L'assistance médicale à la procréation (AMP), ou procréation médicalement assistée (PMA), consiste à manipuler un ovule et/ou un spermatozoïde pour favoriser l’obtention d’une grossesse. Bien que de nombreuses femmes aient recours à la PMA pour concevoir leur premier enfant, le désir d'un deuxième enfant peut également nécessiter une assistance médicale. Cet article explore les conditions, les défis émotionnels et physiques, ainsi que les solutions disponibles pour les couples envisageant une PMA pour un deuxième enfant.
Infertilité Secondaire : Un Défi Fréquent
Si vous consultez cet article, vous êtes sans doute à la recherche de réponses pour comprendre pourquoi, après avoir eu un ou plusieurs enfants, vous n’arrivez pas à en concevoir un autre. Soyez rassuré sur un point : vous n’êtes pas seul dans cette situation. Selon l’Inserm, 6,9 % des femmes ayant déjà eu un enfant mettent en place un traitement de l’infertilité. Le chiffre global de personnes souffrant d’infertilité secondaire doit être plus important, car toutes les femmes ne consultent pas. L’infertilité secondaire occasionne des montagnes russes émotionnelles et peut entraîner des problèmes au sein du couple. Il existe des solutions pour avancer.
L’infertilité est classée par les médecins en deux catégories :
- L'infertilité primaire, qui caractérise l'incapacité de concevoir un enfant, au bout de 1 an de rapports sexuels non protégés.
- L’infertilité secondaire concerne les couples qui ont des difficultés à concevoir un enfant après en avoir eu au moins un.
L’infertilité secondaire, comme l’infertilité primaire, peut être due à un problème survenant à n’importe quelle étape du processus de conception, de la fécondation jusqu’à la fausse couche. C’est pourquoi l’infertilité peut apparaître après la naissance d'un premier enfant.
Causes de l'Infertilité Secondaire
L'infertilité secondaire peut affecter un seul des membres du couple ou les deux. Il peut être difficile de déterminer la cause d’une infertilité secondaire, car elle peut être due à plusieurs facteurs. Les causes les plus fréquentes sont :
Lire aussi: Informations bourse lycée
- Une altération au niveau du sperme, lié à un problème de sécrétion de spermatozoïdes, ou des ovules.
- L’âge : la qualité du sperme et des ovocytes et leur quantité diminuent avec l’âge, ce qui peut mener à la stérilité. Le recul de l’âge des femmes désirant concevoir un premier enfant est une cause importante d’infertilité et de recours à l’AMP. L’âge moyen au moment de devenir mère est passé de 26,5 ans en 1977 à 30,4 ans en 2016 d’après la dernière Enquête nationale périnatale. Désormais, 21,3% des femmes ont plus de 35 ans quand elles accouchent et 4,1% plus de 40 ans. Or, après 35 ans, il existe un déclin de la qualité des ovocytes qui augmente significativement le risque d’infertilité.
- Les complications liées à une grossesse ou une intervention chirurgicale antérieure dans la région pelvienne, qui peuvent avoir un impact sur les trompes utérines.
- Un problème de surpoids, surtout s’il est apparu après la ou les premières grossesses, qui peut entraîner un dysfonctionnement ovarien. Chez les hommes, cela peut entraîner la diminution du taux de testostérone et augmenter le taux d’œstrogènes. Avoir une bonne hygiène de vie : L’infertilité peut être conditionnée par le poids. Il n’est pas rare que les nouveaux parents prennent du poids, à cause de la grossesse, du stress et du manque de sommeil après la naissance. Retrouver un poids de forme peut contribuer à combattre l’infertilité.
- Un traitement médical, comme une radiothérapie pour soigner un cancer.
- Un problème lié à l’état de santé, par exemple une maladie auto-immune ou génétique. Des fibromes, des polypes utérins, du tissu cicatriciel lié à un accouchement par césarienne, l’endométriose, ou le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) entraînent des problèmes d’infertilité chez la femme. Chez les hommes, une hypertrophie de la prostate peut occasionner une réduction de la quantité de spermatozoïdes. J’ai été diagnostiquée d’une endométriose de stade 4 avec infertilité sévère à l’âge de 26 ans.
- La présence d’une infection sexuellement transmissible (IST).
- Des facteurs environnementaux, par exemple l’abus d’alcool et le tabagisme, mais aussi l’exposition à des substances chimiques qui abîment les spermatozoïdes. De récents travaux de l’Institut de veille sanitaire montrent par ailleurs une tendance à la baisse de qualité du sperme chez les hommes représentatifs de la population générale sur la période 1989-2005 et sur la période 1998-2008. Ils montrent également une augmentation des taux de cancer du testicule, de cryptorchidie (absence de descente d’un ou deux testicules dans le scrotum) et d’hypospadias (malformation qui se manifeste par l’ouverture de l’urètre dans la face inférieure du pénis au lieu de son extrémité), avec des différences géographiques. Indépendamment des causes génétiques ou constitutionnelles, il existe probablement des facteurs environnementaux pour expliquer cette tendance : le surpoids, le tabagisme, l’obésité et les expositions environnementales, notamment à certains polluants organiques persistants (tels que les PCB) et métaux lourds. Certaines de ces substances agissent à faible dose et exercent des effets différés dans le temps.
Les Défis Émotionnels d'une Deuxième FIV
« Aujourd’hui avec derrière moi 5 années de parcours de FIV, j’ai une petite fille de deux ans. Je souhaite partager mon expérience d’abord parce qu’un parcours de FIV c’est difficile et ça fait du bien de le lire, de l’entendre. Pendant toute cette période de ma vie, j’ai beaucoup recherché des témoignages d’un deuxième parcours, et j’en ai peu trouvé. J’aurais aimé lire plus de témoignages pour être rassurée par l’évidence de la difficulté de ce deuxième parcours, ce qui peut paraitre paradoxal quand on avait dit « juste un, et je serai comblée de bonheur ». Vous me direz, pourquoi se lancer à nouveau dans une FIV quand on a eu la chance que ça ait pu marcher une première fois après un combat long et difficile ? Pourquoi replonger dans cet univers qui a été si douloureux avant de nous offrir une libération qu’on n’espérait plus ? Car oui, se lancer dans une nouvelle FIV remue forcément le passé. On repense à ce flux ininterrompu de questions qui hantaient nos nuits, nos moments d’inactivité : combien de temps avant d’envisager l’adoption ? On se remémore cette vie au jour le jour dans laquelle on refusait toute projection à long terme. Et dans le même temps il y avait cette angoisse de ne pas savoir de quoi notre lendemain serait fait : une vie avec des enfants issus de ce parcours de FIV, ou une vie avec des enfants issus d’un don de sperme, ou une vie avec des enfants adoptés, ou encore une vie sans enfant… Même sans connaitre l’avenir, on avait décidé d’être heureux, de faire avec ce que nous avions et surtout avec ce que nous n’avions pas. On se disait qu’il fallait vivre différemment, envisager la vie autrement, pour ne pas subir cette vie qui s’impose à nous alors qu’elle est si différente de celle à laquelle on aspirait. Il y avait mille questions qui se posaient, et autant qu’on souhaitait ne plus se poser quand deux petits embryons étaient déposés. A ce moment précis, tout pouvait devenir possible et en même temps cela pouvait être le dernier acte avant une chute douloureuse : le paradoxe entre se projeter et se protéger. Cette torture permanente entre y croire, pour donner toutes leurs chances à ces petits embryons, commencer à les choyer, les aimer, s’abandonner au bonheur de cette vie future à portée de bras, ou alors ne surtout pas y croire, se raccrocher à des pensées rationnelles, se dire que finalement il y a statistiquement plus de chances que ce ne marche pas plutôt que ça fonctionne, pour se préparer à l’échec, rendre la descente aux enfers plus supportable parce qu’on s’est conditionnée et qu’on s’y est préparée. L’unique remède est finalement d’arrêter de penser. Plus facile à dire qu’à faire, on n’est jamais loin d’une fuite en avant : ne jamais s’arrêter de travailler, de s’activer, de s’afférer, pour ne jamais penser à ce que serait notre vie si elle devait être sans enfant.
Toute cette torture psychologique est derrière nous puisque la FIV nous a déjà offert un premier enfant. Et c’est pour ça qu’on aimerait se dire que cette deuxième FIV va être facile. Et pourtant un deuxième parcours de FIV reste un parcours de FIV avec ses lourdeurs de protocole, ses lourdeurs administratives et la douleur physique et psychologique qui va avec. C’est avant tout un parcours de FIV que l’on démarre avec l’envie inconditionnelle que ça marche. Cette envie, cette attente est bien présente à chaque transfert. Lorsque l’embryon ne s’accroche pas, la douleur est donc bien réelle. J’ai longtemps considéré que je n’avais pas le droit de me plaindre, de trouver ce deuxième parcours dur et compliqué et de vivre les échecs comme des échecs. Je me suis ainsi interdite de pleurer trop longtemps après un échec, comme si cette quête d’un deuxième enfant était un caprice. Pourtant un embryon qui ne s’accroche pas est une douleur émotionnelle bien réelle et universelle : elle touche toutes les femmes, confrontées à la stérilité ou non, dès qu’un embryon ne tient pas. Une fausse couche est une souffrance, qu’on ait un enfant, cinq enfants ou aucun.
Mais cette deuxième série de FIV, elle est aussi difficile parce qu’on revit à chaque protocole le traumatisme de la première FIV alors même qu’elle est derrière nous et censée être terminée. Au final, ce parcours peut même sembler presque doublement plus difficile que le premier avec les souvenirs qu’il ravive : il nous fait revivre notre premier parcours, toute cette période où on ne savait pas si un jour on aurait la chance d’être maman, et comporte par ailleurs ses propres difficultés. Après la naissance de ma fille, nous nous sommes lancés dans une nouvelle FIV. J’ai explosé après un an et demi de protocoles (dont un arrêté avant même la ponction), deux ponctions et sept transferts. J’ai passé toute cette période à endurer tout ça conformément à la démarche que nous avions avec mon mari : ne jamais faiblir, toujours se relever, pleurer rapidement et se préparer pour recommencer, ne pas laisser le temps au temps, ne pas laisser les sentiments nous envahir. On ne devait pas laisser de prise à la FIV, lui laisser la possibilité d’occuper une place centrale dans notre vie. On ne voulait pas passer plus de temps pour essayer, sans garantie aucune, d’avoir un enfant, alors que notre fille est là, avec nous, de façon bien certaine.
Mon témoignage est là pour dire aux femmes qu’une deuxième FIV après une première naissance, c’est dur, même si l’enjeu n’est plus le même. Pour cette raison, il est important de le savoir, de se le dire, de le faire savoir, de l’entendre. Faire face à l’infertilité secondaire est une épreuve physique et psychologique. Elle implique de multiples rendez-vous médicaux, des examens, la prise de médicaments, des insomnies, la culpabilité de se focaliser sur un nouvel enfant alors que le premier est déjà là, du stress et des conflits au sein du couple, et de la tristesse. Pour surmonter ces épreuves, voici quelques conseils :
- Évitez de vous blâmer ou de blâmer votre partenaire.
- Restez optimiste.
- Parlez, échangez sur vos sentiments, votre espoir et les solutions avec votre partenaire. À deux, on est toujours plus forts.
Les Défis Physiques et les Protocoles
L’enchainement des protocoles ne laisse pas le corps indemne. L’accumulation des piqûres rend chaque nouvelle piqûre plus douloureuse que la précédente, chaque nouvelle prise de sang moins insignifiante. Le corps connait parfaitement les douleurs du protocole, les piqûres, les bleus qui marquent le corps, l’ovitrelle à haute dose qui nous fait nous plier de douleurs, mais il est de plus en plus sensible et atteint ses limites : lui qui a tant subi, tant encaissé, commence à montrer ses limites.
Lire aussi: Solutions pour soulager la douleur de cicatrice après césarienne
On sait avant même de se lancer dans cette deuxième FIV à quel point ça va être long, fastidieux, compliqué. Mais cette deuxième série de FIV, elle est aussi difficile parce qu’on revit à chaque protocole le traumatisme de la première FIV alors même qu’elle est derrière nous et censée être terminée.
Solutions et Traitements Disponibles
La prise en charge de l’infertilité secondaire est identique à celle mise en œuvre pour soigner l’infertilité primaire. Il s’agit principalement de :
- la prise de traitements hormonaux stimulant la fertilité ;
- la procréation médicalement assistée (PMA) ;
- la fécondation in vitro avec ICSI (Intracytoplasmic Sperm Injection) ;
- la chirurgie, généralement laparoscopique, pour réparer les trompes de Fallope bloquées ou pour enlever les fibromes ou les dépôts d'endométriose.
Techniques d'AMP
Différentes techniques peuvent être proposées aux couples infertiles candidats à l’AMP :
- L’insémination artificielle : C’est la technique d’AMP la plus simple et la moins coûteuse. Elle consiste à recueillir et préparer le sperme du conjoint ou d’un donneur pour l’injecter directement dans l’utérus de la femme de façon synchronisée avec l’ovulation. Cette pratique représente 37% des tentatives d’AMP, avec environ 54 000 tentatives en 2015 d’après l’Agence de la biomédecine.Le plus souvent, la femme suit préalablement un traitement hormonal (stimulation ovarienne) pour obtenir le développement d’un à deux (voire trois) follicules matures, susceptibles d’être fécondés. Le développement folliculaire est suivi par échographie et prise de sang (dosages hormonaux). Ces examens permettent en particulier de s’assurer que la réponse à la stimulation n’est pas excessive, ce qui pourrait entraîner un risque de grossesses multiples. Lorsque le ou les follicules sont matures, le jour de l’insémination est programmé. L’homme se rend dans un laboratoire spécialisé pour recueillir son sperme. Les spermatozoïdes sont préparés puis déposés à l’intérieur de l’utérus à l’aide d’un cathéter introduit au fond de la cavité utérine. Les spermatozoïdes mobiles remontent naturellement vers les trompes à la rencontre des ovocytes ayant été expulsés des follicules ovariens.
- La Fécondation In Vitro (FIV) : Elle représente 63% des tentatives d’AMP. Dans la plupart des cas, les gamètes des deux conjoints sont utilisées. Mais la FIV peut également être réalisée avec un gamète de donneur (spermatozoïde ou ovocyte) lorsque cela s’avère nécessaire. Une première étape consiste à stimuler les follicules par un traitement hormonal avec des doses de FSH exogènes (hormone folliculostimulante) bien plus importantes que celles utilisées en cas d’insémination. Lorsque les follicules sont matures, ils sont prélevés (voir encadré) et transmis au laboratoire. En parallèle, du sperme est recueilli et préparé au laboratoire. Dans des situations particulières, des spermatozoïdes ou des ovules préalablement congelés peuvent être utilisés.La fécondation a ensuite lieu in vitro, c’est-à-dire à l’extérieur du corps de la femme. Les spermatozoïdes sont déposés au contact des ovocytes dans une boîte de culture placée à 37°C. Les ovocytes fécondés deviennent des zygotes (œufs fécondés), puis des embryons. Deux, trois ou cinq jours après la fécondation, les embryons sont transférés dans l’utérus de la femme au moyen d’un cathéter introduit sous contrôle échographique. Le nombre d’embryons transférés dépend de l’âge de la femme mais également des stratégies de prise en charge propres aux centres d’AMP. Il a diminué au cours des dernières années en raison d’une politique plus prudente pour réduire le nombre des grossesses multiples et les complications maternelles et fœtales associées. Le transfert d’un seul embryon est ainsi passé de 34% des cas en 2012 à 42,3% en 2015, permettant en parallèle de réduire le taux d’accouchements gémellaires de 16,2 à 13,8% sur la même période. Quand le nombre d’embryons obtenus est supérieur au nombre d’embryons transférés, les embryons surnuméraires peuvent être congelés en vue d’un transfert ultérieur. Plus de 90% des embryons résistent à la décongélation.Le prélèvement des ovocytes se fait par ponction transvaginale échoguidée des follicules. Les follicules sont préalablement stimulés par un traitement hormonal (administration de FSH exogène) et leur évolution est suivie par échographie et dosage hormonal. Quand ils sont matures (diamètre de 16 à 20 mm), le médecin procède à la ponction, sous anesthésie locale ou générale. Il utilise pour cela une aiguille à l’aide de laquelle il transperce un à un les follicules sous contrôle échographique et aspire leur contenu liquidien. Le liquide folliculaire est transmis au laboratoire qui recherche la présence d’un ovocyte à l’aide d’un microscope. Les ovocytes sont alors isolés et placés dans une boîte de culture.
- La FIV-ICSI (fécondation in vitro avec micro-injection) : La fécondation in vitro avec ICSI (pour « intracytoplasmic sperm injection ») représente désormais 67% des FIV. Cette technique consiste à injecter directement un spermatozoïde dans l’ovocyte. Elle a résolu la grande majorité des problèmes d’infertilité masculine puisque seuls quelques spermatozoïdes mobiles sont nécessaires pour obtenir des embryons. La micro-injection est réalisée par un biologiste, sous contrôle d’un microscope. Elle est renouvelée pour chaque ovocyte mature fécondable. Les autres étapes sont identiques à celles de la FIV, depuis la stimulation hormonale de la femme jusqu’au transfert d’embryons.
- L’accueil d’embryon : Un couple stérile ou à risque de transmission de maladie génétique peut demander à recevoir un embryon congelé issu d’un autre couple. La majorité des centres refusent de procéder à cette démarche quand la femme est âgée de plus de 42 ans. En 2015, 145 embryons ont été transférés, aboutissant à 27 naissances, contre 99 embryons et 14 naissances en 2010. Mais la demande est nettement supérieure et des centaines de couples éligibles à l’accueil sont en attente d’un embryon. Le don d’embryon repose sur l’anonymat, le volontariat et la gratuité. Il n’y a aucune contrepartie financière, le couple donneur ne peut prétendre à aucune filiation avec l’enfant et ne connaitra pas le couple receveur et le devenir de l’embryon.
Conseils pour Gérer l'Infertilité Secondaire
Avoir déjà eu un enfant n’est pas la garantie que vous ne souffrez pas d’infertilité. Le premier enfant peut être né, car toutes les conditions étaient réunies au bon moment, ou parce que le problème à la source de l’infertilité n’était pas encore apparu. Il est donc important de consulter un médecin spécialiste de l’infertilité afin de poser le diagnostic. C’est le meilleur moyen de trouver une solution.
Il est également important de consulter un médecin pour écarter d’éventuels problèmes de santé pouvant occasionner de l’infertilité (diabète, traitement contre l’hypertension, dépression).
Lire aussi: Comprendre l'infertilité secondaire
Pour surmonter les émotions négatives, vous avez besoin de soutien. Vous pouvez trouver celui-ci dans votre entourage, mais n’hésitez pas à consulter également des professionnels de santé pouvant vous aider.
Aspects Légaux et Financiers de l'AMP
L’AMP se pratique dans des établissements autorisés et par des praticiens compétents pour ces activités. Les personnes bénéficiant d’une AMP doivent être en âge de procréer.
En application de la loi de bioéthique française, les pratiques d’AMP font l’objet d’un suivi par l’Agence de la biomédecine. L’AMP s’adresse à des couples en âge de procréer chez lesquels une infertilité a été reconnue par un professionnel de santé.
L’assurance maladie prend en charge à 100 % les frais liés à une AMP, dans la limite de six inséminations artificielles et quatre fécondations in vitro, jusqu’à obtention d’une grossesse échographique, et à condition que l’âge de la femme ne dépasse pas 43 ans.
Reconnaissance de la Filiation pour les Couples de Femmes
La femme qui accouche en France est d’office reconnue en tant que mère dès la déclaration de naissance. Sa conjointe, mariée ou non, peut faire valoir sa maternité sous des conditions précises. Pour établir la filiation pour les couples de femmes, les démarches sont possibles avant la grossesse (RCA) ou après la naissance (adoption). Ce nouveau dispositif a été créé par la révision de la loi de bioéthique en 2021.
La reconnaissance conjointe anticipée (RCA) se signe avant la conception, c’est-à-dire avant l’insémination ou le transfert d’embryon. Avant la conception de votre enfant, vous sollicitez un notaire pour signer ensemble une reconnaissance conjointe anticipée. Cet acte notarié officialise l’existence d’un projet d’enfant commun. La RCA vous engage toutes les 2. Elle n’est pas limitée dans le temps. La RCA est valable pour une grossesse qui aboutit à la naissance d’un ou plusieurs enfants. Elle est valable pour la filiation de tous les enfants issus de cette grossesse. La RCA est valable pour tous les enfants nés d’une même grossesse.
Témoignages et Conseils
- Valérie, 44 ans : « Une fois lancée dans le processus, j’ai repris confiance en moi et j’y ai cru ». Elle conseille de ne jamais baisser les bras ni douter de soi, de faire preuve de patience, prendre du temps pour soi, en parler pour évacuer et toujours y croire malgré les avis parfois négatifs du corps médical.
- Margaux, 34 ans : Elle conseille de ne pas se sentir coupable et de considérer cela comme un challenge pour le couple.
tags: #pma #deuxieme #enfant #conditions