L'archétype de la femme-enfant fascine autant qu'il irrite. Incarnée par des figures emblématiques comme Brigitte Bardot, elle oscille entre l'image d'une créature insouciante et celle d'une personne immature et dépendante. Cet article se propose d'explorer la définition psychologique de la femme-enfant, ses manifestations et les pistes pour s'épanouir vers une autonomie affective et personnelle.
La Femme-Enfant : Un Mythe Cinématographique et Social
Brigitte Bardot, dite B.B., a assurément constitué le mythe féminin le plus évident du cinéma des années cinquante. Star ou « femme enfant », vamp ou sauvageonne, adulée ou décriée, adorée ou honnie. Le cinéma a largement contribué à populariser l'image de la femme-enfant. Marc Allégret lui demande de renouveler dans Les Beaux Jours (1935) le succès de Lac aux Dames (1934), où elle interprète le rôle de Puck, la femme-enfant. À l'écran, elle traduit admirablement les difficultés de son personnage de femme-enfant vulnérable, qu'elle a d'ailleurs du mal à assumer dans sa vie privée, très instable.
Mais qu'entend-on réellement par "femme-enfant" ? Au-delà de l'image glamour véhiculée par le cinéma et la culture populaire, se cache une réalité psychologique complexe.
Dépendance Affective et Recherche de Bien-Être Immédiat
La femme-enfant se caractérise souvent par une forte dépendance affective et une recherche constante de bien-être immédiat. Elle est extrêmement dépendante autant au niveau affectif que dans tous les autres domaines. Cette dépendance peut se manifester par une difficulté à prendre des décisions seule, un besoin d'approbation constant et une tendance à se reposer sur les autres pour gérer les aspects pratiques de sa vie.
Une femme qui se définit elle-même comme "femme-enfant" exprime le besoin de gagner en autonomie et d'être moins dépendante de son compagnon, qui se charge complètement de leur couple. Elle admet que son compagnon se charge du couple. Il serait intéressant de comprendre, en remontant son histoire de vie, qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui elle s'en remet à lui. A-t-elle déjà eu cette sensation de dépendance vis-à-vis d'autres personnes ? Dans sa famille, comment cela se passait ?
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La femme-enfant peut avoir des difficultés à assumer les responsabilités de l'âge adulte, se sentant dépassée ou incompétente face aux défis du quotidien. Un curriculum vitae à rédiger ? « Oh mais non mais je peux pas je sais pas comment faire je suis trop petite ». Un examen à préparer ? « Hmmm, alors là c’est vraiment pas possible, je sais pas pourquoi, j’ai très envie de regarder Bob l’éponge en mangeant des gâteaux ». Il est l’heure d’aller en cours ? « Gnnnnn, pas contente : J’AIME PAS ALLER A L’ÉCOLE ! » (Oui. Parfois, la femme-enfant oublie sciemment de ne pas utiliser de verbe). C’est l’heure de manger à la fac ? « J’aime pas la cantine ».
Le Syndrome de la Fée Clochette : Une Variante de la Femme-Enfant ?
Certains auteurs ont évoqué le "syndrome de la Fée Clochette" (Tinker Bell Syndrome ou Disorder en anglais) pour décrire une certaine forme de femme-enfant. Le syndrome de la Fée Clochette semble être une invention d’une blogueuse américaine, dont on ne sait même pas si elle est psy ou pas. Clochette est brillante, bosseuse, perfectionniste, enjôleuse, romantique parfois. En réalité, à force d’exigences déçues, elle est tout le temps en proie à une colère intérieure qu’elle doit s’employer à cacher. Elle sait si bien “jeter de la poudre” aux yeux. À la fin de l’histoire, Peter Pan, découvrant ses manœuvres cruelles, la punit. Elle aura beau tenter de se sacrifier pour lui, rien n’y fera. Tel est le sort prévisible des fées Clochette d’aujourd’hui.
Cependant, il est important de noter que “Ce syndrome n’est pas reconnu par le corps médical comme une entité clinique réelle car il n’a pas fait l’objet d’études scientifiques. De fait, il n’apparaît pas dans les classifications nosographiques des maladies mentales, telles que le DSM-IV. Il semble qu’ici la mayonnaise ait un peu moins pris que pour le syndrome de Peter Pan.
À la Recherche de l'Autonomie : Un Cheminement Personnel
Comment sortir de cette dépendance et s'épanouir pleinement en tant que femme adulte ? Plusieurs pistes peuvent être explorées :
- Exploration de son histoire personnelle: Comprendre les racines de sa dépendance affective en explorant son enfance, ses relations familiales et les schémas répétitifs qui se sont mis en place. Dans votre famille comment cela se passait ?
- Rencontre avec son enfant intérieur: Identifier et accepter les besoins et les émotions de son enfant intérieur, sans pour autant se laisser submerger par eux. Pour trouver la femme/femme qui est en vous, il faut aller à la rencontre de votre enfant intérieur.
- Développement de l'estime de soi: Travailler sur la confiance en soi et l'affirmation de soi, en identifiant ses forces et ses qualités, et en apprenant à s'aimer et à se respecter.
- Fixation d'objectifs réalistes: Se fixer des objectifs réalisables et progressifs, afin de développer un sentiment de compétence et d'autonomie.
- Recherche d'un accompagnement professionnel: Un thérapeute peut apporter un soutien précieux pour explorer les causes de la dépendance affective, développer des stratégies d'autonomie et favoriser l'épanouissement personnel. Faisons ce chemin vers votre accomplissement en tant que femme adulte ensemble si c’est votre désir.
Au-Delà des Stéréotypes : La Complexité de l'Être
Il est essentiel de ne pas réduire la femme-enfant à un simple stéréotype. Derrière l'image de l'insouciance et de la fragilité se cache souvent une personne sensible, créative et pleine de potentiel. Il s'agit de trouver un équilibre entre l'expression de sa part enfantine et l'affirmation de son identité d'adulte.
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La femme-enfant au quotidien est une sacrée casse-burnes. Tout commence au petit-matin. Lorsque le réveil sonne et qu’il faut se lever pour affronter une nouvelle journée, la femme-enfant s’étire de tout son long et pousse des petits cris en ultra-son. Quand elle est de bonne humeur, comme tous les mouflets du monde, la femme-enfant est bavarde. Ainsi, elle raconte à qui veut l’entendre qu’un jour, elle a rêvé que Gérard Depardieu était son amant, qu’hier, elle a mangé du boeuf bourguignon et que c’était bon, qu’un jour un copain lui a dit qu’elle ressemblait à Scarlett Johansson alors que bon, elle préfèrerait ressembler à Ingrid Chauvin. Elle fredonne des chansons en remplaçant les paroles par des « didou » (ou apparentés). Quand elle ne chante pas, elle parle en onomatopées. Quand elle ne chante ni ne parle en onomatopées, c’est qu’elle est triste. Ah, l’amour. La femme-enfant en rêve depuis qu’elle est toute petite. Elle se disait alors qu’elle rencontrerait un prince, un vrai, beau, grand, musclé et intelligent en 6e et qu’elle finirait sa vie avec. Au tout début d’une nouvelle relation amoureuse, la femme-enfant ne voit que l’objet de son affection et ne parle que de lui : elle lit à voix haute à qui veut bien l’écouter les messages gluants d’amour qu’il lui envoie, elle a les yeux qui pétillent en hurlant « non mais tu te rends compte ? Son plat préféré c’est la tartiflette ! Certains ne tiennent pas deux heures.
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