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Contractions Fantômes : Comprendre et Gérer les Faux Travails

L'attente de l'arrivée d'un bébé est une période remplie d'excitation et d'anticipation. Cependant, les dernières semaines de grossesse peuvent être source de confusion et de frustration, notamment à cause des contractions. Il est parfois difficile de différencier une « vraie » contraction utérine, annonciatrice du début de l’accouchement, d’une autre plus banale et sans incidence. Cet article vise à explorer en profondeur le phénomène des contractions de faux travail, leurs causes, leurs symptômes, et les stratégies pour les gérer au mieux.

Qu'est-ce qu'un faux travail ?

Le terme « faux travail » est employé au cours du 9e mois de grossesse. Avant cette date, c’est-à-dire avant 37 semaines d’aménorrhée, on évoquera, en cas de contractions douloureuses, une menace d’accouchement prématuré. Le faux travail, également connu sous le nom de contractions de Braxton-Hicks, se définit comme un épisode de contractions douloureuses, plutôt régulières, variables dans leur intensité, mais sans effets notables sur le col de l’utérus au bout de quelques heures.

Certains professionnels de santé préfèrent le terme de « préparation au travail », car ces contractions, bien que non productives en termes de dilatation du col, jouent un rôle dans la préparation de l'utérus à l'accouchement. Elles contribuent à assouplir et à ramollir le col, le préparant ainsi au travail véritable.

Les causes des faux travaux

Plusieurs facteurs peuvent déclencher des contractions de faux travail :

  • Activité physique : Une activité physique intense, comme le ménage (poussière, aspi et serpillère), peut provoquer des contractions.
  • Déshydratation : Ne pas boire suffisamment d'eau peut également être une cause.
  • Position du bébé : Les mouvements du bébé peuvent parfois irriter l'utérus et provoquer des contractions.
  • Facteurs hormonaux : Les hormones de grossesse jouent un rôle important dans les contractions.
  • Utérus contractile : Le fait d’avoir un utérus contractile a favorisé l’apparition fréquente de faux travail.

Comment reconnaître un faux travail ?

Il est essentiel de savoir distinguer les contractions de faux travail des vraies contractions afin d'éviter des visites inutiles à la maternité. Voici quelques éléments de différenciation :

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  • Irrégularité : Les contractions de faux travail sont souvent irrégulières, tant en termes de fréquence que de durée.
  • Intensité variable : L'intensité des contractions peut varier et ne pas augmenter progressivement.
  • Localisation de la douleur : La douleur est le plus souvent ressentie dans le bas du ventre.
  • Absence de modification du col : L'examen du col de l'utérus lors du toucher vaginal révèle qu'il ne se modifie pas.

En revanche, les vraies contractions sont assez vite régulières, environ toutes les 5 à 10 minutes au départ et durent environ 30 à 60 secondes. Chacune est ressentie de façon identique. Au fur et à mesure que le travail va progresser, elles vont devenir plus fortes et se rapprocher.

Symptômes associés aux faux travaux

Outre les contractions elles-mêmes, d'autres symptômes peuvent accompagner les faux travaux :

  • Pression dans le bas-ventre : Une sensation de lourdeur ou de pression dans le bas-ventre est fréquente.
  • Douleurs de règles : Des douleurs semblables à celles des règles peuvent être ressenties.
  • Douleurs ligamentaires : Des douleurs au niveau des ligaments peuvent également se manifester.
  • Fatigue : La fatigue est un symptôme courant en fin de grossesse et peut être exacerbée par les faux travaux.
  • Troubles digestifs : Des troubles digestifs, tels que des nausées, peuvent survenir.
  • Changements des pertes vaginales : Le bouchon muqueux peut s’expulser sous la forme de pertes brunâtres et épaisses quand le col commence à s’entrouvrir.

Comment gérer les faux travaux ?

Bien qu'ils soient inconfortables, les faux travaux ne nécessitent généralement pas d'intervention médicale. Voici quelques conseils pour les gérer :

  • Changement de position : Le changement de position peut être bénéfique.
  • Bain chaud : Rien de tel qu’un bain pour se relaxer.
  • Techniques de respiration : On peut aussi utiliser les techniques de respiration ou de sophrologie apprises aux cours de préparation.
  • Médicaments : La ou le sage-femme ou la ou le médecin peut proposer un médicament qui va calmer les douleurs et permettre d’attendre le « bon » moment. Généralement, on utilise des antispasmodiques, mais si la douleur persiste, un antalgique puissant, dérivé de la morphine, peut aussi être prescrit.
  • Hydratation : Boire suffisamment d'eau peut aider à réduire les contractions.
  • Repos : Se reposer et éviter les activités physiques intenses.

Quand consulter ?

Il est important de consulter un professionnel de santé si vous présentez les signes suivants :

  • Perte de liquide évoquant une rupture de la poche des eaux : La perte des eaux correspond à la rupture de la poche des eaux. Le liquide amniotique peut s’écouler d’un coup ou en petite quantité, de façon continue.
  • Saignements : Tout saignement vaginal doit être signalé.
  • Fièvre : La fièvre peut être le signe d'une infection.
  • Douleurs intenses ou inhabituelles : Des douleurs intenses ou qui ne ressemblent pas aux contractions habituelles doivent être évaluées.
  • Diminution nette des mouvements de bébé : Une baisse franche ou inhabituelle des mouvements doit alerter.

Le vécu émotionnel des faux travaux

Les faux travaux peuvent être éprouvants sur le plan émotionnel. La déception de penser que le travail a commencé pour finalement se rendre compte que ce n'est pas le cas peut entraîner de la frustration, de l'anxiété et de la fatigue morale.

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Il est important de reconnaître et de valider ces émotions. Parler de ses sentiments avec son partenaire, sa famille ou un professionnel de santé peut aider à mieux gérer cette période.

Le déclenchement : une solution ?

Seule solution pour soulager les mamans proches du terme : donner un petit coup de pouce à la nature. Le déclenche­ment a été envis­agé chez un nom­bre impor­tant de femmes : 40,5% des prim­i­pares, 36,3% des mul­ti­pares. En défini­tive, il a été pra­tiqué chez 27,1% des prim­i­pares et 20,7% des mul­ti­pares. En effet, les femmes qui ont reçu une infor­ma­tion sur le déclenche­ment ont vécu leur accouche­ment déclenché de manière très sim­i­laire aux femmes dont l’accouchement a été spon­tané: 22% l’ont mal ou très mal vécu con­tre 19% pour les accouche­ments spon­tanés. A l’opposé, celles qui n’ont pas été infor­mées sont 44% à l’avoir mal ou très mal vécu. Sur ce point, force est de con­stater que, mal­gré quelques pro­grès ces dernières années, on est encore loin du compte: seules 58% des femmes dont l’accouchement a été déclenché entre 2008 et 2014 dis­ent avoir reçu une infor­ma­tion préal­able et s’être vu deman­der leur con­sen­te­ment.

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