La conception d'un enfant est un parcours parfois long, difficile et semé d'embûches. De nombreux couples doivent patienter des mois, voire des années avant de débuter cette magnifique aventure qu'est la parentalité. Parmi toutes les méthodes proposées pour y remédier, le yoga de la fertilité, ou fertility yoga, propose une nouvelle approche en s'attaquant en priorité au stress. Le yoga est une solution que l'on peut envisager dès les premiers essais si l'on souhaite augmenter ses chances de concevoir, ou lorsque des problèmes de fertilité sont avérés. Le yoga, à travers des Asanas spécifiques et la relaxation, peut aider les femmes à mieux préparer leur corps à accueillir cette grossesse.
Le Yoga : une solution pour les problèmes de fertilité
Ici on se pose, on prend le temps « d’être » sans « faire ». Vous avez sûrement déjà entendu parler du Yoga, peut-être même que vous le pratiquer. Le yoga est un exercice qui peut réellement aider les femmes sur le chemin de la fécondité. Yoga signifie « union », ou bien est traduit littéralement pour signifier « jaune d’œuf ». Le yoga n’a pas son pareil pour aider les femmes à calmer leur stress en leur donnant un espace où elles peuvent librement relâcher les tensions qui accompagnent un parcours de fertilité. Le yoga est une discipline à la fois sportive et relaxante, qui présente de nombreux intérêts pour la fertilité. Si vous souhaitez optimiser vos chances de concevoir un enfant rapidement, le yoga est fait pour vous ! Il en est de même si vous souhaitez accompagner sereinement vos démarches de procréation médicalement assistée. Et vous, avez-vous déjà pratiqué le fertility yoga ? Vous a-t-il aidé à concevoir votre enfant ? Avez-vous continué le yoga durant votre grossesse ?
Les bienfaits du Yoga sur la fertilité
Le yoga est connu depuis des milliers d’années. Yoga. Le mot évoque grande souplesse et maintien de positions impossibles. Si vous êtes inscrite sur Instagram, vous savez que ces positions sont généralement accompagnées d’éclatants couchers de soleil, de formations géologiques surprenantes et de plages immaculées. Le yoga est constamment associé à la souplesse et à la minceur. Pourtant, sa force va bien au-delà de la beauté de ses positions et des individus branchés qui en font la promotion : c’est la porte d’entrée vers une santé et une vitalité pérennes, et sa pratique convient à tous, quelle que soit sa corpulence, son aptitude physique ou son âge. Le yoga est un outil de résilience. C’est un apprentissage et un accompagnement dans la connexion à son propre corps.
Les femmes qui pratiquent le fertility yoga deux à trois fois par semaine voient leurs chances de grossesse augmenter de près de 32 %. Considérable, n’est-ce pas ? Il existe un véritable lien entre le stress et les difficultés à concevoir un enfant. Plus exactement, le stress aggrave les dysfonctionnements de l’ovulation, qui sont la principale cause de l’infertilité féminine. Lorsque nous sommes stressées, notre corps produit du cortisol, une hormone qui interfère avec les hormones reproductrices à l’origine de l’ovulation. Le yoga est une discipline relaxante, qui agit directement sur le stress et ses effets néfastes sur l’organisme. Bien sûr, il faut aussi identifier les causes de stress et les éliminer autant que possible. Mais il est aussi important d’aider notre corps à éliminer le cortisol et à en réduire drastiquement la production.
Le yoga aide à stimuler le système immunitaire et les défenses naturelles de l’organisme. Grâce à ses effets sur l’organisme, cette discipline nous aide à produire plus de globules blancs, qui interviennent contre les agressions extérieures. D’autre part, beaucoup de problèmes d’infertilité sont liés à des blocages et à une mauvaise circulation sanguine. Bon nombre de postures de yoga contribuent à améliorer la circulation sanguine et à faciliter l’afflux sanguin vers les organes reproducteurs. Certaines postures de yoga favorisent l’afflux sanguin vers les ovaires et leur offrent plus d’oxygène et de nutriments essentiels. Ceux-ci sont plus sains, et débarrassés des toxines qui peuvent s’accumuler dans les organes. D’ailleurs, le yoga contribue à éliminer les toxines accumulées et à détoxifier l’organisme dans son intégralité.
Lire aussi: Exercices de yoga pour bébé
Fertility Yoga : une approche adaptée au cycle féminin
Le yoga de la fertilité est enseigné depuis 30 ans aux USA et depuis quelques années en France. C’est une variante du Hatha-Yoga. Il mêle une respiration basse et des positions différentes suivant le cycle de la femme. Cela active le système nerveux parasympathique, ce qui contribue à baisser le niveau de stress et à réguler les niveaux hormonaux. Le yoga de la fertilité s’axe autour de deux priorités : réduire le stress et rééquilibrer le système hormonal. Les séances se déroulent en trois étapes successives. Ensuite, viennent des postures visant à stimuler la zone du bassin. La séance s’achève sur un temps de méditation favorisant l’apaisement mental et le lâcher-prise. Le yoga de la fertilité s’adapte aux phases du cycle féminin. En début de cycle, avant l’ovulation, les exercices visent à renforcer la mobilité du bassin.
« Le yoga se pratique en tout petit groupe de femmes (entre 8 et 10) ayant les mêmes problématiques, dans un climat de bienveillance », assure la spécialiste. Aux Etats-Unis, où le fertility yoga est plus développé qu’en France, il est souvent pratiqué trois mois avant une FIV pour optimiser ses effets. Globalement, les professionnels de santé, les gynécologues et obstétriciens en particulier, accueillent plutôt favorablement cette nouvelle méthode de yoga. En France, c’est Charlotte Muller qui est à l’origine de la diffusion du yoga de la fertilité. Cette ancienne avocate d’affaires a quitté son métier pour se consacrer à cette pratique. Aujourd’hui mère d’une petite fille, la jeune femme a elle-même été confrontée à un problème de fertilité dû au syndrome des ovaires polykystiques, qui est, rappelons-le, une des principales causes d’infertilité. S’ensuivent plusieurs formations aux Etats-Unis, en Australie et au Canada. En appliquant les principes du yoga de la fertilité, elle parvient enfin à concrétiser son désir de maternité. Aujourd’hui, elle partage son expérience auprès de femmes confrontées comme elle à des difficultés de procréation, en dispensant des cours et en organisant des retraites.
Le yoga, très yin et féminin, allonge les muscles et renforce les bases, tandis que le Qi Gong est très yang, masculin et lumineux. Il exalte l’énergie de la force vitale à parcourir le corps et nourrit les organes et les différents systèmes du corps humain. Il soigne et équilibre le système nerveux, le système digestif et le système reproducteur. Le yoga qui implique et favorise la fertilité est naturellement idéal pour les femmes qui tentent de concevoir. Le Yin Yoga est aussi très bon pour la fertilité. Mieux vaut éviter les formes trop dynamiques comme le Bikram. Investir dans des cours ou des DVD de yoga spécialement conçus pour améliorer la fertilité est une bonne idée. Ils comportent des exercices destinés à améliorer la respiration, l’endurance, la tonicité, la circulation sanguine et la relaxation, tout en offrant des bienfaits supplémentaires, comme de mieux dessiner la silhouette et une meilleure conscience de son corps et de son alimentation. Les cours de yoga ne doivent pas représenter une pression supplémentaire qui met en jeu ses performances, mais être envisagé comme un moment où on peut mettre de côté ses peurs et ses angoisses, et se concentrer sur soi-même.
Les postures de Yoga à privilégier
Voici une liste non exhaustive des meilleures postures de yoga pour booster sa fertilité et augmenter ses chances de concevoir un enfant rapidement. Elles rassemblent tous les bienfaits cités dans le point précédent. Cette liste comprend des postures qui impliquent de vous pencher en avant. Ce sont des asanas réparateurs.
- La posture du chat (Marjariasana) : pour réaliser la posture du chat (Marjariasana), il faut vous mettre à quatre pattes, et prendre soin de bien ancrer vos mains au sol. Vos bras restent verticaux, tout comme vos cuisses. En inspirant lentement et profondément, rentrez votre dos et tirez vos épaules en arrière. Le tout, en regardant vers le ciel. L’objectif est de vous cambrer au maximum. Ensuite, en expirant, baissez votre tête et regardez en direction de votre ventre. Arrondissez le dos, comme le ferait un chat. Cette posture va vous aider à relâcher les tensions du cou, des épaules et de la colonne vertébrale.
- La posture du pont (Setu Bandha Sarvangasana) : la posture du pont, appelée Setu Bandha Sarvangasana, va stimuler l’afflux sanguin vers les ovaires et l’utérus, mais aussi la production hormonale. Pour la réaliser, vous devez vous coucher sur le dos et plier les genoux afin de rapprocher au maximum vos pieds de vos fesses. Ensuite, inspirez profondément. Puis, sur l’expiration, vous allez soulever vos fesses. Vos pieds et vos cuisses sont parallèles (approximativement). Vous pouvez déposer vos bras sur le côté pour renforcer votre équilibre, ou joindre vos mains sous votre corps.
- La posture de l’angle ouvert (Upavistha Konasana) : la posture de l’angle ouvert (Upavistha Konasana) assouplit le bassin et favorise la circulation sanguine dans l’appareil reproducteur de la femme. Cette posture est très simple à réaliser. Elle consiste à s’asseoir sur le sol, et à écarter les jambes de manière à créer un angle de 90° environ (angle droit). Posez les mains entre vos jambes, et pointez les orteils vers le haut. Ensuite, avancez les mains progressivement, jusqu’à ressentir un étirement dans les jambes ainsi que dans le dos. Votre colonne et vos jambes sont idéalement étirées.
- Vicariat Karani (posture des jambes au mur) : Vicariat Karani (posture des jambes au mur) est l’une des postures de fertility yoga à essayer. Après un rapport sexuel, asseyez-vous face à un mur. Déposez votre dos au sol, et étendez les jambes vers le ciel, directement contre le ciel. Vous pouvez aussi réaliser cette posture sans mur, sur place. Dans ce cas, vous adoptez la posture de l’équerre, ou Uttanpadasana. Étendez les bras sur les côtés, en positionnant vos paumes vers le haut. Fermez les yeux, et respirez profondément durant dix respirations complètes avant de relâcher.
- Bhujangasana (posture du cobra) : cette posture de flexion arrière permet d’étirer les hanches et de fléchir la colonne vertébrale. C’est l’une des meilleures postures pour améliorer la fertilité, puisqu’elle optimise la circulation sanguine vers l’appareil reproducteur. Pour réaliser Bhujangasana, allongez-vous sur le ventre. Posez vos mains au sol, paumes contre terre. Vos pieds, eux, reposent sur le coup de pied. Inspirez et expirez profondément, lentement. Soulevez votre torse sur l’expiration.
- Supta Baddha Konasana (posture du papillon) : Supta Baddha Konasana, que l’on appelle communément la posture du papillon, est une posture recommandée contre les douleurs lombaires et pour régler les problèmes de menstruation. Pour la réaliser, il faut s’allonger sur le dos en calant un oreiller sous les lombaires. Sur une expiration, on rassemble les pieds l’un contre l’autre, et on écarte les genoux de chaque côté.
- Uttanasana (posture de la pince debout) : la position de la pince debout (Uttanasana) est l’une des postures de yoga que l’on pratique pour améliorer la fertilité. Le départ se fait en position debout, avec les pieds ancrés dans le sol. Ensuite, pensez-vous progressivement vers le sol, tout en tendant les bras vers celui-ci. Il faut toucher le sol et vos chevilles. Vos genoux et votre poitrine doivent être collés. Dans cette position, conservez le dos bien droit et maintenez votre bassin vers l’arrière. Comptez plusieurs respirations lentes et complètes. Étirez vos jambes sur les expirations.
- Supta Baddha Konasana (posture de la déesse inclinée) : la posture de la déesse inclinée (Supta Baddha Konasana) soulage les inconforts physiques qui surviennent généralement lors des processus de fécondation in vitro, comme les coliques menstruelles ou le stress. Pour commencer, allongez-vous sur une surface confortable. Vous pouvez soutenir votre cou et votre dos à l’aide d’un oreiller. Ensuite, fixez vos plantes de pieds dans le sol et fléchissez les genoux avant de les laisser tomber sur les côtés. Idéalement, cette posture est à maintenir une dizaine de minutes. Conservez une respiration lente et profonde durant ce laps de temps, et essayez de faire le vide dans votre esprit.
- Trakata (posture de la bougie) : la posture de la bougie (Trakata) stimule la glande thyroïde, l’une des glandes hormonales de la femme. Son dysfonctionnement peut donc être une cause de difficulté à concevoir, ou d’infertilité. Commencez cette posture allongée sur le sol, les bras le long du corps avec les paumes vers le ciel et les jambes tendues. Ensuite, vous allez devoir lever les jambes afin de former un angle de 90 ° environ. À l’aide de vos mains, soutenez vos hanches pour réaliser cette posture, qu’il faudra maintenir environ une minute et demie. Enfin, baissez doucement les jambes, jusqu’à ce que vous déposiez votre corps sur le sol.
- Salamba Sirsasana (posture sur la tête) : la posture sur la tête (Salamba Sirsasana) présente de nombreux intérêts, comme celui d’apporter plus d’oxygène au cerveau. Dans le cadre du yoga fertility, on retient de cette posture qu’elle booste la glande de la thyroïde et qu’elle apaise les tensions. Elle nécessite néanmoins un minimum d’équilibre et de force pour être correctement réalisée (attention à vos cervicales : faites-vous aider si vous débutez dans la pratique du yoga).Pour réaliser cette posture complexe, il faut entrecroiser les doigts et poser votre avant-bras sur le sol. Déposez le sommet de votre tête entre vos doigts. Attention, il faut bien cibler le milieu du crâne, et non pas l’avant ou l’arrière de la tête. Le sommet du crâne correspond donc à sa partie la plus bombée. Ensuite, approchez vos pieds de votre tête jusqu’à ce que ceux-ci décollent lentement. Soulevez d’abord une jambe, puis l’autre lorsque vous aurez trouvé votre équilibre.
- Salamba Sarvangasana (posture de l’équilibre sur les épaules) : la posture de l’équilibre sur les épaules (Salamba Sarvangasana) ressemble en de nombreux points à celle de la bougie (Trakata). Néanmoins, le degré de flexion de la courbure cervicale est assez important ici, puisqu’il est de 90 degrés. Il faut aussi maintenir la posture durant plusieurs minutes afin d’en ressentir les bénéfices. Débutez en position couchée, sur le dos, avec le bras de chaque côté du corps et les pieds sur le sol. Ensuite, fléchissez les genoux et appuyez sur vos bras pour étirer les jambes vers le ciel. Poursuivez le mouvement jusqu’à ce que vos jambes arrivent derrière vous et aussi longtemps que vous ne ressentez pas de douleur dans le cou. En partant de cette posture d’équilibre sur les épaules, vous allez pouvoir placer vos mains en bas de votre dos, pour le soutenir. En gardant les genoux souples, tendez les pieds vers le plafond, l’un après l’autre. Allongez ensuite les jambes et respirez profondément au moins trois fois avant de revenir doucement au sol. Pour cela, pliez les genoux vers votre tête et adoptez la posture de la charrue.
- Savasana (posture du cadavre) : Savasana, que l’on connaît sous le nom de posture du cadavre, possède un nom assez barbare. Elle est pourtant utilisée dans la plupart des séances de yoga, afin de les clôturer dans le calme et la sérénité. Allongez-vous le dos, avec les jambes écartées à la largeur de votre bassin. Déposez vos mains de chaque côté de votre corps, en tournant leurs paumes vers leur client. Ensuite, concentrez-vous uniquement sur vos respirations et sur des pensées positives. Si vous y parvenez, ne pensez à rien d’autre qu’à vos respirations !
- La respiration du bourdonnement de l’abeille (Bhramari Pranayama) : la respiration du bourdonnement de l’abeille est un asana parfait pour soulager le stress. Pour rappel, il est l’une des causes principales et un facteur aggravant de l’infertilité et des dysfonctionnements ovariens. Cette technique est très simple : asseyez-vous confortablement. Déposez ensuite vos index sur les cartilages de vos oreilles, et inspirez profondément. Remplissez vos poumons d’air frais. Ensuite, appuyez sur votre cartilage, et expirez tout en imitant le bruit que produisent les abeilles lorsqu’elles bourdonnent.
Le Yoga de la fertilité : un soutien pendant la FIV
Le yoga peut-il venir au secours de l’infertilité ? La pratique du « fertility yoga » permettrait de multiplier par trois les chances de réussite d’une FIV, de réduire les douleurs liées aux règles ou à l’endométriose, de stimuler ses ovaires, etc. C’est un yoga qui s’adapte au cycle menstruel de la femme et dont on a prouvé qu’il pouvait favoriser la grossesse, notamment en cas de FIV. Selon la Dre Alice Domar, chercheuse au département de médecine comportementale de la faculté de Harvard, le stress réduit les chances de procréer car il dérègle le cycle et augmente le taux de prolactine. En 2010, elle réalise une étude où elle prescrit à une partie de ses 100 patientes participantes des cours de "yoga de la fertilité" deux fois par semaine pendant trois mois avant le traitement hormonal pour la FIV. Les résultats sont impressionnants : le taux de grossesse des patientes ayant suivi les cours s'élève à 52 %, contre 20 % - 25 % avec une FIV seule. C'est donc 30 fois plus de chances de tomber enceinte.
Lire aussi: Grossesse sereine grâce au yoga
Certaines postures et séances de yoga permettront d'activer la production d'hormones féminines. Une respiration lente va par exemple booster la sécrétion de sérotonine, dite hormone du bonheur. « Comme il peut aider dans une dépression, une rupture, un désir, le yoga aide à accepter mieux une FIV. Certainement. Mais attention : « Le yoga peut aider dans une certaine mesure (la détente) mais pas sur le plan purement médical. Il n’a pas vraiment de facultés prouvées ou non sur la fertilité. Ça, c’est le sujet des médecins. Le yoga n’est pas magique, nuance Evelyne Le Corre, c’est avant nous notre meilleur ami…
Un yoga dynamique en début de cycle menstruel : « Durant la première partie (de J5 à J14) qui prépare à la ponction (ndlr : dans le cas d’une FIV), notre corps est chargé en hormones dynamisantes. Il faut donc être active », explique Charlotte Muller, désormais heureuse maman. Ensuite, un yoga plus calme dans la deuxième partie du cycle : « Cette partie du cycle menstruel correspond à la période post-ovulation (de J15 à J28). En amont des règles ou d'un test de grossesse, on va plutôt privilégier un yoga très doux et méditatif, poursuit cette ancienne avocate. Dans l’ensemble, on focalisera son attention sur des postures de Hatha Yoga concentrées autour du ventre et du bassin (hanches, périnée, fessiers…), afin de stimuler ses ovaires.
Reconnecter le corps et l’esprit
La raison principale de ce succès réside dans l’accent mis sur la respiration : profonde et mesurée, elle permet à l’oxygène de bien imprégner tout le corps. Une étude lancée par Domar en 2000 a montré une corrélation entre yoga et fertilité en soulignant que des femmes qui se battaient contre des problèmes d’infertilité tombaient enceintes après avoir pratiqué yoga et méditation. Une autre étude, menée par des centres de fertilité aux Etats-Unis, a révélé que le yoga diminuait significativement le niveau d’anxiété chez les patientes.
On s'intéresse doucement mais sûrement aux pratiques dites holistiques. Tant mieux ! En effet, elles consistent à prendre en compte la personne dans sa globalité, plutôt qu'à traiter uniquement les symptômes d'une maladie. Or, nous savons d'expérience à quel point tout est lié, et combien mental et physique ont des résonances fortes entre eux. Oui, nous n’en parlons pas assez, voire quasiment pas mais il ne faut pas oublier que les personnes qui vivent l’attente d’un bébé est très très difficile. Elles se sentent terriblement seules dans ce chemin,c’est également éprouvant pour un couple. Parfois, les femmes sont en parcours médicalisé et complètement déconnectées de leurs corps, de leurs émotions, car tout ce qu’elles vivent sur le plan physique et émotionnel est très lourd. Dans un cours de yoga de la fertilité, on ne peut bien entendu pas certifier que la personne tombe enceinte mais ce qui est sûr c’est qu’on va venir pendant une heure 15 prendre soin de soi. On va travailler sur le lâcher-prise et la connexion à son corps. Rien que le fait de respirer en conscience dans le bas ventre, de poser ses mains sur une zone du corps qui en a besoin apporte déjà beaucoup d’apaisement.
Lire aussi: Grossesse sereine avec le yoga à Caen
tags: #yoga #postures #pour #la #FIV