Introduction : Un Monde Merveilleux et Préoccupant
Élaboré dans le cadre du programme de recherche « Lactation in history » financé par le fonds national de la recherche scientifique suisse (FNRS) et consacré aux représentations et aux pratiques de l’allaitement dans la longue durée, cet article se propose de considérer les soins prodigués aux nourrissons sous l’angle de leur représentation fictionnelle dans la littérature française du Moyen Âge. This article, prepared within the interdisciplinary research team “Lactation in history” financed by the Swiss National Science foundation, focuses on the representation of the care given to new born children as it is depicted by French medieval fictional texts. This investigation will show the importance of the theme of human reproduction in the heroic imagination of the Middle Ages.
Contrairement à un certain nombre d’idées reçues, les grands genres narratifs médiévaux accordent une attention soutenue aux faits et gestes qui entourent la venue au monde des humains. Les traditions romanesque et épique médiévales s’attachent à formuler, en termes esthétiques aussi bien qu’éthiques, les aspirations à la gloire de la classe chevaleresque. Cette entreprise d’autocélébration est toutefois bien souvent passée au crible de la critique cléricale, en particulier dans le cas des romans, ce qui confère une complexité véritable et une grande polyphonie aux œuvres que nous étudions. La fabrique du héros prend, en particulier au cours du xiiie siècle et au xive siècle, un tour particulier.
Les mentions des rites et des pratiques liés à la naissance et à la petite enfance offrent un panorama imaginaire très précis concernant les enjeux de la reproduction humaine, dans sa composante sociale, notamment. Rites, cults and practices contributed to create a sort of mythological narrative of human birth, dominated by figures of fairies who, in those particular contexts, have a strong maternal and nourishing ethos. This intense ritual and narrative activity is of course to be linked to preoccupations surrounding the survival of the children. In the second part of the article, we focus on Brun de la Montaigne, a curious text dated from the beginning of the 14th century.
À toute époque, l'allaitement fait l'objet d'une surdétermination symbolique. Il s’agira plus précisément de considérer les soins prodigués aux nourrissons sous l’angle de leur représentation fictionnelle dans la littérature française du Moyen Âge. Ce parti pris permet de montrer que, contrairement à un certain nombre d’idées reçues, les grands genres narratifs médiévaux, le roman et la chanson de geste, accordent une attention soutenue aux faits et gestes qui entourent la venue au monde des humains.
La Figure de la Nourrice : Entre Dévalorisation et Connaissance Précise
À première vue pourtant, une telle valorisation ne va pas tout à fait de soi. Un relevé des occurrences de la figure de la nourrice dans la littérature médiévale fait apparaître de nombreuses mentions peu flatteuses de ce personnage qui occupe une place très secondaire dans les récits. Le Roman de Tristan (xiiie siècle), éd. R. L. « Il li firent querre norrice por li alaitier et por faire tele norreture come a tel enfant apartient. Mes atant lesse ore li contes a parler de Tristan et dou roi Melyadus, son pere […]2. » [« Ils firent chercher une nourrice pour l’allaiter et lui procurer la nourriture qui convient à un enfant de sa qualité.
Lire aussi: Habillage pluie Loola Bébé Confort : Test complet
Bien plus, la nourrice se présente sous un jour particulièrement peu recommandable. Elle est, aux yeux des clercs qui évoquent sa présence, la protagoniste par excellence d’un univers féminin caractérisé par l’ignorance, la superstition, la malice et l’hostilité à l’égard des hommes et plus particulièrement des hommes mariés. Ces préjugés sont plus particulièrement relayés par la tradition des textes antiféministes, ou plus précisément misogames. Les occupations traditionnelles de la nourrice font l’objet de descriptions assez précises, bien qu’elles soient prises le plus souvent en mauvaise part. Un texte parodique de la fin du xive siècle ou du début du xve siècle, les Quinze Joies de mariage, décrit par le menu les calamités qui s’abattent sur la vie domestique d’un homme sitôt qu’il se prend dans la « nasse » du mariage. « Puis s'en va coucher, et oyt les enfans crier la nuitée ; et la dame et la nourrice les lessent à l'aventure crier tout à escient, par despit du bon-homme. Ainsi passe la nuyt en soussy et tourmens3. »[« Ensuite, il va se coucher et entend les enfants crier toute la nuit ; parfois la femme et la nourrice les laissent crier exprès pour le faire enrager4.
Les soins à donner aux nourrissons mettent la nourrice en contact avec les langes qu’il faut changer et laver. L’idée de souillure induite par ces tâches peu ragoûtantes s’exprime dans la Farce des chambrières. Les servantes se plaignent d’une « orde vieille nourrice » qu’elles traitent de « breneuse ». LA SECONDEHa ! je les hays tant : Ces nourices tant flateressesSont tousjours auprès des maistresses, C'est une chose qui me fasche. 5 Farce nouvelle des Chamberières (entre 1480 et 1492), cf. La seconde : Ah ! Je les hais tant. Ces nourrices sont des flatteuses qui accaparent les maîtresses. Voilà une chose qui me fâche. La seconde : Ce n’est que saleté. Il y a un tas de langes plein de gros morceaux de fiente.
Dans un registre tout différent, mais qui se révèlera d’un grand intérêt pour notre enquête, la nourrice peut incarner la figure du mauvais littérateur, selon une tradition présente au début du Commentaire sur le songe de Scipion de Macrobe. Dans son premier chapitre, l’auteur du ve siècle s’intéresse à la valeur de vérité que l’on peut reconnaître à la fiction. Pour ce faire, il met en place une typologie des genres fabuleux. Macrobe, Commentaire au Songe de Scipion, i, 2, 9 (texte établi, trad.
Cependant, on peut aller au-delà de ces lieux communs et de cette apparente mise à distance d’une communauté de femmes ignorantes, bornées dans leurs intérêts et leur vision du monde. Lorsque les textes s’arrêtent un tant soit peu sur des scènes impliquant le soin d’un nouveau-né, on s’aperçoit que les descriptions révèlent, malgré leur relative brièveté, une connaissance précise du métier de la nourrice. « Fille, fet il, levez, levez !Fu e chaundele m'alumez! Un enfaunt ai ci aporté, La fors el freisne l'ai trové. [« Ma fille, debout, levez-vous ! Allumez-moi du feu et une chandelle, j’ai là un enfant que j’ai trouvé dehors, dans le frêne. Le Roman des Sept Sages de Rome. L’enfes fu nes ; joie en font grant, Et l’en li bailla maintenanttrois nouriches por lui servir, por ennourir et por chierir. [L’enfant naquit : la joie fut grande et on lui attribua trois nourrices chargées de le servir, de le nourrir et de le chérir. L’une le baignait, la deuxième le couchait.
Au gré de ces réitérations, on perçoit que les soins aux nourrissons sont bien connus et répertoriés, même par les auteurs, en principe masculins, des romans. Les listes de soins de puériculture sont d’ailleurs tout à fait cohérentes avec les descriptions savantes qui recensent les tâches et les occupations des nourrices. Le Livre des propriétés des choses. « La nourrice est ainsi appelée parce qu’elle nourrit l’enfant à la place de sa mère […] Elle relève l’enfant quand il tombe, l’allaite quand il pleure, l’embrasse quand il se tait.
Lire aussi: Santé veineuse et grossesse
Ainsi, la belle indifférence aux tâches de la nourrice n’est-elle pas aussi complète qu’on veut bien le dire. Dans son Miroir de mariage, un texte foncièrement critique envers le mariage, comme les Quinze Joies de mariage, Eustache Deschamps fournit cependant une liste très détaillée des charges qu’implique la sollicitude envers les petits enfants. On y retrouve le principe énumératif qui gouverne les descriptions présentes dans les récits fictifs. Deschamps, Eustache, Œuvres complètes, publ.
En faisant le compte des devoirs, dénoncés comme fastidieux, qui découlent de cette surveillance constante du nouveau-né, Eustache Deschamps dénombre aussi tous les aspects de la manipulation minutieuse du corps du nouveau-né. Partagée par les hommes et les femmes, les nourrices et les lettrés, l’attention dévolue aux soins et à la nourriture qu’il faut procurer aux nourrissons repose évidemment sur la conscience très vive de la situation de vulnérabilité dans laquelle se trouve le nouveau-né dans un monde en proie à une mortalité infantile importante. C’est ici que les récits de fiction démontrent leur intérêt. Pausanias’ Description of Greece, traduction James G.
Vulnérabilité et Protection : Le Rôle Crucial des Nourrices et des Fées
L’absence d’une nourrice est synonyme d’un danger de mort. Un récit exemplaire, enchâssé dans la totalité des nombreuses versions du Roman des sept sages de Rome, en témoigne tout particulièrement. Il s’agit d’un conte que la critique érudite identifie par un titre générique latin : Canis12. Cette anecdote d’origine orientale figure dans le Panchatantra et est rapportée sous une forme différente par Pausanias13. Sous sa forme la plus répandue en Occident, elle raconte le dévouement d’un chien qui n’hésite pas à combattre au péril de sa vie un serpent qui s’est glissé près du berceau du fils premier-né de son maître, en profitant de l’incurie de ses nourrices (précisément celles dont les soins diligents sont pourtant répertoriés dans le passage cité plus haut), qui l’ont abandonné pour assister à un combat entre un ours et des mâtins ou à un tournoi.
La vulnérabilité du moment de la naissance atteint son paroxysme dans des cas de naissances dans un espace sauvage, la mer ou la forêt notamment. Plusieurs romans et chansons de geste mettent ces périls en scène. Le Roman de Guillaume d’Angleterre en fournit un exemple qui date vraisemblablement de la fin du xiie siècle. La chanson de Beuve de Hantone, dont la plus ancienne version remonte probablement à la même période, comporte également une scène d’accouchement en milieu hostile. Ces deux récits s’inspirent de la légende chrétienne de Placide Eustache qui fournit un modèle aux très nombreuses œuvres médiévales basées sur le scénario de la famille dispersée. Beuve de Hantone et Guillaume d’Angleterre travaillent à rendre la séparation des membres de la famille plus pathétique en plaçant les circonstances de l’exil des parents avant la naissance des enfants, contrairement à ce que raconte la Vie de saint Eustache. L’enlèvement des enfants, par des bêtes sauvages dans le cas de Guillaume d’Angleterre, a alors lieu immédiatement après leur naissance. Au xive siècle, de très nombreux textes s’emparent de ce thème et le développent à loisir, en y adjoignant nombre de motifs merveilleux comme celui de la nourrice animale, sur le modèle de la légende de Romulus et Remus, ou celui de l’enlèvement d’un bébé par des êtres féeriques14.
Un passage du Roman de Guillaume d’Angleterre résume clairement les craintes que ne peut manquer de susciter la perspectives d’un accouchement sans nourrices ni « ventrières ». « Ha ! fait li rois, dame, merchi ! Par mon los vos remanrés chi, Que trop estes grosse et pesans. Por .C. mile mars de besansNe vauroie k’en ces boscagesM’avenist de vos nus damages. Pres est l’heure, par tans venra, Quë acoukier vos convenraEt de vostre enfant delivrer. [« Ha, dit le roi, madame, de grâce ! Vous resterez ici, comme je vous le conseille, car votre grossesse est très avancée. Même pour cent mille marcs de besants, je ne voudrais pas vous voir subir quelque malheur dans les bois. Le moment approche et arrivera bientôt où il vous faudra accoucher de votre enfant. À qui pourriez-vous le confier ? À quels gardes ?
Lire aussi: Pourquoi chanter des berceuses à votre bébé ?
Quoique plus rarement, il arrive aussi que l’idée de la précarité de la vie enfantine affleure par un biais tout autre. Quelques mentions éparses viennent révéler la face obscure de la relation nourricière mercenaire : celle qui concerne le sort de l’enfant utérin de la nourrice. Le Roman de Merlin de Robert de Boron y fait une brève allusion, à propos de Keu, le sénéchal du roi Arthur. Ce personnage se caractérise dans toute la tradition arthurienne par son mauvais caractère et sa langue trop bien pendue. Selon Robert de Boron, il faut mettre cette acrimonie sur le compte du lait que Keu a tété comme enfant. En effet, il se nourrissait encore au sein de sa mère lorsque celle-ci s’est vu confier la garde du petit Arthur, fils nouveau-né du roi Uterpendragon et de la duchesse Ygerne. Relégué aux soins d’une nourrice de bas étage, Keu a été « desnaturez » pour avoir dû céder sa place à l’enfant providentiel dont Merlin a confié la garde à ses parents. de Boron, Robert, Merlin, éd.
L’exemple de Keu fait ainsi apparaître l’envers du décor, le plus souvent inaperçu, et assez effrayant à vrai dire, de ce marché du lait. L’activité professionnelle de la nourrice cache la présence d’un enfant mis à l’écart au profit du nourrisson pour lequel ses parents se sont attaché les services de ladite nourrice. L’enfant utérin de cette dernière disparaît de la transaction, il n’est qu’une ombre dans le tableau de l’allaitement mercenaire. On le voit parfois apparaître comme un souvenir distant qui n’a de consistance qu’au regard de la qualité du lait de sa mère. Les recommandations d’Eustache Deschamps à propos du choix de la nourrice nous fournissent un exemple de ces apparitions fugaces. La « connaissance du bon lait » implique la croyance en la qualité supérieure du lait de mâle, c’est-à-dire du lait d’une nourrice qui aurait accouché d’un garçon, mais l’existence de cet enfant est à peine évoquée. Deschamps, Eustache, Œuvres…, op. [« Il faut aussi avoir la connaissance du bon lait et celle du comportement de la nourrice : il faut qu’elle ne soit ni sotte, ni ignorante, qu’elle ait une bonne poitrine, qu…
Les Fées : Gardiennes de l'Enfance et Figures Ambivalentes
Dans l’imaginaire français, les fées sont des figures centrales, oscillant entre bienveillance et ruse. Elles incarnent une ambivalence profonde, étant tantôt protectrices, tantôt malicieuses, lumineuses ou inquiétantes. Cette complexité est au cœur de leur fascination. Les fées, loin d'être de simples personnages de contes, sont des symboles profonds reflétant les dynamiques psychiques et culturelles de la société française. Elles incarnent les tensions entre le bien et le mal, la nature et la culture, l'individu et le collectif, offrant ainsi des leçons intemporelles sur le respect, la curiosité et la prudence.
Racines et Transformations : Du Paganisme au Christianisme
L’ambivalence des fées françaises, tantôt protectrices tantôt capricieuses, ne peut être pleinement comprise sans revenir à leurs origines profondes. Pour saisir la nature de ces êtres surnaturels, il est nécessaire de remonter aux racines religieuses, mythologiques et culturelles qui les ont façonnées.
À l’aube des sociétés médiévales, le territoire de la future France était habité d’esprits féminins liés aux bois, aux eaux, aux pierres levées. Ces figures, n’étaient pas des abstractions : elles vivaient dans les sources limpides, dans les cavernes couvertes de mousse, dans les clairières sacrées. On les craignait autant qu’on les honorait, on leur offrait du lait, du miel ou quelques mèches de cheveux nouées dans un linge blanc. Elles portaient différents noms selon les régions, mais toutes exprimaient un même rapport au monde invisible, un lien direct entre la communauté humaine et les forces de la nature.
Leur origine plonge dans les cultes antiques. Les peuples gallo-romains invoquaient les Matronae, divinités mères souvent représentées par trois. Les traditions grecques évoquaient déjà des nymphes protectrices des lieux, tandis que les Parques réglaient les fils du destin. Dans le monde celte, certaines déesses, associées aux cycles de la lune, de l’eau et de la fécondité, veillaient sur les saisons et les lignées.
L’arrivée de l’écriture médiévale n’a pas fait disparaître ces figures. Elle les a transformées. Dans les manuscrits enluminés des XIIe et XIIIe siècles, apparaissent de nobles dames venues d’îles invisibles, d’anciens royaumes sous-marins, de palais cachés dans les forêts. Elles ne sont plus appelées déesses, mais portent déjà l’aura féerique. Certaines offrent des dons, d’autres guident les chevaliers vers des épreuves ou des révélations. Leurs gestes rappellent encore les pratiques anciennes : guérir, tisser, enchanter, lire les astres, connaître les herbes. Elles sont à la fois mémoire des déesses oubliées et prélude aux fées modernes.
L’implantation progressive du christianisme sur les territoires de l’actuelle France a profondément modifié la place des anciennes croyances. Si l’Église toléra d’abord certaines pratiques, elle engagea très tôt un combat doctrinal contre ce qu’elle percevait comme des vestiges païens. Les figures féminines surnaturelles, trop proches des anciennes divinités et trop puissamment enracinées dans la mémoire populaire, furent parmi les premières visées.
Certaines furent assimilées à des saintes locales, dotées de pouvoirs merveilleux mais encadrés par la foi. Leurs fontaines furent bénies, leurs arbres consacrés, leurs fêtes déplacées dans le calendrier liturgique. D’autres, en revanche, furent repoussées dans l’ombre. Les fées devenaient suspectes. Parce qu’elles soignaient sans prêtre, parlaient à la lune, apparaissaient aux enfants ou guidaient les femmes dans leurs rêves, elles furent peu à peu rapprochées des sorcières, puis des démons. Leur savoir devenait hérésie, leur présence une tentation.
Archétypes Féeriques : Protectrices et Ambivalentes
Dans l’univers des contes français, la figure de la fée marraine incarne la bienveillance et la protection. Présente dès les premières heures de la vie du héros ou de l’héroïne, elle veille sur leur destinée, leur offrant des dons précieux et des conseils avisés. Dans « Cendrillon » ou « La Belle au bois dormant », elle intervient pour transformer le destin de ses protégés, les guidant vers un avenir meilleur. La fée marraine agit souvent comme un substitut parental, comblant l’absence ou la défaillance des figures parentales traditionnelles. Elle incarne une autorité bienveillante, offrant soutien et guidance sans jamais imposer sa volonté.
D'autres fées, comme la vieille fée de "La Belle au bois dormant", incarnent des figures plus malicieuses, voire punitives. Cette dualité se retrouve également dans les légendes régionales. En Bretagne, les groac'h sont des fées des eaux aux intentions souvent imprévisibles. Elles peuvent se montrer bienveillantes envers les humains respectueux, mais punissent ceux qui ne respectent pas les règles. Dans les Alpes et les Pyrénées, les fées sont souvent associées à la nature, agissant comme des gardiennes des montagnes et des forêts.
La Dimension Géographique des Croyances Féeriques
La dimension géographique des croyances féeriques est essentielle. La richesse des traditions régionales est frappante : les groac’h de Brocéliande, les créatures des Alpes ou les fées de la forêt d’Andaine témoignent de l’ancrage territorial du folklore féerique, chaque paysage façonnant ses propres figures et récits. Les terres de "Faerie" sont insaisissables. Leurs frontières, faites de crépuscule et de brume peuvent apparaître n'importe où comme par enchantement, puis disparaître tout aussi vite.
Les Pierres des Fées : Un Lien Minéral avec le Merveilleux
Les Fairy Stones, aussi appelées pierres des fées, sont des formations minérales naturelles aux formes étonnantes, souvent arrondies ou spiralées, qui évoquent des silhouettes mystiques ou des symboles sacrés. Originaires principalement du Canada, notamment de la région de l’Abitibi-Témiscamingue, elles se sont formées il y a des millénaires à partir de argile, silice et calcaire, déposés par les glaciers. En lithothérapie, les Fairy Stones sont réputées pour leurs vertus de purification, de protection énergétique et de connexion à la Terre. Elles sont souvent utilisées comme amulette, objet de méditation ou bijou symbolique, notamment en pendentif, bracelet ou bague. Leur énergie est dite calmante et stabilisante, idéale pour favoriser la pensée positive, renforcer les liens affectifs et accompagner les transitions de vie.
Les Fairy Stones se forment grâce à un processus géologique appelé « pseudomorphose ». Ce phénomène est le résultat de réactions chimiques ayant lieu entre les minéraux et les éléments environnants, tels que l'eau et le gaz carbonique. L'eau joue un rôle essentiel dans la formation des Fairy Stones. Lorsque l'eau s'infiltre dans les roches et les sols, elle dissout certains minéraux et transporte ces substances vers d'autres endroits. En chemin, elle rencontre du gaz carbonique, qui réagit avec les minéraux dissous pour former de nouveaux composés, tels que la calcite et l'argile.
En lithothérapie, les Fairy Stones sont réputées pour leurs propriétés protectrices, purificatrices et stimulantes. Elles sont souvent utilisées comme amulettes ou objets de méditation, afin d'aider à se connecter avec la nature et ses énergies positives. Les Fairy Stones sont considérées comme de puissants boucliers contre les énergies négatives, le stress et les influences néfastes. La Pierre des Fées vous montrera comment être satisfait des choses simples de la vie, et vous gardera ancré(e) même si beaucoup de choses se passent autours de vous. La Pierre des Fées est un excellent anti-déprime ou attaque de panique. Son action vous permet de retrouver l’enfant intérieur que vous étiez, avec sa fraîcheur et sa spontanéité. Portée en pendentif, près du cœur, cette pierre vous aidera à garder votre calme par le fait d’être parfaitement connecté à la terre.
tags: #fee #pour #mettre #sur #le #berceau