La contraction des réserves internationales est un phénomène complexe qui peut avoir des implications significatives pour les économies nationales et le système financier mondial. Cet article explore les causes de la contraction des réserves internationales, ainsi que ses conséquences économiques et sociales.
Introduction
Dans le domaine de la macroéconomie, il est essentiel de comprendre la notion de contraction économique. La contraction économique, également connue sous le nom de ralentissement, est une phase du cycle économique au cours de laquelle la croissance d'une économie ralentit, marquée par une diminution de la production et d'autres indicateurs économiques clés. Habituellement, la contraction entraîne un taux de croissance négatif, communément appelé récession. Il est essentiel de maintenir l'équilibre dans l'économie, et la contraction permet d'éviter la surchauffe de l'économie.
Les réserves internationales : Un aperçu
La monnaie de réserve, également connue sous le nom de monnaie d'ancrage, occupe une place importante dans la finance internationale. Le concept semble simple : il s'agit d'une devise étrangère détenue par les banques centrales et les principales institutions financières pour rembourser les dettes internationales et influencer les taux de change nationaux. Une partie importante du commerce international, en particulier les matières premières, est évaluée dans la principale monnaie de réserve du monde.
Les fondements du système des monnaies de réserve sont ancrés dans les normes de l'or et de l'argent. Les pays conservaient des réserves d'or et d'argent, et les monnaies étaient émises en fonction de ces réserves. Au cours du 19ème siècle, la Grande-Bretagne, avec son puissant empire maritime et son économie industrielle, était la première force économique mondiale. Le terme "monnaie de réserve" fait référence à la monnaie détenue en grande quantité par de nombreux gouvernements et institutions dans le cadre de leurs réserves de change. Elle sert également de monnaie internationale pour la fixation du prix des marchandises et des biens sur les marchés mondiaux.
Causes de la contraction des réserves internationales
Plusieurs facteurs peuvent entraîner une contraction des réserves internationales d'un pays. Parmi les causes les plus courantes, on peut citer :
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Déficits commerciaux persistants
Un pays qui importe plus qu'il n'exporte accumule un déficit commercial. Pour financer ce déficit, il doit vendre ses réserves de change ou emprunter à l'étranger, ce qui réduit ses réserves internationales.
Fuite des capitaux
Si les investisseurs perdent confiance dans l'économie d'un pays, ils peuvent retirer leurs capitaux, ce qui entraîne une baisse des réserves internationales. Cette fuite des capitaux peut être déclenchée par des facteurs tels que l'instabilité politique, l'inflation élevée ou la dévaluation de la monnaie.
Intervention de la banque centrale
Les banques centrales utilisent parfois leurs réserves de change pour intervenir sur le marché des changes afin de stabiliser leur monnaie. Si une banque centrale vend des devises étrangères pour soutenir sa monnaie, cela réduit ses réserves internationales. Chaque établissement bancaire est tenu de disposer d’un compte auprès de la banque centrale. La banque centrale impose à toutes les banques commerciales de « déposer » sur leur compte auprès d’elle un pourcentage des dépôts qu’elles collectent.
Crises financières
Les crises financières, telles que la crise des subprimes de 2008, peuvent entraîner une forte contraction des réserves internationales. En période de crise, les investisseurs ont tendance à se réfugier vers des actifs plus sûrs, ce qui provoque une fuite des capitaux des pays en développement et une baisse de leurs réserves de change.
Les origines de la crise des subprimes
La crise des subprimes, qui a éclaté aux États-Unis en 2007, trouve ses racines dans le développement important du marché des prêts hypothécaires à risque, dits "subprimes", au début des années 2000. Ces prêts étaient accordés à des emprunteurs ayant une faible solvabilité, avec des taux d'intérêt initialement bas, mais souvent variables et susceptibles d'augmenter significativement après une période déterminée. La titrisation de ces prêts, c'est-à-dire leur transformation en titres financiers revendus sur les marchés, a permis une diffusion massive du risque à travers le système financier mondial. La politique de taux d'intérêt bas menée par la Réserve fédérale américaine (FED), la banque centrale des États-Unis, après l'éclatement de la bulle internet, a également favorisé l'expansion du crédit immobilier et l'endettement des ménages.
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Le mécanisme de la crise
Plusieurs facteurs ont convergé pour déclencher la crise. À partir de 2006, la hausse des taux d'intérêt directeurs de la Réserve fédérale a entraîné une augmentation des mensualités pour les emprunteurs à taux variable, les rendant incapables de rembourser leurs prêts. Simultanément, les prix de l'immobilier ont commencé à baisser, piégeant les emprunteurs dont la valeur du bien immobilier était devenue inférieure au montant du prêt. Les défauts de paiement se sont multipliés, entraînant une chute de la valeur des titres adossés à ces prêts (MBS - Mortgage-Backed Securities) et une crise de confiance généralisée sur les marchés financiers. La complexité des produits financiers titrisés et leur dissémination mondiale ont amplifié la contagion de la crise aux banques et aux institutions financières internationales, provoquant un assèchement du crédit et une crise bancaire majeure.
La propagation internationale de la crise
La crise des subprimes, initialement localisée aux États-Unis, s'est rapidement propagée à l'échelle mondiale en raison de l'interconnexion des marchés financiers. Les banques européennes et asiatiques, qui avaient investi massivement dans les titres adossés aux subprimes, ont subi d'importantes pertes. La crise de liquidité a paralysé le système bancaire international, entraînant une forte contraction du crédit et une récession économique mondiale. L'interdépendance des économies nationales, accentuée par la mondialisation financière, a joué un rôle crucial dans la transmission de la crise à l'échelle planétaire.
Conséquences de la contraction des réserves internationales
La contraction des réserves internationales peut avoir des conséquences négatives sur l'économie d'un pays, notamment :
Dévaluation de la monnaie
Une baisse des réserves internationales peut entraîner une dévaluation de la monnaie nationale. Une dévaluation peut rendre les importations plus chères et les exportations moins chères, ce qui peut entraîner une inflation et une détérioration des termes de l'échange.
Instabilité financière
Une contraction des réserves internationales peut rendre un pays plus vulnérable aux crises financières. Si un pays a peu de réserves de change, il peut avoir du mal à faire face à une fuite des capitaux ou à une crise de change.
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Réduction de la croissance économique
Une contraction des réserves internationales peut entraîner une réduction de la croissance économique. Si un pays doit vendre ses réserves de change pour financer un déficit commercial ou stabiliser sa monnaie, cela peut réduire les investissements et la consommation, ce qui freine la croissance économique.
Impact social
La crise des subprimes a eu des conséquences sociales considérables et durables : Hausse du chômage, des inégalités et de la pauvreté, avec des conséquences politiques importantes, comme la montée des populismes.
Réponses politiques et régulations
Face à l'ampleur de la crise, les gouvernements et les institutions internationales ont mis en place des mesures d'urgence, notamment des injections massives de liquidités dans le système financier, des plans de relance budgétaire et des garanties des dépôts bancaires. Des réformes de la régulation financière ont également été entreprises, avec pour objectifs de renforcer la surveillance des marchés, d'améliorer la transparence des produits financiers et de limiter la prise de risque excessive des institutions financières. Le G20 a joué un rôle important dans la coordination des réponses internationales à la crise.
Le rôle des banques centrales
Les autorités monétaires, notamment les banques centrales sont des participants majeurs sur le marché des changes.
La banque centrale impose à toutes les banques commerciales de « déposer » sur leur compte auprès d’elle un pourcentage des dépôts qu’elles collectent. Plus le taux des réserves obligatoires est faible, plus les banques pourront accorder des crédits. En pratique, cet instrument n’est plus vraiment utilisé par les banques centrales, et certaines d’entre elles, comme au Canada, en Australie ou au Danemark, ont en fait supprimé le taux de réserves obligatoires. De l’autre côté, quand une banque a des liquidités disponibles (ses clients remettent plus d’argent sur leurs comptes qu’ils n’en retirent), elle les propose aux autres banques.
Les paiements entre banques se font exclusivement par l’intermédiaire des comptes qu’elles détiennent à la banque centrale. Les facilités permanentes sont des opérations de prêt ou d’emprunt de la banque centrale auprès des banques commerciales, souvent du jour pour le lendemain. Quand une banque ne trouve pas le montant nécessaire auprès des autres banques, elle peut s’adresser à la banque centrale qui va lui prêter ces liquidités (en zone euro, au « taux de prêt marginal »). La plupart du temps, la banque doit apporter à la banque centrale des garanties sous la forme de titres de créances de qualité qu’elle détient (ce qu’on appelle en finance des « collatéraux »).
Si la banque centrale augmente les taux de ses facilités permanentes, les banques vont répercuter cette hausse sur le coût des crédits qu’elles accordent. Inversement, si la banque centrale diminue les taux de ses facilités permanentes, les banques vont diminuer le taux d’intérêt de leurs crédits. La banque centrale peut aussi également adopter une approche plus pro-active sur les marchés interbancaires : c’est ce qu’on appelle les « opérations d’open market ». La banque centrale propose aux banques commerciales des liquidités (souvent, pour une durée d’une semaine) en échange de titres financiers qu’elle garde comme garantie. Il s’agit du principal instrument de politique monétaire pour les banques centrales modernes. La banque centrale peut ainsi influencer plus directement les taux monétaires et diriger la quantité de monnaie sur les marchés interbancaires.
Le marché des changes
Le marché des changes est le marché sur lequel se retrouvent tous les participants désireux de vendre ou d’acheter une devise contre une autre. En 2022, le rapport triennal de la Banque des Règlements Internationaux (BRI) estime le volume quotidien des échanges à près de 7 500 milliards de dollars. Les volumes échangés sur ce marché ont, ainsi, progressé de près de 13 % depuis la précédente enquête (2019) et de plus de 65 % au cours de la décennie 2010. S’il existe bien des pièces et des billets de banques dans tous les pays, le marché des changes est entièrement dématérialisé et décentralisé. Il n’est rattaché à aucune place boursière en particulier. Même si, en théorie, le marché des changes est ouvert en permanence, dans la pratique il clôt une fois par semaine pendant les heures qui séparent la fermeture de la Bourse le vendredi soir à 22h GMT sur la côte Ouest des États-Unis et l’ouverture le dimanche soir à 22h GMT de la Bourse de Wellington en Nouvelle-Zélande qui entame la semaine. En effet, les principales banques sont fermées le weekend et les volumes échangés sur ce marché sont très faibles les samedis, dimanche et jours fériés. Le marché des changes est largement dominé par la City de Londres. Cette place financière représente plus de 50 % des opérations de changes dans le monde. Le poids des places asiatiques est en croissance mais reste inférieur à Londres.
Le marché des changes réunit des participants extrêmement divers. Le marché des changes est un marché où la quasi totalité des opérations sont réalisées de gré à gré. Les courtiers et les banques négocient directement les uns avec les autres, sans intermédiaire boursier. Les particuliers comme les entreprises doivent faire appel à leur banque pour avoir accès au marché des changes. Le Forex est donc un marché non régulé. Depuis la libéralisation des échanges dans les années 1990, les intervenants sur le marché des changes se sont fortement concentrés, notamment au niveau des banques. Ils mettent à disposition des autres participants du marché des instruments permettant de se couvrir ou de spéculer sur les variations de cours des devises. Il est intéressant de noter que le dollar américain (USD) reste la monnaie de référence sur le marché des changes. Puisque deux monnaies sont impliquées dans chaque transaction, si l’une est achetée, l’autre est forcément vendue. Chaque monnaie (dollar, euro, yen…) étant comptée deux fois, la somme des pourcentages de toutes les monnaies dans les échanges atteint 200 %. La transaction la plus simple sur le marché des devises est l’opération au comptant, dite opération « spot« . Elle consiste à acheter une devise contre une autre au prix actuel du marché avec une livraison à J+2 jours. Une opération à terme consiste à fixer le prix, la quantité et la date de l’échange futur dès le jour de l’opération.
L’accès au marché des changes permet à la plupart des participants de se protéger contre un risque de change sur leurs recettes et leurs dépenses, en utilisant notamment le marché à terme comme le montre l’exemple plus haut. En effet, depuis les années 1970 et la fin des changes fixes, une explosion du volume de transactions sur les devises est observée, quoique cette hausse ait pris fin ces dernières années. Les devises sont considérées comme des actifs financiers ordinaires permettant de réaliser des gains ou des pertes en spéculant sur les variations de taux de change. La spéculation peut avoir des effets bénéfiques, car elle permet notamment d’assurer la liquidité d’un marché. En effet, si un investisseur veut se prémunir contre la hausse d’une devise, il doit acheter cette devise. Mais la spéculation peut aussi provoquer des mouvements violents à la hausse comme à la baisse de certaines devises. Il est intéressant de noter que la volatilité (la rapidité et l’amplitude des variations de cours) sur un marché, comme celui des changes, favorise les spéculateurs. En effet, il n’y a rien à gagner dans un marché atone, alors que cette volatilité dessert les autorités monétaires et les intervenants en couverture de change.
Les leçons de la crise des subprimes
La crise des subprimes a mis en lumière les dangers de la déréglementation financière, de la titrisation excessive et de l'interconnexion des marchés. Elle a également souligné la nécessité d'une coopération internationale renforcée pour prévenir et gérer les crises financières mondiales.
L'avenir des monnaies de réserve
Dans le scénario mondial actuel, la domination du dollar américain ne semble pas faiblir. Plusieurs facteurs contribuent au statut de première monnaie de réserve du dollar américain. Cependant, la domination n'implique pas l'invulnérabilité. Alors que nous nous aventurons plus avant dans le 21e siècle, une discussion silencieuse gronde sur l'avenir de la monnaie de réserve. Le rôle des monnaies de réserve a toujours été lié à la dynamique du pouvoir mondial. Dans le passé, ces positions étaient souvent assumées par les économies et les armées les plus puissantes du monde, comme la livre sterling à l'apogée de l'empire britannique ou le dollar américain au cours de la seconde moitié du XXe siècle, comme le soulignaient les accords de Bretton Woods en 1944. Aujourd'hui, avec l'évolution des structures du pouvoir mondial, l'avenir des monnaies de réserve est peut-être sur le point de changer de manière significative.
L'influence croissante des monnaies numériques
On ne peut pas spéculer sur l'avenir des monnaies de réserve sans prendre en compte l'influence croissante des monnaies numériques. L'avènement du bitcoin et d'une multitude d'autres crypto-monnaies a considérablement perturbé les notions traditionnelles de monnaie. Les monnaies numériques sont des monnaies qui existent principalement sous forme numérique ou virtuelle. Elles ne sont généralement pas réglementées par une autorité centrale. Il est indéniable que des obstacles se dressent devant elles, notamment en ce qui concerne la volatilité des prix, les problèmes d'évolutivité, l'incertitude de l'environnement réglementaire et les préoccupations relatives à la cybersécurité. Cependant, beaucoup de travail est effectué dans chacun de ces domaines.
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