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Les Causes du Taux de Fécondation : Comprendre et Agir

La quête d'un enfant est un désir profond pour de nombreux couples. Cependant, le chemin vers la parentalité peut parfois être semé d'embûches. L'infertilité, définie comme l'absence de grossesse après 12 mois de rapports sexuels réguliers sans contraception, touche un nombre croissant de couples. En France, environ un couple sur quatre rencontre des difficultés pour concevoir un enfant. Face à ce constat, il est crucial de comprendre les causes potentielles de ces difficultés et d'explorer les solutions possibles.

Il est important de distinguer les termes « fertilité » et « fécondité ». La fertilité fait référence à la capacité biologique d'un individu à concevoir, tandis que la fécondité est une mesure statistique du nombre d'enfants par femme dans une population donnée.

Fertilité et Fécondité : Deux Concepts Distincts

Toute femme peut éprouver des difficultés pour tomber enceinte. La fertilité renvoie à la capacité biologique d'un homme ou d'une femme à concevoir un enfant. Lorsqu'aucun problème physiologique n'est présent, la fertilité n'est généralement pas remise en question. La fécondité, quant à elle, est une donnée statistique qui dénombre le nombre d'enfants par femme au sein d'une population.

Les Facteurs Influant sur la Fertilité

Les causes des difficultés à concevoir sont multiples et peuvent affecter aussi bien la femme que l'homme, ou être liées à des facteurs externes.

L'âge : Un Facteur Déterminant

L'âge est un facteur commun qui peut influencer la fertilité d'un couple. Si l'homme a plus de 40 ans et la femme plus de 35 ans, leurs chances de concevoir peuvent diminuer. Chez la femme, la fertilité est optimale à 25 ans et commence à décliner au-delà. Chez l'homme, la fertilité masculine diminue à partir de 40 ans. Les femmes doivent donc prendre conscience que leur fertilité chute avec l’âge. En cause derrière ce vieillissement des jeunes parents, la recherche d’une stabilité professionnelle et affective, mais aussi les difficultés financières et organisationnelles qu’occasionne l’arrivée d’un enfant.

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Causes Externes et Habitudes de Vie

La baisse de la fertilité peut également être causée par des facteurs externes, tels que :

  • Le tabagisme ou la consommation d'alcool
  • L'obésité
  • L'exposition à des perturbateurs endocriniens
  • Le stress
  • La pollution de l’air
  • Une alimentation de mauvaise qualité, pauvre en fruits et légumes

Pour l’homme, l’exposition à une température trop élevée au niveau testiculaire, que ce soit en cas de conduite automobile prolongée, de pratique intensive du vélo ou de la moto, ou chez certaines professions (verrier, boulanger, pizzaiolo, etc.), altère aussi la spermatogénèse.

D'autres causes inexpliquées sont également possibles.

Facteurs Génétiques et Environnementaux

Les chercheurs tentent de mieux comprendre les facteurs génétiques et environnementaux sous-jacents à l'infertilité. La fécondation résulte d’un processus complexe qui fait intervenir de très nombreux facteurs. Chaque étape du déterminisme sexuel, de la gamétogenèse et de la fécondation fait intervenir d’innombrables mécanismes finement orchestrés. Il suffit que l’un d’eux soit altéré chez la femme ou chez l’homme pour entraîner une infertilité dans un couple.

Améliorer ses Chances de Concevoir : Les Bonnes Pratiques

Pour augmenter ses chances de procréer, il est essentiel d'adopter de bons réflexes, notamment :

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  • Améliorer son style de vie
  • Consulter régulièrement des spécialistes
  • Réduire son stress
  • Optimiser ses rapports sexuels

Adopter un Mode de Vie Sain

Souvent, adopter un train de vie plus sain optimise les chances de concevoir un enfant. L'arrêt du tabac, la pratique d'une activité physique régulière et le maintien d'un poids normal pour sa corpulence favorisent la fertilité.

Suivi Médical Régulier

Les couples qui souhaitent procréer doivent s'assurer de consulter régulièrement des experts médicaux pour augmenter leurs chances. Il est conseillé aux femmes d'effectuer des bilans hormonaux réguliers, de consulter régulièrement leur gynécologue et de mener un suivi de leur cycle hormonal. D’abord, pour s’assurer que tout va bien et se rassurer sur sa fertilité, mais aussi pour trouver des solutions adaptées si l’on éprouve des difficultés à tomber enceinte. En cas de besoin, il existe des médecins spécialistes, aptes à aider les couples à concevoir des enfants. Certains hôpitaux disposent notamment de services de médecine et de la reproduction, destinés à accueillir ce type de patients.

Gestion du Stress

Le stress compte parmi les facteurs les plus fréquents de la baisse de la fertilité. Homme ou femme, apprendre à se relaxer peut nettement améliorer ses chances de concevoir un enfant. Des techniques de relaxation se trouvent facilement sur Internet. Il est également possible de tenter des activités relaxantes, comme le yoga ou la méditation. En cas de mal-être, un soutien psychologique se révèle souvent d'une grande aide pour les personnes qui éprouvent des difficultés à procréer. Certains psychanalystes sont même spécialisés dans ces problématiques, et s'adressent aussi bien aux femmes qu'aux couples. Par ailleurs, pour diminuer les effets négatifs du stress sur l’organisme, la prise de compléments alimentaires, tels que des vitamines ou certains minéraux, peut favoriser la fertilité d’une femme, en renforçant la glaire cervicale - constituée principalement de protéines et de vitamines. Pour savoir quels compléments sont les plus bénéfiques, n’hésitez pas à demander conseil à votre médecin ou à votre pharmacien.

Optimisation des Rapports Sexuels

Pour augmenter vos chances de concevoir un enfant, il est recommandé d'adapter la fréquence des rapports sexuels au cycle hormonal de la femme. De plus, certaines positions, comme le missionnaire ou la levrette, favorisent davantage la fécondation.

Procréation Médicalement Assistée (PMA) : Une Solution Envisageable

Si un couple ne parvient pas à procréer naturellement, il est possible de recourir à la Procréation médicalement assistée (PMA). Cette solution nécessite d'entreprendre un parcours médical et peut s'opérer selon différentes techniques, avec un suivi régulier et un soutien émotionnel.

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Déroulement du Parcours PMA

La PMA permet à une femme de procréer au recours de techniques médiales. Elle s'adresse aux couples hétérosexuels éprouvant des difficultés à concevoir un enfant, mais aussi aux couples formées de deux femmes, ainsi qu'aux femmes célibataires désireuses de devenir mères. La PMA est un parcours médical, qui se décompose en trois grandes étapes :

  • La consultation initiale, où les difficultés rencontrées sont évaluées par un professionnel de santé.
  • Les bilans de fertilité, pour identifier les éventuels problèmes d'infertilité et les solutions médicales possibles pour la procréation.
  • Le choix de la technique de fécondation (FIV, insémination artificielle ou don de gamètes).

Les Différentes Techniques de PMA

Le choix de la technique utilisée pour la PMA dépend avant tout des préconisations médicales et des souhaits de la patiente. La PMA peut s'opérer de trois manières différentes :

  • Par Fécondation in-vitro (FIV), où la fécondation de l'ovule et les premières phases du développement embryonnaire sont reproduites en laboratoire, avant d'être déposé dans l'utérus de la femme par transfert embryonnaire.
  • Par insémination artificielle, qui consiste à injecter dans l'utérus de la femme le sperme de son conjoint au moment de l'ovulation.
  • Par dons de gamètes, qui correspond également à une insémination artificielle, mais à partir du sperme d'un donneur.

Des techniques, comme la stimulation ovarienne naturelle ou médicale, sont également utilisées pour favoriser l'ovulation. Tout au long du processus et quel que soit la méthode utilisée, la femme fait l'objet d'un suivi médical accru. Dans le cadre d'une FIV, on prélève au préalable des ovules non-fécondés dans l'utérus de la femme par ponction folliculaire. Cette opération s'effectue chez un gynécologue. Indolore, elle ne nécessite pas d'anesthésie.

Soutien Émotionnel en PMA

Les résultats d'une PMA ne sont jamais garantis. Il se peut que la grossesse n'aboutisse pas et qu'il faille renouveler l'opération. Ce risque est éprouvant pour les personnes désireuses d'avoir un enfant et les échecs peuvent entraîner un mal-être. D'où l'importance de s'assurer un fort soutien émotionnel, que ce soit de la part de ses proches et/ou grâce à l'accompagnement de professionnels de la santé mentale.

Les Causes Spécifiques d'Infertilité

Chez la Femme

  • Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) : Ce syndrome touche environ 10% des femmes et se caractérise par un dérèglement hormonal associé à un excès de production de testostérone. Il s'agit de la première cause d'infertilité chez la femme jeune.
  • L'insuffisance ovarienne : La diminution du stock de follicules ovariens s'accompagne d'une altération de la qualité ovocytaire. L'insuffisance ovarienne est la première cause d'infertilité après l'âge de 35 ans.
  • La sténose tubaire bilatérale : Elle se caractérise par la réduction de la perméabilité des trompes de Fallope, bloquant le passage des spermatozoïdes vers l'ovule.
  • Des anomalies utérines : L'absence d'utérus ou des malformations, certains polypes de l'endomètre ou certains types de fibromes utérins, entraînent des infertilités.
  • L'endométriose : Cette maladie touche près de 10% des femmes et induit parfois des altérations du profil d'expression des gènes folliculaires, une anomalie du stock de follicules ovariens et des troubles de l'implantation embryonnaire.

Chez l'Homme

  • L'insuffisance testiculaire : Les anomalies de la spermatogenèse sont de loin les causes les plus fréquentes d'infertilité masculine.
  • Les dysfonctions sexuelles : Des facteurs vasculaires, hormonaux, métaboliques ou neurologiques peuvent entraîner une dysfonction sexuelle.

Causes Communes aux Deux Sexes

  • Les pathologies hypothalamo-hypophysaires : Elles sont responsables d'une altération de la production d'hormones pouvant entraîner l'absence d'ovulation ou un déficit de production des spermatozoïdes.
  • Certains traitements : Les cancers de l'appareil reproducteur et certains traitements anticancéreux (chimiothérapie) peuvent mener à l'infertilité.
  • Des facteurs environnementaux : Des facteurs environnementaux sont également communs aux deux sexes, notamment le tabagisme.

L'Importance du Bilan de Fertilité

Trouver l'origine de l'infertilité féminine est une étape clé pour choisir la meilleure prise en charge, et mettre en place un traitement pour soigner une éventuelle pathologie sous-jacente. Le bilan de fertilité est également proposé au partenaire pour vérifier l'absence d'altération de la qualité du sperme. L’analyse de la durée et de la régularité des cycles menstruels de la femme permet à votre médecin d’évaluer la qualité de l’ovulation. La prise de sang permet de mesurer les taux hormonaux. Votre médecin indiquera le jour du cycle où elle doit être réalisée. L’échographie pelvienne est pratiquée habituellement par voie vaginale, vessie vide. C’est un examen indolore et sans risque particulier. L’analyse des trompes permet de choisir la technique d’AMP la plus adaptée (insémination ou fécondation in vitro), il faut savoir si les trompes sont bien perméables.

Le spermogramme est généralement prescrit dès le début du bilan. Le recueil de sperme est réalisé par masturbation au laboratoire pour éviter l’altération des spermatozoïdes pendant le transport. Au préalable, deux à cinq jours d’abstinence sont recommandés. Il doit être réalisé à distance d’épisodes de fièvre ou de prises de médicaments pouvant interférer avec la fabrication de spermatozoïdes. Si des anomalies sont détectées sur un premier spermogramme, un deuxième est demandé deux à trois mois après le premier test pour confirmer ou non les anomalies observées. La spermoculture permet de rechercher une éventuelle infection du sperme. Elle peut être répétée avant les tentatives d’assistance médicale à la procréation. Un test de migration et de survie des spermatozoïdes complète systématiquement le spermogramme avant le déclenchement de l’assistance médicale à la procréation.

Vers un Plan Fertilité National

Face à la hausse de l’infertilité, le président de la république a annoncé mi-janvier à l’Elysée, l’instauration d’un « grand plan de lutte contre ce fléau ». Ce futur plan fertilité, dont l’Elysée prévoit le lancement dans les six prochains mois -soit avant l’été, un délai optimiste-, sera le premier consacré au sujet en France. Il reposera en grande partie sur le rapport remis en février 2022 au Gouvernement par le Pr Samir Hamamah, chef du service de biologie de la reproduction du CHU de Montpellier et Salomé Berlioux, fondatrice de l'association Chemins d'avenirs.

Parmi les préconisations du rapport, la mise en place d’une consultation préconceptionnelle - « trois mois avant la mise en route du bébé », au cours de laquelle les jeunes couples ayant un projet parental se verraient proposer une évaluation de leur environnement et de leur mode de vie, avec des conseils afin de maximiser leurs chances. Le rapport propose aussi une consultation longue « santé reproductive et fertilité » assortie d’un examen clinique, à la demande de tout homme ou femme en âge de procréer.

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