L'arrivée d'un bébé est un événement unique, souvent entouré d'excitation et d'appréhension. Les contractions, étape obligatoire de l'accouchement, suscitent de nombreuses questions. Combien de temps durent-elles réellement ? Comment les différencier ? Quand faut-il partir à la maternité ? Cet article se propose de répondre à ces interrogations afin de vous aider à mieux appréhender ce moment crucial.
Les différents types de contractions pendant la grossesse
Au cours de la grossesse, le corps de la femme subit de nombreux changements, et les contractions utérines en font partie intégrante. Il est essentiel de distinguer les différents types de contractions pour mieux comprendre leur rôle et savoir comment réagir.
Contractions de Braxton-Hicks : les fausses alertes
Aussi appelées "fausses contractions", les contractions de Braxton-Hicks se manifestent souvent par une sensation de serrement à l’abdomen, causée par un resserrement et un relâchement de l’utérus. Elles sont généralement ressenties à partir du deuxième trimestre et se caractérisent par leur irrégularité et leur caractère indolore. Plusieurs femmes les comparent aux douleurs prémenstruelles ou les décrivent comme des tiraillements. Elles sont rarement douloureuses et leur durée est généralement inférieure à 30 secondes. Elles ne provoquent pas de modifications franches du col de l'utérus et se dissipent facilement en pratiquant des exercices de respiration et de relaxation.
Pour soulager ces contractions, vous pouvez :
- Vous reposer en position allongée.
- Prendre un bain ou une douche chaude.
- Avoir recours à des techniques comme la sophrologie.
- Bénéficier d'un massage du bas du dos (si vous ressentez les tensions dans cette zone).
- Prendre un médicament antispasmodique prescrit sur ordonnance.
Contractions liées à l'activité : des contractions temporaires
Certaines activités physiques ou le stress peuvent provoquer des contractions temporaires. Elles cessent généralement avec le repos.
Lire aussi: Gérer les contractions en fin de grossesse
Contractions de travail : le début de l'accouchement
Les contractions de travail marquent le début de l'accouchement. Elles sont régulières, de plus en plus intenses et rapprochées, et entraînent l'effacement du col ainsi que sa dilatation progressive, permettant le passage du bébé. Elles durent plus de 30 secondes et sont de plus en plus rapprochées. Elles sont plus intenses, longues, accompagnées d’une douleur supérieure aux fortes crampes menstruelles et reviennent à des intervalles réguliers de 5 à 10 minutes.
Comment reconnaître les vraies contractions ?
Avant d’accoucher, la plupart des femmes enceintes ressentent des contractions intenses et douloureuses au niveau de l’utérus. Les fibres musculaires se contractent et exercent une pression vers le bas. Ces contractions permettent :
- L'effacement du col de l'utérus : il s’amincit jusqu’à devenir très fin.
- La dilatation du col : il s'ouvre jusqu'à dilatation complète pour laisser passer le bébé au moment de la naissance.
- De pousser bébé vers le bas.
Les vraies contractions démarrent dans le bas du ventre et remontent vers le haut. La sensation s'apparente à un resserrement. Chez certaines futures mères, elles peuvent être ressenties dans le bas du dos et s’étendre vers l’avant. Si vous ressentez des douleurs fortes ou que vous avez un doute, il vaut mieux consulter. Contrairement aux fausses contractions, celles-ci ne disparaissent pas avec le repos ou un changement de position. Elles sont parfois comparées à des crampes menstruelles (règles) très intenses.
Fréquence et durée des contractions d'accouchement
Pour déterminer si les contractions annoncent l'accouchement, le premier indice est d'observer leur fréquence et leur durée :
- La fréquence : elle correspond à l'intervalle entre le début de deux contractions successives (exemple : 1 contraction par 10 minutes).
- La durée : elle désigne le temps entre le début et la fin d'une même contraction.
- L'intervalle : c’est l'écart de temps entre deux contractions.
Les "vraies" contractions deviennent de plus en plus fréquentes et prolongées. Elles durent généralement 60 secondes et atteignent parfois 90 secondes. Après la contraction, le ventre est souple et relâché. L'intensité et la fréquence évoluent en fonction du stade du travail.
Lire aussi: Tout savoir sur le hoquet
À quoi peut-on comparer les douleurs des contractions ?
C’est une des questions les plus posées et c’est compréhensible. Si c’est votre premier bébé ou si vous n’avez jamais accouché sans péri, vous ne savez pas trop à quoi vous attendre en terme d’intensité de douleur. Vous avez surement besoin de comparaisons concrètes pour vous préparer mentalement à votre accouchement.
Contractions dans le ventre
Les contractions dans le ventre sont les douleurs les plus supportables. Elles ressemblent vraiment aux douleurs de règle que la majorité des femmes connaissent bien. Les femmes qui n’ont jamais eu de douleurs pendant leurs règles peuvent comparer cette douleur à celle qu’on ressent quand l’intestin se contracte ou se dilate.
Contractions dans le dos
Elles ressemblent à des douleurs lombaires et se situent souvent dans la région des reins. Elles s'intensifient à mesure du travail et augmentent comme un énorme mal de dos. Vous allez probablement avoir besoin de vous pencher en avant pour soulager le dos. Les positions avec le ventre dans le vide sont les plus aidantes quand on a des contractions dans le dos. N’hésitez pas à vous appuyer contre un mur, contre votre ballon, un dossier de chaise, etc. La position à quatre pattes est recommandée aussi dans ces cas là. Elles soulagent la maman et permettent au bébé d’effectuer une rotation qui peut ramener les contractions dans le ventre. Les contractions dans le dos sont réputées pour être les plus douloureuses. Souvent redoutées par les mamans, elles augmentent rapidement en intensité pendant le travail. Elles sont ressenties comme plus douloureuses car elles “jouent” sur la structure osseuse et leur localisation est moins “logique” mentalement parlant. Elles ressemblent à un énorme lumbago par intermittence. Le pire ennemi des mamans qui ont des contractions dans les reins : la position allongée ! C’est carrément de la torture.
Contractions dans le bassin
Elles ressemblent à la sensation d’avoir le bassin serré dans un étau. Il s’agit vraiment d’une sensation de constriction, comme si quelqu’un vous serrait très fort les os du bassin. Elles rayonnent souvent sur le haut des cuisses et donnent des douleurs plus osseuses que musculaires. Contrairement aux contractions dans le ventre ou dans le dos, où les douleurs sont connues, les sensations des contractions dans le bassin n’ont surement jamais été ressenties. Pour soulager ces douleurs, basculez vous en avant avec les genoux fléchis. Il faut garder de la souplesse et de la mobilité dans le bassin à tout prix.
Contractions dans les fesses
Elles sont rarement ressenties en début de travail. Souvent les contractions dans les fesses annoncent la descente et l’engagement du bébé dans le bassin. Elles ressemblent à une énorme envie d’aller à la selle. Certaines mamans parlent de la sensation d’un boulet dans les fesses. Pour la soulager, il faut se détendre au maximum et ne pas hésiter à souffler le bébé pour l’accompagner vers la naissance. Même si ça y ressemble, cette sensation n’est pas le signe que vous allez faire caca devant tout le monde.
Lire aussi: Solutions pour les contractions musculaires
Les différentes phases de la douleur des contractions
L'intensité de la douleur des contractions évolue au fur et à mesure du travail. Il est important de comprendre ces différentes phases pour mieux les gérer.
Contractions non douloureuses
Si elles ne sont pas douloureuses, les contractions ressemblent à une crampe au niveau du ventre. Le ventre devient tout dur. Cette sensation peut s’accompagner de légers fourmillements. Le ventre se moule au bébé et prend une forme étrange.
Contractions légères
Si elles sont douloureuses, elles ressemblent à des douleurs de règles plutôt légères. Ces contractions de pré travail prennent tout le ventre et sont un peu inconfortable. Vous les sentez mais à ce stade, vous ne pouvez pas vraiment les qualifier de douloureuses.
Contractions de plus en plus intenses et régulières
En terme de douleur, elles ressemblent à de grosses douleurs de règles (surtout si elles sont dans le ventre). Elles commencent à être douloureuses. A ce stade, vous ressentirez plus que de l’inconfort. Mais la douleur est encore en “terrain connu”. Ces contractions vous demandent peut-être de souffler, rarement de vocaliser. Ce n’est pas encore très intense. Laissez votre corps s’habituer au rythme et aux sensations. C’est le moment de l’accouchement où la maman ressent la satisfaction de “j’ai mal mais je gère” !
Contractions très intenses
On passe aux choses sérieuses. La femme passe un cap à ce stade du travail. Sous l’effet des hormones, elle bascule dans un état de conscience modifié. On dit qu’elle passe de l’autre côté du voile. Du coup, les sensations sont ressenties de manière différentes que dans un état de veille classique. Les contractions sont beaucoup plus rapprochées. Les choses s’accélèrent. Elles commencent à mobiliser tout le corps. Même si elles sont beaucoup plus intenses dans une partie de votre corps (ventre, dos, bassin, fesses), vous pouvez avoir la sensation que tout votre corps se contracte. Vos poings se serrent et vos orteils se replient peut-être. Vous pouvez ressentir le besoin de vocaliser vos contractions. C’est le moment où le son aide. Même si vous avez mal, cette phase est encore gérable, à condition d’être dans votre bulle ET de rester mobile. À partir de 5 de dilatation, le bain ne risque plus d’arrêter le travail. En terme de douleur, on quitte le connu. Les contractions deviennent très intenses. Il est même difficile de décrire l’intensité de cette douleur tant elle est différente de ce qu’on connait habituellement. Tout le corps est mobilisé. Vos limites sont dépassées. C’est maintenant que votre motivation et votre conviction vont prendre le relai et vont vous permettre de tenir. Quand la contraction arrive, vous serez contraction. Toute entière. Totalement absorbée. Impossible à ce stade de ne pas “faire un” avec ce qui se passe. Vous ne pourrez plus aller contre. Il faudra aller “avec”. Le self-control a disparu à ce stade. Votre corps passe en pilote automatique, il vous guide vers la naissance. À ce stade, vous êtes une guerrière.
La phase de l'expulsion
Quand le bébé arrive aux portes du périnée, la sensation est extrêmement intense surtout parce qu’elle est extrêmement inconnue. Jamais de votre vie vous n’avez ressenti une pareille force venant de l’intérieur de vous. Pourtant votre bébé est bien là et ça pousse. Certaines femmes racontent que la sensation du bébé dans leur vagin a été très douloureuse et intense, à la limite du supportable. D’autres racontent que le fait de pousser a été un immense soulagement, quasi indolore. La majorité des mamans s’accordent à dire qu’elles ont ressenti une sensation de brulure au passage de la tête du bébé (cercle de feu). Une fois que la tête est passée, c’est fini ! Le passage des épaules et du corps se fait sans douleur. Les femmes disent souvent dans leur récit qu’une fois la tête passée, le bébé a glissé jusqu’à elles.
Les contractions post-accouchement
La sortie du placenta se fait dans la majorité des cas sans aucune douleur. Certaines maman trouvent même ça agréable comme sensation. La suture des déchirures ou d’une éventuelle épisiotomie est loin d’être une partie de plaisir. Grâce à une anesthésie locale (et surtout grâce à votre bébé qui aura toute votre attention), la sensation douloureuse des points sera un peu amoindrie. Le premier pipi après l’accouchement est aussi un grand moment ! Les tranchées arrivent juste après la délivrance et permettent à l’utérus de reprendre petit à petit sa taille normale. Ces contractions ressemblent à des bonnes grosses douleurs de règles. Elles sont désagréables mais carrément minimes à côté des contractions du travail. Encore une fois, l’effet “j’en ai marre d’avoir mal à cet endroit là” joue plus sur le moral que la douleur réellement. N’hésitez pas à prendre du paracétamol. Les tranchées sont plus douloureuses si vous avez eu plusieurs enfants.
Quand faut-il se rendre à la maternité ?
Si le travail a démarré, il est nécessaire de partir à la maternité. Il est préférable de partir à la maternité si :
- Vous avez des contractions régulières, intenses, qui reviennent toutes les 5 minutes ou moins pendant une heure. On recommande classiquement, pour un premier bébé, de partir pour la maternité quand les contractions sont une par 5 minutes, douloureuses, depuis au moins 2 heures. Mais ce n’est pas fixe, chaque accouchement est différent. Dans tous les cas, si la future maman ne se sent pas bien, il est recommandé de se rendre à la maternité pour être entourée de professionnels de santé, même si elle est dans ce que l’on appelle la phase de latence (le col n’est pas encore bien dilaté et les contractions utérines s’installent doucement.
- Vous perdez du liquide amniotique (perte des eaux), indiquant une possible rupture de la membrane amniotique. La perte des eaux est un des signes annonciateurs de l'accouchement. Mais, en réalité, la perte des eaux peut aussi avoir lieu après votre arrivée à la maternité, au moment où le col se dilate pendant la phase de travail. Vous sentirez alors un écoulement de liquide blanchâtre, il s'agit d'une petite partie du liquide amniotique dans lequel baigne votre bébé. N'attendez pas forcément de perdre les eaux pour vous rendre à la maternité. En revanche, si vous avez perdu les eaux, ou si vous soupçonnez une fissure de la poche des eaux, partez à la maternité, même si vous n'avez pas encore de contractions. Le bébé n'est plus dans un milieu stérile. Si votre col de l’utérus est favorable, le travail peut être déclenché directement. Chez certaines femmes enceintes, la perte des eaux apparaît avant tous les symptômes liés à l’accouchement. La membrane amniotique à l'intérieur de laquelle le fœtus baigne se rompt naturellement pour signaler la fin de la grossesse. La rupture de la poche des eaux n'est pas forcément franche. Elle peut se manifester par un léger écoulement ressemblant à de l'eau (culotte mouillée sans odeur d'urine). Elle ne s'accompagne pas toujours de contractions utérines. En cas de doute, ne prenez pas de bain (risque infectieux) et allez consulter à votre maternité. La perte du bouchon muqueux peut faire croire à une rupture de la poche des eaux. Ce dernier se compose de sécrétions gélatineuses et épaisses bloquant le col pendant la grossesse. Il peut tomber bien avant le terme prévu ou ne jamais tomber. Dans le doute, contactez votre sage-femme par téléphone. Elle saura vous guider.
- Vous constatez des saignements vaginaux.
- Vous ressentez une diminution des mouvements du bébé.
- Vous avez de la fièvre.
Si votre hôpital est situé à plus de 30 minutes de route ou si vous avez déjà accouché rapidement par le passé, il est recommandé de partir plus tôt. Même en l’absence de ces symptômes, si vous atteignez la date prévue d’accouchement ou que vous la dépassez, il faut appeler votre maternité pour un contrôle. En fonction de différents paramètres, un déclenchement artificiel du travail peut être proposé par l'équipe médicale.
Que faire en cas de vraies contractions ?
Les exercices de respiration indiqués aux futures mamans (en cours de préparation à l'accouchement) suffisent souvent à apaiser les fausses contractions. Si les douleurs persistent après du repos, un bain chaud, la prise d’un médicament antispasmodique (sur prescription d'un médecin ou d'une sage-femme), vous devez impérativement vous rendre à la maternité. Même en cas de faux travail, réaliser un bilan médical va vous rassurer. Outre les vraies contractions, d’autres signes peuvent traduire que le travail a commencé.
La phase de latence
La phase de latence est la première phase de l'accouchement. Durant cette phase, les contractions sont présentes mais encore irrégulières (en fréquence et en intensité). Cette phase peut s'étaler sur quelques jours ou quelques heures. Les contractions annonciatrices d'un début de travail Lorsque le travail a démarré, les contractions durent plus de 30 secondes et sont de plus en plus rapprochées. Elles sont plus intenses, longues, accompagnées d’une douleur supérieure aux fortes crampes menstruelles et reviennent à des intervalles réguliers de 5 à 10 minutes. Ces signes indiquent une forte probabilité de début de travail. Seul un examen médical avec un toucher vaginal pourra confirmer qu'il s'agit bien d'un "vrai travail". Les différentes contractions utérines ressenties au cours de cette période permettent les modifications du col. Elles jouent un rôle primordial dans la préparation à l’accouchement et mènent à la phase active du travail.
La phase active
La phase active commence juste après le pré-travail, au moment où le col est ouvert à 3-4 cm. Elle se termine lorsque celui-ci atteint une dilatation de 10 cm, le diamètre nécessaire pour permettre l’expulsion de bébé.
Le monitoring
Le monitoring est un appareil de mesure qui ressemble à une ceinture. La sage-femme la place autour du ventre de la maman.
La péridurale
Pour beaucoup de mamans la question se pose assez tôt pendant la grossesse : « Est-ce que je veux un accouchement avec péridurale ou un accouchement sans péridurale ? ». Il n’y a pas de bon au mauvais choix, il y a le VÔTRE. Vous avez le droit de décider, écoutez-vous ! La péridurale est une anesthésie locale, consistant à injecter un anesthésique dans l’espace péridural (dans le bas du dos). L’anesthésiste fait la piqure au moment où la maman atteint une dilatation de 3-4 cm. Elle peut se faire jusqu’à 7-8 cm d’ouverture du col de l’utérus, si le travail n’avance pas assez vite. Après cela il devient compliqué et trop tard de la mettre en place. L’effet de la péridurale se fait ressentir en 30 minutes environ. Pendant le reste de la phase active, il sera possible pour la future maman de gérer les doses d’anesthésiant en fonction de la douleur pendant ses contractions. Sachez seulement que vous devez avoir pris votre décision pour la péridurale avant l’accouchement. La procédure est très précise. Un rendez-vous préalable avec un anesthésiste lors d’un rendez-vous avant l’accouchement est obligatoire. Vous pourrez pendant celui-ci poser toutes les questions que vous voulez concernant cette anesthésie. De son côté, l’anesthésiste vous expliquera toutes les consignes.
Les contractions pendant la phase active
Au contraire de la phase du pré-travail, les contractions pendant la phase active durent plus longtemps et sont plus fréquentes. Elles sont aussi plus puissantes et augmentent progressivement, jusqu’à atteindre un pic d’intensité. Il est très probable que la douleur vous empêche de parler. Les exercices respiratoires que vous avez pu apprendre pendant vos séances de préparation à l’accouchement, seront vos meilleurs amis pour vous relaxer et supporter ces contractions. De 4 à 7 cm de dilatation, les contractions sont très fortes et surviennent toutes les 3 ou 4 minutes et durent entre 60 et 90 secondes. Ce sont ces contractions qui sont les plus efficaces et qui permettent au col de l’utérus de s’ouvrir beaucoup plus rapidement ! Entre 8 et 10 cm de dilatation, c’est-à-dire en fin de travail, les contractions sont moins fréquentes, mais plus fortes et plus longues. C’est à ce moment-là que vous allez atteindre le pic d’intensité pour ensuite sentir les contractions s’atténuer, parfois réaugmenter avant de disparaitre. Cette phase est assez intense et fatigante pour la jeune maman. L’expulsion de bébé peut s’effectuer dès que le col de l’utérus atteint une dilatation de 10cm. Elle peut demander jusqu’à une demi-heure, cependant si vous n’êtes pas à votre premier enfant, cette étape peut s’effectuer rapidement, en 5 à 10 minutesComment se passe concrètement cette phase de l’accouchement ? Vous ressentirez la pression de la tête de bébé entre vos jambes. Lors de chaque contraction, vous aurez fortement envie de pousser. Le mieux est d’écouter les instructions de votre sage-femme ainsi que votre corps ! Il vous fera comprendre à quel moment il faut pousser ! A chaque poussées, votre bébé va progresser vers la sortie mais il reculera également à chaque fin de contraction. Mais pas de panique, tant que votre tout petit avance un peu plus loin à chaque fois, tout va bien. Le plus important étant que tous vos efforts de poussée coïncident avec les contractions permettant de faire avancer votre bébé. Lorsque sa tête est enfin visible, la sage-femme qui vous accompagne vous demandera d’arrêter de pousser, de souffler lentement ainsi que de respirer plus doucement. Ces instructions auront pour but de vous éviter une déchirure ou épisiotomie. Maintenant il est temps de vous émerveiller !
Les contractions avant terme : un risque de travail prématuré
Si vous ressentez des contractions avant la 37ᵉ semaine d'aménorrhée ou 35 semaines de grossesse (avant le début du 9ᵉ mois de grossesse), il peut y avoir un risque d'accouchement prématuré. Dans ce cas, consultez un professionnel de santé rapidement si :
- Les contractions sont fortes et rapprochées.
- Elles s'accompagnent de pertes de liquide, de sang vaginal ou de douleurs lombaires.
- Vous ressentez une pression inhabituelle sur le bassin ou le vagin.
- Cela vous inquiète.
Il est préférable d'appeler la maternité et d'aller consulter, même si c'est une fausse alerte.
tags: #contraction #durée #temps