Loading...

PME et PMI : Définition et enjeux à l'aube d'un nouveau monde économique

Le paysage économique français, comme celui de nombreux pays, est largement façonné par les Petites et Moyennes Entreprises (PME) et les Petites et Moyennes Industries (PMI). Ces entités, souvent regroupées sous l'acronyme PME, jouent un rôle crucial dans la création d'emplois, l'innovation et la vitalité des territoires. Comprendre leur définition, leurs spécificités et les défis auxquels elles sont confrontées est essentiel pour appréhender les dynamiques économiques contemporaines.

Définition des PME et PMI

Dans le vocabulaire de la statistique française, les catégories d'entreprises PME, TPE (Très Petites Entreprises) et PMI sont couramment utilisées. Les PME, ou petites et moyennes entreprises, sont définies comme des entreprises employant entre 10 et 50 salariés. De plus, elles doivent répondre à des critères financiers spécifiques : soit leur chiffre d'affaires ne dépasse pas 50 millions d'euros, soit le total de leur bilan n'excède pas 43 millions d'euros.

Il est important de noter que cette définition est principalement utilisée à des fins statistiques et peut varier selon les contextes et les réglementations. Néanmoins, elle fournit un cadre de référence pour identifier et analyser les PME au sein du tissu économique.

Rôle et importance des PME

L’importance du rôle des PME dans la croissance économique ne fait plus l’ombre d’un doute. Les PME représentent pour les Etats africains un excellent instrument de lutte contre le chômage et la pauvreté. En effet, en 2003 le poids des PME dans le tissu économique Sénégalais était de 80 % et représentaient environ 30% du PIB. Les PME représentaient pour la même année 90 % des entreprises immatriculées soit plus de 80.000 PME/PMI. En termes de création d’emplois les PME ont contribué à hauteur de 42 % en 2003 et au niveau sectoriel c’étaient le commerce et le BTP qui prédominaient.

Défis et enjeux pour les PME

Malgré leur importance, les PME sont confrontées à de nombreux défis qui peuvent entraver leur développement et leur compétitivité.

Lire aussi: L'épisode de la naissance de Hope

Accès au financement

Dans tous les rapports, on constate que les PME rencontrent beaucoup de problèmes dans la satisfaction de leurs besoins financiers. En effet les banques sont de plus en plus frileuses quant à accorder des prêts aux PME et l’une des raisons de ce comportement est que les PME ont en général un niveau de capitalisation très faible. Cela peut s’expliquer par la morosité dans le milieu des affaires, ce qui ne permet pas à la majorité des PME de réaliser de bons résultats et procéder à une augmentation des fonds propres. Et aussi les entrepreneurs eux-mêmes évitent d’investir davantage dans leurs activités craignant de s’exposer aux risques. En conséquence les PME ne disposent souvent d’aucune capacité d’autofinancement et ne peuvent donc financer le haut de leur bilan et leur besoin en fonds de roulement. Depuis la crise bancaire qui a secoué le Sénégal dans les années 1980 et a cause des reformes à l’époque, les banques sont devenues plus exigeantes en matière de crédit. La plupart des banques enregistrent aujourd’hui encore des créances en souffrance et dont la grande partie a été allouée aux PME/PMI. Et le résultat c’est la dégradation des portefeuilles de créance détenus par ces banques et des résultats annuels sans les risques de sanction de la commission bancaire. Tous ces facteurs combinés ont fait l’intervention des banques commerciales dans le secteur privé cible en général les grandes entreprises au détriment des PME jugées trop risquées.

Au cours des entretiens, la première raison qui a été mis en avant pour justifier les rejets des demandes de financement des PME par les banques est l’insuffisance de fonds propres. Or les banques exigent souvent un apport personnel entre 30 % et 33% du coût du projet. Aussi il faut souligner le manque de professionnalisme des PME, absence de formalisation, de comptabilité d’où l’incapacité de fournir des documents financiers certifiés (bilan, compte de résultat, TAFIRE…). Il a été révélé que certaines PME avaient l’habitude de tenir une double comptabilité, l’une où les résultats sont négatifs ou presque, pour l’administration fiscale et une autre où les résultats sont un peu gonflés et qui est présenté aux établissements de crédit. Ce qui a tendance à accroitre la méfiance des établissements de crédit à l’égard des PME. Or toutes les PME ne peuvent pas s’acheter les services d’experts comptables agréés ou de comptable. Quand le problème ne se situe pas à ce niveau, il apparaît au niveau des garanties. En effet les banques exigent souvent des garanties très importantes dont les PME ne disposent pas et ces sûretés peuvent avoir une valeur dix fois supérieure à la somme demandée. Les frais de constitution de ces garanties peuvent être très élevés si l’intervention d’un notaire est nécessaire, à cela on ajoute les différents frais de dossier qui peuvent atteindre souvent 5 % du prêt. Les PME doivent aussi faire face à des taux d’intérêt très élevés à cause des risques qu’elles représentent aux yeux des banques.

Manque de professionnalisme et de formalisation

Malgré tous ces dispositifs et efforts, les PME rencontrent beaucoup de problèmes liés à leur manque de professionnalisme, absence de formalisation, de comptabilité d’où l’incapacité de fournir des documents financiers certifiés (bilan, compte de résultat, TAFIRE…).

Concurrence et mondialisation

A l’aube de la mondialisation toutes ces difficultés auxquelles sont confrontées nos PME sont des signes avant coureurs de ce qui pourrait être l’ambiance du milieu des affaires dans quelques années. Même si certains acteurs du milieu nous ont rassurés sur ce point, le constat est que nos PME sont trop faibles pour faire face à la concurrence étrangère. On peut citer l’exemple de l’importation des cuisses de poulet qui a faille déstabiliser la filière avicole au Sénégal il y a de cela quelques années.

Investissements et cycle d'exploitation

Ces besoins sont en fonction de la PME selon qu’elle soit une start-up ou qu’elle exerce depuis des années. Toutes les entreprises sont confrontées plus ou moins à ce besoin d’investissement surtout dans ce contexte de haute compétitivité. A ce niveau on distingue des investissements d’implantation (start-up), de renouvellement des équipements et des investissements de capacité pour améliorer la production et agrandir la part de marché. Les PME en général vendent à crédit leurs produits ou services à leur client et cependant ne bénéficient que rarement de délais de paiement du côté des fournisseurs. Il y a donc, souvent des décalages entre les décaissements et les encaissements obligeant les PME à recourir à l’usage des fonds propres ou des découverts bancaires pour financer leur cycle d’exploitation. Ces cautions sont exigées en général lors d’un appel d’offre. En effet les clients exigent souvent lorsqu’il s’agit d’un marché très important, des garanties financières pour s’assurer de la bonne issue de l’opération.

Lire aussi: "Promenons-nous dans les bois": Analyse d'une chanson enfantine

Initiatives et mesures de soutien

Il faut cependant noter que le regain d’intérêt à l’égard des PME et de la part de la plupart des Etats africains n’est que récent. Au Sénégal l’impôt sur les sociétés est passé de 33 % à 25 % en Janvier 2007 et des mesures ont été prises pour simplifier les procédures administratives de création d’entreprises privées avec la mise en place du guichet unique et du centre de facilitation des procédures administratives (CFPA) en 2006, ramenant le délai de création d’entreprises à 48 heures. De même on note la création de la charte des PME en Décembre 2003 et cela pour mieux intégrer les PME dans le processus de concertation acteurs économiques-Etat.

Certaines banques abritent des lignes de financement et de refinancement des organisations internationales et qui sont destinées aux opérations de crédit en faveur des PME. La BIS après avoir reconsidéré ses positions dans le secteur pétrolier suite la crise liée à ce secteur et qui secoue aujourd’hui presque tous les pays du monde, a décidé de consacrer désormais plus d’attentions aux financements des PME.

PME et ressources humaines : Portraits de métiers

Les PME offrent un large éventail de métiers, allant des fonctions de base aux postes de haute responsabilité. Voici quelques exemples de profils que l'on rencontre fréquemment dans ces entreprises :

  • Fonction de base correspondant à un poste de secrétariat : Sous la responsabilité du Directeur Financier, il/elle contribue à la bonne gestion et de la stratégie financière de l’ensemble de l'entreprise.
  • Assistant commercial : Il existe sur Internet des centaines, voire, des milliers d’annonces de recrutement d’Assistant commercial femme ou homme.
  • Cadre commercial : Cadre ayant en charge l’action commerciale à développer soit autour d’un produit soit à propos d’un marché.
  • Technicien : Agent possédant les bases de l'électronique; bases acquises au cours d'une scolarité dans un établissement d'enseignement technique ou dans le cadre d'un centre de formation professionnelle.
  • Manager de PME / Patron de PME : Certains le sont toute leur vie! Et peut-on dire que c’est plus qu’un métier?

Ces exemples illustrent la diversité des métiers présents au sein des PME et la nécessité pour ces entreprises de disposer de compétences variées pour assurer leur développement.

Lire aussi: Prise en charge après une mort fœtale

tags: #pme #et #pmi #dans #l #aube

Articles populaires:

Share: