopique est caractérisée par une barrière cutanée altérée.

Apaisement : Le premier réflexe à avoir en cas de dermatite atopique est de consulter un médecin afin qu'il puisse prescrire des soins adaptés qui soulageront votre enfant. Selon la gravité de l'eczéma, il vous conseillera d’utiliser une lotion, une crème ou un onguent émollient, parfois associé à un dermocorticoïde à faible teneur. Utilisés de façon régulière en suivant les recommandations du professionnel de santé, ces soins permettent de diminuer les rougeurs et d'apaiser les démangeaisons. L’hydratation de la peau avec des crèmes émollientes ou des huiles de bain constitue la base du traitement d’entretien. En cas de poussées, le médecin prescrit une crème anti-inflammatoire à base de corticoïdes, et des antihistaminiques pour réduire les démangeaisons. Dans 80 % des cas, l’évolution est positive et l’eczéma atopique disparaît quand l’enfant grandit. Un bain court peut être donné tous les jours, en utilisant un pain surgras ou mieux un syndet.

Varicelle

La varicelle est une maladie éruptive commune de l’enfance, considérée comme bénigne, qui touche environ 90% des enfants. Très contagieuse, elle se caractérise par une fièvre modérée jusqu'à 38 °C, des maux de tête, des boutons rouges remplis d'un liquide clair et un intense prurit. Les lésions apparaissent généralement d'abord sur le tronc avant de couvrir progressivement le reste du corps. Les paumes des mains et les pieds sont généralement épargnés. La varicelle est certainement la maladie infantile virale la plus contagieuse et la plus fréquente. La varicelle est une maladie virale très contagieuse. Fréquente et généralement bénigne chez l’enfant, cette infection est grave voire mortelle chez le nouveau-né. Des complications, notamment neurologiques et respiratoires, sont à redouter chez les nourrissons de moins d’un an et chez l’adulte. Les symptômes sont caractéristiques, avec de la fièvre et l’apparition de boutons rouge, ronds et remplis de liquide clair sur tout le corps. Les démangeaisons sont plus ou moins intenses.

Traitement : La varicelle étant une maladie virale, l'administration d'antibiotiques est inutile, sauf en cas de surinfection bactérienne. Seuls des antihistaminiques en cas de grattage et l'application d'une solution antiseptique peuvent être prescrits. Le traitement général à base de paracétamol vise à faire tomber la fièvre. Attention, l’utilisation d’aspirine et d’ibuprofène est contre-indiquée en cas de varicelle. Des antihistaminiques sont prescrits pour réduire les démangeaisons. Sur les boutons, une solution antiseptique doit être appliquée pour éviter une surinfection bactérienne. Dans la grande majorité des cas, la varicelle guérit en 10 à 12 jours même lorsque les boutons de varicelle sont très nombreux. Les boutons se transforment progressivement en croûtes au cours de la maladie et tombent spontanément. Si l'enfant ne s'est pas gratté, ils ne laissent aucune cicatrice. La varicelle offre presque systématiquement une immunité permanente : on ne peut l'attraper qu'une fois dans sa vie, sauf à de rares exceptions.

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Important : Si la varicelle est généralement bénigne chez les enfants, elle peut être grave lorsqu'elle est contractée une fois adulte et entraîner des difficultés respiratoires. Les médecins recommandent ainsi aux personnes n'ayant pas été atteintes par la varicelle dans l'enfance de se faire vacciner. Cette vaccination est possible dès l'âge de 12 ans.

Roséole

La roséole est une autre maladie virale bénigne commune chez les enfants. Elle se manifeste par une très forte fièvre, de survenue brutale, suivie par une éruption cutanée brève. Cette dernière est qualifiée d'exanthème subit et se situe majoritairement au niveau du thorax et sur le visage, ne touchant que rarement les bras et les jambes. Les boutons disparaissent d'eux-mêmes en 12 à 24 heures et ne démangent pas, contrairement à ceux provoqués par la varicelle. Dans plus de 90% des cas, la roséole infantile survient avant l'âge de deux ans, avec un pic d'apparition compris entre 7 et 13 mois. Ou exanthème subit. Début brutal par une forte fièvre suivie d’une brève éruption rose pâle typique.

Traitement : La guérison de la roséole est spontanée en une dizaine de jours et ne requiert pas l'administration d'antibiotiques, la maladie étant d'origine virale. Pour soulager l'enfant, le médecin prescrit généralement un médicament antipyrétique, ayant pour but de faire tomber la fièvre. L'utilisation de paracétamol est souvent privilégiée, cette substance étant l'une des seules autorisées chez les enfants de moins de trois ans.

Dermatophytose

La dermatophytose, communément appelée teigne, est une infection fongique de la peau causée par les champignons dermatophytes Trichophyton et Microsporum. Les symptômes les plus courants chez les enfants comprennent des plaques rouges et squameuses sur le cuir chevelu, les pieds et les ongles. Ces plaques peuvent être accompagnées de démangeaisons, voire de sensations de brûlure ou de douleurs.

Causes : Les causes de la dermatophytose chez les enfants sont principalement liées au contact direct avec des personnes infectées ou des objets contaminés tels que des peignes et des serviettes ou avec des animaux. Les champignons responsables de la teigne se développant surtout dans des environnements chauds et humides, il est recommandé de changer régulièrement ses serviettes de bain pour prévenir les contaminations.

Traitement : Le traitement de la dermatophytose chez les enfants repose généralement sur l'application topique de crèmes antifongiques telles que la terbinafine ou l’itraconazole. Si la teigne persiste, des antifongiques par voie orale peuvent être utilisés. Il est également important de prendre des mesures d'hygiène strictes pour prévenir la propagation de l'infection au reste de la maisonnée, telles que le lavage fréquent des mains, le nettoyage des objets personnels et le traitement des animaux domestiques infectés le cas échéant. La dermatophytose guérit généralement en trois à quatre semaines.

Gale

La gale est une infection de la peau causée par un acarien microscopique de la famille des Sarcoptes. Cette infection parasitaire est caractérisée par des démangeaisons intenses, principalement nocturnes, et des lésions cutanées. Chez les enfants, les symptômes de la gale peuvent inclure des éruptions cutanées sous forme de petits boutons rouges ou de vésicules, ainsi que des croûtes et des nodules dans les cas avancés, principalement au niveau des plis de la peau et des doigts.

Transmission : La gale est principalement transmise par un contact direct avec une personne infectée, bien que le partage de vêtements, de literie ou d'autres objets personnels puisse également contribuer à la propagation de l'infection.

Traitement : Il est essentiel de consulter un médecin dès la survenue des premiers symptômes pour qu'il puisse prescrire des médicaments antiparasitaires comme la perméthrine ou l'ivermectine. En parallèle des traitements médicamenteux, il est important de laver soigneusement à 60°C tous les vêtements et la literie de votre enfant pour éviter la propagation de la gale et une surinfestation ultérieure. Il faut généralement compter deux semaines pour éliminer la gale.

Impétigo

L'impétigo est une infection bactérienne de la peau. La bactérie responsable de l'impétigo est un staphylocoque doré et/ou un streptocoque. Notons qu'en France, on estime que 90 % des impétigos sont dus au staphylocoque doré. Cette affection cutanée est fréquente chez les enfants de deux à cinq ans et est très contagieuse. L'impétigo survient généralement suite à l'infection d'une inflammation pré-existante, la transmission de la bactérie se faisant suite à un contact avec des lésions. L'impétigo est une infection bactérienne de la peau qui survient généralement chez les enfants âgés de moins de cinq ans, mais qui peut également affecter des adultes.

Types : L'impétigo peut apparaître sous deux formes : croûteux ou bulleux. L'impétigo croûteux se caractérise par des croûtes de couleur jaune entourées d'une auréole rouge inflammatoire et ne s'accompagne pas de fièvre. Si l'impétigo est léger, un traitement local antibiotique par application de mupirocine deux fois par jour pendant cinq jours permet d'obtenir sa guérison complète. En cas de maladie sévère, un traitement antibiotique oral à visée anti-staphylococcique et anti-streptococcique est nécessaire (amoxicilline ou céfadroxil).L'impétigo bulleux se manifeste quant à lui par des bulles molles et transparentes, entourées d'un halo rouge. Elles persistent pendant deux à trois jours avant de se rompre. Cette affection peut être accompagnée par de la fièvre, une diarrhée et une grande fatigue. L'impétigo bulleux nécessite systématiquement un traitement oral antibiotique de type amoxicilline ou céfadroxil. L'impétigo est une infection cutanée la plus fréquente de l’enfant, est provoquée par un staphylocoque ou un streptocoque; elle commence par de petites plaques rouges - disséminées initialement souvent autour du nez et de la bouche, sur lesquelles se forment des vésicules (cloques minuscules remplies d’un liquide clair) qui évoluent en croûtes couleur de miel. Cette éruption d’origine bactérienne, très contagieuse (l’éviction scolaire est préconisée) peut s’accompagner parfois d’une fièvre modérée. Le médecin prescrit dans un premier temps une crème antibiotique pour les formes localisées (classiquement moins de 5 lésions).

Milium

Parmi les affections cutanées courantes chez l'enfant, on retrouve également le milium. Il se caractérise par l'apparition de petits boutons blancs à jaunâtres, principalement localisés au niveau du front, du nez et des joues. Ces petites bosses sont le résultat de l'accumulation de kératine, une protéine fibreuse naturellement présente dans l'épiderme, dans les follicules pileux ou les glandes sébacées de la peau. Contrairement à l'acné, le milium n'est pas associé à une inflammation ou à une obstruction des pores.

Évolution : Non-contagieux et bénins, les grains de milium disparaissent graduellement d'eux-mêmes sans nécessiter de traitement après quelques semaines. Pour faciliter la guérison, il est recommandé de laver très délicatement les parties du visage de votre enfant qui sont atteintes, en prenant garde à ne pas percer les boutons. Ce faisant, votre enfant évitera de garder des cicatrices de cette affection. Pour le séchage, procédez par tapotements à l'aide d'une serviette douce.

Autres affections cutanées

Outre les affections mentionnées ci-dessus, d'autres problèmes de peau peuvent survenir chez les nourrissons, tels que :

  • Acné néonatale : Petites bosses rouges ou blanches sur le visage induites par les hormones maternelles.
  • Érythème toxique : Dermatose apparaissant dès la première semaine de vie, se manifestant par des maculo-papules érythémateuses mal limitées au tronc, surmontées parfois de pustules aseptiques.
  • Pustulose mélanique transitoire : Dermatose proche de l'érythème toxique, plus fréquente chez les nouveau-nés de phototype foncé, survenant dès la naissance.
  • Urticaire : Il s’agit d’une éruption qui ressemble à des piqûres d’orties (d’où son nom) provoquant des démangeaisons. Cette éruption évolue rapidement d’une heure à l’autre. Elle peut être limitée ou atteindre une grande partie de la surface corporelle. Les causes sont multiples : médicaments, piqûres d’insectes, aliments comme le lait, les œufs ou les fruits secs… mais le plus souvent la cause reste inconnue.
  • Hémangiome infantile : L’hémangiome infantile se caractérise par l’apparition d’une tâche ou « boule » rouge sur la peau à n’importe quel endroit (visage ou ailleurs) de bébé. Il est causé par un développement anormal de vaisseaux sanguins. Apparaissant lors des premières semaines de vie de bébé, l’hémangiome se résorbe généralement seul et disparait avec le temps. Cependant, certains cas particuliers (notamment une localisation au niveau du visage) peuvent nécessiter une prise en charge plus poussée et une consultation spécialisée auprès d’un dermatologue.

Diagnostic et traitement

Le diagnostic des affections cutanées chez les nourrissons repose sur un examen clinique minutieux de la peau, du cuir chevelu, des phanères et des muqueuses, à la recherche des lésions. L’examen clinique consiste en l’inspection minutieuse de la peau, du cuir chevelu, des phanères et des muqueuses, à la recherche des lésions. Cet examen visuel permet d’identifier leur morphologie (macules, papules, vésicules), leur localisation et leur distribution. L’anamnèse de l’enfant doit être complète, comporter les symptômes cutanés, les symptômes associés (fièvre, douleurs), et l’historique familial (atopie, maladies auto-immunes). Certains tests complémentaires peuvent être nécessaires, tels que des prélèvements cutanés, des tests cutanés allergologiques, une biopsie ou des analyses sanguines. Prélèvements cutanés par grattage en cas d’infections bactériennes ou mycosiques + mise en culture. Tests cutanés pour déterminer l’allergie présumée responsable de l’éruption cutanée. Biopsie pour écarter ou confirmer un cancer de la peau. Lumière de Wood pour détecter les infections mycosiques et bactériennes ou les troubles de la pigmentation comme le vitiligo. Test de Tzanck, utile en cas d’affections virales (herpès, zona). Diascopie pour observer les éventuelles modifications de couleur des lésions, comme dans la sarcoïdose où les lésions deviennent brun-jaunâtre à la pression. Analyses sanguines si une maladie systémique est suspectée.

Le traitement doit être adapté à la lésion observée et à la maladie en cause : il est soit local, c’est à dire topique ; soit de fond, c’est à dire systémique. Son efficacité doit être réévaluée. Les traitements peuvent être prescrits sous différentes formes : pommade, crème, onguent, préparation magistrale, lotion… Il est aussi possible d’opter pour la voie orale : par exemple, l’acné peut nécessiter un traitement de fond. Les prescriptions médicamenteuses et leurs dosages sont adaptés à l’âge de l’enfant, plus particulièrement lorsque l’on a recours aux médicaments systémiques. Certaines lésions nécessitent une prise en charge plus spécifique comme la cryothérapie, le laser, la photothérapie ou encore la biopsie-exérèse.

Classiquement, on recommandera :

  • Soins locaux : Nettoyage doux avec des produits adaptés (sans savon ni parfum, pH neutre). Crèmes hydratantes pour les peaux atopiques. Crèmes barrières pour prévenir les irritations (érythème fessier). Un bain court peut être donné tous les jours, en utilisant un pain surgras ou mieux un syndet.
  • Médicaments topiques : Corticoïdes pour l’eczéma ou les inflammations sévères. Antibiotiques locaux pour les infections bactériennes. Antifongiques pour les infections mycosiques.
  • Médicaments systémiques : Antihistaminiques pour l’urticaire ou les allergies. Antiviraux pour les cas graves (varicelle chez un enfant immunodéprimé). Antibiotiques oraux pour les infections bactériennes étendues.

Prévention

La prévention des affections cutanées chez les nourrissons repose sur le respect des règles d’hygiène de base, comme le lavage régulier des mains et l’évitement des contacts avec des personnes infectées. La vaccination est également importante pour prévenir certaines maladies éruptives virales, comme la rougeole, la rubéole ou les oreillons. Le respect des règles d’hygiène de base : lavage régulier des mains, éviter les contacts avec des personnes infectées. La vaccination : certaines maladies éruptives virales, comme la rougeole, la rubéole ou les oreillons, sont évitables par la vaccination.

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