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Conseils pour éviter une césarienne

Bien qu'elle soit parfois nécessaire, la césarienne n'est pas sans conséquences, tant pour la mère que pour le bébé. En France, près d’une femme sur cinq donne naissance par césarienne. Même si elle comporte plus de risques qu’un accouchement par les voies naturelles, cette intervention chirurgicale est fréquente et aujourd’hui totalement sûre. Plusieurs études mettent en avant des risques pour la santé future de l’enfant, et c’est d’ailleurs en partie pourquoi l’OMS recommande un taux de césarienne inférieur à 20 %. Il est donc naturel de chercher des moyens de l'éviter lorsque cela est possible. Cet article explore diverses stratégies et considérations pour les femmes enceintes souhaitant maximiser leurs chances d'un accouchement par voie basse.

Comprendre la césarienne

La césarienne est une intervention chirurgicale au cours de laquelle un obstétricien incise l’abdomen et l’utérus pour extraire le bébé. Sous anesthésie, l’obstétricien incise, à l’horizontale, entre 9 et 10 centimètres, de l’abdomen au niveau du pubis. Il écarte ensuite les couches musculaires pour atteindre l’utérus et en extraire le bébé. L’acte chirurgical d’extraction du bébé dure moins de 10 minutes, mais la totalité de l’opération nécessite environ 45 minutes. La décision d’une césarienne programmée est prise d’un accord commun entre la future maman et son médecin. Dans certains cas, une césarienne d’urgence est réalisée après le début du travail d’accouchement.

Même s’il s’agit d’une opération chirurgicale courante, la césarienne reste une intervention importante, qui peut provoquer des complications. La femme enceinte peut notamment être atteinte par une phlébite, autrement dit la formation d’un caillot de sang (thrombus) dans une veine. Il existe également un risque de complications pour d’éventuelles futures grossesses, en raison de la cicatrice créée par l’opération. Dans de rares cas, la vie de la mère est en danger lorsque d’importantes pertes de sang surviennent pendant la césarienne.

Une étude scientifique de 2013 a établi un lien entre césarienne et surpoids chez l’enfant. Ce mode d’accouchement pourrait également être à l’origine d’autres maladies comme certaines des infections respiratoires ou encore des troubles du système digestif. Plusieurs travaux d’envergure évoquent un lien entre ce mode d’accouchement et diverses maladies chez l’enfant, telles que l’obésité, les allergies respiratoires ou encore les maladies inflammatoires du système digestif. D’après une étude américaine basée sur 10 000 enfants, les bébés nés par césarienne auraient 2 fois plus de risque d’être en surpoids par rapport à ceux nés par voie basse. Le risque serait encore plus important pour ceux naissant de mères elles-mêmes en surpoids. Ce même constat a été fait 6 mois auparavant par la chercheuse Susanna Huh de l’hôpital pédiatrique de Boston. Le taux d’obésité à l’âge de 3 ans était deux fois plus élevé chez les enfants nés par césarienne (15,7 %) que chez ceux nés par voie basse (7,5 %).

Le surpoids n’est pas la seule conséquence possible de la césarienne. « Le lien entre la césarienne et ces différentes pathologies infantiles est aujourd’hui certain, confirme le Professeur Philippe Deruelle, gynécologue-obstétricien. Toutes ces études ont été menées sur des cohortes très importantes d’enfants. A chaque fois, les chercheurs ont fait les mêmes constatations cliniques. L’explication de ce phénomène est à chercher du côté du microbiote intestinal, ou flore intestinale. Il s’agit de l’ensemble des bactéries qui se trouvent dans le tube digestif. A la naissance, chaque individu possède un microbiote qui va évoluer tout au long de la vie. Lors d’un accouchement par voie basse, le bébé ingère les bactéries présentes dans le vagin de la mère. La composition de son microbiote est ainsi très proche du milieu vaginal de la mère. Ces bactéries ont un effet protecteur sur le système immunitaire du bébé. Elles créent un terrain favorable pour la colonisation par ses propres bactéries digestives. En d’autres termes, la flore intestinale du bébé né par césarienne est moins riche en bonnes bactéries que celle du bébé né par voie basse. La composition de son microbiote est modifiée et, à terme, cela influe sur son système immunitaire qui devient moins protecteur contre certaines maladies digestives ou respiratoires. Même chose concernant l’obésité. La flore intestinale des enfants nés par césarienne traiterait moins bien les aliments gras et sucrés, et donc faciliterait le surpoids. Pour autant, pas question de s’alarmer. De toute évidence, la césarienne n’est pas à elle seule responsable de l’épidémie d’obésité. D’autres facteurs prédisposants, comme l’IMC des parents, entrent également en ligne de compte. De plus, si la césarienne influence le microbiote, celui-ci peut aussi se régulariser au fil du temps. Dans la majorité des cas enfin, la césarienne est justifiée par des impératifs médicaux.

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Facteurs de risque et considérations médicales

Il est crucial de comprendre que, dans certaines situations, la césarienne est la méthode d'accouchement la plus sûre, voire nécessaire, pour la mère et/ou le bébé. Ces situations peuvent inclure :

  • Présentation du bébé : Si le bébé est en siège (pieds ou fesses en premier) ou en transverse (couché sur le côté), une césarienne peut être recommandée.
  • Problèmes de placenta : Un placenta praevia (placenta recouvrant le col de l'utérus) ou un décollement placentaire peuvent nécessiter une césarienne d'urgence.
  • Souffrance fœtale : Si le bébé montre des signes de détresse pendant le travail, une césarienne peut être pratiquée pour accélérer l'accouchement.
  • Dystocie : Si le travail ne progresse pas normalement (par exemple, si le col de l'utérus ne se dilate pas ou si le bébé ne descend pas), une césarienne peut être envisagée.
  • Antécédents médicaux de la mère : Certaines conditions médicales préexistantes chez la mère (par exemple, une maladie cardiaque ou une hypertension artérielle sévère) peuvent rendre une césarienne plus sûre qu'un accouchement par voie basse.
  • Césariennes antérieures : Les femmes ayant déjà subi une ou plusieurs césariennes peuvent être confrontées à des décisions complexes concernant le mode d'accouchement pour les grossesses suivantes.

Accouchement vaginal après césarienne (AVAC)

L'accouchement vaginal après césarienne (AVAC) est une option pour certaines femmes ayant déjà eu une césarienne. Cependant, il est important de discuter des risques et des avantages de l'AVAC avec un professionnel de la santé.

*Et toi ? votre prochain enfant. Pourquoi tenter un AVAC ? Quelles sont les chances de réussir ?Un AVAC est-il dangereux ? plus récente sur l'AVAC. La réponse tient dans la question : pourquoi ne pas tenter un AVAC ? d'accoucher par voie basse. et environ 30% de subir une césarienne en cours de travail. après une césarienne mais aussi après deux césariennes [3] [4]. en cas d'utérus cicatriciel [5]. possible/encouragée, ou recommandation de césarienne programmée). césariennes. En revanche, à partir de trois césariennes, elle recommande une césarienne programmée. pour maximiser les chances de réussir un AVAC et limiter les risques. une pelvimétrie. basse ». césarienne pour disproportion céphalo-pelvienne, 2 femmes sur 3 réussiront leur AVAC. examen ne permet à ce jour d'apprécier la solidité de la cicatrice utérine ». précautions. externe continu. utérine pour vérifier l'état de la cicatrice utérine. en tâtant, l'intégrité de la cicatrice. (c'est-à-dire, si le placenta est entier, et sans hémorragie). induire des risques d'infection. la mère. En premier lieu, vous ne devez tenter un AVAC qu'entourée d'une équipe médicale. de préparer un AVAC dans une maternité de niveau 3. contribue au succès de votre AVAC. les gynécologues sur la manière de gérer un AVAC. de caractère obligatoire. permettront pas le moindre écart au protocole. en permanence pourrait être enclin à attendre un peu plus longtemps pour voir l'évolution du travail. Il vous faut donc tout d'abord reprendre confiance en vous… là où un premier s'est trouvé bloqué. afin de comprendre les mécanismes qui entrent en jeu lors d'un accouchement. La confiance que vous portez dans votre capacité à accoucher par voie basse peut augmenter vos chances de réussite. Vous devez également avoir confiance dans votre bébé. une personne qui vous rassurera sur votre capacité à accoucher par voie basse. premières contractions. maternité) favorise la baisse de votre stress et peut contribuer à un meilleur avancement du travail. maternité. qu'un début de travail n'est pas plus risqué à la maternité qu'à la maison. vous demanderont de venir dès les premières contactions. N'hésitez pas à vous réapproprier votre accouchement. vous souhaitez, à ce que vous ne souhaitez pas, et discutez-en avec votre gynécologue. meilleures seront vos chances. ocytocine augmente les risques de rupture utérine. effectué par ballon transcervical. d'accouchement-, d'autres laissent une semaine de plus) ? ou césarienne itérative ? césarienne en cours de travail), risque augmenté d'extraction instrumentale. "relancer" le travail, cela augmente le risque de rupture utérine. sous péridurale. Deux écoles s'affrontent. dans la péridurale, lequel met quelques minutes à agir. générale. En 2012, [5] propose que les accouchements par voie basse après plusieurs césariennes soient rendus possibles. pour obtenir leur accord et construire, avec elles, votre projet d'accoucher par voie basse après deux (ou plus) césariennes. précèdent. Personne ne peut vous garantir que votre tentative d'AVAC ne finira pas en césarienne… mais c'est vrai pour tous les accouchements ! N. [2] Langlois H, SOGC, Audibert F, Beaudoin F, Bujold E, Chaillet N, Charest C, Gagné GP, Gauthier R, Senikas V, Simard F. Chattopadhyay SK, Sherbeeni MM, Anokute CC. Planned vaginal delivery after two previous caesarean sections. Br J Obstet Gynaecol. Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français. Haute Autorité de Santé. Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français. Brill Y, Windrim R. J Obstet Gynaecol Can. 2015 Nov 3.

Les chances de succès d'un AVAC sont variables. Environ 70 à 75 % des femmes qui tentent un AVAC réussissent à accoucher par voie basse. Cependant, environ 30 % subissent une césarienne en cours de travail. Les chances de succès sont plus élevées chez les femmes qui ont déjà accouché par voie basse auparavant, et plus faibles chez celles qui ont eu des complications lors de leur précédente césarienne.

Il est important de noter que l'AVAC comporte certains risques, notamment le risque de rupture utérine (une déchirure de la cicatrice utérine). Ce risque est faible (environ 0,5 à 1 %), mais il peut être grave pour la mère et le bébé. C'est pourquoi il est essentiel de tenter un AVAC dans un établissement médical équipé pour gérer une rupture utérine, et sous la surveillance étroite d'une équipe médicale expérimentée.

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En premier lieu, vous ne devez tenter un AVAC qu'entourée d'une équipe médicale. Il est préférable de préparer un AVAC dans une maternité de niveau 3. Une discussion approfondie avec votre médecin est essentielle pour évaluer votre admissibilité à l'AVAC et pour élaborer un plan de naissance sûr.

Rôle de l'activité physique pendant la grossesse

Se bouger lorsqu’on est enceinte reste un bon conseil quoi qu’il arrive, mais pourrait aussi éviter à certaines femmes de subir une césarienne, selon des chercheurs de l’Université de Grenade en Espagne. Les chercheurs ont, par le biais de leur étude, cherché à déterminer l’influence de la sédentarité et de l’exercice physique de la femme enceinte sur le déroulement de l’accouchement. Marcher régulièrementLes chercheurs ont suivi la grossesse de 510 futures mamans lors de leur deuxième trimestre et trois derniers mois de leur grossesse. Chacune d’entre elles étaient sédentaires, mais la moitié de ces femmes a reçu pour consigne de suivre un cours d’aérobic pour femmes enceintes trois fois par semaine. L’autre moitié n’a pas reçu d’instruction particulière. Le docteur Jonathan Ruiz conseille donc aux gynécologues-obstétriciens d’inciter leurs patientes à être plus actives.

Importance de l'information et de la communication

Bien souvent les césariennes programmées sont acceptées par les mamans par manque de renseignements ou de second avis d’un autre hôpital. Heureusement, maintenant, il y a internet pour s’informer plus facilement et plus rapidement. Si je n’avais pas insisté, je n’aurais pas eu la chance d’avoir un accouchement naturel et cela aurait eu des impacts sur mes futurs projets d’accouchement.

N’hésitez pas à partager votre plan de naissance à l’équipe médicale, afin de leur exprimer vos souhaits. J’ai eu vraiment le sentiment d’être actrice de cette naissance. D’où le conseil que nous donnons d’oser demander comment ça se passera, ce que vous aimeriez voir mis en place. Une démarche que le Collège national des gynécologues et obstétriciens (Cngof) soutient à travers la mise en place d’une labellisation engageant les maternités à mettre la bientraitance des femmes au centre de leurs préoccupations.

Gérer la position du bébé

J’avais déjà entrepris de retourner mon bébé naturellement, ce fut mon premier espoir, pour échapper à l’opération. Je suis allée voir un ostéopathe, une acupunctrice, j’ai essayé l’argile sur le ventre, la lumière que l’on déplace, la musique, les positions 4 pattes après une douche bien chaude, j’ai tout essayé. Mais il faut persévérer, pour obtenir ce que l’on souhaite ! Cela m’a demandé de la persévérance, de la confiance en moi, d’insister pour obtenir ce que je souhaitais, de demander des avis à plusieurs hôpitaux. Cela m’a pris beaucoup de temps et d’énergie, mais je ne regrette pas car tout est possible. Il faut s’écouter et ne rien lâcher.

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Conseils pratiques pour favoriser un accouchement par voie basse

Voici quelques conseils qui peuvent aider à favoriser un accouchement par voie basse :

  • Suivi prénatal régulier : Un suivi régulier avec un professionnel de la santé permet de surveiller la santé de la mère et du bébé, et de détecter d'éventuels problèmes pouvant nécessiter une césarienne. Prends des rendez-vous dès que tu sais que tu es enceinte !
  • Cours de préparation à l'accouchement : Les cours de préparation à l'accouchement peuvent aider les femmes à se préparer physiquement et mentalement à l'accouchement, et à apprendre des techniques de gestion de la douleur.
  • Activité physique : Maintenir une activité physique régulière pendant la grossesse peut aider à renforcer les muscles et à améliorer l'endurance, ce qui peut faciliter le travail.
  • Alimentation saine : Une alimentation saine et équilibrée pendant la grossesse est essentielle pour la santé de la mère et du bébé.
  • Gestion du stress : Le stress peut affecter le travail, il est donc important de trouver des moyens de se détendre et de gérer le stress pendant la grossesse.
  • Soutien émotionnel : Avoir un bon réseau de soutien émotionnel peut aider les femmes à se sentir plus confiantes et moins anxieuses pendant la grossesse et l'accouchement.
  • Choisir un établissement médical favorable à l'accouchement par voie basse : Certaines maternités sont plus favorables à l'accouchement par voie basse que d'autres. Il est important de se renseigner sur les politiques et les pratiques de l'établissement avant de prendre une décision.
  • Être informée et impliquée dans les décisions : Il est important de se renseigner sur les différentes options d'accouchement et de participer activement aux décisions concernant son propre plan de naissance.

Rééducation périnéale après la césarienne

Que votre accouchement soit par voie basse ou césarienne, une rééducation périnéale sera nécessaire, dans la mesure où votre périnée aura été sollicité tout au long de votre grossesse.

Allaitement après une césarienne

De nombreuses mamans craignent de ne pas pouvoir allaiter leur nourrisson après une césarienne. Rassurez-vous : il est tout à fait possible d’allaiter bébé après une césarienne.

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