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Fracture du Fémur en Pédiatrie et Soins : Comprendre, Traiter et Prévenir

La fracture du col du fémur est une blessure osseuse grave, particulièrement redoutée chez les personnes âgées, mais qui peut aussi survenir chez les plus jeunes à la suite d'un accident violent. Cet article vise à explorer en profondeur cette pathologie, en abordant ses causes, ses traitements, les étapes de la rééducation, l'impact psychologique souvent sous-estimé, ainsi que les mesures de prévention essentielles pour minimiser les risques de récidive.

Qu'est-ce qu'une Fracture du Col du Fémur ?

La fracture du col du fémur est une cassure osseuse localisée à la jonction entre la tête du fémur et le reste de l’articulation de la hanche. Le col du fémur est une partie étroite et fragile qui relie la tête du fémur au corps du fémur. C’est une zone très sollicitée, notamment lors de la marche ou des mouvements de transfert (se lever, s’asseoir, monter un escalier). Lorsque cette partie se brise, la stabilité de la jambe est fortement compromise, rendant impossible de poser le pied ou de se tenir debout.

On distingue plusieurs formes de fractures du col du fémur, en fonction de leur emplacement précis et de leur gravité :

  • La fracture non déplacée (ou impactée) : les fragments osseux restent en place.
  • La fracture déplacée : les morceaux d’os se séparent, ce qui nécessite souvent une intervention chirurgicale.
  • La fracture sous-capitale ou transcervicale : elle se situe plus ou moins haut dans le col du fémur.

Pourquoi les Personnes Âgées sont Particulièrement Concernées ?

La fracture du col du fémur touche en grande majorité les personnes de plus de 65 ans, et plus encore après 80 ans. En France, environ 90 % de ces fractures surviennent dans cette tranche d’âge. Plusieurs facteurs expliquent cette prévalence accrue chez les aînés :

  • Ostéoporose : Avec l’âge, les os perdent de leur densité, deviennent plus poreux, plus fragiles. Ce phénomène, connu sous le nom d’ostéoporose, est particulièrement fréquent chez les femmes après la ménopause, en raison de la baisse des hormones protectrices. La ménopause diminue la fixation du calcium, ce qui les rend plus susceptibles aux fractures liées à l’ostéoporose.
  • Risque de Chute : En France, en 2022, on estime que 90 % des fractures du col du fémur sont causées par une chute. En parallèle, d’autres facteurs liés au vieillissement augmentent le risque de chute : Troubles de l’équilibre, Diminution de la vue ou de l’audition, Réflexes plus lents, Fatigue chronique, Médicaments qui altèrent la vigilance ou la tension.
  • Les personnes qui ont déjà eu une fracture du col du fémur sont plus à même de subir une nouvelle fracture.

Diagnostic d'une Fracture du Col du Fémur

Le diagnostic d’une fracture du col du fémur est généralement posé sur la base des symptômes du patient et d’un examen physique. Une déformation du membre peut être visible ainsi le membre lésé apparaît comme raccourci et tourné en rotation externe. Un bilan radiographique simple (bassin de face et profil de hanche) est alors demandé. Dans certains cas où la fracture est non ou peu déplacée, un scanner peut s’avérer utile. De même certaines fractures surviennent sur une métastase osseuse d’un cancer non osseux.

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Traitement et Temps de Consolidation

La fracture du col du fémur nécessite presque toujours une intervention chirurgicale. L’objectif principal est de pouvoir redonner le plus vite possible au patient la possibilité de se lever, d’aller au fauteuil et de marcher. Le choix du traitement dépend de l’âge, de l’état de santé, et du type de fracture.

Les Solutions Chirurgicales les Plus Courantes

  • Ostéosynthèse : lorsque la fracture n’est pas trop déplacée, on peut la fixer avec des vis ou des plaques. L’ostéosynthèse consiste à utiliser des implants chirurgicaux, tels que des vis, des plaques ou des clous, pour fixer les fragments osseux en place. L’ostéosynthèse est le traitement le plus courant pour les fractures non déplacées ou légèrement déplacées du col du fémur. Cette méthode conserve l’os naturel et permet une consolidation en quelques semaines.
  • Prothèse partielle ou totale de hanche : dans les cas plus complexes, notamment si l’os est très abîmé ou s’il y a un risque de nécrose, on remplace tout ou partie de l’articulation. La pose d’une prothèse de hanche consiste à remplacer la tête du fémur et la cavité articulaire de la hanche par des implants artificiels. La pose d’une prothèse de hanche est le traitement le plus courant pour les fractures déplacées ou comminutives du col du fémur. Cela facilite la reprise de la marche.

L’opération est en général réalisée dans les 24 à 48 heures suivant la chute, afin de limiter les complications liées à l’alitement.

Durée de la Consolidation

La consolidation osseuse prend généralement 6 à 8 semaines. Le corps reforme progressivement du tissu osseux autour de la fracture. Ce délai peut varier selon l’âge, la qualité des os et le traitement choisi.

Rééducation : Une Étape Essentielle pour Retrouver la Mobilité

La rééducation commence souvent très peu de temps après l’intervention, parfois dès le lendemain de l’opération, si l’état de la personne le permet. La rééducation fait partie intégrante du traitement. L’objectif n’est pas de retrouver immédiatement la marche complète, mais d’éviter l’immobilité prolongée et ses conséquences.

Un kinésithérapeute accompagne les premiers mouvements : se redresser dans le lit, s’asseoir, passer de la position couchée à debout avec de l’aide. Ce sont les étapes de base vers la reprise d’autonomie. Au fil des jours, on progresse vers des déplacements avec déambulateur ou canne, puis éventuellement sans aide.

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Le travail porte aussi sur :

  • Le renforcement musculaire, notamment au niveau des jambes et du dos
  • L’équilibre, souvent altéré après la chute
  • La coordination des gestes simples du quotidien

Chaque séance est adaptée au rythme de la personne, sans précipitation ni pression. La rééducation peut se poursuivre dans un centre de soins, avant un retour à domicile. Suivant le profil du patient, celle-ci se fera au domicile ou bien dans un service de soins de suites et de réadaptation.

L'Impact Psychologique Souvent Sous-Estimé

Au-delà des douleurs physiques et des contraintes liées à la chirurgie, une fracture du col du fémur peut avoir de véritables répercussions sur le moral. Beaucoup de personnes âgées vivent cette chute comme un tournant brutal dans leur autonomie. La peur de tomber à nouveau devient fréquente et peut conduire à une perte de confiance dans les gestes du quotidien, voire à un repli sur soi. Certaines personnes développent une anxiété persistante, un état dépressif ou une forme de résignation face à l’avenir. Le séjour à l’hôpital, la dépendance temporaire aux autres ou les changements d’environnement renforcent souvent ce sentiment de vulnérabilité. Un accompagnement attentif - qu’il soit médical, psychologique ou familial - est essentiel. Encourager, valoriser les petits progrès et maintenir un lien social régulier aide à mieux traverser cette période délicate.

Fracture du Col du Fémur Après 90 Ans : Quelles Possibilités ?

À cet âge, la priorité est d’assurer le confort, la sécurité et la mobilité fonctionnelle, même partielle. L’objectif n’est pas forcément de revenir à une autonomie complète, mais de permettre à la personne de se lever, se transférer, se déplacer sur quelques mètres, avec ou sans aide technique.

Le traitement chirurgical reste envisageable tant que l’état général le permet. La reprise de la marche se fait plus lentement. Les séances de kinésithérapie sont adaptées à la forme du jour et ne visent pas la performance, mais la régularité.

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Retour à Domicile ou en Structure Spécialisée : Quelles Solutions ?

Après une fracture du col du fémur, le retour à domicile n’est pas toujours immédiat. Le choix entre un séjour temporaire en établissement ou un retour rapide à la maison dépend de plusieurs éléments : niveau d’autonomie, état de santé général, environnement domestique et présence d’aides.

Le Passage en Centre de Rééducation

Ce type de structure propose un suivi médical régulier, une équipe pluridisciplinaire (médecin, kinésithérapeute, infirmier, ergothérapeute) et un accompagnement quotidien.

L’objectif est d’assurer :

  • La poursuite de la rééducation dans un cadre sécurisé
  • La surveillance des paramètres de santé (tension, douleurs, traitement)
  • La préparation à un retour chez soi dans de bonnes conditions

Un Retour à la Maison Bien Préparé

Si la personne souhaite rentrer chez elle, il est important d’anticiper certaines choses :

  • Mettre en place des soins à domicile (infirmiers, kiné)
  • Prévoir une aide pour les tâches du quotidien (toilette, repas, déplacements)
  • Adapter le logement (lit médicalisé, barres d’appui, chaise de douche…)

Un plan de retour à domicile bien organisé facilite la reprise d’un rythme de vie stable et évite les rechutes. Après une chirurgie, il est essentiel de prendre plusieurs mesures pour faciliter le retour à domicile. Utilisez un fauteuil roulant ou un déambulateur pour éviter de marcher pendant plusieurs semaines. Demandez de l’aide pour monter et descendre les escaliers, apprenez à utiliser une canne ou un bâton de marche, et demandez de l’aide pour les tâches ménagères et la préparation des repas. Prenez des analgésiques pour soulager la douleur et suivez attentivement les instructions de votre médecin pour assurer une guérison optimale.

La Téléassistance : Une Sécurité en Plus

Pour les personnes âgées vivant seules, la téléassistance offre une présence rassurante. En cas de chute ou de malaise, il suffit d’appuyer sur un bouton pour joindre un opérateur et, si besoin, alerter les secours ou les proches.

Certaines solutions vont plus loin, avec des capteurs de mouvement, des détecteurs de chute ou des appels de suivi réguliers. C’est un bon complément pour garantir la tranquillité du patient et de sa famille, surtout dans les premières semaines de retour à la maison. A la suite d’une hospitalisation pour une fracture du col du fémur, et durant toute la période de rééducation, les personnes âgées doivent se sentir en sécurité chez elles. Il peut être intéressant de leur proposer un dispositif de téléassistance pour qu’elles puissent remarcher sans crainte. L’équipement permet de joindre un chargé d’assistance 24h/24 et 7 j/7 en cas de besoin (chute, glissade, malaise, anxiété…).

Des Aides Humaines

Une aide humaine peut aussi être la bienvenue (femme de ménage, auxiliaire de vie, dame de compagnie…) afin que la personne âgée soit épaulée dans les actes de la vie quotidienne et qu’elle se remette plus facilement de son traumatisme.

Prévenir une Nouvelle Chute : Conseils Pratiques

Après une fracture du col du fémur, la prévention des rechutes devient une priorité. Une deuxième chute peut avoir des conséquences plus lourdes encore, tant sur le plan physique que psychologique. Pour prévenir cette fracture, plusieurs mesures peuvent être adoptées : avoir une alimentation riche en calcium et vitamine D, pratiquer une activité physique régulière, arrêter le tabac et dans certains cas, prendre des médicaments pour prévenir l’ostéoporose.

Sécuriser l’Environnement à la Maison

Adapter le lieu de vie est la première étape. Quelques ajustements suffisent pour limiter les dangers :

  • Retirer les tapis glissants et les fils électriques au sol
  • Installer des barres d’appui dans la salle de bains et près des toilettes
  • Équiper l’escalier d’une rampe solide
  • Améliorer l’éclairage, notamment dans les couloirs ou la chambre
  • Placer les objets du quotidien à portée de main, pour éviter les étirements ou les déséquilibres

Mieux S’Équiper

Le choix des chaussures est essentiel. On privilégiera :

  • Des chaussures fermées, stables et antidérapantes
  • Des semelles adaptées au sol de la maison (éviter les pantoufles usées ou ouvertes)
  • Une canne ou un déambulateur si besoin, toujours bien réglé à la hauteur de la personne

Rester Actif, Tout en Douceur

Bouger régulièrement permet d’entretenir les muscles, la souplesse et l’équilibre.

Soins et Surveillance du Plâtre chez l'Enfant

Quel que soit le type de plâtre (plâtre d’un membre, pelvi-pédieux, corset…), votre enfant et vous-même devez vous adapter aux problèmes quotidiens occasionnés par ce "handicap temporaire" : perte d'autonomie partielle, difficultés de déplacement, interruption brutale d'activité… mais aussi en assurer la surveillance. Votre enfant portera son plâtre le temps nécessaire pour que le traitement soit terminé : cela peut durer 3 semaines, 1 mois ou plus… C'est le médecin qui contrôle la guérison en faisant des radios de surveillance, qui décidera de l’arrêt du traitement et du retrait du plâtre. Dans tous ces cas, emmenez votre enfant aux urgences de l’hôpital, de jour comme de nuit. Allez aux urgences de l’hôpital. Il est très important de ne pas mouiller ou humidifier le plâtre, ce qui le fragilise et le rend inefficace. Si c’était le cas, il faudrait le refaire et cela risquerait de prolonger le traitement. Même bien protégé, toujours maintenir le membre plâtré éloigné de l’eau : utiliser un gant de toilette bien essoré, prendre une douche rapide sans diriger le jet vers le plâtre ou prendre un bain en maintenant le membre plâtré à l’extérieur de la baignoire. Si le membre plâtré empêche votre enfant de marcher normalement, l’équipe médicale lui proposera d’utiliser des béquilles (à partir de 7 ans environ) ou un fauteuil roulant. Dans le cas des béquilles, un entraînement est nécessaire et l’équipe soignante s’assure que l’enfant peut monter et descendre un escalier de façon autonome avant de quitter l’hôpital. Dans tous les cas, votre enfant doit être très attentif à ne pas abimer ou casser son plâtre. Vous pouvez lui expliquer que si c’était le cas, il faudrait le refaire et cela risquerait de prolonger le traitement. Si vous vous trouvez en bord de mer ou près d’une piscine, les mêmes précautions que pour la toilette sont à prendre. Votre enfant peut ressentir des démangeaisons sous le plâtre, surtout au début. Même si cela peut être difficile de résister, le mieux est de lui conseiller d’arriver à ne pas se gratter et d’attendre que cela passe. Si les démangeaisons le gênent vraiment, le médecin peut prescrire un médicament de type antihistaminique qui agit contre les démangeaisons.Si les démangeaisons sont trop intenses et que vous sentez que votre enfant aura du mal à résister, il vaut mieux l’aider à trouver un objet sans danger pour se gratter. Les professionnels qui retirent les plâtres aux enfants font quelquefois de drôles de trouvailles : perles, billets de banque, pièces, petits éléments de jouets… En effet, les enfants oublient ou n’osent pas toujours dire à leurs parents qu’un objet est coincé sous leur plâtre surtout si ce sont eux qu’ils l’ont introduit volontairement. Or, tous ces objets peuvent générer des lésions de la peau, parfois graves et il est donc important que vous demandiez à votre enfant de vous en informer immédiatement si cela arrive. Les objets utilisés par les professionnels pour retirer un plâtre sont assez impressionnants et la roue utilisée pour fendre le plâtre peut être très bruyante. Cela est parfois source d’inquiétudes pour les enfants : est-ce que ça fait mal ? La roue peut-elle couper la peau ? Comment sera le membre plâtré une fois le plâtre enlevé ?… Pour le préparer, vous pouvez lui expliquer à l’avance comment se déroulera le retrait.

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