Le spina bifida est un type de malformation qui apparaît au début de la formation du fœtus. C'est une malformation du tube neural (MTN), dans laquelle soit le cerveau et la colonne vertébrale, soit la colonne vertébrale seule ne se développent pas normalement dans l'utérus. Le spina bifida vient du latin et signifie « épine bifide » ou « épine coupée en deux ». Les médecins utilisent parfois le terme de dysraphisme spinal. Au stade embryonnaire, le tube neural est le système nerveux primitif qui donnera le futur système nerveux central, composé du cerveau et de la moelle épinière. En cas de spina bifida, le tube neural ne se ferme pas correctement au niveau postérieur, et une ou plusieurs vertèbres ne se referment pas complètement autour de la moelle épinière. Le spina bifida est une malformation localisée de la moelle épinière, en région lombaire ou sacrée.
Causes du Spina Bifida
La cause exacte du spina bifida reste à ce jour inconnue. Une erreur se produit au cours des 2 premiers mois qui suivent la conception, mais les spécialistes en ignorent la cause précise. Il a été démontré que les femmes qui ont un faible taux d'acide folique (une vitamine B) sont plus sujettes à donner naissance à des enfants atteints d'une malformation du tube neural. Le spina bifida n'est presque certainement pas dû à un gène unique, et il peut se manifester au cours de n'importe quelle grossesse ; toutefois, certaines personnes sont prédisposées à la maladie. Ainsi, les femmes qui ont un antécédent familial de malformation du tube neural courent un risque plus élevé de donner naissance à un bébé atteint d'une telle malformation.
Rôle de l'acide folique
Il est recommandé de supplémenter toutes les femmes ayant un projet de grossesse en acide folique ou vitamine B9. En effet, une carence au cours de la phase d’organogenèse accroît le risque d’anomalie de fermeture du tube neural et de spina bifida. Idéalement, la supplémentation démarre un mois avant la conception. Elle se poursuit jusqu’à huit semaines après la conception pour couvrir toute la période d’organogenèse. L’acide folique est disponible seul ou associé à d’autres vitamines et minéraux. Il peut également être apporté par l’alimentation. Les fruits et légumes sont particulièrement riches en acide folique mais attention, c’est une vitamine fragile.
Les femmes peuvent réduire de 70 % les risques de développer un fœtus atteint d'un spina bifida en prenant chaque jour une quantité suffisante d'acide folique (0,4 mg par jour). Les femmes ne doivent pas attendre d'être enceintes pour prendre ces suppléments, car le spina bifida survient si tôt au cours de la grossesse, qu'il est déjà présent au moment où la femme s'aperçoit qu'elle est enceinte. L'acide folique doit être présent dans l'organisme de la femme au moment de la conception et toute femme susceptible de procréer doit en prendre en permanence 0,4 mg par jour. Les femmes qui présentent des risques plus élevés de concevoir des enfants atteints de spina bifida pourraient avoir besoin de doses plus élevées. Au Canada, depuis 1998, certains aliments ont été enrichis d'acide folique. Cet enrichissement des aliments du commerce fournit environ 0,1 mg par jour dans un régime alimentaire moyen, ce qui est suffisant pour réduire les malformations du tube neural, mais pas assez pour apporter la meilleure protection possible. Par conséquent, toute femme qui envisage une grossesse devrait commencer à prendre 0,4 mg d'acide folique quotidiennement.
Médicaments à risque
Des médicaments, certains anti-épileptiques comme la carbamazépine ou l’acide valproïque (et son dérivé, le valproate) entrainent des anomalies de fermeture du tube neural. En particulier, l’acide valproïque est formellement contre-indiqué chez la femme en âge de procréer en l’absence d’une contraception efficace.
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Types de Spina Bifida
Il existe plusieurs types de spina bifida, classés en deux catégories principales :
- Spina bifida aperta ou dysraphisme ouvert : c’est le cas le plus fréquent mais aussi le plus grave. Le tissu nerveux forme une hernie qui prend la forme d’un sac ou d’une protubérance dans le bas du dos. En cas de méningocèle, l’hernie contient les méninges et du liquide céphalo-rachidien. En cas de myéloménigocèle, l’hernie contient en plus des tissus de la moelle épinière.
- Spina bifida occulta ou dysraphisme fermé : une ou plusieurs vertèbres sont anormalement ouvertes mais cela n’entraine pas la formation d’une hernie de tissu nerveux. Autrement dit, la moelle épinière reste totalement en place dans la colonne vertébrale.
Symptômes du Spina Bifida
Les symptômes du spina bifida varient considérablement en fonction de la gravité de la malformation.
Spina Bifida Occulta
Dans certains cas, un spina bifida occulta léger n'entraîne aucun problème physique. Il est souvent suggéré par une touffe de cheveux ou une fossette dans la peau, au niveau de l'extrémité inférieure de la colonne vertébrale.
Spina Bifida Aperta
La plupart des personnes atteintes de spina bifida souffrent d'un certain degré de paralysie, généralement au niveau de la partie inférieure du corps, et ont besoin de fauteuils roulants ou d'autres types d'aide pour se déplacer. La nature de la paralysie dépend de la localisation et de la gravité de la lésion de la colonne vertébrale. Malheureusement, la paralysie est fréquente et commence souvent dans l'utérus de la mère. Cela signifie qu'au moment de la naissance, les bébés peuvent déjà avoir souffert depuis longtemps des complications de la paralysie. Elles comprennent une cambrure trop accentuée de la colonne vertébrale qui empêche l'enfant de se coucher normalement sur le dos. Parfois, les os de la colonne vertébrale (les vertèbres) ou d'autres articulations se bloquent dans une certaine position, généralement en position fléchie (penchée).
Dans le cas du spina bifida, les nerfs qui commandent le fonctionnement des intestins et de la vessie sont souvent endommagés, entraînant différents problèmes comme une constipation importante ou de l'incontinence et de fréquentes infections. La plupart des personnes atteintes du spina bifida ont également des malformations dans la partie supérieure de la moelle épinière ou du cerveau, entraînant une accumulation critique de liquide céphalo-rachidien (LCR) dans les ventricules du cerveau. C'est ce que l'on appelle l'hydrocéphalie. Un fort pourcentage de personnes atteintes de spina bifida finit par contracter cette affection.
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Au niveau des jambes, les symptômes vont d’une simple faiblesse musculaire à une véritable paralysie des membres inférieurs ou paraplégie. D’autres symptômes peuvent être présents au cas par cas comme par exemple des troubles de la vision.
Risque de méningite
Les bébés nés avec la méningocèle ou la myéloméningocèle courent un risque élevé de contracter la méningite, une infection de la membrane du cerveau et de la moelle épinière. C'est pourquoi les nouveau-nés atteints de ces types de spina bifida subissent souvent dès les premiers jours de leur vie une intervention chirurgicale pour refermer la fissure de leur colonne vertébrale.
Diagnostic du Spina Bifida
Le spina bifida peut être facilement diagnostiqué à la naissance. La myéloméningocèle et la méningocèle sont clairement visibles et le spina bifida occulta est souvent suggéré par une touffe de cheveux ou une fossette dans la peau, au niveau de l'extrémité inférieure de la colonne vertébrale. Il est également possible de le détecter avant la naissance. Il existe une variété de tests pour ce faire.
Diagnostic prénatal
Avant la naissance, le diagnostic de spina bifida est essentiellement posé par échographie. Cet examen peut être complété par une amniocentèse permettant de doser les alpha-foetopotéines dans le liquide amniotique et de confirmer le diagnostic de spina bifida. Il est possible d'effectuer un test sanguin entre la 16e et la 18e semaine de la grossesse pour mesurer les taux d'alpha-fœtoprotéine sérique maternelle (AFPSM). Il est possible qu'une échographie du fœtus démontre des anomalies comme l'ouverture de la colonne vertébrale, indiquant la présence d'un spina bifida. Si une analyse sanguine indique le spina bifida chez le bébé, un test appelé amniocentèse maternelle peut être effectué pour obtenir une confirmation.
Diagnostic postnatal
Après la naissance, l’examen clinique ne laisse souvent aucune place au doute, et met en évidence une protubérance molle, plus ou moins recouverte de peau, dans le dos du bébé.
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Traitement du Spina Bifida
Il n'existe aucun remède au spina bifida et rien ne permet de réparer les nerfs endommagés ni de reconstruire le système nerveux central. Bien que le spina bifida ne soit pas en soi une maladie évolutive, certaines de ses complications, comme l'hydrocéphalie, peuvent s'aggraver progressivement.
Interventions chirurgicales
Dans les tout premiers jours de vie, le bébé atteint de spina bifida subit une intervention chirurgicale. Celle-ci ne permet pas de réparer les dégâts neurologiques, en revanche elle a une importante visée palliative.
L'hydrocéphalie progressive peut être traitée par une intervention chirurgicale connue sous le nom de dérivation. Un passage est ouvert de l'intérieur du crâne vers une autre partie du corps (habituellement l'abdomen), où le liquide céphalo-rachidien peut être drainé et réabsorbé sans risque. Cette intervention sauve souvent la vie de l'enfant. À mesure qu'ils grandissent, certains des enfants atteints de spina bifida peuvent ne plus avoir besoin de leur dérivation, mais comme il est impossible de déterminer lesquels sont dans ce cas, ces dérivations sont généralement laissées en place indéfiniment. Cependant, les dérivations comportent également un risque d'infection grave ou d'obstruction.
Prise en charge globale
La prise en charge du spina bifida est multidisciplinaire et vise à améliorer la qualité de vie des patients. Elle inclut :
- La gestion des problèmes neurologiques (paralysie, troubles sphinctériens).
- La prévention et le traitement des complications (infections, escarres).
- Le soutien psychologique et social.
Perspectives d'avenir
La plupart des personnes atteintes de spina bifida atteignent l'âge adulte, mais peu vivent jusqu'à un âge avancé. Les choses se sont considérablement améliorées depuis les dernières décennies, alors que le spina bifida était habituellement fatal pour l'enfant. Bien que la qualité de vie des personnes atteintes de spina bifida soit aujourd'hui meilleure, une réelle guérison semble encore tout à fait hors de portée.
Spina Bifida et Péridurale
La péridurale est une technique d'anesthésie locorégionale consistant à introduire un cathéter dans l'espace péridural (espace anatomique entourant la dure-mère, d'où son nom) permettant la diffusion d'un produit actif (analgésique, anesthésique, glucocorticoïde, etc.). L'utilisation la plus courante est l'analgésie péridurale lombaire lors de l'accouchement par voie basse. Celle-ci peut alors être transformée en anesthésie péridurale pour une césarienne.
Il n'y a pas de lien direct de causalité entre la péridurale et le spina bifida. La péridurale est une technique utilisée lors de l'accouchement pour soulager la douleur, tandis que le spina bifida est une malformation congénitale qui se développe au début de la grossesse.
Kystes méningés et Spina Bifida
Les kystes méningés (Tarlov et variants) sont des excroissances de l’arachnoïde remplies de fluide cerebro spinal, que l’on trouve le plus souvent au niveau sacré par l’intermédiaire d’une IRM. Une propension à développer des poches méningées peut être passée par la mère ou le père. Un kyste restera typiquement asymptomatique jusqu’à ce qu'un événement intervienne tel qu'un accident de voiture, lever quelque chose de lourd, une chute, ou, hypothétiquement, une maladie différente comme une des nombreuses formes d'herpès. Le plus souvent, cependant, la cause du déclenchement" est inconnue. En effet, tout produit ou sous-produit sanguin, dès lors qu’il se retrouve dans l’espace subarachnoïdien, est un toxique, un irritant pour les nerfs. Le début des symptômes peut être progressif ou soudain, doux ou très douloureux. La progression et la sévérité des symptômes diffèrent largement. Un kyste peut contenir du tissu nerveux, voire être en contact avec la racine ou en être exempt. Les kystes périnerveux de Tarlov sont situés après la racine. Les kystes méningés sont typiquement situés sur les racines postérieures ; les kystes antérieurs sont rares. Les symptômes communs incluent la douleur dans le bas du dos, fesses et hanches. La douleur des kystes de Tarlov est semblable à celle des hernies discales pour le nerf sciatique (kyste en S1). En effet, le LCR a comme fonction, entre autres, de nourrir les nerfs et d’éliminer les déchets de fonctionnement. Toute perturbation entraine des désordres dans la transmission des signaux envoyés par les nerfs vers le cerveaux ou reçu du cerveaux. Il faut préciser que les symptômes énoncés ci-dessous sont communs à d’autres pathologies où des racines ou des nerfs sont touchés. En effet, cela peut amener, par déséquilibre au sein du pelvis, de ces nombreux muscles, ligaments et fascias, la création de douleurs articulaires, musculaires et tendineuses.
Il n'existe pas de lien direct entre les kystes méningés et le spina bifida, mais il est important de les différencier pour un diagnostic précis.
Autres affections et Spina Bifida
Il existe de nombreuses autres affections qui peuvent être associées au spina bifida, ou qui peuvent présenter des symptômes similaires. Il est donc important de consulter un médecin pour un diagnostic précis et une prise en charge adaptée.
Exemples d'affections
- Acrosyndrome (trouble vasomoteur des extrémités) vasculaire permanent.
- Absence de formation d'un organe lors de l'embryogenèse.
- Malformation congénitale menant à une pathologie anatomique qui se caractérise par la fermeture complète ou non d'un orifice ou d'un conduit d'un organisme.
- Épanchement de sang et de sérum (collection sérohématique) situé sous la peau et localisé sur le crâne (le plus souvent), c'est-à-dire la présentation. Elle s'observe parfois chez le nouveau-né. Accumulation de sang et de sérosité qui a lieu sur le crâne entre l'os de celui-ci est le périoste. Le céphalhématome ne s'observe pas que chez le nouveau-né et apparaît à la suite d'un traumatisme crânien ou après une intervention chirurgicale. C'est la raison pour laquelle il doit être distingué de la bosse sérosanguine. Le céphalhématome se résorbe lentement. En effet, il met quelquefois plusieurs semaines voire des mois pour s'effacer. Anatomiquement le céphalhématome ne chevauche pas la ligne sagittale.
- Score utilisé pour évaluer la santé d'un nouveau-né à la naissance. Il est compris entre 0 (mort apparente) et 10 (maximum).
- Préparation médicamenteuse liquide (habituellement en solution aqueuse) et stérile, destinée à une application ophtalmique. Les collyres sont des médicaments liquides ou semi-solides qu'on applique sur la conjonctive de l'œil. Les préparations ophtalmiques d'usage topique oculaire comprennent également les pommades et les gels ophtalmiques. Les collyres ont une action locale et permettent de traiter les infections des yeux ou des paupières.
- CytoMégaloVirus (CMV) : Virus responsable d'infections passant le plus souvent inaperçues. Son caractère pathogène survient surtout chez des patients dont les défenses immunitaires sont faibles : traités par immunodépresseur, atteints par le sida, fœtus. Une infection à cytomégalovirus chez la femme enceinte peut provoquer des lésions chez le fœtus.
- Maladie génétique héréditaire qui se caractérise par l'altération de l'hémoglobine, protéine assurant le transport de l'oxygène dans le sang.
- Difficultés de l'accouchement au moment de l'engagement.
- Espace membraneux séparant les différents os du crâne.
- Réflexe archaïque consistant à fermer les doigts sur un objet placé dans la main. Dès qu'on met un objet dans sa main, le nouveau-né referme spontanément ses doigts dessus et le serre très fort.
- Hépatite virale due à une infection par le Virus de l'Hépatite B (VHB) et entrainant une inflammation du foie. Les symptômes de la maladie aiguë sont essentiellement une inflammation du foie, avec ou sans ictère, et des troubles digestifs avec nausées et vomissements. À ce stade, l'évolution est souvent bénigne, même si l'hépatite B est la forme la plus grave des hépatites virales, mais il existe, bien que rarement, des formes fulminantes à évolution mortelle. L'infection passe souvent inaperçue lors de l'infection aiguë et chez le patient porteur du virus. Dans près d'un cas sur dix, l'hépatite B aiguë ne guérit pas et devient une infection chronique. Le porteur chronique n'a pas de symptôme apparent mais est susceptible de contaminer son entourage. En cas d'hépatite chronique active, les symptômes peuvent être une fièvre modérée, une grande fatigue, des troubles digestifs (nausées, vomissements, douleurs abdominales), une jaunisse, des urines foncées ou des selles décolorées. La gravité potentielle de l'hépatite B est constituée par le risque d'évolution vers une hépatite chronique B qui peut se compliquer d'une cirrhose du foie et d'un cancer du foie, une maladie mortelle avec un taux de réponse très faible à la chimiothérapie actuelle. La transmission du virus se fait par l'intermédiaire des liquides et sécrétions biologiques. Les principaux modes de transmission sont les rapports sexuels, les injections chez les toxicomanes, les transfusions sanguines à risques, la transmission de la mère à l'enfant lors de l'accouchement et le contact étroit avec une personne infectée. Une fois dans le sang, le virus atteint le foie et se multiplie dans ses cellules, les hépatocytes.
- Maladie infectieuse transmissible par le sang et due au Virus de l'Hépatite C (VHC), qui s'attaque au foie. L'infection se caractérise par une inflammation du foie (l'hépatite) qui est souvent asymptomatique, mais qui peut évoluer vers une hépatite chronique et plus tard une cirrhose (fibrose cicatricielle du foie) et un cancer du foie. Le Virus de l'Hépatite C (VHC) se transmet par contact de sang à sang. Il n'existe aucun vaccin disponible contre l'hépatite C. Les symptômes de l'infection peuvent être contrôlés médicalement et, chez une certaine proportion des patients, le virus peut être rendu indétectable par l'administration de médicaments antiviraux au long cours. Bien que la prise en charge médicale précoce soit utile, les personnes atteintes d'une infection par le VHC ne présentent souvent que des symptômes bénins et, par conséquent, ne sont pas demandeuses d'un traitement.
- Maladie virale chronique responsable d'éruptions cutanées récidivantes et portée par le virus « Herpes simplex ». Elle représente également la première cause d'ulcérations génitales en Europe principalement. L'herpès génital favorise la transmission du virus du sida. Affection récidivante et douloureuse, l'herpès génital est responsable du redoutable herpès néonatal. Cette maladie, vécue péniblement sous quelque forme que ce soit, ne peut jamais être totalement guérie et impose donc au porteur de prendre des précautions, y compris en dehors des crises (il reste potentiellement contagieux).
- Excès de liquide amniotique pendant la grossesse. Chez l'être humain, l'hydramnios se définit par la mesure de l'index amniotique.
- Épanchement de liquide aqueux entre les deux feuillets de la tunique vaginale, qui enveloppe le testicule. L'hydrocèle gonfle le scrotum mais le testicule reste normal.
- Membrane qui, chez la femme, ferme partiellement l'ouverture du vagin et sépare la cavité de ce dernier de la vulve.
- Hypoplasie ou hypoplastie : Arrêt du développement ou développement insuffisant d'un tissu ou organe.
- Anomalie de fonctionnement de la partie terminale de l'intestin se traduisant par une constipation ou une occlusion intestinale. Cette anomalie est le résultat de l'absence de développement congénital des cellules neuroganglionnaires assurant la transmission des informations nécessaires à la régulation intestinale. Cette maladie est considérée comme une neurocristopathie ou maladie dérivant des crêtes neurales. Cette maladie peut être isolée ou s'inscrire dans un syndrome.
- Saignement génital survenant en dehors des règles. On peut avoir des métrorragies après la ménopause ou à cause d'une grossesse extra-utérine rompue. Dans ce dernier cas le fœtus peut s'être développé dans les trompes (au lieu de l'utérus) et ainsi, rompre un vaisseau sanguin. La métrorragie peut ainsi signer un hémopéritoine. C'est une urgence médicale. Le terme métrorragie ne préjuge en rien de l'abondance du saignement.
- Tumeur solide extra-crânienne la plus fréquente chez le jeune enfant. C'est un cancer touchant des cellules embryonnaires de la crête neurale qui constitue le système nerveux autonome sympathique.
- Maladie génétique grave en relation avec un trouble du métabolisme de la phénylalanine (acide aminé d'origine alimentaire). Elle affecte un nouveau-né sur 16 000 et est responsable d'une arriération mentale (oligophrénie phénylpyruvique) progressive en l'absence de traitement approprié.
- Affection douloureuse du prépuce qui, lors de l'érection, ne peut se rétracter derrière le gland du pénis (le gland ne peut pas se « décalotter »). Le phimosis peut être consécutif à une étroitesse du prépuce, à des lésions provoquées par des décalottages forcés, à une infection, à une tumeur du pénis, à un diabète, par exemple. Dans le cas d'étroitesse du prépuce, il s'agit d'une condition normale chez le jeune garçon puisque la muqueuse du prépuce est souvent accolée au gland, ce sont les adhérences préputiales.
- Pied-bot : Déformation congénitale (dysmorphie) du pied. Il existe quatre grandes classes de pied-bot : pied-bot équin (le pied est en extension forcée et repose sur le sol par son extrémité antérieure (d'où la comparaison avec le sabot du cheval)) ; pied-bot talus (le pied est en flexion forcée sur la jambe et repose par le talon) ; pied-bot valgus (le pied est dévié, la plante regarde en dehors, et il repose sur le sol par son bord interne) ; pied-bot varus (le pied est dévié, la plante en dedans, et repose sur son bord externe).
- Zone située une partie dans le cou et l'autre partie dans l'aisselle. Le plexus brachial a pour principale fonction l'innervation sensitivomotrice des membres supérieurs.
- Technique d'anesthésie locorégionale consistant à injecter une solution anesthésique dans le liquide céphalo-rachidien au travers d'un espace intervertébral de la colonne lombaire, au contact des dernières racines nerveuses médullaires. Elle permet une puissante anesthésie des parties du corps situées sous une ligne qui correspond, en fonction de l'espace ponctionné, du type et de la dose d'anesthésique local employé, au niveau du bloc.
- Réflexe de Moro ou réflexe de défense : Un des réflexes archaïques, il peut être observé sous forme incomplète chez les prématurés après la 28e semaine de la gestation (6 mois), et est habituellement présent sous forme complète à la 34e semaine (troisième trimestre : 7,5 mois). Il est normalement perdu dès le troisième mois après la naissance, pendant la période postnatale. Ce réflexe est une réponse à un bruit fort inattendu ou quand l'enfant en bas âge se sent tomber. Chez l'enfant, ce réflexe est remplacé par la réaction de sursaut. En effet, ontogénétiquement, le sursaut apparaît chez l'homme à peu près lors de la régression du réflexe de Moro. Le but premier de déclencher ce réflexe est l'évaluation du système nerveux central. L'enfant placé sur le dos est soulevé par les mains de quelques centimètres, membres supérieurs en extension. Le réflexe apparait quand il retombe sur la table d'examen ; il se décompose en quatre parties : peur, abduction des bras, adduction des bras, cris. L'absence d'une de ces réactions (excepté le cri) ou une asymétrie dans les mouvements est anormale, ainsi que la persistance du réflexe chez les enfants plus âgés et chez les adultes. Cependant la persistance et l'exacerbation du réflexe chez les personnes victimes de paralysie cérébrale est commune.
- Maladie virale épidémique, d'incubation voisine de 15 jours.
- Test permet de diagnostiquer et évaluer la détresse respiratoire d'un nouveau-né. Il se compose de 5 items quottés de 0 à 2. La détresse respiratoire est importante si le score est supérieur à 4 et nécessite une intubation.
- Signe du ressaut ou signe d'Ortolani : Réduction brutale de la luxation lorsque le médecin rapproche la cuisse de l'axe du corps. Technique : le médecin saisit les deux genoux entre le pouce et l'index en plaçant les 3 autres doigts sur la face externe de la cuisse. Les genoux et les hanches sont fléchis. En imprimant un mouvement d'abduction (écartement d'un membre ou d'un segment de l'axe du corps) on peut percevoir un ressaut dit « de rentrée » signifiant que la hanche est luxée mais réductible : c'est une forme sévère de la luxation congénitale de la hanche. Lors du mouvement d'adduction (rapprochement d'un membre ou d'un segment de l'axe du corps) on peut percevoir un ressaut de sortie qui témoigne d'une hanche en place mais luxable : c'est une forme moins sévère de luxation congénitale de la hanche. Ce ressaut peut persister très longtemps.
- Malformation congénitale caractérisée par l'accolement et une fusion plus ou moins complète de deux ou plusieurs doigts ou orteils entre eux.
- Maladie vénérienne, infectieuse et contagieuse, due au tréponème pâle.
- Toxémie gravidique ou pré-éclampsie : HyperTension Artérielle (HTA) gravidique qui apparaît dans la deuxième moitié de la grossesse.
- Infection parasitaire dont l'agent est le protozoaire Toxoplasma Gondii. Le parasite infecte le plus souvent des animaux à sang chaud, y compris l'être humain, mais son hôte définitif est un félidé (dont le chat fait partie).
- Un membre ou un segment de membre en valgus est tourné, dévié en dehors.
- Substance cireuse d'origine sébacée, blanchâtre et grasse recouvrant et protégeant la peau des nouveau-nés. In utero, il protège la peau du fœtus du milieu aqueux, le liquide amniotique, qui l'entoure.
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