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Contractions non douloureuses en fin de grossesse : Comprendre et gérer

Lors des visites prénatales, les professionnels de santé, tels que les gynécologues et les sages-femmes, évoquent fréquemment le terme « être à terme ». Il est essentiel de bien comprendre cette notion et les sensations qui peuvent accompagner la fin de la grossesse, notamment les contractions non douloureuses.

Qu'est-ce que le terme ?

Le « terme » fait référence à la date prévue de l’accouchement (DPA), indiquée dans votre dossier médical. Il ne s'agit pas d'une date exacte, mais plutôt d'une estimation de la fin de la grossesse. La surveillance médicale est généralement intensifiée à partir de cette date. En France, un enfant est considéré comme né « à terme » s’il naît à partir du début du 9ème mois, soit 37 semaines d’aménorrhée (SA). À ce stade, le bébé est capable de réguler sa température et de se nourrir efficacement sans assistance. Une naissance avant 37 SA est considérée comme prématurée. Bien que la plupart des accouchements surviennent après 39 SA, il est important de se rappeler que l'accouchement peut se déclencher à tout moment à partir de 37 SA. C'est pourquoi il est conseillé de préparer sa valise de maternité à l'avance.

Signes avant-coureurs de l'accouchement

Dans les jours précédant l’accouchement, certaines femmes peuvent ressentir davantage de contractions et de fatigue. D'autres, au contraire, peuvent éprouver un regain d’énergie et se sentir poussées à tout ranger et préparer pour l'arrivée du bébé, un comportement souvent appelé « faire le nid ». Au cours des dernières semaines de grossesse, certaines femmes peuvent perdre le bouchon muqueux, un amas de glaires, parfois teinté de sang, qui obstrue le col de l’utérus pendant la grossesse pour protéger la poche des eaux des bactéries. La perte du bouchon muqueux n'est pas toujours le signe d'un accouchement imminent.

Les contractions de Braxton-Hicks : contractions de fin de grossesse non douloureuses

Il est probable que vous ayez déjà ressenti des contractions pendant votre grossesse sans les identifier clairement. Les contractions de Braxton-Hicks, également appelées contractions de fin de grossesse, sont fréquentes au cours du 9ème mois. Elles sont généralement non douloureuses et ne provoquent pas l’ouverture du col de l’utérus. Ces contractions se manifestent par un durcissement de l'utérus. Lorsque vous palpez votre ventre, vous remarquerez que sa surface est entièrement contractée et que vos doigts ne peuvent pas s’enfoncer comme d’habitude. Vous pouvez ressentir des sensations similaires à des douleurs menstruelles ou des douleurs dans le dos, qui vont et viennent en fonction de vos activités. Les contractions de Braxton Hicks jouent un rôle important pendant la grossesse :

  • Préparation de l'utérus: Elles aident à préparer l'utérus à l'accouchement en renforçant les muscles utérins et en favorisant la circulation sanguine dans cette région du corps.
  • Positionnement du bébé: Ces contractions peuvent contribuer à ajuster la position du bébé dans l'utérus, facilitant parfois son mouvement vers une position plus favorable pour l'accouchement, tête en bas.
  • Stimulation du col de l'utérus : Bien que les contractions de Braxton ne causent pas l'ouverture du col de l'utérus, elles peuvent contribuer à son assouplissement et à sa préparation pour le travail et l’accouchement à venir.
  • Préparation mentale : Pour la future mère, ressentir ces contractions peut être une manière d'anticiper et de se préparer mentalement à l'accouchement, même si elles ne sont pas douloureuses comme les vraies contractions de travail.

Les contractions de Braxton ne sont pas considérées comme dangereuses. Elles sont tout à fait normales pendant la grossesse et font partie du processus de préparation du corps à l'accouchement. Cependant, il est important de surveiller ces contractions afin de détecter tout changement significatif ou tout symptôme inhabituel qui pourrait évoquer des contractions de début de travail.

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Contractions de travail vs. Contractions de Braxton-Hicks

Contrairement aux contractions de fin de grossesse, qui sont rarement douloureuses, les contractions de travail sont plus intenses et douloureuses. Elles ressemblent aux contractions de fin de grossesse à la palpation, mais elles sont plus fortes et plus douloureuses. Elles commencent souvent progressivement, de manière espacée et d'une durée variable. Un rythme s’installe progressivement, les contractions deviennent plus fortes, plus rapprochées et plus longues, jusqu’à survenir toutes les 3 minutes et à vous empêcher de parler pendant les contractions. À ce stade, le travail a probablement commencé.

Différencier les contractions de travail des contractions de Braxton Hicks peut parfois s'avérer délicat, voici quelques éléments pouvant vous aider à les différencier :

  • Régularité et intensité : Les contractions de travail deviennent plus régulières, plus fréquentes et plus intenses avec le temps. Elles sont souvent régulières, devenant plus longues, plus fortes et plus rapprochées.
  • Localisation de la douleur : Les contractions de travail débutent généralement dans le bas du dos ou au niveau des reins avant de se propager vers l'avant, tandis que les contractions de Braxton sont généralement ressenties plus haut dans l'abdomen.
  • Persistance : Les contractions de travail ne disparaissent pas mais deviennent de plus en plus fréquentes, même après avoir changé de position, marché ou pris un bain chaud. Les contractions de Braxton Hicks peuvent quant à elles disparaître ou diminuer d'intensité avec du repos ou un changement d'activité.
  • Autres signes : Les contractions de travail sont souvent accompagnées d'autres signes comme des pertes vaginales sanglantes, de la perte du bouchon muqueux ou d’une rupture de la poche des eaux.
  • Durée et progression : Les contractions de travail tendent à durer plus longtemps que les contractions de Braxton Hicks et progressent en intensité et en fréquence au fil du temps.

Quand se rendre à la maternité ?

Si c’est votre premier accouchement, que la grossesse ne présente pas de complications, que vous êtes au-dessus de 37 SA, que la maternité se situe à moins de 20-30 minutes de votre domicile et que vous vous sentez bien, vous pouvez patienter à la maison jusqu’à ce que les contractions se rapprochent toutes les 5 minutes et deviennent douloureuses. En cas de doute, n’hésitez pas à contacter la maternité où vous êtes suivie. Des sages-femmes sont disponibles 24h/24 et 7j/7 pour vous conseiller. Si les contractions sont très fortes et que vous sentez que c’est le moment de partir, n’hésitez pas à vous rendre à la maternité, même si vous y avez été vue récemment.

Si la grossesse n’est pas à son terme (avant le 9ème mois de grossesse) et que les contractions deviennent régulières, il est conseillé de se rendre rapidement à la maternité.

Si la grossesse est à son terme, il est recommandé de se rendre à la maternité lorsque les contractions deviennent régulières, intenses et rapprochées, ou si vous présentez d'autres signes associés à l'accouchement.

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Voici quelques indications générales pour savoir quand se rendre à la maternité :

  • Fréquence des contractions : Si les contractions sont régulières depuis au moins 1 heure, surviennent toutes les 5 à 10 minutes et durent plus de 30 secondes, il est temps de se rendre à la maternité.
  • Intensité : Lorsque les contractions deviennent plus intenses et douloureuses, au point où elles demandent une concentration importante pour les supporter.
  • Perte de sang abondante : Si vous avez des pertes de sang abondantes (au point de remplir une serviette), rendez vous rapidement à la maternité.
  • Rupture de la poche des eaux : Si la poche des eaux se rompt, même si vous ne ressentez pas immédiatement des contractions fortes, il est recommandé de se rendre à la maternité pour évaluation.
  • Sensations subjectives : Écoutez votre corps et votre instinct. Si vous sentez que quelque chose ne va pas ou si vous avez des inquiétudes, il est préférable de consulter un professionnel de santé rapidement.

Chaque grossesse est unique, ces indications peuvent donc varier d'une femme à une autre. Il est toujours recommandé de suivre les conseils du médecin ou de la sage-femme qui suit votre grossesse et d'établir un projet de naissance personnalisé pour savoir quand il est approprié de se rendre à la maternité.

Comment soulager les contractions ?

Pour mieux supporter les contractions et favoriser l’ouverture et le raccourcissement du col, n’hésitez pas à bouger, à marcher, à vous mettre dans la position que vous souhaitez grâce à un ballon. Vous pouvez aussi prendre une douche ou un bain. Évitez de rester allongée, car cette position peut intensifier les contractions.

La perte des eaux

Le processus de l’accouchement peut parfois commencer par la perte des eaux, c'est-à-dire la rupture de la poche contenant le bébé et le liquide amniotique. Une fois la poche rompue, l’accouchement doit se faire dans les jours qui suivent, car le bébé n’est plus protégé des bactéries. Le liquide amniotique est généralement incolore et inodore, mais il peut parfois être teinté par les selles du bébé, lui donnant une couleur allant du jaune au vert foncé. En cas de rupture de la poche des eaux, il est impératif de se rendre à la maternité, quelle que soit la quantité de liquide perdu.

Toutes les femmes ne perdent pas les eaux pendant le travail. Dans certains cas, la sage-femme perce la poche des eaux artificiellement pour accélérer le travail. La fissuration de la poche des eaux peut être plus difficile à détecter, car seules quelques gouttes de liquide s’écoulent. En cas de doute, mettez une protection sèche et vérifiez si vous vous retrouvez mouillée à nouveau dans les deux heures suivantes. Si c’est le cas, il est probable que la poche des eaux soit fissurée.

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Le travail : processus de l'accouchement

Lorsque vous consultez à la maternité pour des contractions, la sage-femme doit déterminer si vous êtes « en travail ». Le travail désigne le processus de l’accouchement, de l’ouverture du col à la naissance de l’enfant. Ce diagnostic influence la décision de vous garder ou non à la maternité, la surveillance médicale et la possibilité de vous installer en salle d’accouchement pour bénéficier d’une péridurale si vous le souhaitez.

Une femme est considérée « en travail » lorsqu’elle a 2 à 3 contractions par 10 minutes, à intervalles réguliers (toutes les 3 à 5 minutes), douloureuses (l’empêchant de parler), et que son col se modifie (se raccourcit puis s’ouvre). La surveillance de la mère et de l’enfant est plus rapprochée une fois que la mère est en travail.

Il est communément admis de parler de « travail » à partir d’un col ouvert à 3 ou 5 cm (en fonction des maternités) et complètement raccourci, lorsqu’il s’agit d’un premier enfant. Avant cela, les sages-femmes parlent de pré-travail.

Le faux travail

Le faux travail est un épisode de contractions douloureuses, plutôt régulières, variables dans leur intensité, mais sans effets notables sur le col de l’utérus au bout de quelques heures. Le terme faux travail n’est employé qu’au cours du 9e mois de grossesse. Avant cette date, c’est-à-dire avant 37 semaines d’aménorrhée, on évoquera, en cas de contractions douloureuses, une menace d’accouchement prématuré.

Quand c’est un faux travail, mais on ne le sait qu’a posteriori, les contractions sont le plus souvent ressenties comme douloureuses dans le bas du ventre et sont assez régulières. Celles induisant le vrai travail sont assez vite régulières, environ toutes les 5 à 10 minutes au départ et durent environ 30 à 60 secondes. Chacune est ressentie de façon identique. Au fur et à mesure que le travail va progresser, elles vont devenir plus fortes et se rapprocher. C’est grâce à l’examen du col de l’utérus lors du toucher vaginal que l’on pourra évoquer ou non un faux travail. Quand c’est le cas, le col ne se modifie pas.

Pour soulager les contractions d'un faux travail :

  • Le changement de position peut être bénéfique, et là… pas de règles : marcher, s’allonger sur le côté, ou pourquoi pas s’accroupir.
  • Pour d’autres, rien de tel qu’un bain pour se relaxer.
  • On peut aussi utiliser les techniques de respiration ou de sophrologie apprises aux cours de préparation.
  • La ou le sage-femme ou la ou le médecin peut proposer un médicament qui va calmer les douleurs et permettre d’attendre le « bon » moment. Généralement, on utilise des antispasmodiques, mais si la douleur persiste, un antalgique puissant, dérivé de la morphine, peut aussi être prescrit.

L'utérus contractile

Des contractions fréquentes et répétitives au cours de la grossesse peuvent être le signe d’un utérus contractile. On parle d’utérus contractile quand, au cours de la grossesse, les contractions sont anormalement fréquentes. Ces contractions utérines se produisent de façon répétitive, plus de dix fois par jour. Il est important de pouvoir reconnaître les signes d’un utérus contractile. Un examen du col de l'utérus, effectué lors d’un toucher vaginal, permet de déterminer si les contractions ont un effet sur le col de l'utérus, si elles ont provoqué ou non son ouverture, et si oui à quel degré. En effet, si l'utérus contractile a ouvert le col utérin, l'accouchement peut être rapide. À la suite de ces examens, un traitement pourra être indiqué. Des tocolytiques, comme le Salbutamol, favorisent la réduction des contractions utérines. L’alitement peut être nécessaire pour la mère de rester alitée pendant tout le reste de la grossesse lorsque le cas d’utérus contractile est très inquiétant.

Les contractions de travail : un processus essentiel

Le déclenchement des contractions est généralement le signe que le travail a commencé. Elles résultent d'un allongement et d'une contraction des fibres musculaires utérines. Lorsque la grossesse arrive à terme, les structures musculaires qui composent la cavité utérine vont se contracter de manière régulière et douloureuse. Ceci est dû aux hormones de l'accouchement que sont, entre autres, l'ocytocine et la prostaglandine. Ce sont ces contractions qui vont permettre la dilatation et l'effacement du col utérin. Toujours sous l'effet des contractions, le bébé est alors expulsé de l'utérus en direction du bassin maternel puis du périnée. Après la naissance, des contractions vont persister jusqu'à la délivrance du placenta, c'est-à-dire jusqu'à son expulsion complète en dehors de l'utérus. Les contractions utérines qui perdurent quelques jours après l'accouchement sont appelées "tranchées". Ces contractions particulières permettent à l'utérus de retrouver sa taille normale (entre 5 et 10 cm). De manière plus immédiate après la naissance, les tranchées vont favoriser la cicatrisation des vaisseaux sanguins jusqu'alors reliés au placenta, afin d'éviter une hémorragie. Elles vont également faciliter l'expulsion des caillots sanguins contenus dans la cavité utérine.

Reconnaître une contraction de travail

Tout au long de sa grossesse, l'utérus de la femme enceinte subit de nombreuses contractions. Avant le 4e mois de grossesse, elles sont presque imperceptibles. Au-delà, elles restent irrégulières, peu intenses et non douloureuses. C'est le signe que l'utérus se prépare tout doucement à l'accouchement. Mais les contractions de travail, elles, se distinguent par leur régularité et par leur intensité. Plus le travail avance, plus les contractions se rapprochent les unes des autres et plus elles durent longtemps. Chaque femme ressent des contractions différentes. Pour certaines, la douleur des contractions se situe au niveau du bas du ventre ; tandis que pour d’autres, elle est plutôt localisée dans le bas du dos. Mais, à la différence des "fausses contractions", la fréquence et l’intensité des contractions de travail ne cède pas avec la prise de médicaments antispasmodiques ou d'un bain chaud.

La phase de pré-travail

On appelle phase de latence ou pré-travail la période au cours de laquelle le travail se met doucement en route. Généralement, cette phase débute avec l'apparition des premières contractions utérines. Elle peut durer plus ou moins longtemps, sans que le travail rentre dans une phase active. A ce stade, les contractions restent encore irrégulières. Le col de l'utérus se ramollit et se raccourcit lentement, pour mieux s'effacer dans un second temps. Sauf cas particulier, il n'est pas nécessaire de se rendre à la maternité tout de suite. Les sage-femmes et médecins recommandent aux femmes enceintes de se détendre le plus possible en prenant un bain chaud, en regardant un film, en faisant la sieste ou en lisant, par exemple. Progressivement, les contractions vont s'intensifier et se rapprocher, jusqu'à se répéter toutes les 5 à 10 minutes.

Autres signes à surveiller en fin de grossesse

Outre les contractions, d'autres signes peuvent indiquer que l'accouchement approche :

  • La perte du bouchon muqueux : Ce petit amas de mucus, qui se situe dans le col de l’utérus, peut se détacher à mesure que celui-ci commence à se dilater. Bien que la perte du bouchon muqueux ne signifie pas que le travail commence immédiatement, cela montre que le corps se prépare.
  • Une pression dans le bas-ventre : Lorsque le bébé se positionne dans le bassin pour se préparer à la naissance, il peut entraîner une sensation de lourdeur et une envie fréquente d’uriner.
  • La perte des eaux : La perte des eaux se produit quand la poche des eaux se rompt. Cette rupture signale que le corps se prépare pour l’arrivée du bébé et annonce souvent le début du travail dans les heures qui suivent.
  • Des douleurs ligamentaires : Les douleurs ligamentaires de grossesse sont liées à l’étirement des ligaments qui soutiennent l'utérus. Elles se manifestent souvent par des tiraillements ou des crampes sur les côtés du bas-ventre.
  • Des maux de jambes et d'estomac : En fin de grossesse, les jambes peuvent devenir plus lourdes et douloureuses, et des maux d'estomac peuvent apparaître en raison de la compression de l'estomac par le bébé.

Conseils pour les dernières semaines de grossesse

Les dernières semaines avant l'accouchement peuvent être un mélange d’émotions. Entre la hâte de rencontrer votre bébé et l’appréhension face à l’accouchement, le moral peut varier. Il est important de se faire confiance et de ne pas hésiter à contacter votre sage-femme ou votre médecin en cas de doute ou d'inquiétude.

Pour mieux vivre cette période, voici quelques conseils :

  • Reposez-vous : Le repos est essentiel pour faire face à la fatigue et au stress de la fin de grossesse.
  • Adoptez une alimentation équilibrée : Essayez de maintenir une alimentation saine et équilibrée, même si les envies alimentaires se font plus fortes.
  • Restez active : Continuez à pratiquer une activité physique modérée, comme la marche, pour favoriser la circulation sanguine et maintenir votre tonus musculaire.
  • Préparez-vous mentalement : Suivez des cours de préparation à l’accouchement pour vous informer et vous préparer à l’arrivée de votre bébé.
  • Écoutez votre corps : Faites confiance à votre instinct et n’hésitez pas à consulter un professionnel de santé en cas de besoin.

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