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Vaccination et Grossesse : Protéger la Mère et l'Enfant

La grossesse est une période unique et merveilleuse, mais elle s'accompagne également de défis spécifiques en matière de santé. Se faire vacciner lorsqu’on attend un bébé ne va pas toujours de soi. Pendant la grossesse, le corps d'une femme subit des changements importants, notamment un affaiblissement du système immunitaire, ce qui la rend plus vulnérable aux infections. Cela vous rend plus fragile face à des infections respiratoires courantes, comme la grippe ou le covid-19. Le risque d’infections sévères conduisant à une hospitalisation (voire au décès) augmente alors. Dans ce contexte, la vaccination joue un rôle crucial pour protéger à la fois la mère et le futur enfant contre certaines maladies infectieuses. Plusieurs professionnels de santé peuvent les prescrire et les faire : gynécologue, sage-femme, médecin traitant, infirmier ou pharmacien.

L'Importance de la Vaccination pendant la Grossesse

La vaccination pendant la grossesse est une stratégie de santé publique bien établie qui vise à prévenir les maladies infectieuses chez la mère et à conférer une immunité passive au nouveau-né. A la naissance, le système immunitaire de votre bébé n’est pas encore mature. Il est donc particulièrement vulnérable face aux infections, comme la grippe, le covid-19, la bronchiolite ou encore la coqueluche. En vous faisant vacciner contre ces maladies pendant votre grossesse, vous fabriquez de nouveaux anticorps en grand nombre qui sont transmis, par le placenta, au bébé qui va naître. Il est ainsi protégé, grâce à vous, dès les premiers mois de sa vie.

Transfert d'anticorps maternels

L'un des principaux avantages de la vaccination maternelle est le transfert d'anticorps de la mère à l'enfant à travers le placenta. Ces anticorps offrent une protection passive au nouveau-né pendant les premiers mois de sa vie, lorsque son propre système immunitaire n'est pas encore pleinement développé. Les avantages de la vaccination de la mère pour son enfant grâce au transfert d’anticorps maternels à travers le placenta sont par ailleurs reconnus depuis longtemps. Dans les années 187O, les bébés nés de mères vaccinées contre la variole présentaient une diminution du risque de contracter cette maladie au début de leur vie.

Évaluation rigoureuse des vaccins

Avant d’être recommandés, les vaccins sont évalués par des experts à partir d'études scientifiques rigoureuses. Ils vérifient que les vaccins n’augmentent pas le risque de fausse couche, de prématurité, de malformation ou d’anomalies du développement de l’enfant. Notamment, les vaccins contre la rougeole-oreillon-rubéole (ROR), la tuberculose et la varicelle sont contre-indiquées pendant la grossesse, car ils s’appuient sur des virus vivants atténués. En cas de doute, consultez un professionnel de santé.

Les Vaccins Essentiels Recommandés pendant la Grossesse

Quatre vaccins sont pourtant essentiels, précisément pendant la grossesse : les vaccins contre la grippe, le covid-19, la coqueluche et la bronchiolite. La grossesse est un moment clé pour faire un point sur vos vaccinations. Les vaccins recommandés pendant la grossesse vous protègent contre des infections pouvant être graves pour vous ou le bon déroulement de votre grossesse. Leurs effets indésirables sont ceux que l’on peut voir habituellement avec tous les vaccins (rougeur, douleur au point d'injection, etc.).

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Vaccination contre la Coqueluche

La coqueluche est une infection respiratoire très contagieuse. Elle est causée par une bactérie qui circule toute l’année. Des recrudescences d’épidémies de coqueluche, prédominant en été et à l’automne, sont observées régulièrement tous les 3 à 5 ans. C'est le cas depuis le début 2024. Elle se transmet par les gouttelettes de salive émises lors de la toux. La maladie se manifeste par des quintes de toux, épuisante et répétée, de jour comme de nuit et durant plusieurs semaines. Chez le nourrisson, ces quintes de toux empêchent votre bébé de respirer correctement et peuvent même le priver d’oxygène entrainant des conséquences graves, nécessitant une hospitalisation en réanimation.

La vaccination des femmes enceintes est pratiquée dans une trentaine de pays depuis plus de 10 ans. Chez le nourrisson, la vaccination débute au 2e mois et n’est pas efficace immédiatement. Cela signifie que le risque d’attraper une coqueluche sévère existe chez tous les nourrissons de moins de 5 mois si la mère n’a pas été vaccinée. L’objectif est de protéger le nourrisson dans les premiers mois de sa vie par la transmission des anticorps fabriqués par la mère au futur bébé. Les études dans les pays qui pratiquent la vaccination des femmes enceintes depuis plus de 12 ans comme le Royaume-Uni et les États-Unis ont montré qu'elle était sûre et très efficace, assurant une protection des nourrissons contre les formes sévères et les décès de plus de 90 %.

En population générale, la durée de protection du vaccin est de 5 à 10 ans mais elle diminue avec le temps. Une vaccination avant la grossesse est insuffisante pour protéger votre bébé. L’objectif de la vaccination pendant la grossesse est de vous permettre de fabriquer de nouveaux anticorps et de les transmettre en grand nombre à votre futur bébé, ce qui le protégera dès la naissance. La vaccination est recommandée à chaque grossesse en une dose, dès le 4ème mois (à partir de 16 semaines après les dernières règles) et de préférence à partir du 5ème mois (entre 20 et 36 semaines après les dernières règles), car c’est le moment de la grossesse le plus efficace pour transmettre vos anticorps avec l’un des vaccins disponibles en France. Si vous avez eu la coqueluche au début de votre grossesse, vous êtes protégée contre la maladie mais la quantité d'anticorps que vous avez fabriquée pendant votre infection peut ne pas être suffisante pour protéger votre bébé à la naissance et un vaccin au 2ème trimestre de la grossesse sera le plus souvent nécessaire.

Toute femme enceinte bénéficie d'une prise en charge à 100 %, au titre de l'assurance maternité, à partir du premier jour de son 6ème mois de grossesse (24 semaines d’absence de règles) et jusqu'à 12 jours après l'accouchement. Si vous avez cependant fait le choix de ne pas vous faire vacciner pendant votre grossesse, il est important de vous faire vacciner juste après l’accouchement si votre dernière vaccination date de plus de 5 ans.

La vaccination coqueluche est réalisée chez toutes les femmes enceintes à partir du 2ème trimestre de grossesse, en privilégiant la période 20-36 SA. Pour l’OMS, la vaccination des femmes enceintes constitue la stratégie complémentaire la plus efficiente pour prévenir la coqueluche chez les nourrissoons trop jeunes pour être vaccinés, grâce à l’efficacité intrinsèque de cette stratégie (effet cocooning par protection de la mère et passage transplacentaire des anticorps protecteurs) et à une meilleure faisabilité par rapport au cocooning. On dispose de données de nombreux pays (Royaume-Uni, USA, Australie, Belgique, Suisse, etc.) qui ont initié cette stratégie il y a plus de 10 ans, pour protéger les nourrissons trop jeunes pour être eux-mêmes vaccinés. Le profil de sécurité et de tolérance est excellent pour les mères, les fœtus, les nouveau-nés et les nourrissons et il n’y a pas de signal de sécurité à la répétition des doses de dT(P)ca lors de chaque grossesse. Dans l’expérience anglaise par exemple, la réduction de la mortalité par coqueluche, des nourrissons de moins de 2 mois, nés de femmes vaccinnées, est d’environ 95%.

Lire aussi: Grossesse et vaccins : ce qu'il faut savoir

Oui ! Plusieurs études ont montré qu’il y avait une diminution très significative des titres d’anticorps 9-12 mois après la dose reçue. La vaccination pré- conceptionnelle ne permet par exemple pas d’obtenir des taux d’anticorps chez le nouveau-né au-dessus du seuil jugé comme protecteur parce que la concentration des anticorps maternels à partir du 2ème trimestre de grossesse n’est probablement plus assez élevée.

Vaccination contre la Grippe

La grippe est une infection respiratoire aiguë, qui circule en métropole généralement entre les mois de novembre et mars. Les épidémies durent en moyenne 10 semaines et peuvent être plus ou moins sévères. Cette sévérité est impossible à prévoir à l'avance. Elle se transmet entre personnes par les gouttelettes à l’occasion d’éternuements, de toux ou de contact avec des objets contaminés (poignées de porte, téléphone, etc.). Le délai entre la contamination et l’apparition des symptômes (période d’incubation) est court, de 1 à 3 jours en moyenne, mais peut aller jusqu’à 5 jours.

Être contaminée par la grippe alors que vous êtes enceinte présente un danger pour vous (hospitalisation en réanimation et même décès) et peut être à l’origine de complications pour votre grossesse (contractions, fausses-couches, accouchement prématuré). L'objectif du vaccin est de protéger la femme enceinte d’une grippe grave qui nécessiterait la réanimation voire entrainerait son décès. Elle vise aussi à éviter le risque de fausse-couche ou d'accouchement prématuré qui augmente en cas de grippe chez la mère. La vaccination de la mère permet de diminuer le risque de donner la grippe à son bébé après sa naissance. Par ailleurs, les anticorps transmis par la mère le protègent contre des formes sévères plus fréquentes avant l’âge de 6 mois.

Le vaccin protège pour un seul hiver. En effet, la protection diminue avec le temps. De plus, les virus de la grippe se modifient d’année en année. Demandez un bon de prise en charge à un infirmier, un médecin, un pharmacien ou une sage-femme, pour obtenir sans frais le vaccin en pharmacie quel que soit le terme de votre grossesse.

Depuis 2012 en effet, la vaccination contre la grippe est recommandée en France pour toutes les femmes enceintes, quel que soit le terme. La vaccination des femmes enceintes les protège d’infections auxquelles elles peuvent être particulièrement sensibles pendant la grossesse, mais protège également le fœtus des mêmes infections, congénitales ou néonatales, et des effets obstétricaux néfastes de l’infection maternelle. C’est ainsi que la vaccination contre la grippe utilisant un vaccin inerte saisonnier est maintenant largement recommandée à toutes les femmes dans les pays industrialisés et dans le monde plus largement. Quatre essais randomisés et contrôlés, menés en Afrique et en Asie, ont montré l’efficacité du vaccin antigrippal inactivé administré pendant la grossesse, contre les infections maternelles et infantiles. Concrètement, la vaccination des femmes enceintes contre la grippe permet d’éviter des épisodes de fièvre du très jeune nourrisson, qui est en soi un signe de gravité dont la sanction systématique est une hospitalisation et la réalisation d’explorations étiologiques.

Lire aussi: Guide de vaccination

La campagne de vaccination anti-grippe a démarré et les femmes désireuses de commencer un traitement de PMA s’interrogent sur la nécessité de se vacciner. En principe, le vaccin contre la grippe est recommandé durant le premier trimestre de la grossesse. Les gynécologues suivent les recommandations tant des Conseils de santé des communautés autonomes que de celles du Ministère de la santé, de la politique sociale et de l’égalité Espagnol. Ils conseillent aux femmes enceintes de se faire vacciner contre la grippe, en particulier celles dont l’accouchement est prévu en hiver. Selon le Dr. Manuel Muñoz, « c’est la solution pour protéger la mère et l’enfant de cette souche du virus pendant les premiers mois de vie du bébé. » et ajoute-t-il « le vaccin contre la grippe est très sûr et aucune réaction n’a été détectée.

Vaccination contre la Covid-19

La Covid-19 est une maladie infectieuse causée par un coronavirus, le Sars-CoV-2 qui circule toute l’année. Les femmes enceintes sont davantage susceptibles de développer une forme grave de la maladie, si elles l’attrapent. En outre, le risque d’accoucher prématurément est plus élevé si vous contractez la Covid-19 pendant votre grossesse. De plus, les bébés de moins de 6 mois doivent souvent être hospitalisés s’ils s'infectent. Cette vaccination des femmes enceintes est pratiquée dans plus de 200 pays. L’objectif est de protéger la femme enceinte et d'éviter les complications de sa grossesse qui retentissent sur son bébé. La vaccination de la mère permet aussi de diminuer le risque d'infection du bébé après sa naissance et d'éviter des hospitalisations.

Concernant la Covid-19, les personnes les plus à risque de forme grave peuvent se faire vacciner, 6 mois après leur dernière injection ou 3 mois après leur dernière infection à la Covid-19. La vaccination est le moyen le plus sûr de vous protéger contre une Covid-19 grave pendant votre grossesse.

Le ministre de la santé, Olivier Véran, l'avait annoncé le mardi 20 juillet 2021 : les femmes enceintes peuvent être vaccinées contre la covid 19 dès le premier trimestre avec un vaccin à ARNm (Comirnaty de BioNTech-Pfizer ou Spikevax de Moderna). Cette annonce vient d'être confirmée par la Direction générale de la santé dans un message "DGS-Urgent". La vaccination des femmes enceintes à partir du deuxième trimestre de grossesse est recommandée depuis le 3 avril 2021. L'objectif de cette vaccination est d’éviter les complications obstétricales et les conséquences pour le foetus au cours du troisième trimestre (avis du COSV du 6 avril 2021). Considérant qu'il n’y a pas d'argument pour considérer qu’une vaccination plus précoce présenterait un danger pour l’embryon ou le foetus, le COSV propose que la vaccination pour les femmes enceintes qui le souhaiteraient soit possible au cours du premier trimestre de la grossesse.

Selon le dernier rapport de pharmacovigilance de l'ANSM sur la vaccination anti-covid des femmes enceintes, la majorité des événements indésirables rapportés après l'administration du vaccin à ARNm Comirnaty, qui est le plus utilisé chez les femmes enceintes, sont des fausses couches (28 cas rapportés). Ce chiffre semble faible, les fausses couches étant très fréquentes en population générale (de 12 à 20 % selon les études). Dans plusieurs cas, il existait des facteurs de risque de fausse couche tels que l’obésité, des antécédents de fausse couche ou un âge supérieur à 35 ans. Pour ces fausses couches spontanées, le lien avec la vaccination ne peut pas être établi. En conclusion, les données de la littérature et du suivi de pharmacovigilance ne mettent pas en évidence, à ce jour, un risque de la vaccination contre la covid 19 chez la femme enceinte.

Les femmes enceintes sont un groupe à risque de formes graves et la vaccination est particulièrement efficace contre ces formes graves. Par rapport à une femme non enceinte infectée par le SARS-CoV-2, une femme enceinte a 2,13 fois plus de risque d’admission en soins intensifs, et 2,59 fois plus de risque d’avoir besoin d’une ventilation mécanique. Par rapport à une femme enceinte non infectée, il y a un risque multiplié par 18 d’admission en soins intensifs, par 2,8 de perte fœtale et par 5 d’admission du nouveau-né en soins intensifs.

Bien que ne reposant que sur un faible nombre de patientes évaluées, les premières données montrent que la réponse vaccinale chez la femme enceinte est équivalente à celle des femmes non enceintes qui ont eu la covid. Une transmission des anticorps neutralisants maternels au nouveau-né à travers le placenta a été observée, sans que l’on puisse conclure à une protection. Ces données semblent confirmées par une étude multicentrique comparant 86 femmes enceintes vaccinées, 65 femmes enceintes infectées et 62 contrôles (femmes enceintes ni vaccinées ni infectées), mettant en évidence une réponse humorale (production d'anticorps) maternelle robuste et se transmettant efficacement au foetus après vaccination prénatale par un vaccin à ARNm. Chez le foetus, les titres en anticorps sont proches des titres maternels dans les 15 jours suivant la première dose.

Vaccination contre la Bronchiolite

La bronchiolite est une infection des petites bronches, les bronchioles. Elle entraîne des difficultés à respirer. Elle est due à un virus respiratoire très répandu et très contagieux, appelé virus respiratoire syncytial (VRS). L’épidémie débute à l’automne, généralement en novembre et se termine fin janvier avec une durée d'environ 12 semaines. La plupart des nourrissons guérissent spontanément en quelques jours. Mais, pour 2 à 3 nourrissons de moins d’un an sur 100, la bronchiolite entraine une hospitalisation et parfois un séjour en réanimation. Parmi les nourrissons hospitalisés pour une bronchiolite, 8 sur 10 ont moins de 6 mois. Les enfants de plus de 2 ans et leurs parents ne sont pas à risque de faire une forme grave de bronchiolite. En revanche, ils peuvent transmettre le virus, après avoir été contaminés à la crèche, à l’école, et dans tout autre lieu.

Cette vaccination des femmes enceintes est pratiquée dans de nombreux pays (Etats-Unis, Canada, Australie, Japon et pays de l'Union européenne), depuis 2023. Le but est de protéger le nourrisson de la bronchiolite grâce à la transmission des anticorps fabriqués par sa mère 14 jours après sa vaccination. Les études de sécurité menées depuis la commercialisation du vaccin aux Etats-Unis en 2023 montrent que le vaccin est bien toléré. Un délai de 14 jours entre la vaccination contre la bronchiolite et celle contre la coqueluche est recommandé.

Vaccination et Assistance Médicale à la Procréation (AMP)

La nouvelle loi de Bioéthique modifie les conditions pour accéder à l’AMP :L’assistance médicale à la procréation est destinée à répondre à un projet parental. Tout couple formé d’un homme et d’une femme ou de deux femmes ou toute femme non mariée ont accès à l’assistance médicale à la procréation après les entretiens particuliers des demandeurs avec les membres de l’équipe médicale clinico-biologique pluridisciplinaire effectués selon les modalités prévues à l’article L. 2141-10.

Ce qui a été autorisé:

  • L’accès à l’AMP aux couples de femmes
  • L’accès à l’AMP aux femmes non mariées
  • L’autoconservation de ses gamètes en vue de la réalisation ultérieure d’une assistance médicale à la procréation

Dans le cas où vous vous trouvez dans une de ces trois nouvelles situations, une consultation première avec un gynécologue du centre est demandée.

COVID-19 et AMP

La maladie COVID-19 est plus sévère chez les femmes enceintes que chez les femmes non enceintes, en particulier lorsque l’infection survient en fin de grossesse. Contracter une forme symptomatique de COVID-19 augmente le risque de survenue de thrombose (phlébite, embolie pulmonaire). On ne sait pas si le virus de la COVID-19 peut avoir un effet particulier et délétère sur la grossesse débutante (au 1er trimestre). Cependant, on sait qu’une infection sévère, quelle qu’en soit la cause, peut être responsable de fausses-couches, voire de malformations fœtales (à cause principalement de la forte fièvre). C’est pourquoi, il est recommandé de ne pas réaliser d’insémination ni de transfert d’embryon en cas de COVID-19 ou de risque de la contracter. Se protéger d’une contamination en respectant scrupuleusement les mesures barrières.

En ce qui concerne la prise en charge en AMP et vaccination Covid : La vaccination ne sera pas obligatoire. Cependant il est fortement recommandé de vous faire vacciner avant tout démarrage de tentative. Le test PCR n’est plus nécessaire avant la ponction ovocytaire (sauf indication particulière), que vous soyez vaccinée ou non.

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Transplantation Embryonnaire Bovine

La transplantation embryonnaire est une technique de reproduction qui permet d’augmenter le nombre de descendants des meilleures femelles que vous avez choisies dans votre élevage. Le père des embryons est également un des meilleurs de la race. Il en résulte que les produits issus de ces croisements sont en moyenne de haute valeur génétique. De plus la gestation s’effectue sur les femelles les moins productives qui sont donc valorisées en tant que porteuse.

Comment Procède-t-on ?

  1. Mise en place d'un protocole.
  2. Préparation des donneuses et receveuses.
  3. Collecte et devenir des embryons.

La programmation d’une opération de transplantation embryonnaire obéit à 2 contraintes : Anticiper : il est préférable de nous contacter 2 mois avant la date souhaitée. Intervenir sur des donneuses et receveuses en bonne santé. Au cours de chaque cycle, un nombre important de follicules commence à se développer, mais un seul est suffisamment maturé pour permettre la libération d'un ovule fécondable. Le traitement de stimulation permet de "récupérer" les follicules qui auraient dû disparaître. Le protocole complet nécessite des interventions pendant 3 à 5 semaines afin d'ajuster le traitement de superovulation à la période la plus favorable du cycle. Parallèlement, un protocole de synchronisation est mis en place sur les futures receveuses pour que donneuse et receveuses manifestent l'oestrus en même temps. Seule la donneuse sera inséminée 2 fois à 12 heures d'intervalle.

Les cornes utérines de la donneuse sont flushées 7 jours après son insémination; les embryons sont récupérés dans un filtre. Les embryons sont recherchés au microscope et sélectionnés sur leur qualité (viabilité). Les "bons" embryons passent ensuite dans10 lavages successifs pour éliminer tout risque de transmission de maladie. Ils sont alors prêts à être implantés sur une receveuse le jour même, ou à être congelés et stockés en vue d'une utilisation ultérieure. Non, une ordonnance vous est fournie avec les dates et interventions à prévoir. Il suffit de suivre les indications en vérifiant chaque jour si un traitement est prévu.

Les vaches ont fait leurs preuves en production et morphologie. Elles ont donc un potentiel génétique plus fiable. Potentiellement, le meilleur progrès génétique est dans la dernière génération. L'intérêt de la collecte de génisses réside dans l'accélération de ce progrès. Par contre leur production de lait ou de viande et leur morphologie restent à confirmer. Une génisse peut être collectée dès qu'elle est bien cyclée (en général entre 10 et 14 mois). C'est sans danger pour sa croissance, sa mamelle et sa reproduction ultérieure dans la mesure où les règles de base du rationnement sont respectées. De plus, si vous investissez dans une génisse, la collecte est la meilleure assurance génétique si elle vient à être accidentée.

L'état sanitaire du cheptel et des animaux en particulier peuvent interférer avec la production d'embryons, le taux de gestation ou la mortinatalité des veaux; un minimum de précautions est nécessaire. Officiellement donneuses et receveuses doivent: être issues d'un troupeau indemne de toute maladie réputée contagieuse : officiellement indemne de tuberculose, officiellement indemne ou indemne de brucellose, aucune manifestation clinique de leucose, paratuberculose, IBR, IPV, trichomonose/vibriose. être négatives depuis un an : tuberculose, brucellose, leucose. Si les vaccinations sont conseillées et/ou indispensables, il est nécessaire de respecter un délai minimum de 30 jours entre la dernière injection du vaccin et la collecte.

La réussite en transfert d'embryon passe par un régime alimentaire bien adapté, qui peut permettre d'utiliser 80% des receveuses présentées alors que toutes les receveuses peuvent être refusées si l'alimentation est déséquilibrée. Il n'y a pas une alimentation "miracle" mais différents régimes alimentaires peuvent être utilisés à condition de respecter les principes de base : Ni trop ni trop peu, Une bonne association énergie et azote, Des fibres pour stimuler la rumination, Des apports minéraux et vitaminiques cohérents.

La reproduction s'accommode mal des stress en tous genres. Il est donc préférable d'anticiper quelque peu une opération de transfert d'embryons. En particulier : Les traitements, Les vaccinations, Les manipulations, Les transitions alimentaires. Toutes ces actions génératrices de stress doivent être organisées de manière à éviter tout stress dans les 30 jours qui précèdent la pose d'embryon et jusqu'à la confirmation de la gestation.

Le succès en transplantation embryonnaire nécessite en premier lieu de n'intervenir que sur des femelles aptes à reproduire. Les génisses doivent être bien cyclées. La vaches doivent avoir extériorisé au moins une chaleur après vêlage. Dès son premier retour en chaleur, elle peut être fécondée avec de bonnes chances d'obtenir une gestation. Si vous souhaitez obtenir d'autres embryons de votre donneuse, nous pouvons programmer une nouvelle collecte, le jour même de la récolte des embryons. Le délai est alors d'environ 5 semaines après la première récolte. Les retours en chaleur sont surveillés et seules les receveuses qui extériorisent très nettement les chaleurs par l'acceptation du chevauchement et le chevauchement des congénères avec écoulement de glaires sont considérées comme non gestantes et peuvent alors être inséminées. Si les chaleurs sont douteuses, il faut attendre le cycle suivant pour confirmer la gestation ou son absence. Un diagnostic de gestation peut être pratiqué par échographie 30 jours après le transfert.

Pour toute question ou doute sur le programme qui vous est fourni ou sur le comportement de vos animaux, il est indispensable de nous contacter. Au moins l'un d'entre nous pourra vous conseiller, même le dimanche et les jours fériés. Il suffit de nous laisser un message sur notre répondeur et nous vous rappellerons pour éventuellement adapter le programme à la situation qui vous inquiète. N'improvisez pas !

tags: #vaccination #et #transfert #embryonnaire

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