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Projet de Naissance : Un Guide Complet pour Préparer l'Arrivée de Bébé à la Maternité

L’arrivée d’un bébé est un événement unique, rempli de joie et d’attentes. Pour aborder ce moment sereinement, de nombreux futurs parents choisissent de rédiger un projet de naissance. Plus qu’une simple liste de souhaits, c’est un outil de communication précieux qui facilite le dialogue avec l’équipe médicale et permet de personnaliser l’expérience de l’accouchement.

Qu'est-ce qu'un Projet de Naissance ?

Le projet de naissance est un document personnalisé qui rassemble vos souhaits concernant le déroulement de l’accouchement et l’accueil de votre bébé. Il couvre l’ensemble des aspects de cet événement tant attendu : du travail jusqu’aux premiers soins de votre nouveau-né, en passant par vos préférences pour la gestion de la douleur ou l’environnement de la salle de naissance. Plus qu’une simple liste de volontés, c’est un outil de communication précieux entre vous et l’équipe médicale. Il ouvre le dialogue sur vos attentes tout en restant flexible face aux imprévus qui peuvent survenir pendant l’accouchement.

Plus que l’expression de votre accouchement rêvé, c’est un outil de communication parents-professionnels pour préparer ensemble le moment de la naissance de votre enfant et votre séjour à la maternité. Il vise à renforcer la confiance entre vous, votre accompagnant.e et les professionnel.les qui seront à vos côtés.

Pourquoi Rédiger un Projet de Naissance ?

La rédaction d’un projet de naissance présente de nombreux avantages pour votre préparation à l’accouchement. Elle vous permet de prendre le temps de vous informer sur son déroulement et de réfléchir à vos préférences. C’est aussi l’occasion d’échanger avec votre partenaire sur vos attentes respectives et de vous projeter ensemble dans ce moment unique.

En France, bien que le projet de naissance ne soit pas obligatoire, il est reconnu par la Haute Autorité de Santé comme un élément important du suivi de grossesse.

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Quand Commencer à Rédiger son Projet de Naissance ?

La préparation d’un projet de naissance peut débuter dès que vous vous sentez prête à réfléchir à l’accouchement. L’entretien prénatal précoce, prévu autour du 4ème mois de grossesse, constitue souvent l’occasion idéale pour commencer cette réflexion. Il est important de prendre le temps de mûrir ce document au fil de votre grossesse. Les cours de préparation à la naissance vous apporteront des éclairages précieux sur les différentes options possibles et vous aideront à affiner vos choix.

Comme votre grossesse, votre projet de naissance est un chemin qui se dessine pas à pas. Il évolue naturellement au fil des semaines, s’enrichit de vos découvertes et de vos ressentis.

Comment Rédiger un Projet de Naissance Efficace ?

Votre projet de naissance peut prendre la forme qui vous convient (feuille blanche, formulaire papier structuré, dossier informatisé, transmission orale lors d’entretiens avec l’équipe, etc.). Ce formulaire est une des possibilités pour réfléchir à vos souhaits, vos besoins. Vous pouvez l’utiliser librement : n’en remplir qu’une partie, en faire un simple support de discussions, aborder d’autres sujets, etc.

1. Informez-vous et renseignez-vous

Avant de commencer à écrire, prenez le temps de vous informer sur les différentes étapes de l’accouchement, les options de gestion de la douleur, les pratiques de la maternité où vous accoucherez, et les soins prodigués au nouveau-né. Chaque établissement possède ses propres spécificités et protocoles. Prenez le temps de vous renseigner sur les pratiques et équipements disponibles dans votre maternité ou votre maison de naissance. Cette démarche vous permettra d’adapter vos souhaits aux possibilités réelles de votre lieu d’accouchement.

2. Exprimez vos souhaits de manière claire et précise

Utilisez un langage simple et direct pour exprimer vos souhaits. Soyez précise quant à vos préférences concernant le déroulement du travail, la gestion de la douleur, l’environnement de la salle de naissance, les soins à votre bébé, et vos attentes pour la période post-partum.

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3. Personnalisez l'environnement de la salle d'accouchement

Le jour J, vous aurez besoin de vous sentir en confiance, dans un environnement qui vous ressemble et vous apaise. C’est pourquoi il est si important de pouvoir personnaliser ce lieu qui accueillera les premiers instants de votre bébé. Dans la plupart des maternités, il est possible d’adapter l’ambiance de la salle d’accouchement selon vos préférences. Vous pouvez demander une lumière tamisée pour créer une atmosphère plus intime, apporter votre musique personnelle, ou encore solliciter un maximum de calme. La plupart des maternités permettent de personnaliser l’ambiance de la salle.

4. Impliquez votre partenaire

La préparation à l’accouchement est une belle aventure à vivre à deux, un moment suspendu pour vous rapprocher et rêver ensemble à l’arrivée de votre bébé. Les échanges autour du projet de naissance permettent d’aborder concrètement le rôle que votre partenaire pourrait jouer pendant le travail : sa présence rassurante, son soutien physique et émotionnel, ou encore son rôle d’intermédiaire avec l’équipe médicale. Invitez votre partenaire aux cours de préparation à la naissance. Pendant l’accouchement, votre partenaire pourra vous accompagner de différentes manières selon vos besoins du moment. Il pourra vous proposer des massages, vous aider à vous déplacer, vous encourager, ou simplement être présent à vos côtés. Votre partenaire doit se sentir libre d’exprimer ses limites.

5. Restez flexible et ouverte aux imprévus

Il est important de garder à l’esprit que l’accouchement est un processus imprévisible et que certains de vos souhaits pourraient ne pas pouvoir être réalisés pour des raisons médicales. Soyez prête à discuter avec l’équipe médicale et à adapter vos préférences en fonction de la situation. Selon le déroulement de votre grossesse et de votre accouchement, certains de vos souhaits pourraient évoluer, ou ne pas pouvoir être réalisés pour des raisons médicales. Echangez avec les sages-femmes et médecins qui vous suivent à la maternité et en ville. Nous travaillons en étroite collaboration.

6. Abordez la gestion de la douleur

Pendant le travail, plusieurs options s’offrent à vous pour gérer la douleur et favoriser la progression de l’accouchement. Vous pouvez exprimer vos préférences concernant le monitoring (continu ou intermittent), les examens médicaux, et les différentes méthodes de soulagement de la douleur. Quelles sont les différentes options disponibles pour gérer la douleur dans votre maternité ?

7. Précisez vos souhaits pour les premiers instants avec votre bébé

Ces instants mémorables méritent une attention particulière dans votre projet de naissance. Le contact peau à peau juste après la naissance est un moment privilégié qui favorise le lien avec votre bébé. Dans la mesure du possible, les premiers soins peuvent être différés pour ne pas nuire à ce contact initial. Le peau à peau est un moment magique qui favorise naturellement le lien avec votre bébé. Même dans le cadre d’une césarienne, de nombreux aspects peuvent être adaptés à vos désirs, dans la limite des impératifs de sécurité : présence de votre partenaire au bloc opératoire, possibilité de voir la naissance de votre bébé, ambiance musicale ou lumière tamisée, etc. Les premiers instants avec votre nouveau-né sont précieux, même en cas de césarienne. Le peau à peau précoce peut souvent être organisé, que ce soit avec vous si possible ou avec votre partenaire. Si vous souhaitez allaiter, la mise au sein peut être envisagée rapidement selon votre état. Une césarienne peut être un moment tout aussi beau pour accueillir votre bébé.

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8. Indiquez vos préférences concernant l'alimentation de votre bébé

Que vous ayez choisi l’allaitement maternel ou le biberon, vos préférences peuvent être notées dans le projet de naissance. Si vous souhaitez allaiter, vous pouvez demander à être accompagnée dès la première tétée. Prenez le temps de discuter ensemble de vos souhaits et de vos attentes pour l’allaitement et l’arrivée de bébé.

9. Communiquez votre projet de naissance à l'équipe médicale

C’est donc important de le partager avec nous pendant la grossesse et qu’il figure dans votre dossier. Partagez ce projet avec votre sage-femme et discutez-en aussi avec l’équipe de la maternité lors de vos rendez-vous prénataux. Tu peux le transmettre lors de tes deux dernières visites de suivi de grossesse qui se passent forcément là où tu accoucheras. Que ce soit dans un hôpital public, une clinique privée, en plateau technique ou dans une maternité de niveaux 1, 2 ou 3, c’est important que les équipes médicales en prennent connaissance quelques semaines avant ton accouchement, que vous puissiez en discuter ensemble pour s’assurer que tes envies et tes convictions matchent avec ton lieu d’accouchement.

10. Gardez une copie à portée de main

Gardez une copie de votre projet de naissance dans votre valise de maternité et une version numérique sur votre téléphone.

Exemple de Projet de Naissance : Questions à se Poser

Pour vous aider à structurer votre projet de naissance, voici quelques questions à vous poser :

  1. Lieu d'accouchement : Accoucher à l’hôpital ? En plateau technique ? Dans une maison de naissance ? En salle nature ? À domicile ? Avec ou sans baignoire ?
  2. Gestion de la douleur : Avec ou sans péridurale ?
  3. Mobilité pendant le travail : Rester allongée ou garder une mobilité durant le travail ?
  4. Ambiance de la salle d'accouchement : Quelle ambiance créer (lumière tamisée, musique douce, etc…) ?
  5. Positions pour accoucher : Quelles positions envisagées pour accoucher ?
  6. Rôle du partenaire : Quelle place pour ton +1 ? Quel rôle lui donner notamment en cas de césarienne d’urgence ?
  7. Interventions médicales : Acte chirurgical : ok ou pas pour l’épisio ? Quid de l’usage des forceps et de la ventouse ?
  8. Alimentation du bébé : Allaiter, pas allaiter ? Se limiter à la tétée de bienvenue ?
  9. Soins au bébé : Don ou pas don du cordon ? Peau à peau dès les premières minutes de vie ?
  10. Autres souhaits :

Exemple de Projet de Naissance Détaillé

Voici un exemple de projet de naissance plus détaillé, basé sur les souhaits d'un couple :

PROJET DE NAISSANCE

Nous avons souhaité écrire notre projet de naissance afin de vivre au mieux l’arrivée de notre enfant en restant acteurs, responsables mais aussi en respectant le plus possible un travail naturel.

Nous aimerions être accompagné verbalement tout au long des actes médicaux donnés, être informés et participer à la prise de décision des interventions faites sur la mère ou sur son enfant.

Tous nos souhaits ont été réfléchis. Pour autant, nous nous en remettons aux personnes présentes et nous faisons appel à leurs capacités et à leurs qualités professionnelles afin d’être en accord avec nos souhaits mais également avec les réalités médicales du moment. Nous faisons donc appel à vos capacités d’adaptation afin de ne pas effectuer des actes de façon systématique si l’accouchement se déroule normalement et n’est pas considéré à risque.

Nous souhaitons de tout notre cœur être accompagnés dans la gestion de la douleur, afin d’éviter au maximum une intervention médicale.

Pendant le travail, nous souhaitons :

  • Rester ensemble tout au long de l’accouchement et ne pas être séparés
  • Ne pas déclencher le travail artificiellement (décollement des membranes, rupture artificielle de la poche des eaux, gel, Syntocinon…) sauf si danger il y a
  • Ne pas subir ni de lavement, ni de rasage
  • Que le travail ne soit pas accéléré par l’injection d’ocytocine
  • Ne pas subir plus de 5 ou 6 touchers vaginaux
  • Pouvoir rester mobile pendant le travail, pouvoir marcher jusqu’au dernier moment, pouvoir boire et manger tout au long du travail
  • Pas de monitorage électronique en continu du fœtus

Pour la Naissance, nous souhaitons :

  • Pas d’épisiotomie: massage, compresses chaudes, descente lente, accompagnement pour la respiration, soutien du périnée, si déchirure, ne pas faire systématiquement de points de suture.
  • Pouvoir choisir la position la plus adéquate au moment de l’expulsion de bébé et pouvoir garder une liberté de bouger et éviter la position gynécologique
  • Que la salle d’accouchement soit calme et qu’il y ait le moins possible de personnes présentes afin de préserver notre intimité
  • Que l’envie de pousser soit réelle
  • Pas de sonde urinaire
  • Pas de Syntocinon systématique
  • Pas de ventouse ou forceps sauf si la vie du bébé en dépend
  • Découvrir le sexe de notre enfant (que le personnel ne nous dise pas : « c’est … »)
  • Que notre bébé soit mis sur le ventre de sa mère dès sa sortie pour une mise au sein rapide
  • Que les 1ers soins (bain, pesée, mesures, etc.…) soient remis à plus tard ou effectués sur le ventre de sa mère

Après la naissance, nous souhaitons :

  • Que le cordon soit coupé lorsqu’il a cessé de battre, pas de clampage précoce
  • Pas d’intubation/aspiration systématique, mais d’attendre pour évaluer comment notre bébé gère son mucus
  • Pas d’examen de l’anus
  • Pas d’administration de collyres antibiotiques ; si elle semble nécessaire, la faire deux heures après la naissance
  • Pas de vitamine K sauf s’il s’agit d’un nouveau né à risque
  • Pas de vitamines D
  • Pas de fluor
  • Si l’enfant ne présente aucun risque, ne pas suivre sa glycémie
  • Que l’expulsion du placenta reste le plus naturel possible, éviter au maximum la délivrance artificielle, pas d’exploration manuelle
  • Que rien ne soit donné à l’enfant sans l’autorisation des parents, (biberon d’eau sucrée, de lait non maternel)
  • Que les soins donnés à l’enfant soient le plus possible effectués par nous, parents, ou accompagnés de paroles et de gestes doux

Le départ, nous souhaitons :

  • Quitter la maternité quelques heures après l’accouchement si tout est normal et sans danger et que nous nous sentons capables

Les éventualités :

  • La non-séparation. Nous souhaitons que toutes les mesures soient prises pour que la mère et le bébé ne soient pas séparés.
  • Si les soins urgents au bébé sont indispensables, qu’ils soient faits en contact de la mère ou de son père, ou pire en notre présence avec des commentaires. Si l’état de santé de la mère ne lui permet pas d’être avec notre bébé, c’est le père qui prendra en charges les soins de notre bébé.
  • La césarienne. Si la césarienne devient nécessaire, je souhaite avoir la possibilité d’assister à la naissance, grâce à une anesthésie locale. Lors de celle-ci, nous souhaitons que le champ opératoire soit baissé à la fin de l’intervention et que nous puissions prendre contact avec notre bébé dans des conditions semblables à celle d’un accouchement par voie basse.
  • L’allaitement. Si l’état de santé de la mère ne lui permet d’allaiter notre bébé tout de suite après sa venue, elle devra pouvoir tirer son lait dès que possible et régulièrement, qui lui sera administré sans l’usage d’une tétine.

Explications des choix

Les soins du bébé me semblent pour certains beaucoup trop intrusifs, indélicats et pas forcément nécessaires.

Les enfants nés à terme et exclusivement allaités de la naissance à 6 mois ne risquent pas de souffrir de rachitisme s’ils sont régulièrement exposés à la lumière du soleil. Le rachitisme survient en raison d’une exposition insuffisante à la lumière du soleil, et non parce que le lait humain est carencé en vitamine D.

Le déclenchement artificiel du travail se fait, soit par administration intra-vaginale d’un gel de prostaglandines, soit la perfusion d’ocytocine artificielle associée à une rupture de la poche des eaux (amniotomie).

Il nécessite un monitorage continu du rythme cardiaque du bébé (qui immobilise la parturiente) et provoque généralement des contractions de forte intensité, douloureuses, qui entraînent la mise en place d’une péridurale, avec pour conséquence un taux plus élevé d’extractions instrumentales (forceps ou ventouse).

L’hémorragie se produit de 11 à 25 % des cas lors d’un accouchement médicalisé en l’absence de technique de prévention. Dans la moitié des hémorragies détectées, c’est « l’atonie utérine » qui serait en cause. La principale technique de prévention consiste donc à administrer à la mère de l’ocytocine artificielle (ou du misoprostol) après la naissance du bébé, dans la mesure où elle n’est plus en mesure de produire spontanément assez d’ocytocine pour relancer les contractions de l’utérus. Quelques études épidémiologiques ont montré que le déclenchement du travail (amniotomie/ocytocines) et l’utilisation de forceps constituaient des facteurs de risque pour l’hémorragie du postpartum[30], mais la plupart des travaux n’ont pas inclus la mesure de ces variables à leur protocole expérimental[31].

Une étude portant sur plus de 9000 cas a été réalisée par l’INSERM (Unité 149) pour déterminer les facteurs de risque de survenue et d’aggravation de cette hémorragie. À la demande expresse du collectif d’associations d’usagers (CIANE) les facteurs liés aux pratiques obstétricales (accélération de l’accouchement par injection d’ocytocine artificielle, épisiotomie, déclenchement de l’accouchementetc.) ont été pris en compte. (Résultats en cours d’analyse, été 2007.)

Le processus physiologique de l’accouchement est influencé par un délicat équilibre hormonal :

  • L’adrénaline est à un niveau minimum,
  • L’ocytocine est relâchée en conséquence par la glande pituitaire au plus près des besoins (engendrant la sécrétion d’endomorphines et de prolactine ultérieurement),
  • Les catécholamines sont libérées de façon adaptée à chaque phase du travail.

Pour favoriser cet équilibre, et plus particulièrement la production d’ocytocine, en l’absence d’intervention médicale, les conditions suivantes sont optimales pour la parturiente[2] :

  • Être dans un lieu intime, accueillant, connu,
  • Avoir chaud, et pouvoir maintenir cette température, que ce soit dans le mouvement ou l’immobilité,
  • Être libre de bouger, marcher, changer de position,
  • Être le moins possible sollicitée au niveau du cortex, silence ou musique douce, pas de questions, lumière tamisée,
  • Être entourée de peu de personnes, connues et appréciées, pas d’intervention sauf si nécessité impérative.

A l’inverse :

  • L’environnement inconnu, peu rassurant,
  • La température de la pièce inadaptée aux besoins d’une parturiente immobile,
  • Les nombreuses interventions sur le corps de la femme (touchers vaginaux, perfusion, sondage, rasage) souvent peu ou pas explicitées, et pratiquées par des personnes différentes,
  • L’immobilité et la position inadaptée imposées,
  • Les bruits de machines, les conversations techniques autour et sur la femme en travail, l’éclairage violent et cru,

peuvent provoquer une sécrétion massive d’adrénaline antagoniste de l’ocytocine, bloquant la sécrétion d’endomorphines et de prolactine, perturbant la libération de catécholamines (dont le taux anarchique joue un rôle avéré sur l’hémorragie de la délivrance), freinant le travail, rendant les contractions moins efficaces et plus douloureuses, obligeant à une perfusion d’ocytociques artificiels et baissant le seuil de tolérance à la douleur. L’accouchement devient insupportablement long et douloureux, et la péridurale est posée, engendrant d’autres perturbations iatrogènes.

si le déclenchement pour raisons médicales est parfaitement justifié, le déclenchement de convenance augmente inutilement certains risques.

Les contractions étant plus intenses que lors d’un accouchement non déclenché, le recours à la péridurale est quasi systématique. Il faut également surveiller fréquemment le bébé par un monitoring (continu ou intermittent). Le travail peut être plus long que s’il avait débuté naturellement et l’ocytocine risque de provoquer une hypertonie utérine elle-même à la source de complications potentielles pour le foetus. Un déclenchement augmente le recours au forceps, les révisions utérines, les hémorragies de la délivrance, le nombre d’admissions en service de soins intensifs. On estime qu’un déclenchement fait sur un col mûr augmente de 50% le risque de césarienne pour une primipare.

En ce qui concerne le bébé, le déclenchement augmente les souffrances foetales, les détresses respiratoires foetales après extraction, les ictères néonataux (jaunisse - et donc les traitements par photothérapie du nouveau-né).

Suivant l’OMS, un accouchement normal ne devrait d’ailleurs pas comporter plus de 5 à 6 TV : il existe d’autres méthodes afin de déterminer l’avancement du travail.

Une femme sous péridurale :

  • Est quasi obligatoirement allongée sur le dos : d’où un ralentissement du travail, une moindre ouverture du bassin, une pression plus forte sur le périnée, une compression des vaisseaux sanguins (d’où mauvaise alimentation en oxygène du foetus et risque majoré d’hémorragie post partum), des douleurs dorsales (non perceptibles sur le moment mais attention au « réveil »)
  • Ne contrôle plus les muscles de sa vessie : elle va donc être sondée (un tube sera placé dans son urètre afin de vider la vessie) d’où un certain inconfort
  • Ne contrôle plus les muscles de son utérus : ralentissement des contractions, atonie du plancher pelvien, difficultés d’engagement du foetus : elle voit ainsi la durée de son accouchement prolongée et connaît des difficultés supplémentaires à l’expulsion
  • A trois fois plus de chance de recevoir une perfusion d’ocytocines pour accélérer l’accouchement (qui induit une hypertonie utérine et augment le risque de souffrance foetale)
  • A trois fois plus de chance de subir l’utilisation de forceps pour l’expulsion
  • A plus de chances de subir une épisiotomie ou une césarienne
  • Après 5h sous péridurale, sa température augmente (ainsi que celle du bébé): d’où une accélération de son rythme cardiaque et de celui du bébé : d’où une possible détresse foetale dans 5% des cas.

Le Rôle de la Doula

La doula peut apporter ses connaissances aux parents, leur donner des renseignements, une bibliographie etc. afin qu’ils fassent leurs choix de manière éclairée, avec des informations objectives et détaillées sur la naissance en elle-même et sur les actes qui l’entourent en France aujourd’hui. La doula accompagne et soutient les parents dans leur projet.

Projet de Naissance à Louis Mourier

Renseignez-vous sur les pratiques à Louis Mourier auprès des professionnel.les et en visitant le site internet de la maternité.

Flexibilité et Adaptation

Gardez à l’esprit que chaque naissance écrit sa propre histoire. Ce document évoluera naturellement avec vous. Bien sûr ! Votre projet peut évoluer tout au long de la grossesse, et même pendant l’accouchement. C’est un document flexible qui s’adapte à vos besoins et aux circonstances. Chaque naissance écrit sa propre histoire, parfois différente de celle que nous avions imaginée. L’essentiel est de vous faire confiance et de savoir que l’équipe médicale est là pour vous accompagner avec bienveillance. Il n’y a pas de bonnes ou mauvaises réponses : chaque grossesse est unique, chaque famille est différente. Prenez le temps de répondre à ces questions à votre rythme. Après, c’est bien de garder en tête que rien n’est gravé dans le marbre. Parce que tu as le droit de revenir sur une décision le jour J. Parce qu’on le répète souvent chez Bliss, rien ne se passe jamais comme prévu… alors c’est bien d’avoir posé là tes souhaits pour avoir l’esprit libre le jour J, mais n’oublie pas que tout peut bouger. C’est important de rester ouverte à la discussion avec les soignants. Et, entre nous, le plus important, c'est surtout de TE faire confiance.

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