Introduction
La grossesse est un processus physiologique complexe orchestré par une symphonie d'hormones. Ces hormones jouent un rôle essentiel dans le maintien de la grossesse, le développement du fœtus et la préparation du corps de la mère à l'accouchement et à l'allaitement. Parmi les acteurs clés de cette orchestration hormonale, le trophoblaste placentaire occupe une place centrale. Cet article explore en profondeur le rôle du trophoblaste placentaire et des hormones qu'il sécrète, en mettant en lumière leur importance pour le bon déroulement de la grossesse.
Le Trophoblaste : Précurseur du Placenta
Sept jours après la fécondation, l’embryon se niche dans la paroi de l’utérus. Il se compose d’un bouton embryonnaire et d’une enveloppe, le trophoblaste. Ce dernier envahit la muqueuse utérine, atteint les vaisseaux sanguins et les « remodèle ». Ce processus est crucial pour le bon développement du fœtus : il permet un apport important de sang dans les unités du trophoblaste.
Appelé trophoblaste durant les trois premiers mois de la grossesse, le placenta est un organe dont le rôle est essentiel. De l’œuf fécondé se dégage entre autres le futur embryon, mais également le trophoblaste, qui n’est autre que le futur placenta !
Au bout d’un mois, celui-ci s’est épaissi pour devenir un véritable organe : le placenta. Il a deux faces bien distinctes : l’une accrochée à l’utérus, l’autre reliée à votre futur bébé par le cordon ombilical. Le placenta, « galette » en latin, a comme fonction première de nourrir l’embryon, puis le fœtus.
Le Placenta : Un Organe Éphémère aux Multiples Fonctions
Le placenta est un organe éphémère qui se forme après la fécondation et qui est expulsé après l'accouchement. Il est formé par l'accolement de membranes d'origine maternelle (caduque) et fœtale (trophoblaste), irriguées par des vaisseaux. Il est complètement formé au 5e mois de grossesse, à partir duquel il ne fera que croître sans modifier sa structure. À terme, le placenta normal a la forme d'un disque de 15 à 20 centimètres de diamètre, de 2 à 3 centimètres d'épaisseur. Il pèse de 400 à 600 grammes, soit 1/6 du poids du fœtus. Il se prolonge sur les côtés par les membranes ovulaires (chorion, amnios).
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Le placenta remplit diverses fonctions essentielles, dont celle de « barrière ». Cependant, il n’est pas étanche à 100 % et cela implique de potentiels risques pour le bébé.
Nutrition et Respiration Fœtales
Tout au long de la grossesse, c'est le placenta - via le cordon ombilical - qui permet au fœtus de bien respirer et de se nourrir correctement. Le fœtus se nourrit ainsi via l'alimentation de sa mère, de la même façon qu’il respire grâce à l'air inspiré par cette dernière. Le placenta, « galette » en latin, a comme fonction première de nourrir l’embryon, puis le fœtus.
Au fil de la grossesse, il draine l’oxygène et les nutriments indispensables - protéines, glucose, acides gras - vers la circulation fœtale. Pour remplir au mieux ce rôle, il déploie une surface d’échange impressionnante. Pas moins de 14 m2 où circule un réseau sanguin estimé au bout des 9 mois de grossesse à plus de 550 km.
Côté maternel, le placenta est composé de petites unités, appelées les chambres intervilleuses. Chacune contient un « lac sanguin » où circule votre sang. C’est à ce niveau que se font les échanges entre vous et votre futur bébé. En fin de grossesse, le débit sanguin dans la chambre intervilleuse est estimé à 600 ml/min. Organe nourricier par excellence, il est de fait l’intestin du fœtus. Le placenta est également un poumon car il apporte à votre bébé l’oxygène via le cordon et élimine le gaz carbonique sanguin.
Protection Fœtale
Le placenta a plusieurs fonctions, dont celle de protéger et nourrir le bébé. Les maladies : le placenta permet de filtrer certaines substances mauvaises pour le fœtus, et de le protéger de certaines bactéries, parasites, maladies ou substances. Certaines, pas toutes. Le virus du sida ou l’hépatite B, par exemple, parviennent à franchir la barrière du placenta. S'il laisse passer les virus jusque vers le 5e mois de grossesse, date à laquelle le fœtus commence à fabriquer ses propres anticorps, il s'oppose en revanche longtemps au passage de nombreuses bactéries. Il laisse passer certains anticorps maternels qui protègent le fœtus contre un grand nombre de maladies, cette protection persistant chez l'enfant pendant environ 6 mois après la naissance.
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Indicateur de la Santé Fœtale
Les anomalies : le placenta a le même patrimoine génétique que le bébé, il permet de savoir s’il y a des anomalies chromosomiques ou génétiques. Pour ce faire, il faut avoir recours, autour des deux mois de grossesse, à une biopsie du trophoblaste. Biologiquement, cette caractéristique est utilisée pour contrôler la bonne santé du fœtus.
Le prélèvement d’un morceau de tissu (biopsie) du trophoblaste - futur placenta, possédant le même capital génétique que le fœtus - permet d’établir le caryotype ou carte des chromosomes du futur bébé et de détecter d’éventuelles anomalies.
Production Hormonale
La sécrétion hormonale du placenta se produit dès le début de la grossesse : le trophoblaste sécrète l’hormone chorionique gonadotrophique (h.C.G.), nécessaire à la bonne évolution de la grossesse et dont le dosage en permet le diagnostic précoce. De nombreuses autres hormones jouent un rôle dans la nutrition du fœtus et prépare la lactation.
Les Hormones Clés Sécrétées par le Trophoblaste Placentaire
Le trophoblaste placentaire est une véritable usine hormonale, sécrétant une variété d'hormones essentielles au maintien de la grossesse et au développement fœtal. Parmi ces hormones, les plus importantes sont :
Hormone Gonadotrophine Chorionique (hCG)
La première hormone à intervenir dans la grossesse est l'hormone HCG : “hormone gonadotrophine chorionique” de son nom scientifique. C’est elle qui permet de savoir que la femme attend un heureux évènement ! C’est cette hormone qui va permettre l’implantation de l'œuf dans la muqueuse utérine ! Pour ça, elle va stimuler l’activité du corps jaune pour qu’il continue de produire des œstrogènes et de la progestérone. Ainsi, l'implantation et le développement de l’embryon sont facilités. L'hormone grossesse HCG assure le rôle du placenta (appelé trophoblaste au cours du 1er trimestre).
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Le premier message délivré à votre corps par le placenta est d’origine hormonale : il produit l’hCG - ou hormone gonadochorionique - qui vous indique grâce à un test de grossesse si vous êtes enceinte. La sécrétion de cette hormone débute dès le septième jour après la fécondation, au moment de l’implantation de l’embryon dans la paroi utérine. L’hCG est donc détectable très tôt dans vos urines. Sa fonction principale est de contrôler la sécrétion par l’ovaire de la progestérone durant les six premières semaines de grossesse.
La prolactine est au cœur de cette méthode, car elle est basée sur des conditions assurant un taux de prolactine suffisamment élevé pour désactiver les ovaires (en inhibant les sécrétions de FSH, LH, œstrogènes et progestérone). Pour cela, on préconise 6 tétées par jour, espacées de 4h maximum, les 6 premiers mois après l’accouchement.
Rôles de l'hCG :
- Maintien du corps jaune : L'hCG stimule le corps jaune ovarien à produire de la progestérone, une hormone essentielle au maintien de la grossesse pendant les premières semaines.
- Diagnostic de grossesse : L'hCG est détectable dans le sang et l'urine dès les premiers jours de la grossesse, ce qui en fait un marqueur fiable pour le diagnostic précoce.
- Surveillance de la grossesse : Le dosage de l'hCG permet de surveiller l'évolution de la grossesse et de détecter d'éventuelles complications, telles que les grossesses extra-utérines ou les fausses couches.
Progestérone
La progestérone est produite tous les mois par le corps jaune, grâce au follicule mûr qui émet l’ovule dans les trompes. Ce corps jaune visible sur les ovaires après chaque ovulation sécrète les œstrogènes et la progestérone. Le rôle de la progestérone est de préparer la muqueuse utérine (endomètre) pour accueillir une grossesse. Pour ça, elle fait en sorte que l’endomètre devienne plus épais qu’à son habitude. Si grossesse il y a, l’ovule fécondé peut s'implanter et se développer dans un environnement favorable.
Au-delà de cette date, le placenta prend le relais et produit ses propres hormones stéroïdes : la progestérone et les œstrogènes.
On peut aisément dire que la progestérone est l’hormone majeure de la grossesse, car :
- Elle crée le réseau sanguin de la muqueuse utérine permettant la nidation et le développement du bébé
- Elle inhibe la contraction musculaire de l’utérus, évitant l’expulsion prématurée du bébé
- Elle ferme le col de l’utérus via l’épaississement de la glaire cervicale
- Elle participe au développement des glandes mammaires, mais inhibe la lactation
- Elle favorise le bien-être de la future maman, en ayant une vraie action analgésique et anxiolytique
Au moment de l’accouchement son taux chute : les contractions utérines et la lactation ne sont plus inhibées… La nature est bien faite n’est-ce pas ? Cette chute est aussi associée au baby blues et risque de dépression, d’où l’importance de bien être accompagnée et informée sur cette période post-partum.
Rôles de la progestérone :
- Maintien de l'endomètre : La progestérone prépare et maintient l'endomètre utérin, permettant ainsi l'implantation et le développement de l'embryon.
- Inhibition des contractions utérines : La progestérone inhibe les contractions du muscle utérin, empêchant ainsi l'expulsion prématurée du fœtus.
- Développement des glandes mammaires : La progestérone stimule le développement des glandes mammaires en préparation de l'allaitement.
Œstrogènes
Les œstrogènes sont également produites par le corps jaune en début de grossesse, ensuite le placenta qui prend le relais. Ces hormones vont venir stimuler la production de nouvelles cellules au niveau du placenta, de la poitrine mais aussi de l’utérus. Au-delà de cette date, le placenta prend le relais et produit ses propres hormones stéroïdes : la progestérone et les œstrogènes.
Produites pendant la grossesse par le corps jaune puis par le placenta, les oestrogènes agissent directement sur la croissance et le développement du fœtus en stimulant et boostant la production de cellules toutes neuves.
Ce sont les hormones thyroïdiennes de la maman qui agissent cette fois-ci sur la formation jusqu'à ce que celles du fœtus prennent le relais, autour de la 20e semaine.
Les oestrogènes sont en fait une famille de 3 hormones (bêta-oestradiol, oestriol et oestrone) produites principalement dans les ovaires, lorsque le follicule se développe lors de la 1ère phase du cycle, puis par le corps jaune (résidu du follicule après l’ovulation) durant la 2e phase. C’est l’augmentation de sa concentration avant l’ovulation qui déclenche le pic de LH, qui déclenche lui-même l’ovulation.
Les oestrogènes ont plusieurs rôles chez la femme :
- Épaississement de l’endomètre dans l’utérus afin de permettre la nidation de l’ovule fécondé
- Fluidification de la glaire cervicale au niveau du col de l’utérus pour favoriser le passage des spermatozoïdes
- Développement des organes sexuels féminins, des seins et de la morphologie (bassin plus large, stockages graisseux ciblés, …)
- Actions sur plusieurs métabolismes comme la construction osseuse, la rétention d’eau, les taux de cholestérol et de triglycérides (c’est pour cela qu’à la ménopause, avec la chute des oestrogènes, les femmes sont moins protégées des maladies cardio-vasculaires et de l’ostéoporose)
- Pendant la grossesse : développement des seins, augmentation du volume sanguin pour alimenter le bébé, assouplissement des tissus, de la peau
Rôles des œstrogènes :
- Croissance et développement fœtal : Les œstrogènes stimulent la croissance et le développement des organes fœtaux, en particulier le cerveau et les organes sexuels.
- Développement des organes maternels : Les œstrogènes favorisent le développement des organes maternels, tels que l'utérus et les seins, en préparation de la grossesse et de l'allaitement.
- Maintien de la circulation sanguine : Les œstrogènes augmentent le volume sanguin maternel, assurant ainsi un apport suffisant de nutriments et d'oxygène au fœtus.
Hormone Lactogène Placentaire (hPL)
L'hormone placentaire lactogène, ou HLP, est produite par le placenta avec une augmentation progressive en rapport avec le volume du placenta. L'hormone HLP augmente tout au long de la grossesse, jusqu'à l'accouchement. À ce jour, son rôle n’est pas bien élucidé.
Rôles de l'hPL :
- Métabolisme maternel : L'hPL modifie le métabolisme maternel pour favoriser l'apport de glucose et d'acides gras au fœtus.
- Développement des glandes mammaires : L'hPL contribue au développement des glandes mammaires en préparation de l'allaitement.
Autres Hormones Importantes Pendant la Grossesse
Outre les hormones sécrétées par le trophoblaste placentaire, d'autres hormones jouent un rôle crucial pendant la grossesse :
Ocytocine
L’ocytocine, ou “l’hormone de l’attachement”, c’est l’hormone qui permet de créer un lien entre les futurs parents et leurs enfants. C’est également cette hormone qui nous procure du plaisir et qui nous fait planer lors de rapports sexuels et pendant l’orgasme. Mais alors, quel est le rôle de l’ocytocine pendant l’accouchement ? Eh bien au terme de la grossesse, si l’accouchement se passe naturellement, c’est elle qui va déclencher les contractions et donc le début du travail !
L'ocytocine intervient en fin de grossesse : cette hormone, un peu planante sécrétée par l'hypothalamus et libérée par l’hypophyse, est la même que celle produite pendant un orgasme ! Dans le cadre de la grossesse, à l'approche du terme, son augmentation dans le sang a pour effet de provoquer des contractions et déclencher le travail. C'est elle aussi qui permet après l'accouchement à l'utérus de se rétracter.
Hormone de l’accouchement, hormone de l’amour ou encore hormone de l’attachement… l’ocytocine a de nombreux surnoms. Cette hormone, fabriquée par l’hypothalamus dans le cerveau, a une place assez importante dans la périnatalité, vous verrez qu’elle joue un rôle à tous les stades !
- Conception : L’ocytocine permet l’éjection du sperme chez l’homme et l’ascension des spermatozoïdes jusqu’à l’ovocyte chez la femme.
- Grossesse : Son taux augmente au fil des mois et permet à la future maman de mieux dormir ou d’être moins stressée. Au 3ème trimestre, le nombre de ses récepteurs sur l’utérus augmente afin de préparer l’accouchement.
- Accouchement : La dilatation du col de l’utérus et la descente du bébé vont stimuler la sécrétion d’ocytocine qui va entraîner les contractions de l’utérus de plus en plus puissantes et rythmées. Elle va aussi favoriser la sécrétion d’endorphines qui rendent la douleur plus supportable et permettent de lâcher-prise.
- Après l’accouchement, c’est encore l’ocytocine qui va permettre l’expulsion du placenta et le retour à sa taille normale de l’utérus.
- Allaitement : L’ocytocine permet l’éjection du lait, via la contraction des petits muscles autour des canaux lactifères. Et comme la nature est bien faite, c’est la succion du bébé qui stimule sa production.
- Attachement : Plus il y a d’ocytocine qui circule, plus les liens d’attachement sont présents. Cela permet de s’occuper de son bébé, d’unir le couple pour l’élever ensemble, de renforcer les relations et de diminuer le stress.
- Chez l’enfant : Lui aussi a besoin de sécréter de l’ocytocine dès sa naissance, cela va lui procurer bien-être, réconfort, confiance et empathie.
Pour favoriser la sécrétion d’ocytocine, rien de tel que de se sentir bien, en confiance, d’être en lien avec l’autre, notamment par le toucher. Quelques pistes : Une grossesse sereine va stimuler les récepteurs à l’ocytocine et donc favoriser des contractions plus efficaces à l’accouchement Un accouchement physiologique où la future maman se sent bien (pas de lumière forte, à l’aise, non jugée, etc) stimulera les sécrétions d’ocytocine Un post-partum sous le signe du repos et de la chaleur Le peau-à-peau est un indispensable pour le bien-être des parents et du bébé, l’ocytocine est au maximum L’allaitement est un réel acte “ocytocinique” : succion et toucher sont présents pour stimuler l’ocytocine.
Rôles de l'ocytocine :
- Contractions utérines : L'ocytocine stimule les contractions du muscle utérin pendant le travail et l'accouchement.
- Éjection du lait : L'ocytocine provoque la contraction des cellules myoépithéliales entourant les alvéoles mammaires, entraînant ainsi l'éjection du lait pendant l'allaitement.
- Attachement maternel : L'ocytocine favorise l'attachement entre la mère et l'enfant, en renforçant les liens émotionnels et en stimulant les comportements maternels.
Prolactine
Dans les jours qui suivent l’accouchement, la sécrétion de l’hormone appelée prolactine augmente. C’est elle qui permet aux glandes mammaires de sécréter du colostrum, liquide épais orange-jaune très nutritif pour le bébé. On estime aussi que pendant les trois premiers mois de vie, lorsque le bébé tète régulièrement, la prolactine pourrait bloquer l’ovulation.
La prolactine est une hormone fabriquée dans l'anté hypophyse, une glande située au niveau du cerveau. Son nom suggère qu’elle est en lien avec le phénomène de lactation, et c’est vrai, mais pas seulement… D’ailleurs les hommes en ont aussi !
Pendant la grossesse, la prolactine va augmenter au fil des mois et participer au développement des glandes mammaires. Après l’accouchement, son taux élevé va permettre la sécrétion du lait (et c’est l’ocytocine qui est responsable de l’éjection du lait). En parallèle, la prolactine fait baisser les taux d’œstrogènes et de progestérone, c’est pourquoi l’allaitement retarde le retour des règles.
Certaines pathologies peuvent être liées à un taux trop élevé en prolactine (hyperprolactinémie), c’est le cas de l’hypothyroïdie ou du SOPK par exemple, pouvant être la cause d’une infertilité. La prolactine joue aussi un rôle dans la libido masculine et féminine, on est bien sur une hormone importante de l’univers de la périnatalité.
Rôles de la prolactine :
- Lactation : La prolactine stimule la production de lait par les glandes mammaires après l'accouchement.
- Inhibition de l'ovulation : La prolactine peut inhiber l'ovulation pendant l'allaitement, en particulier pendant les premiers mois.
Impact des Hormones sur le Corps de la Mère
Les hormones de grossesse ont un impact profond sur le corps de la mère, entraînant une série de changements physiologiques et émotionnels.
Effets Physiques
- Nausées et vomissements : La bêta-hcg peut entraîner de la fatigue, des étourdissements, des nausées, une douleur dans les seins, etc.
- Fatigue : La fatigue est un symptôme courant de la grossesse, en particulier pendant le premier trimestre, en raison des changements hormonaux et de l'augmentation du métabolisme.
- Changements cutanés : Les œstrogènes stimulent la production de mélanine. C'est l'hormone responsable de la couleur de peau, de cheveux et des poils. Les hormones de grossesse entraînent également des changements au niveau de la peau. Elle peut devenir plus sèche, plus fragile et être irritée d’un rien… Sans compter que la peau va s’étirer pour laisser de la place au futur bébé. Mais aussi que vous pourriez prendre et perdre du poids rapidement pendant et après l'accouchement. L'élastine et le collagène sont vraiment mises à rude épreuve par tous ces dérèglements hormonaux !
- Douleurs articulaires : Étant donné que ce sont elles qui font en sorte de laisser de la place au bébé en étirant l’utérus, elles causent aussi des sortes de contractions utérines et des douleurs articulaires.
- "Glow de la femme enceinte" : Petit point positif : ce sont elles qui donnent le “glow de la femme enceinte“ : cheveux brillants, peau hydratée et lumineuse.
Effets Émotionnels
- Changements d'humeur : On peut observer des changements d’humeurs pendant la grossesse. Ce n’est pas rare pour la future maman de passer de moment de plénitude à des gros moments de blues en l’espace d’une journée, voire d’une heure !
- Anxiété et stress : Les changements hormonaux et les préoccupations liées à la grossesse et à l'accouchement peuvent entraîner de l'anxiété et du stress chez la future mère.
Anomalies Placentaires et Conséquences
Plusieurs anomalies peuvent affecter le placenta, compromettant ainsi le bon déroulement de la grossesse et la santé du fœtus. Parmi ces anomalies, on peut citer :
- Placenta prævia : Le placenta prævia désigne une mauvaise position du placenta dans l'utérus. Bien que courant en début de grossesse, ce trouble peut s'avérer très dangereux pour la femme et son futur bébé dès le troisième trimestre de grossesse. Le positionnement normal du placenta se situe en haut de l’utérus. Mais il peut arriver que le placenta soit mal inséré dans l’utérus. placenta prævia : lorsqu’il recouvre totalement le col, empêchant le bébé de sortir par les voies naturelles.
- Décollement placentaire (Hématome rétroplacentaire) : Le décollement du placenta, également appelé hématome rétro placentaire, peut s'avérer très dangereux pendant la grossesse. L’hématome rétro placentaire (ou HRP de grossesse) est une complication grave de la grossesse. Il nécessite une prise en charge rapide. Une autre pathologie, grave, est le décollement du placenta pendant la grossesse (hématome rétroplacentaire).
- Placenta accreta : Le placenta accreta désigne une mauvaise insertion du placenta dans l'utérus. placenta accreta lorsque l’utérus a été opéré et présente des lésions (lorsque la femme a subi un curetage ou plusieurs césariennes). Le placenta risque alors de s’insérer dans l’utérus, s’enchâsser, de faire corps avec la paroi utérine.
Ces anomalies peuvent entraîner des complications telles que des saignements, un accouchement prématuré, un retard de croissance fœtale, voire la mort fœtale.
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