Choisir la bonne maternité pour son accouchement est une décision importante qui peut influencer l’expérience de la grossesse, du travail et de l’arrivée de bébé. En France, il existe un large choix de maternités, allant des établissements publics aux cliniques privées, en passant par des maisons de naissance. Cette diversité peut rendre la décision complexe, car chaque établissement offre des services, des pratiques et des ambiances différentes. Alors, comment bien choisir la maternité qui correspond à vos attentes et à vos besoins ? Il est légitime de s'interroger sur votre choix de maternité. Que vous ayez une grossesse compliquée ou non, avec parfois des souhaits particuliers, choisir sa maternité rassure.
Définir votre projet de naissance
Comme pour tout choix, il est important d’identifier vos attentes au préalable en réfléchissant à votre projet de naissance. Répondez donc à ces quelques questions (liste non exhaustive) pour définir quel accouchement vous souhaiteriez vivre :
- Où ai-je envie d’accoucher : à domicile ? En maison de naissance ? À l’hôpital ? En clinique ?
- La gestion de la douleur : Est-ce que je souhaite la péridurale ? Quelle est ma position sur l’épisiotomie ? Mon opinion sur la césarienne ? Quid des instruments tels que les forceps pour aider la femme à accoucher ?
- Ma méthode d’accouchement : Idéalement, quel serait mon choix en matière de position de la maman ?
- Comment nourrir bébé : Allaitement ou non ?
N’hésitez pas à construire ce projet main dans la main avec votre sage-femme et/ou votre gynécologue à l’occasion de votre entretien prénatal du 4ème mois. Avoir une équipe médicale à l’écoute aide à être rassurée pendant la grossesse, le jour J et dans ses premiers instants de maman avec bébé. Si des complications interviennent durant l’accouchement, présentant des risques pour la santé de la maman et/ou du bébé, l’équipe médicale se réservera la possibilité d’y déroger. Par exemple, une césarienne d’urgence ou un transfert dans une unité spécialisée pourront être envisagés en cas de danger.
Les différents niveaux de maternité
Il existe plusieurs centaines de maternités en France, classées par niveau. Chaque type de maternité offre aux parents une meilleure compréhension de la prise en charge envisageable et des services dont les établissements disposent. Le niveau est à prendre en compte au préalable, notamment dans les cas de grossesses dites « compliquées ». Pour autant, ce ne sont en rien des critères viables pour préjuger des compétences de l’équipe médicale et de la qualité de l’établissement dans sa globalité. Il existe plusieurs centaines de maternité en France, classées en trois "niveaux" différents.
Maternité de niveau 1 : Ce type d’établissement est adapté pour les grossesses et accouchements sans complications. C’est le niveau le plus courant des maternités en France. C’est là que se déroulent la plupart des accouchements pour les grossesses « classiques » chez la majorité des femmes enceintes. En clair, la maternité de niveau 1 dispose du personnel soignant adéquat (gynécologue, sage-femme, anesthésiste…) pour suivre la grossesse, faire face à de nombreux imprévus pendant l’accouchement, et assurer les soins nécessaires en suites de couches. En cas de nécessité, un transfert vers une maternité de niveau 2 ou 3 pourra être envisagé. Elles accueillent les grossesses "normales", ne présentant a priori pas de risque. Si un risque venait à se présenter, elles ont pour devoir de vous réorienter vers une maternité plus à même de vous recevoir. Pas d'inquiétude, les maternités de niveau 1 sont aussi équipées et formées pour gérer un accouchement difficile. Dans les maternités de niveau 1, il n’existe pas de service de néonatologie. En revanche, les sages-femmes ont la formation nécessaire pour prendre en charge un nouveau-né en cas de complication, et dans certains établissements, un pédiatre est présent 24 heures sur 24 afin de gérer les situations d’urgence en attendant le transfert dans un service de néonatologie. Les maternités de niveau 1 sont des maternités idéales pour les femmes présentant des grossesses normales et n’ayant pas d’antécédents médicaux ou obstétricaux particuliers.
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Maternité de niveau 2 : Ce type est plus polyvalent et peut prendre en charge les grossesses plus complexes ou à risque modéré. Elle dispose d’un néonatalogiste et peut gérer des prématurés de plus de 32 semaines, ou des pathologies durant la grossesse. Dans les maternités de niveau 2, vous trouverez en plus une unité de soins intensifs néonatals. Ces établissements ont la capacité de suivre des grossesses plus à risque en cas de diabète gestationnel par exemple, et de gérer la naissance de bébés prématurés de 33 semaines et plus ayant besoin de soins spécifiques sans pour autant avoir besoin de prise en charge respiratoire conséquente. Là encore, un transfert vers un hôpital d’un niveau supérieur est également possible si un risque est identifié par l’équipe soignante. Dotées d'un service néonatal et d'un service en soins intensifs, elles peuvent accueillir des grossesses "normales", comme des grossesses plus compliquées. Elles prennent en charge les cas de diabète gestationnel par exemple. Les maternités de niveau 2 peuvent notamment prendre en charge des bébés prématurés de 33 semaines et plus. En revanche, en cas de problèmes respiratoires ou de risque plus grave, elles effectuent au plus vite un transfert vers une maternité de niveau 3. Les maternités de niveau 2 possèdent un service de néonatologie qui permet la prise en charge des bébés nés après 32 semaines d’aménorrhée. Elles s’adressent aux patientes dont le risque d’accouchement prématuré est modéré. Elles sont également le lieu idéal pour les femmes ayant des grossesses apriori normales mais qui ont besoin d’être proches d’un service de néonatologie pour être rassurées.
Maternité de niveau 3 : Ce sont les structures les plus spécialisées, présentes dans les grandes villes et les centres hospitaliers universitaires (CHU). Elles sont équipées pour gérer des situations complexes, comme les grossesses multiples, les prématurés de moins de 32 semaines, ou les accouchements présentant des risques. Ces établissements offrent la sécurité maximale pour la mère et pour l’enfant : elles sont dédiées aux grossesses à risque et accueillent les prématurés de moins de 32 semaines. Elles possèdent en effet leur propre service de soins intensifs : la réanimation maternelle et pédiatrique est possible en cas de complications. A noter que les futures mères vivant une grossesse « classique » peuvent tout à fait y être prises en charge, généralement à condition d’habiter à proximité. Elles disposent d'une unité individualisée de soins intensifs ainsi qu'un service de réanimation pédiatrique et maternelle. Elles sont habituées aux grossesses à risque et peuvent accueillir les prématurés de moins de 32 semaines. Mais elles peuvent aussi tout à fait accueillir des mamans dont la grossesse se déroule sans aléas. Les maternités de niveau 3 possèdent un service de néonatologie ainsi qu’un service de réanimation néonatale, qui permet la prise en charge de bébés nés avant 32 semaines d’aménorrhée. Les maternités de niveau 3 s’adressent particulièrement aux femmes enceintes présentant des grossesses à risque d’accouchement prématuré (hypertension artérielle, diabète, autre maladie chronique) ou des pathologies de la grossesse (prééclampsie, placenta praevia, antécédent d’accouchement prématuré, malformation utérine etc.). Il est également recommandé aux femmes enceintes de grossesses multiples (triplés ou plus) d’accoucher en maternité de niveau 3, étant donné le risque plus élevé d’accouchement prématuré.
Choisissez une maternité en fonction notamment du type de grossesse que vous avez. Si vous êtes en bonne santé, une maternité de niveau 1 ou 2 suffira peut-être. Mais si vous avez des antécédents médicaux ou une grossesse à risque, une maternité de niveau 3 pourrait être plus adaptée. Certains couples choisiront une maternité de haut niveau pour pallier à une éventuelle séparation si leur nouveau-né présente des complications et qu’il doive être transféré dans une maternité plus grande. Bien que le niveau de la maternité aiguille les inscriptions, une femme enceinte avec une grossesse de déroulement normal a bien sûr le droit de s’inscrire en maternité de niveau 3. Cependant, l’inscription des femmes présentant des grossesses à risque et/ou habitant à proximité de la maternité sera favorisée.
Cette classification des maternités ne tient compte que des possibilités de prise en charge des bébés et ne tient pas compte des risques maternels. En effet, certaines femmes ayant des antécédents particuliers devront choisir leur maternité également en fonction de leurs antécédents. Par exemple, une patiente présentant un antécédent de pathologie cardiaque devrait plutôt accoucher dans une maternité à proximité d’un service de cardiologie et d’un service de réanimation adulte. De la même manière, une femme ayant des antécédents de chirurgie digestive compliquée devrait accoucher dans un hôpital où se trouve un service de chirurgie digestive.
L’idée est d’essayer d’anticiper les potentiels risques pour la mère et l’enfant afin de favoriser un niveau de sécurité adapté, et d’éviter à tout prix une séparation de la mère et l’enfant à la naissance. Il est donc très important, notamment en cas d’antécédent particulier comme une maladie chronique, de discuter avec son médecin habituel du lieu le plus adapté où accoucher.
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Proximité et accessibilité
L’un des critères de choix les plus évidents mais non négligeables est la proximité de la maternité. En effet, pendant le travail, vous ne voulez pas perdre du temps à vous rendre à l’hôpital. Choisissez une maternité à une distance raisonnable de chez vous ou de votre lieu de travail, en tenant compte du temps de trajet et des conditions de circulation. Afin de réduire le stress et d'améliorer la qualité de prise en charge, choisir une maternité proche de chez soi est important. En cas de travail rapide, une distance courte est bien plus confortable. La fermeture de multiples maternités ne permet pas toujours de bénéficier d'une prise en charge proche de chez soi.
Conseil : Pensez également à l’accessibilité de la maternité en cas d’urgence. Assurez vous qu’elle soit facilement accessible, même en cas de conditions météorologiques difficiles ! Si vous habitez a plus de 45 minutes d'une maternité, vous pouvez bénéficier du dispositif « Engagement maternité » proposé par l’Assurance maladie. La prestation d’hébergement couvre une durée de 5 nuitées consécutives au maximum précédant la date prévisionnelle d’accouchement, possiblement prolongée sur nécessité médicale jusqu’à la date effective d’accouchement. En cas de grossesse pathologique, la prestation d’hébergement peut être proposée à tout moment de la grossesse. Vous pouvez bénéficier d’une prise en charge à 100% des frais de transport que votre grossesse soit pathologique ou non pour vous rendre aux examens médicaux obligatoires des 8e et 9e mois de grossesse ou pour vous rendre sur le lieu d’hébergement temporaire. Opter pour une maternité proche de chez soi permet de limiter le stress des déplacements le jour de l’accouchement. Vérifiez l’accessibilité en cas d’urgence et la disponibilité des moyens de transport adaptés.
Accompagnement et options disponibles
Chaque maternité offre des options différentes concernant l’accompagnement pendant la grossesse et l’accouchement. Il est important de se renseigner sur les choix qui s’offrent à vous pour personnaliser votre expérience. Il est tout à fait normal d'avoir des souhaits pour son accouchement, en suivant son projet de naissance. Certaines femmes préfèrent un accouchement physiologique, avec moins d'interventions médicales et une grande écoute.
- Accouchement sans péridurale : Si vous souhaitez accoucher sans péridurale, renseignez-vous sur les maternités qui offrent un accompagnement à la naissance sans douleur ou en utilisant des méthodes alternatives, comme l’hypnonaissance, l’acupuncture ou la sophrologie.
- Accouchement médicalisé : Certaines maternités sont plus orientées vers des accouchements médicalisés, avec des interventions comme la péridurale, la césarienne ou l’utilisation de forceps. Se renseigner sur les taux d'épisiotomie et de césarienne des différents établissements peut être utile et impacter le classement de la maternité. Mais selon l'urgence de la situation, certaines pratiques ne sont pas toujours négociables…
- Suivi avant et après l’accouchement : Pensez à vérifier les services proposés autour de l’accouchement.
Conseil : Si vous avez des attentes précises concernant votre accouchement (par exemple, accoucher en position verticale, dans l’eau, ou avec un accompagnement spécifique), il est essentiel de vérifier si la maternité propose ces options. Discutez en avec les équipes, et c’est aussi tout le principe de la rédaction d’un projet de naissance. Certaines maternités sont spécialisées dans les accouchements naturels, privilégiant les approches non médicamenteuses et favorisant les méthodes alternatives de soulagement de la douleur. Informez-vous sur les protocoles et les possibilités offertes.
L'importance de la visite
Contactez la maternité choisie pour savoir si des visites s'organisent afin de découvrir les lieux. Vous aurez alors la possibilité de rencontrer les équipes du centre hospitalier. Ce sera le moment de poser toutes vos questions relatives au pré-partum et au post-partum. N’hésitez pas à prendre rendez-vous avec un ou plusieurs établissements pour prendre des renseignements et les visiter. Une fois que vous avez identifié quelques maternités potentielles, prenez le temps de les visiter. Demandez à faire une visite guidée, rencontrez le personnel médical, et posez-leur toutes les questions qui vous préoccupent.
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Cours de préparation à l'accouchement
S'il n'est pas obligatoire de suivre des cours de préparation à l'accouchement, cela est recommandé pour mieux anticiper le jour J. C'est aussi l'occasion de rencontrer les sages-femmes. Ainsi, n'hésitez pas à vous renseigner sur ce que propose l'hôpital ou la clinique. Quid de la préparation à l’accouchement avec la sage-femme ? Quand choisir ? Jusqu’au 7ème mois de grossesse, le suivi de votre grossesse peut être effectué par un médecin ou une sage-femme (en libéral, à l’hôpital ou en PMI (Protection maternelle et infantile). Si vous souhaitez que dès les premières consultations, le suivi de votre grossesse soit effectué par le gynécologue-obstétricien de la maternité où vous souhaitez accoucher, il faudra choisir l’établissement et prendre rendez-vous le plus tôt possible.
Gestion de la douleur
Est-ce qu’un accouchement, ça fait mal ? C’est la question que de nombreuses femmes se posent avant de tenir leur bébé dans les bras. Si c’est une préoccupation pour vous, n’hésitez surtout pas à poser la question à l’équipe médicale de l’établissement :
- Au sujet des pratiques médicales durant l’accouchement : quel est le taux de péridurale pratiqué ? Quid du taux d’épisiotomie ?
- Le médecin anesthésiste est-il présent en permanence ?
- Peut-on changer d’avis en cours de route et obtenir une péridurale de dernière minute si l’on avait pourtant émis le souhait d’un accouchement sans péridurale ?
- Quel est l’accompagnement envisagé par l’équipe soignante en matière de gestion de la douleur ?
Quels sont les taux de péridurale pratiqués dans cet établissement ? L'anesthésiste est-il facilement disponible ? Est-il possible d'accoucher sans péridurale ? De changer d'avis ? D'autres solutions de gestion de la douleur sont-elles proposées ? Autant d'informations qu'il est important de recueillir avant de choisir votre maternité.
Ambiance et environnement
L’environnement de la maternité joue un rôle important dans votre bien-être pendant votre séjour. Une atmosphère calme et rassurante peut grandement contribuer à une expérience positive.
Avis et réputation
Un excellent moyen de se faire une idée sur la qualité d’une maternité est de se renseigner sur les avis des patientes précédentes. Les témoignages peuvent vous donner une idée de la qualité des soins, de l’accueil, ainsi que des expériences vécues par d’autres femmes. De plus, la réputation d’une maternité en termes de sécurité et de qualité de soins est également un critère à prendre en compte. Consulter les témoignages d’autres parents peut vous aider à mieux cerner la qualité des services et le ressenti des mamans ayant accouché dans l’établissement.
Conseil : N’ayez pas peur de poser des questions à d’autres mamans dans votre entourage ou sur des forums spécialisés pour obtenir des retours sincères sur les établissements que vous envisagez. On choisit souvent par élimination ou selon les recommandations positives ou négatives de nos proches (amies, sœurs, mère), en particulier quand il s’agit de notre premier enfant. Est-ce un bon réflexe ? Je dirais que oui. Vos proches vous connaissent probablement mieux que la sage-femme ou le médecin qui effectue votre suivi gynécologique. Contrairement aux praticiens, un proche pourra prendre en compte votre philosophie de vie, vos appréhensions, vos besoins émotionnels.
Coûts et remboursement
Si vous choisissez une structure privée ou une clinique, il est important de vérifier les tarifs pratiqués et ce qui est pris en charge par la Sécurité sociale ou votre mutuelle. Certaines prestations, comme les chambres privées, peuvent engendrer des frais supplémentaires importants. Les établissements publics offrent en général une prise en charge à 100 % des frais d’accouchement, mais les chambres individuelles peuvent nécessiter un supplément. Le prix de l’accouchement peut varier en fonction du choix de votre maternité. En effet, si vous optez pour une clinique - un établissement privé, donc - il y a de fortes chances que vous ayez à envisager des dépassements d’honoraires : renseignez-vous auprès du médecin qui vous accompagne, ou du secrétariat de la maternité au moment de récupérer le dossier de pré-inscription. Les frais d’accouchement sont remboursés directement à l’hôpital ou la clinique conventionnée par l’Assurance maladie sur la base des tarifs conventionnels. En clinique non conventionnée, les frais d’accouchement sont remboursés, mais seulement sur la base des tarifs de l’Assurance Maladie.
En maternité publique, tout est pris en charge par l'Assurance maladie. En revanche, une maternité privée peut coûter jusqu'à quelques milliers d'euros. Nous vous conseillons de souscrire une bonne mutuelle maternité afin d'obtenir les meilleurs remboursements de santé ! Le coût de votre séjour en maternité dépend du choix de l'établissement :
- S'il s'agit d'une maternité publique : les frais seront pris en charge à 100 % par l'Assurance maladie. Vous n'avez qu'à payer les frais de confort (télévision, chambre individuelle, téléphone…)
- S'il s'agit d'une maternité privée, conventionnée ou non, votre accouchement coûtera plus cher (jusqu'à plusieurs milliers d'euros). Vous payez la prestation, la chambre, mais aussi tous les services reçus. Certains gynécologues et anesthésistes pratiquent souvent des dépassements d'honoraires.
L'importance de la mutuelle
Le suivi de grossesse et l'accouchement sans mutuelle peuvent donc représenter un coût important. On recommande aux futures mamans de souscrire une bonne mutuelle afin de prendre en charge les dépenses de santé. Grâce à votre mutuelle, vous pouvez toucher une prime de naissance de 200 € en moyenne. Pensez à la prévenir !
Quand s'inscrire ?
Renseignez-vous sur les maternités qui vous entourent. Si celles-ci semblent déjà être en surcapacité, mieux vaut s'inscrire dès que possible après la confirmation de votre grossesse. Il est en général recommandé de s'inscrire à la maternité vers la fin du 3e mois de grossesse. Si vous habitez à Paris ou en banlieue proche, il est conseillé de s'inscrire en maternité dès que vous apprenez votre grossesse. En effet, le ratio femmes enceintes/nombre de maternités en région parisienne ne joue pas en votre faveur, surtout si vous visez une clinique ou une maternité plébiscitée. À défaut de pouvoir vous inscrire à temps dans la maternité de votre choix, vous serez orientée le jour J vers la maternité publique la plus proche. Une inscription aide à prévoir votre arrivée et à enregistrer votre dossier médical. Dès le début de votre grossesse, renseignez-vous sur les maternités disponibles dans votre région. Consultez les sites internet, lisez les témoignages des autres mamans, et informez-vous sur les services, les installations offertes par chaque maternité et les délais d’inscription.
Tout dépend de la ville où l’on vit et du nombre de maternités dans votre secteur. À Paris, il est nécessaire de contacter les maternités quasiment dès que l’on apprend notre grossesse, faute de ne plus avoir de places disponibles et de devoir accoucher dans une maternité que l’on n’a pas choisie. Ceci est particulièrement vrai pour les maternités les plus plébiscitées. Ce n’est pas le cas dans la grande majorité des villes françaises, où il est recommandé de s’inscrire à la fin du troisième mois.
Comment s'inscrire ?
Le plus souvent, vous devez téléphoner à la maternité pour leur faire part de votre volonté d'accoucher chez eux. En fonction de vos dernières règles, vous serez inscrite à la date prévue pour votre accouchement. Un premier rendez-vous de suivi vous sera proposé. La maternité vous demandera de présenter différents documents :
- La carte vitale ou l'attestation de sécurité sociale
- La carte de mutuelle
- Les analyses déjà réalisées pour cette grossesse
Une fois qu’on a choisi la maternité dans laquelle on souhaite accoucher, il ne faut pas oublier de la réserver pour le jour J ! À peine le test de grossesse positif, il faut se préparer à l’accouchement… Eh oui, s’inscrire à la maternité doit être fait le plus rapidement possible ! L’inscription a lieu généralement au secrétariat de la maternité que nous avons choisie. Pour éviter les mauvaises surprises, mieux vaut d’ailleurs se renseigner auprès de sa mutuelle concernant notre niveau de prise en charge (un coup de téléphone suffit !). S’inscrire assez tôt à la maternité permet de connaître les éléments (lait infantile, couches, bodys, coussin d’allaitement, etc.) que la maternité fournit ou non. Certaines maternités, notamment dans les métropoles, permettent de s’inscrire en ligne ou de réaliser sur Internet une préinscription.
Que se passe-t-il si vous ne vous inscrivez pas ?
À défaut d'avoir choisi une maternité ou d'avoir obtenu une place dans celle souhaitée, vous devrez accoucher dans une maternité publique. Le Jour J, on vous orientera alors vers l'établissement public le plus proche. Il n’y a aucune obligation à s’inscrire dans une maternité. Tous les établissements sont tenus de nous accepter au moment de notre accouchement, que nous y soyons inscrite ou pas. Dans le cas contraire, ils pourraient être accusés de non-assistance à personne en danger. On n’est pas tenue non plus à nous inscrire dans une maternité puisqu’il n’est pas obligatoire d’accoucher en maternité !
Questions à se poser
Voici les questions qui me semblent importantes à se poser pour choisir la structure où l’on souhaite accoucher :
- Est-ce une grossesse simple (un seul bébé), une grossesse gémellaire ou une grossesse triple ou plus ?
- Ai-je des antécédents médicaux ou chirurgicaux qui pourraient compliquer ma grossesse ?
- Ai-je des antécédents obstétricaux qui laissent penser qu’il existe un risque de complication pour la grossesse actuelle ?
- Quelles sont les maternités aux alentours de mon domicile ? Est-ce que j’envisage par exemple de vivre le dernier mois de ma grossesse auprès de la maternité de mon choix si l’offre est trop pauvre ?
- Est-ce que je préfère être suivie par une sage-femme ou un médecin ?
- Est-ce que je souhaite un suivi personnalisé avec le même soignant pendant toute la durée de la grossesse ?
- Est-ce que je préfère être accouchée par une sage-femme ou un médecin ?
- Est-ce que je ressens le besoin de bien connaître la personne qui m’accompagnera le jour de l’accouchement ?
- Est-ce que je souhaite un accouchement le plus naturel possible ?
- Est-ce que le fait d’un potentiel transfert de mon bébé à la naissance est source d’une angoisse trop importante ?
- Est-ce que je ressens le besoin d’avoir un confort matériel important en suites de couche ?
- Est-ce que mes moyens financiers me permettent d’accéder à un confort matériel supérieur ?
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