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La fiche métier de la puéricultrice territoriale : Un pilier de la santé infantile

Introduction

La puéricultrice territoriale est un acteur essentiel du secteur médico-social, jouant un rôle crucial dans la protection de la santé, le bien-être et le développement harmonieux des enfants de moins de six ans. Ce professionnel de santé intervient auprès des familles, dans les structures d’accueil de la petite enfance et au sein des services de Protection Maternelle et Infantile (PMI). Ce métier, exercé majoritairement par des femmes, requiert une vocation, un excellent contact avec les enfants et une capacité d’écoute et de conseil auprès des parents.

Définition du métier

La puéricultrice territoriale élabore et met en œuvre le projet social et éducatif de la structure dans laquelle elle exerce. Son action vise au maintien de la santé, au bien-être et au développement harmonieux des enfants. Elle contribue également au dépistage de troubles chez l’enfant et favorise l’inclusion des enfants présentant un handicap ou atteints de maladies chroniques. La communication avec la famille, dans le cadre du soutien à la parentalité, est une dimension essentielle de son travail.

Les puéricultrices territoriales constituent un cadre d'emplois médico-social de catégorie A. Ce cadre d'emplois comprend les grades de puéricultrice et de puéricultrice hors classe. Les puéricultrices territoriales exercent les fonctions définies à l'article R. 4311-13 du code de la santé publique dans les régions, les départements, les communes et leurs établissements publics, dans le cadre de la protection maternelle et infantile, ainsi qu'au sein des établissements et services d'accueil des enfants de moins de six ans relevant de ces collectivités ou établissements publics, dans les conditions fixées par les articles R. 2324-16 et R. 2324-17 du code de la santé publique.

Missions et activités

Les missions de la puéricultrice territoriale sont variées et s’adaptent aux différents lieux d’exercice :

  • En maternité : Les puéricultrices veillent sur les nouveaux-nés en collaboration avec le personnel médical. Elles réalisent le premier examen des bébés, établissent leur régime alimentaire et assurent leur toilette. Elles sont également une source d'information et de soutien pour les jeunes mamans, les conseillant et les rassurant sur les soins à donner à bébé, l'allaitement, le développement de l'enfant, les risques éventuels…
  • En milieu hospitalier (services de néonatalogie, pédiatrie ou chirurgie infantile) : Elles prodiguent les soins aux enfants malades (changement des pansements, pose de perfusions, distribution des médicaments…). Elles sont également le relais avec les familles, étant souvent le contact le plus fréquent pour les parents.
  • Dans les centres médico-sociaux, en charge de la PMI : Les puéricultrices accueillent les futurs et les jeunes parents pour répondre à leurs questions, les conseiller, les rassurer, suivre l'évolution de leur bébé. Elles assurent aussi le suivi à domicile des enfants signalés par l'hôpital ou par le service de l'aide sociale à l'enfance. Elles travaillent, pour ce faire, en étroite collaboration avec les travailleurs sociaux. Leur rôle est de détecter les signes de « débordements », de précarité, de maltraitance, avant que le cas devienne trop grave et nécessite un placement.
  • En structure d'accueil (crèche, halte-garderie) : Les puéricultrices supervisent l'ensemble du personnel et épaulent les auxiliaires de puériculture. Elles sont souvent responsables de la structure, veillant à la sécurité, au confort et à la conformité des locaux. Elles s'impliquent et sont garantes du projet pédagogique développé par l'équipe. Les puéricultrices peuvent exercer les fonctions de directrice d'établissement ou de service d'accueil des enfants de moins de six ans relevant des collectivités ou établissements publics précités, dans les conditions prévues par les articles R. 2324-34 et R. 2324-35 du code de la santé publique.

Plus précisément, les activités de la puéricultrice territoriale peuvent inclure :

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  • L’observation et l’évaluation du développement psychomoteur et affectif de l’enfant.
  • La mise en place d’activités d’éveil et de stimulation adaptées à l’âge et aux besoins de chaque enfant.
  • L’identification des signes de mal-être ou de troubles du développement et l’orientation vers les professionnels compétents.
  • Le conseil et l’accompagnement des parents sur les questions relatives à l’alimentation, au sommeil, à l’hygiène, à l’éducation et à la prévention des accidents domestiques.
  • La participation à des actions de prévention et d’éducation à la santé auprès des familles et des professionnels de la petite enfance.
  • La collaboration avec les autres professionnels de la santé et du secteur social (médecins, psychologues, éducateurs de jeunes enfants, assistants sociaux, etc.).
  • La gestion administrative et financière de la structure d’accueil.

Compétences requises

Pour exercer le métier de puéricultrice territoriale, il est nécessaire de posséder un ensemble de compétences techniques et de qualités humaines :

  • Connaissances approfondies : Connaissances détaillées, pratiques et théoriques, d’un champ ou d’un domaine particulier incluant la connaissance des processus, des techniques et procédés, des matériaux, des instruments, de l’équipement, de la terminologie et de quelques idées théoriques. Ces connaissances sont contextualisées. Connaissances théoriques et pratiques approfondies dans un champ donné. Maîtrise des principes fondamentaux du domaine, permettant la modélisation. Une partie de ces connaissances sont des connaissances avancées ou de pointe. Connaissances générales propres à un champ. L’étendue des connaissances concernées est limitée à des faits et à des idées principales. Connaissances des notions de base, des principaux termes. Savoirs le plus souvent fragmentaires et peu contextualisés.
  • Compétences techniques : Maîtrise des soins infirmiers et des techniques de puériculture, connaissance du développement de l’enfant, des pathologies infantiles et des mesures de prévention.
  • Qualités relationnelles : Sens de l’écoute, empathie, patience, capacité à communiquer et à travailler en équipe, aptitude à créer une relation de confiance avec les enfants et les parents.
  • Capacités d’analyse et de synthèse : Aptitude à évaluer les situations, à identifier les besoins et à proposer des solutions adaptées.
  • Sens des responsabilités et de l’organisation : Rigueur, autonomie, capacité à gérer les priorités et à respecter les règles d’hygiène et de sécurité.
  • Adaptabilité : Capacité à s’adapter aux différents contextes d’exercice et aux évolutions du secteur de la petite enfance.

Formation et recrutement

Pour devenir puéricultrice territoriale, il faut obligatoirement être titulaire du Diplôme d’État de Puéricultrice (DEP). Ce diplôme est accessible aux infirmiers diplômés d’État (IDE) ou aux sages-femmes diplômées d’État, après une année de spécialisation dans une école agréée. L'accès se fait sur concours d'admission et un diplôme d'État de puéricultrice est à la clé. En France, 95 % des puéricultrices ont une formation d'infirmière.

Le recrutement en qualité de puéricultrice intervient après inscription sur une liste d'aptitude établie en application des dispositions de l'article 36 de la loi du 26 janvier 1984 susvisé. Sont inscrits sur la liste d'aptitude prévue à l'article 3 les candidats déclarés admis à un concours sur titres complété d'une ou plusieurs épreuves ouvert aux candidats titulaires du diplôme d'Etat de puéricultrice mentionné à l'article R. 4311-13 du code de la santé publique ou d'une autorisation d'exercer cette profession délivrée en application de l'article L. 4311-4 du même code. La nature et les modalités des épreuves du concours sont fixées par décret. Les concours sont organisés par le centre de gestion pour les collectivités et établissements publics affiliés et par les collectivités et établissements publics eux-mêmes lorsqu'ils ne sont pas affiliés.

Pour exercer en fonction publique territoriale, l'accès se fait également sur concours et nécessite le diplôme d'État de puéricultrice. La puéricultrice participe avec d'autres acteurs, les auxiliaires de puériculture notamment, au développement et à l'éveil des enfants. Elle assure la protection et la promotion de la santé de l'enfant et de sa famille. Elle a également un rôle de conseil et d’accompagne auprès des parents.

Une fois ces diplômes en poche, deux choix sont possibles. Le premier est de passer par la case contractuelle, puis de passer un concours si l’on souhaite se titulariser. La puéricultrice peut avancer de grade et d’échelon.

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Carrière et évolution

Les puéricultrices territoriales peuvent évoluer professionnellement en se spécialisant dans un domaine particulier (par exemple, la petite enfance et handicap, la protection de l’enfance en danger) ou en accédant à des fonctions d’encadrement (puéricultrice cadre de santé, directrice de crèche).

Peuvent être nommées puéricultrices hors classe, au choix, par voie d'inscription à un tableau annuel d'avancement, les puéricultrices justifiant, au plus tard au 31 décembre de l'année au titre de laquelle est établi le tableau d'avancement, d'au moins dix ans de services effectifs dans un cadre d'emplois ou corps infirmier de catégorie A ou dans un corps militaire infirmier équivalent et ayant un an et six mois d'ancienneté dans le 4e échelon de leur grade.

Les puéricultrices cadres de santé exercent des fonctions d’encadrement ou comportant des responsabilités particulières correspondant à leur qualification, notamment de direction d’établissements et services d’accueil des enfants de moins de 6 ans relevant des collectivités territoriales ou de leurs établissements publics. Les puéricultrices cadres supérieurs de santé animent et coordonnent les activités des établissements et services d’accueil mentionnés ci-dessus. Elles encadrent les personnels de ces établissements et services d’accueil. Elles définissent les orientations relatives aux relations avec les institutions et avec les familles.

Les puéricultrices, cadres territoriaux de santé, bénéficient d'un cadre d'emplois en voie d'extinction, avec des revalorisations salariales et un régime indemnitaire Rifseep. Depuis 2020, les échelles de rémunération ont été ajustées, et des augmentations de points d'indice ont été appliquées jusqu'en 2024. , s’appliquent, sauf disposition particulière, à l’ensemble des cadres d’emplois territoriaux.

Rémunération

La rémunération de la puéricultrice territoriale varie en fonction de son grade, de son échelon et de son lieu d’exercice. Elle est constituée d’un traitement indiciaire auquel peuvent s’ajouter des primes et indemnités.

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Détachement et intégration directe

I.-Les fonctionnaires appartenant à un corps ou un cadre d'emplois de catégorie A ou de niveau équivalent peuvent être placés en position de détachement ou directement intégrés dans le présent cadre d'emplois s'ils justifient du diplôme ou de l'autorisation d'exercice mentionnés à l'article 4.II.-Les fonctionnaires placés en position de détachement ou directement intégrés dans le présent cadre d'emplois sont soumis, selon le cas, aux dispositions des titres I, III bis et IV du décret du 13 janvier 1986 susvisé.

Peuvent également être détachés dans le présent cadre d'emplois, s'ils justifient du diplôme ou de l'autorisation d'exercice mentionnés à l'article 4, les militaires mentionnés à l'article 13 ter de la loi du 13 juillet 1983 susvisée, dans les conditions fixées par le décret prévu par les mêmes dispositions.

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