Le métier d'auxiliaire de puériculture, essentiel dans le secteur de la petite enfance, soulève de nombreuses questions concernant la retraite. Cet article vise à informer de manière exhaustive les auxiliaires de puériculture sur leurs droits, les modalités de calcul de leur pension, et les dispositifs existants pour préparer sereinement leur retraite.
Le rôle de l'auxiliaire de puériculture
L'auxiliaire de puériculture (AP) joue un rôle crucial dans la prise en charge des nouveaux-nés et des jeunes enfants, que ce soit en maternité, dans les services hospitaliers de pédiatrie, ou dans les structures d'accueil de la petite enfance. Ses missions sont variées : elle donne des soins aux enfants (pesée, mesure, change, toilette, préparation des biberons), conseille les mères, aide et collabore aux soins infirmiers. À l'hôpital, l’auxiliaire de puériculture a la responsabilité des soins des nouveaux-nés ou des enfants en bas-âge, de jour comme de nuit. L'article R.4311-4 du code de la santé publique précise le cadre de sa collaboration avec les infirmiers, soulignant que l'infirmier peut, sous sa responsabilité, assurer les soins avec la collaboration d'auxiliaires de puériculture qu'il encadre et dans les limites de la qualification reconnue à ces derniers du fait de leur formation.
Conditions d'accès au métier
Le métier d'auxiliaire de puériculture est accessible sur concours, généralement sans diplôme préalable, à condition d’être âgé de 17 ans minimum. La formation dure 10 mois, en alternance avec des stages, et le diplôme d’État est délivré sur contrôle continu des connaissances. Des passerelles courtes existent vers les métiers d’aides-soignantes ou d’infirmières puéricultrices. Selon la grille indiciaire, le traitement brut d’une auxiliaire puéricultrice en début de carrière est de 1537 euros, il atteint 1960 euros en fin de carrière. Des passerelles existent pour obtenir le diplôme d’État d’aide-soignant ou d’aide médico-éducatif. Après 3 ans d’exercice dans le secteur hospitalier, on peut bénéficier de passerelles longues vers des métiers de soins et des activités paramédicales.
Catégorie active et âge de départ à la retraite
Les auxiliaires de puériculture affectées en services de pédiatrie appartiennent à la « catégorie active », car leur emploi peut présenter « des risques particuliers ou provoquer des fatigues exceptionnelles ». Cela leur permettait historiquement de bénéficier d'un âge de départ à la retraite anticipé. Appartenant à la catégorie « active », les auxiliaires de puériculture bénéficient d’une ouverture des droits à la retraite à 57 ans.
En 2015, il a été reconnu aux auxiliaires de puériculture, remplissant les conditions de durée de service dans un emploi classé en catégorie active (17 ans minimum), de garder le bénéfice de ce classement, même lorsqu'elles terminent leur carrière sur un emploi sédentaire. Elles peuvent alors bénéficier d'une ouverture des droits à la retraite à 57 ans. Même si vous avez été auxiliaire de puériculture pendant une grande partie de votre vie, et si vous décidez d’occuper un emploi dit « sédentaire » pour terminer votre carrière, vous conservez le classement en catégorie « active » : l’âge minimum requis pour un départ à la retraite reste fixé à 57 ans.
Lire aussi: Tout savoir sur le congé maternité
Compte-tenu des fatigues occasionnées par le métier, il n’est pas rare de voir des auxiliaires de puériculture souhaiter prendre leur retraite malgré tout à 57 ans, même sans avoir le nombre de trimestre requis pour prétendre au taux plein, quitte à subir une décote, c’est-à-dire une baisse définitive de leur pension de retraite.
Calcul de la pension de retraite
Pour percevoir une retraite de base à taux plein (75 % de votre traitement brut calculé sur les 6 derniers mois d’activité), vous devez ensuite avoir validé entre 167 et 173 trimestres d’assurance retraite (selon l’année à laquelle vous pouvez partir à la retraite). C’est la règle générale pour tous les agents hospitaliers.
La pension de retraite est calculée par rapport au dernier traitement indiciaire brut (perçu au moins durant 6 mois) qu'il faut multiplier par 75% et ensuite multiplier par le nombre de trimestres validés (ou liquidables). Il faut ensuite diviser ce montant par le nombre de trimestres nécessaires pour une pension à taux plein. D'autres paramètres sont à prendre en compte tel que les périodes de travail à temps partiel, les majorations pour enfants, les bonifications diverses et supplément de pension au titre de la NBI.
Il est important de noter que le calcul de la retraite pour les agents hospitaliers se fait pour l’instant sur les six derniers mois de traitement.
La prime de sujétion spéciale
Depuis l’arrêté ministériel du 23 avril 1975, une prime spéciale de sujétion est attribuée aux auxiliaires de puériculture pour compenser les contraintes et les risques qu’ils ou elles subissent dans l'exercice de leur métier. Cette prime est égale à 10% du traitement brut indiciaire.
Lire aussi: Cappuccino pendant la grossesse
Depuis le 1er Janvier 2008, les aides soignantes et auxiliaires de puériculture bénéficient de l’intégration complète de leur indemnité spécifique dans le calcul de la pension, à savoir, 100% du salaire de base. Le montant de la prime de sujétion varie en fonction des augmentations générales de traitement des fonctionnaires. Elle bénéficie aux agents titulaires et stagiaires relevant du cadre d’emplois des auxiliaires de puériculture et de celui des auxiliaires de soins. Pour les agents non titulaires, ils y sont assujettis dès lors que la délibération le prévoit. Cette prime est calculée sur la base d’un taux égal à 10% du traitement brut (soit le traitement de base, non compris l’indemnité de résidence).
Régime indemnitaire et primes
Conformément aux dispositions de l'article 88 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale, les régimes indemnitaires des fonctionnaires territoriaux sont fixés dans la limite de ceux applicables aux fonctionnaires des services de l'Etat exerçant des fonctions équivalentes. C'est sur cette base que, dans le cadre du décret n° 91-875 du 6 septembre 1991 pris pour l'application de cet article 88 précité, le régime indemnitaire des auxiliaires puéricultrices a été défini par référence à celui des aides-soignantes de l'institution nationales des invalides. A ce titre, les auxiliaires de puéricultrices bénéficient d'un régime indemnitaire constitué non seulement de la prime de sujétion spéciale instituée par le décret n° 76-280 du 18 mars 1976 mais également d'autres indemnités, dont le montant total maximum est l'un des plus élevés de la catégorie C dans la fonction publique territoriale.
Préparer sa retraite : la Complémentaire Retraite des Hospitaliers (CRH)
Pour éviter une trop forte baisse de revenus après la vie active, il est conseillé de s’affilier le plus tôt possible à la Complémentaire Retraite des Hospitaliers, afin d’obtenir ensuite un complément de revenus qui sera versé durant la retraite. C’est une solution 100 % dédiée aux hospitaliers et aux conjoints des affiliés (qui bénéficient des mêmes avantages) pour préparer leur avenir sereinement.
Revalorisation statutaire
La situation statutaire des auxiliaires de puériculture territoriaux, telle qu'elle est définie par le décret n° 92-865 du 28 août 1992, traduit le souci gouvernemental d'une pleine reconnaissance de leur qualification professionnelle. Ainsi, en application du protocole conclu le 9 février 1990 sur la rénovation de la grille des classifications et des rémunérations des trois fonctions publiques, le cadre d'emplois considéré a-t-il été refondu, comportant deux grandes positions en échelles 3 et 4 (soit une progression indiciaire significative par rapport aux anciens emplois communaux, antérieurs à 1992). Une nouvelle revalorisation statutaire est en cours, approuvée par le Conseil supérieur de la fonction publique territoriale le 30 mars 2000, visant à créer un troisième grade relevant de l'échelle 5 et à élargir le quota d'accès au deuxième grade.
Disponibilité
BONJOUR, JE SUIS ACTUELLEMENT EN POSITION DE DETACHEMENT DE LA FONCTION PUBLIQUE D ETAT VERS LA COLLECTIVITE TERRITORIALE. JE SOUHAITERAIS ME METTRE EN DISPONIBILITE POUR ELEVER, NOTRE FILS DE MOINS DE 8 ANS. Suis-je TENU DE METTRE FIN A MON DETACHEMENT AVANT MA DEMANDE DE MISE EN DISPONIBILITE?
Lire aussi: Avis médical : piscine et post-accouchement
tags: #combien #retraite #auxiliaire #de #puericulture