Après neuf mois d'attente, l'arrivée de bébé est un événement majeur. Cependant, la période post-partum, souvent appelée "suites de couches", est une phase cruciale pour la mère, marquée par des changements physiques et émotionnels importants. Cet article vise à définir le post-partum, à identifier les symptômes les plus fréquents et à offrir des conseils pour une récupération optimale.
Définition du Post-Partum
Le terme "suites de couches" (SDC) caractérise la période qui s'étend de la délivrance au retour de couches, c'est-à-dire le retour de la menstruation. Le post-partum, en latin, signifie littéralement "après l'accouchement". Selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), cette période dure 28 jours après la naissance, tandis que les médecins l'estiment jusqu'au retour de couches, soit environ six semaines. Certains experts, comme la sage-femme Anna Roy, estiment qu'il faut jusqu'à trois ans pour se remettre complètement de la grossesse, de l'accouchement et de la découverte du rôle de parent.
Changements Physiologiques et Symptômes Fréquents
Le séjour à la maternité, bien que souvent très court (entre 48 heures et 4 jours), est une période cruciale pour la jeune maman. C’est un moment où le corps se remet doucement de l’accouchement, et où de nombreux symptômes peuvent apparaître. Camille Tallet, sage-femme, vous propose ici une liste complète des symptômes les plus fréquents après l’accouchement. Certains ne vous concerneront peut-être pas.
Chute Hormonale et Instabilité Émotionnelle
Le post-partum se caractérise en grande partie par ce que l’on appelle la chute d’hormones. Après l’euphorie provoquée par les endorphines (hormones du bonheur juste après l’accouchement) vient le fameux bouleversement hormonal (chute des œstrogènes dont est imbibée la future mère) et son flot d’émotions qui l’accompagne : passage du rire aux larmes, fatigue, fragilité et même parfois mal-être. Il est très fréquent (mais pas systématique) de se sentir fatiguée voire un peu déprimée après un accouchement. Le bouleversement hormonal y est pour quelque chose mais n’oublions pas que l’arrivée d’un bébé, aussi merveilleuse soit-elle, est aussi un grand changement dans une vie et parfois une prise de conscience soudaine nous submerge. Rassurez-vous, cet état ne dure normalement que quelques jours.
Perte de Cheveux
Pendant la grossesse vous aviez probablement de très beaux cheveux, c’est parce que vous n’en perdiez quasiment plus grâce aux œstrogènes qui stimulaient votre organisme et prolongeaient ainsi la vie de vos cheveux. Quelques jours après l’accouchement (voir quelques semaines ou mois si vous allaitez) vous allez sûrement en perdre un peu, voire beaucoup pour certaines ! Pas d’inquiétude, c’est très fréquent et cela est un des symptômes du bouleversement hormonal que vous êtes en train de vivre. Les cheveux : on observe un passage en phase télogène dans le post-partum se produisant 1 à 5 mois après l’accouchement entrainant une chute diffuse des cheveux pouvant durer plusieurs mois. La récupération est quasi-complète en 1 à 2 ans.
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Anémie Post-Accouchement
Il est possible que pendant l’accouchement vous ayez perdu une quantité de sang plus importante que la moyenne. Cela peut avoir certaines conséquences comme une plus grande fatigue. Vous pouvez vous sentir essoufflée, avoir des vertiges quand vous vous mettez debout ou avoir plus froid que d’habitude. On pourra réaliser une prise de sang durant votre séjour pour savoir s’il faut mettre en place un traitement médical soit avec du fer à prendre par voie orale, soit en perfusion ou encore une transfusion (on vous perfuse avec une poche de sang).
Douleurs Mammaires et Changements de la Poitrine
Après l’accouchement, différentes douleurs plus ou moins importantes selon les femmes peuvent être ressenties au niveau des seins. Dans les jours ou semaines qui suivront l’accouchement (si vous n’allaitez pas au sein), vos seins vont peut-être vous sembler moins toniques qu’avant. Certaines femmes trouveront que leur poitrine a diminué ou que leurs seins sont tout mous. Il est aussi possible que les mamelons grossissent, brunissent ou soient plus proéminents après un allaitement maternel. C’est normal, ces phénomènes sont liés à l’imprégnation hormonale. ➞ Pour tonifier votre poitrine, vous pouvez faire de petits exercices simples : placez vos paumes de mains l’une contre l’autre au niveau de la poitrine, les coudes bien à l’horizontale. Faites des petites pressions en restant bien parallèle à la poitrine.
Vergetures
Les vergetures apparaissent de manière très inégale chez les femmes. Ces petites cicatrices sont d’abord violettes puis blanchissent avec le temps. Elles sont très visibles pendant la grossesse et vont diminuer de plus en plus lorsque la peau reprendra sa tension initiale (ou à peu près initiale !). Sachez que les vergetures peuvent apparaître aussi après l’accouchement. ➞ Pensez à vous hydrater la peau avec un baume relipidant avant, pendant et après la grossesse.
Diastasis Recti
Pendant la grossesse, le « grand droit », un muscle situé à l’avant de l’abdomen est étiré et distendu puis s’écarte pour laisser l’utérus grandir (pendant la grossesse votre utérus passe de la taille d’une figue à une grosse pastèque). On remarque alors au niveau du ventre deux saillies verticales séparées par un creux lorsque le ventre est contracté. Dans les jours qui suivent l’accouchement cet écartement peut être d’une largeur de deux doigts. Pour réduire le diastasis, il faut renforcer les muscles profonds. Voici un schéma illustrant une diastasis recti, montrant la séparation des muscles abdominaux le long de la ligne médiane. ➞ Commencez par une rééducation hypopressive abdominale chez un kinésithérapeute qui pourra suffire à diminuer l’écartement d’un léger diastasis. 1/ S’allonger sur le dos, un pied sur un genou pour stabiliser le bassin. 4/ Ecarter les bras vers l’extérieur, contre la résistance de l’élastique (le ventre va rentrer, les organes remonter, les côtes vont se resserrer et mécaniquement les grands obliques vont travailler).
Descente d'Organes
Plusieurs facteurs peuvent favoriser une descente plus ou moins importante des organes pelviens. La grossesse et l’accouchement par voie basse avec ses poussées provoquées sur les organes peuvent en faire partie. ➞ Durant l’accouchement, suivez bien les exercices de respiration vus en amont avec votre sage-femme. ➞ Durant les 6 semaines après l’accouchement (au minimum), évitez toutes hyperpressions abdominales. ➞ Si vous êtes constipée pendant et après l’accouchement, ne forcez pas en retenant votre respiration. ➞ Après l’accouchement, allongez-vous dès que vous pouvez. ➞ Vous pouvez aussi bander votre bassin dès après l’accouchement. Le bandage du bassin permet de se sentir plus à l’aise lorsque l’on est debout et prévient la descente d’organes due à la laxité ligamentaire de cette période.
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Rééducation du Périnée
On recommande de plus en plus une mobilisation précoce dès le premier jour après l’accouchement. Cela permet de reprendre conscience de cette zone qui a été fortement étirée lors du passage du bébé. L’exercice de contraction/décontraction est alors recommandé. 2/ Pour travailler le muscle transverse (muscle du ventre plat) et le périnée en même temps, commencez par expirer profondément.
Teint et Peau Sèches
Après l’accouchement, la carence hormonale a tendance à ternir le teint et la peau à s’assécher. ➞ Pensez également à protéger votre visage du soleil (même en ville) pour éviter l’apparition du masque de grossesse.
Douleurs de l'Épisiotomie ou Déchirures Périnéales
Près de 30 à 60% des femmes ont une déchirure de la peau (muqueuse), du vagin ou parfois du muscle lors de l’accouchement. Il arrive, durant l’accouchement, que certaines femmes subissent encore quoique de moins en moins nombreuses l’épisiotomie, un acte chirurgical qui consiste à inciser le périnée pour faciliter la sortie du bébé. Bien que ce soit un phénomène assez courant, la cicatrice de l’épisiotomie peut être douloureuse pendant 1 à 2 semaines après l’accouchement. Si les médecins n’ont pas pratiqué d’épisiotomie, mais que le corps a subi des déchirures périnéales, des douleurs peuvent également être importantes à ce niveau. L’important est de vérifier qu’il n’y a pas d’infection. ➞ Vous pouvez prendre des granules d’Arnica et de Graphite 9 CH, 3 granules deux fois par jours pour aider à la cicatrisation. ➞ La plupart du temps les fils utilisés pour la suture sont résorbables et tomberont tous seuls dans les 10 jours qui suivent l’accouchement. ➞ Vous pouvez prendre des granules d’Arnica et de Staphysagria 9 CH, 3 granules deux fois par jours pour aider à la cicatrisation. ➞ Appliquez dès la fermeture de la cicatrice, une crème réparatrice et apaisante. ➞ Pour allaiter au sein ou donner le biberon à votre bébé sans solliciter votre cicatrice de césarienne, procédez de même que pour un périnée douloureux. Préférez la position semi-assise ou allongée. Placez un coussin d’allaitement sous votre coude afin de bien relâcher le haut du dos. Laissez tomber vos épaules quand vous êtes installée pour nourrir votre enfant ce qui préviendra des douleurs au niveau du haut du dos et des épaules. ➞ Vous pouvez prendre des granules d’Arnica et de Staphysagria 9 CH, 3 granules deux fois par jours pour aider à la cicatrisation. ➞ Si vous avez tendance à mal cicatriser (tendance à la cicatrisation inflammatoire de type chéloïde) rapprochez-vous d’une sage-femme ou d’un kinésithérapeute pour masser la cicatrice dès sa fermeture. Le massage optimise la qualité de la cicatrisation. Vous pourrez par la suite vous auto-masser à l’aide d’une crème cicatrisante après résorption ou ablation des fils ou agrafes. Il est possible d’utiliser la técarethérapie pour aider à la cicatrisation.
Douleurs aux Épaules après Césarienne
Vous pouvez avoir mal aux épaules car une poche d’air peut rester dans votre abdomen et faire pression au niveau du diaphragme ou passe un nerf qui traverse l’épaule. La cicatrice peut être très sensible au départ puis tirailler et démanger en même temps que le processus de cicatrisation. La peau autour restera longtemps insensible due à la section des nerfs. ➞ Trouver la bonne position n’est pas toujours facile, préférez la position semi-assise dans votre lit pour ne pas tirer sur votre cicatrice. ➞ Une fois le pansement de la cicatrice retiré, vous pourrez vous laver avec un savon doux. Pensez à sécher en tamponnant avec votre serviette. Vous pourrez appliquer une crème cicatrisante dès que vous aurez l’accord de votre sage-femme. Vous pourrez masser la cicatrice dès que celle-ci sera bien fermée et que vous vous en sentirez capable. L’idée est de mobiliser les tissus autour de la cicatrice et de faire un petit palper-rouler avec cette dernière. L’objectif étant de bien la décoller des plans sous-jacents pour limiter les adhérences.
Difficultés à Aller à la Selle
Malgré d’éventuelles déchirures (épisiotomie, césarienne…) vous pouvez aller à la selle même s’il n’est pas rare de ne pas y aller les 48 premières heures. ➞ N’hésitez pas à mobiliser doucement votre périnée en faisant comme si vous vouliez vous retenir de faire pipi durant l’expiration. ➞ Si vous présentez des fissures anales, l’exonération des selles peut être très douloureuse et provoquer des saignements.
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Hémorroïdes et Constipation
Les hémorroïdes (petits vaisseaux qui se dilatent sous l’effort de la poussée soit lors de l’accouchement soit lors d’un passage aux toilettes) peuvent aussi être responsables de douleurs et de saignements. Environ 20% des femmes en souffrent mais ce n’est qu’un mauvais moment à passer. En effet, la poussée de l’accouchement favorise l’extériorisation des hémorroïdes ordinaires. Après l’accouchement, l’organisme met du temps à se remettre en place. Bébé a pris beaucoup de place dans le ventre et les intestins sont écrasés. Aussi, après l’accouchement, le système digestif peut encore être en désordre. L’anus et le rectum ont, eux-aussi, été écrasés durant l’accouchement. Cela peut notamment provoquer des constipations. La femme post-accouchement et allaitante fait également fréquemment face à des problèmes de thromboses hémorroïdaires, ou hémorroïdes. ➞ Pensez à boire suffisamment au quotidien.
Baby Blues
Il y a des bébés qui pleurent plus que d’autres. Sachez que votre bébé est sensible aux émotions de ses parents et en particulier les vôtres. Il ressent le stress de sa maman et comme il ne peut s’exprimer il essaiera probablement de communiquer avec vous par le pleur qui est son seul moyen de communication. Le baby-blues touche de nombreuses femmes dans les 3 à 4 jours qui suivent l’accouchement. La chute brutale du taux d’hormone serait le facteur déclencheur principal. Il se traduit par une sensibilité à fleur de peau, des pleurs sans raison apparente et un sentiment de culpabilité. Ses symptômes s’estompent généralement de façon spontanée en quelques jours. ➞ Ne restez pas avec vos angoisses ou inquiétudes si vous en avez. ➞ Vous pouvez utiliser le ballon de grossesse pour bercer bébé : portez votre bébé contre vous, asseyez-vous sur le ballon et faites des petits rebonds sur le ballon. Dans votre ventre, bébé avait l’habitude du mouvement haut/bas lors de la marche.
Stress et Anxiété
Un bébé qui passe de bras en bras tout l’après-midi lors des visites sera beaucoup moins paisible le soir venu. Pensez à vous et à votre bébé. Après l’accouchement, les jeunes parents peuvent ressentir beaucoup de stress et d’anxiété. En effet, bébé vient de naître et on ne sait pas toujours comment l’aborder. On peut avoir peur de lui faire mal, peur de ne pas être assez vigilant, etc. De fait, de nombreux parents deviennent alors hypervigilants. Cela peut entraîner du stress et de l’anxiété. Il peut être intéressant de consulter un psychologue en présentiel ou en téléconsultation afin de mieux gérer ces émotions négatives. ➞ Évitez les visites au moins le premier jour de l’accouchement. ➞ Si vous êtes fatiguée, n’ayez pas peur de le dire clairement à vos visiteurs.
Fatigue Intense
L’accouchement demande énormément de ressources et fatigue beaucoup le corps. Par ailleurs, les nouvelles responsabilités de parents ne permettent pas toujours de récupérer. La seule solution est pourtant le repos. Il est primordial de profiter des temps où le bébé dort pour dormir également, même la journée.
Contractions Utérines Post-Partum (Tranchées)
Après l’accouchement, l’organisme entier doit retrouver son équilibre et son tonus. Plus particulièrement, les organes génitaux doivent reprendre leur place et leur fonctionnement habituel. Le col de l’utérus, étiré pendant l’accouchement, reprend sa forme et sa tonicité en environ 1 semaine. Le vagin et la vulve rendus mou après le passage de l’enfant, doivent aussi retrouver leur tonus. Ainsi, en plus des lochies, des contractions utérines peuvent être ressenties. Elles sont dues aux mouvements musculaires de l’utérus qui retrouve sa taille normale. Les tranchées correspondent à des contractions utérines suite à l’accouchement. Elles visent à permettre une bonne évacuation des matières stagnantes (et sont donc en étroit lien avec les lochies). Elles permettent à l’utérus de reprendre sa taille et d’évacuer les éventuels caillots. Si vous allaitez, la tétée s’accompagne souvent de tranchées à cause de la sécrétion hormonale d’ocytocine.
Lochies (Pertes Vaginales)
Les lochies sont des pertes vaginales dues à la cicatrisation de la zone d’insertion du placenta. Elles correspondent, en effet, à l’élimination de la muqueuse utérine. Directement après l’accouchement, des saignements, nommés “lochies”, sont présents. Ils peuvent parfois être très abondants, même s’il ne faut pas s’en inquiéter : ils signent le bon rétablissement de l’utérus par l’évacuation des déchets. Les lochies durent environ un mois, et il est conseillé de porter, durant cette période, des protections hygiéniques spéciales post-accouchement du fait de leur abondance. Les lochies s’estompent petit à petit et sont suivies d’une brève période sans saignements, puis arrivent les premières règles.
Incontinence Urinaire
Ainsi, il est fréquent qu’après une naissance, les femmes soient confrontées à des problèmes d’incontinence urinaire, et aient du mal à se retenir. Il arrive aussi parfois que l’émission d’urines soit difficile dans les 24 heures qui suivent l’accouchement, notamment après une anesthésie par péridurale. Une infirmière peut alors procéder au vidage de la vessie via une sonde. Du fait de la distension du périnée, de l’engourdissement des nerfs du plexus honteux mais aussi de la pression exercée par la tête de bébé sur la vessie, les mictions du post-partum immédiat peuvent être compliquées. En effet, le fait d’uriner peut être douloureux et des incontinences peuvent apparaître.
Montée de Lait
Quelques jours après l’accouchement, les seins sont gonflés et sensibles. Nos seins risquent d’être douloureux et enflés les premiers jours qui suivent l’accouchement. Une montée de lait arrive souvent autour du 3e jour après la naissance et peut déclencher des douleurs. Pour nous soulager, il est conseillé de poser délicatement des poches de glace sur nos seins, de porter un soutien-gorge adapté et éventuellement de prendre des analgésiques. Si on choisit d’allaiter notre enfant, il est le plus souvent recommandé de nourrir son bébé uniquement de lait maternel pendant les 6 premiers mois, avant de le compléter avec une autre alimentation pendant la première année. Après un an, c’est à nous de voir si on souhaite ou non continuer cet allaitement mixte.
Troubles Digestifs
Après l’accouchement, l’organisme met du temps à se remettre en place. Bébé a pris beaucoup de place dans le ventre et les intestins sont écrasés. Aussi, après l’accouchement, le système digestif peut encore être en désordre.
Conseils et Recommandations pour une Récupération Optimale
Repos et Sommeil
La seule solution est pourtant le repos. Il est primordial de profiter des temps où le bébé dort pour dormir également, même la journée. Dans les premiers temps, il est conseillé de dormir pendant que bébé dort. Peu importe que notre journée ne ressemble plus à rien, l’essentiel, c’est d’arriver à se reposer (surtout si nous allaitons). Nous reprendrons un rythme normal progressivement par la suite.
Alimentation et Hydratation
D’augmenter sa consommation de fibres alimentaires en privilégiant les légumes verts et les fruits frais. Pour aider, mieux vaut privilégier les aliments frais, les fibres (pruneau, kiwi, pois chiches, artichaut, lentilles, etc.) et éviter les plats tout préparés. Et surtout : on s’hydrate beaucoup ! Pensez à boire suffisamment au quotidien.
Soins du Périnée
Une bonne hygiène est impérative pour que la zone cicatrise correctement : on préfère les douches au bain, en utilisant un savon doux et sans parfum. On sèche aussi bien la zone en tapotant doucement. Aux toilettes, on s’essuie avec délicatesse, de l’avant, vers l’arrière.
Gestion de la Constipation
D’aller aux toilettes à heure fixe et sans efforts de « pousser ». L’idéal est d’y aller entre 30 minutes à 1 heure après le repas. De ne pas se retenir. Si la constipation persiste, il ne faut pas hésiter à en parler au médecin ou à la sage-femme qui pourra prescrire un laxatif si besoin.
Rééducation Périnéale
On recommande de plus en plus une mobilisation précoce dès le premier jour après l’accouchement. Cela permet de reprendre conscience de cette zone qui a été fortement étirée lors du passage du bébé. L’exercice de contraction/décontraction est alors recommandé. De nombreux exercices de rééducation périnéale existent et des professionnels de santé spécialisés peuvent nous accompagner dans cette démarche.
Soutien Émotionnel
Si ce sentiment perdure et que nous commençons à en souffrir, n’hésitons pas à consulter notre sage-femme. Car c’est peut-être le signe d’une dépression post-partum. Afin de vous en sortir, prenez le temps de bien vous reposer pour vous remettre de votre fatigue et faites-vous accompagner par des personnes bienveillantes (amis, professionnels de la santé…).
Contraception
En effet, le post-partum est une période propice pour aborder la contraception ; même si en moyenne, l’activité sexuelle n’est reprise que vers six à sept semaines après l’accouchement, une ovulation est possible dès le premier mois, avant le retour de couches.
Ostéopathie
Une consultation d’ostéopathie en post-partum, directement dans les jours qui suivent la grossesse (après la maternité), est bénéfique pour diminuer les douleurs (mal de dos, mal de ventre…). Elle permet globalement d’aider au bon rétablissement par la suite. Votre ostéopathe peut aussi vous aider à diminuer les troubles du sommeil, en agissant sur le système neuro-végétatif (et il peut aussi soulager les tensions de bébé s’il a du mal à faire ses nuits). Il permet également le bon rétablissement du système digestif et du système urinaire.
La Poussée Post-Partum : Un Réflexe Naturel
La poussée réflexe est un phénomène naturel et instinctif qui survient lors de la dernière phase de l’accouchement, quand le col est complètement ouvert et le bébé engagé. Le corps se met à pousser “tout seul”. De la même manière que certaines envies sont irrépressibles (envie d’uriner, de vomir ou encore d’éternuer), cette poussée réflexe est involontaire. Ce phénomène illustre la capacité innée du corps à enfanter. En se laissant guider par cette force naturelle, sans chercher à la provoquer comme c’est souvent le cas avec le fameux “poussez madame”, le corps se met en marche de façon involontaire et naturel.
Pour vivre cette poussée réflexe ou réflexe de Ferguson, il est important de respecter le timing naturel et de ne pas pousser avant que le bébé ne soit descendu dans le canal de naissance. Sans cela, la poussée se fait dans le vide. Elle devient longue et épuisante ce qui peut inhiber le réflexe naturel.
La poussée réflexe doit être distinguée de la poussée dirigée pour plusieurs raisons. La poussée réflexe est un processus instinctif et involontaire, semblable à un éternuement, où le corps de la femme pousse naturellement et efficacement, sans intervention du mental. La poussée dirigée, elle, est souvent initiée sur les conseils d’une sage-femme ou d’un gynécologue. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) classe la poussée dirigée comme une pratique fréquemment mal employée, soulignant qu’elle augmente le risque d’intervention instrumentale.
La première chose qui favorise la poussée spontanée est le temps ! Contrairement à l’idée reçue que le bébé doit être poussé dès que le col atteint une dilatation complète (10 centimètres), la poussée dirigée et précipitée n’est pas recommandée. Lorsque le réflexe de poussée spontanée n’arrive pas tout de suite, c’est que le bébé n’est pas encore totalement descendu, à la porte du périnée de sa maman.
En règle générale, les interventions médicales, telles que la péridurale, le déclenchement artificiel et l’usage d’ocytocine synthétique, semblent diminuer la force de ce réflexe naturel. Il existe néanmoins des circonstances où l’attente du réflexe d’éjection fœtal n’est pas conseillée, notamment en cas de signes de détresse fœtale ou de liquide amniotique teinté.
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