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Pourquoi je ne tombe pas enceinte du deuxième enfant : Comprendre et surmonter l'infertilité secondaire

Si vous lisez cet article, c’est sans doute parce que vous cherchez à comprendre pourquoi, après avoir eu un ou plusieurs enfants, vous n’arrivez pas à en concevoir un autre. Soyez rassurée, vous n’êtes pas seule dans cette situation. Selon l’Inserm, 6,9 % des femmes ayant déjà eu un enfant suivent un traitement contre l’infertilité. Le chiffre global de personnes souffrant d’infertilité secondaire doit être plus important, car toutes les femmes ne consultent pas. L’infertilité secondaire occasionne des montagnes russes émotionnelles et peut entraîner des problèmes au sein du couple. Heureusement, il existe des solutions pour avancer.

Qu'est-ce que l'infertilité primaire et secondaire ?

L’infertilité est classée par les médecins en deux catégories :

  • L'infertilité primaire caractérise l'incapacité de concevoir un enfant après un an de rapports sexuels non protégés. Les grossesses surviennent majoritairement après six mois d’essai.
  • L’infertilité secondaire concerne les couples qui ont des difficultés à concevoir un enfant après en avoir eu au moins un. Parfois, bien que le premier enfant soit arrivé avec une grande facilité, le deuxième tarde à venir, au point que la question d’une stérilité s’invite au sein du couple.

L’infertilité secondaire, comme l’infertilité primaire, peut être due à un problème survenant à n’importe quelle étape du processus de conception, de la fécondation jusqu’à la fausse couche. C’est pourquoi l’infertilité peut apparaître après la naissance d'un premier enfant.

Les causes de l'infertilité secondaire

L'infertilité secondaire peut affecter un seul des membres du couple ou les deux. Il peut être difficile de déterminer la cause d’une infertilité secondaire, car elle peut être due à plusieurs facteurs. Voici les causes les plus fréquentes :

  • Altération au niveau du sperme ou des ovules : Un problème de sécrétion de spermatozoïdes ou d’ovules peut être en cause.
  • L’âge : C'est la condition limitante la plus fréquente et la plus transcendante, en raison des changements sociologiques qui ont eu lieu au cours des dernières décennies, avec la recherche d’une première grossesse et des grossesses suivantes de plus en plus retardée. La qualité du sperme et des ovocytes et leur quantité diminuent avec l’âge, ce qui peut mener à la stérilité. Le potentiel reproductif maximum des femmes se situe entre 20 et 25 ans. À partir de 35 ans, il devient plus difficile d’obtenir une grossesse et, en outre, le nombre de fausses couches est plus élevé. Chez les hommes, on constate également une baisse de la qualité du sperme à partir de 40 ans. Avec l'âge, les hommes connaissent plus de difficultés à concevoir, voient les risques génétiques augmenter tout comme ceux d'apparition de fausses-couches. Le retard à envisager une première grossesse ou une nouvelle grossesse augmente inexorablement la difficulté à l’obtenir. La période de la vie pendant laquelle les femmes sont les plus fertiles se situe entre 25 et 34 ans. A partir de 35 ans, la fertilité féminine commence à diminuer assez rapidement. La plupart du temps, les cas d’infertilité secondaire touchent des femmes entre 35 et 40 ans qui sont justement concernées par cette diminution de la fertilité. En effet, les femmes retardent de plus en plus le moment où elles souhaitent avoir des enfants : dans les années 1970, les femmes avaient leur premier enfant avant leurs 25 ans tandis qu’aujourd’hui, l'âge de la première naissance survient plus souvent vers la trentaine.
  • Complications liées à une grossesse ou une intervention chirurgicale antérieure dans la région pelvienne : Elles peuvent avoir un impact sur les trompes utérines. Des complications liées à une césarienne, une fausse couche, un avortement peuvent obstruer les trompes de Fallope, organe qui accueille le fœtus et dont l’obstruction empêche donc le bon développement du fœtus.
  • Problèmes de poids : Surtout s’il est apparu après la ou les premières grossesses, le surpoids peut entraîner un dysfonctionnement ovarien. Chez les hommes, cela peut entraîner la diminution du taux de testostérone et augmenter le taux d’œstrogènes. L’obésité est également un facteur de risque. La surcharge pondérale peut rendre difficile la conception d’un enfant pour les hommes et les femmes. Les problèmes de poids, en particulier l’obésité et l’extrême minceur, ont un impact sur la fertilité, tant chez les hommes que chez les femmes.
  • Traitement médical : Comme une radiothérapie pour soigner un cancer. Un traitement médicamenteux tel que des anti-inflammatoires non stéroïdiens, antibiotiques, antidépresseurs, antihistaminiques, antitussifs… peut nuire à la fertilité.
  • Problèmes liés à l’état de santé : Par exemple, une maladie auto-immune ou génétique. Des fibromes, des polypes utérins, du tissu cicatriciel lié à un accouchement par césarienne, l’endométriose, ou le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) entraînent des problèmes d’infertilité chez la femme. Chez les hommes, une hypertrophie de la prostate peut occasionner une réduction de la quantité de spermatozoïdes. Un dysfonctionnement hormonal peut provoquer des troubles de l’ovulation, provoqués par des anomalies ou des dysfonctionnements au niveau des ovaires. Cela peut être provoqué par une sécrétion basse de la progestérone ou de l’œstradiol, deux hormones féminins qui influencent le cycle menstruel. En cas de dysfonctionnement hormonal, on peut utiliser des traitements hormonaux pour retrouver un fonctionnement normal. Dans les cas les plus rares et les plus graves, les ovaires sont atrophiés ou absents. Un trouble ou d’un déséquilibre hormonal perturbe l’ovulation. Les règles deviennent alors irrégulières ou inexistantes.
  • Présence d’une infection sexuellement transmissible (IST) : Des maladies sexuellement transmissibles (IST) comme la Chlamydia peuvent causer des problèmes de fertilité.
  • Facteurs environnementaux et mode de vie : Par exemple, l’abus d’alcool et le tabagisme, mais aussi l’exposition à des substances chimiques qui abîment les spermatozoïdes. Une mauvaise hygiène de vie peut favoriser les difficultés à tomber enceinte. Le tabagisme, une alimentation peu équilibrée ou encore le stress peuvent impacter votre projet de grossesse. S’il est de notoriété publique que le tabagisme est nocif pour la santé, vous ne savez peut-être pas qu’il peut également avoir un impact négatif sur la fertilité. Les ovules peuvent être endommagés par le tabagisme, ce qui peut également entraîner des problèmes d’ovulation. Plusieurs habitudes peuvent également réduire la production de spermatozoïdes. Une réduction de la quantité d’alcool consommée est une autre mesure utile pour les hommes qui essaient de fonder une famille. Les habitudes ou comportements qui affectent la santé générale ont également un impact sur la fertilité, tant chez les hommes que chez les femmes. L’exposition aux toxines et aux produits chimiques de l’environnement sont des facteurs environnementaux à considérer.

Il est également possible d'avoir des blocages psychologiques qui entraînent des répercussions psychosomatiques.

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Gérer l'infertilité secondaire : conseils et soutien

Faire face à l’infertilité secondaire est une épreuve physique et psychologique. Elle implique de multiples rendez-vous médicaux, des examens, la prise de médicaments, des insomnies, la culpabilité de se focaliser sur un nouvel enfant alors que le premier est déjà là, du stress et des conflits au sein du couple, et de la tristesse. Pour surmonter ces épreuves, voici quelques conseils :

  • Avoir une bonne hygiène de vie : L’infertilité peut être conditionnée par le poids. Il n’est pas rare que les nouveaux parents prennent du poids, à cause de la grossesse, du stress et du manque de sommeil après la naissance. Retrouver un poids de forme peut contribuer à combattre l’infertilité. Il est également important de consulter un médecin pour écarter d’éventuels problèmes de santé pouvant occasionner de l’infertilité (diabète, traitement contre l’hypertension, dépression). Les spécialistes recommandent en premier lieu à leurs patients d'adapter leur style de vie pour qu'il soit propice au démarrage d'une grossesse : arrêt du tabac, pratique d'une activité sportive, régularité des rapports sexuels, adoption d'une alimentation saine. Il est indispensable d’avoir une bonne hygiène alimentaire. Il faut donc éradiquer l’alcool et la cigarette, mais il faut aussi éviter les aliments interdits en période de grossesse. On évitera donc la caféine, les laitages au lait cru, les poissons crus… Il faut également avoir une bonne hygiène de vie. Il est donc nécessaire d’entretenir sa condition physique, de dormir suffisamment, de se dépenser et surtout : d’éviter le stress. Il est important de ne pas trop se concentrer sur le fait de tomber enceinte. Même si cela peut sembler compliqué, penser obsessionnellement au fait de tomber enceinte peut avoir des conséquences négatives telles que des blocages psychologiques et psychosomatiques.
  • Faire des examens de fertilité : Avoir déjà eu un enfant n’est pas la garantie que vous ne souffrez pas d’infertilité. Le premier enfant peut être né, car toutes les conditions étaient réunies au bon moment, ou parce que le problème à la source de l’infertilité n’était pas encore apparu. Il est donc important de consulter un médecin spécialiste de l’infertilité afin de poser le diagnostic. C’est le meilleur moyen de trouver une solution. Dès que l’on ressent le besoin de contacter un spécialiste pour se renseigner sur ses problèmes de fertilité, on peut naturellement se tourner vers un professionnel. Tout comme il existe de nombreuses causes compromettant le fait de tomber enceinte, il existe un grand nombre d’examens à réaliser pour diagnostiquer un éventuel problème de fertilité. En premier lieu, vous pourrez réaliser avec votre gynécologue un interrogatoire médical (pour savoir s’il y a des symptômes) et un examen gynécologique (pour vérifier qu’il n’y ait pas de problème apparent). Vous pourrez être amené(e) à faire une échographie gynécologique, technique non invasive pour vérifier s’il y a des anomalies au niveau des organes reproducteurs. L’IRM peut parfois être utilisé pour examiner les tissus (en cas d’endométriose par exemple). Une radio de l’utérus (ou hystérographie) peut être effectuée pour vérifier s’il y a une malformation utérine. Dans certains cas, lorsque l’on ne comprend pas d’où vient le problème, il est demandé aux deux partenaires de faire un bilan d’infertilité : Chez la femme, cela consiste en un bilan de la réserve ovarienne, une échographie pelvienne, une exploration de la cavité utérine et des trompes de Fallope, une pelviscopie ainsi qu’une hystéroscopie. Chez l’homme, cela consiste en un spermogramme pour évaluer la vitalité et le nombre de spermatozoïdes.
  • Gérer ses émotions :
    • Évitez de vous blâmer ou de blâmer votre partenaire.
    • Restez optimiste.
    • Parlez, échangez sur vos sentiments, votre espoir et les solutions avec votre partenaire. À deux, on est toujours plus forts.
  • Trouver du soutien : Pour surmonter les émotions négatives, vous avez besoin de soutien. Vous pouvez trouver celui-ci dans votre entourage, mais n’hésitez pas à consulter également des professionnels de santé pouvant vous aider. Partagez votre problème avec d’autres femmes qui sont dans la même situation que vous. De nombreuses communautés de soutien comptent parmi leurs membres des personnes qui vivent une infertilité secondaire. Chercher le conseil et l’orientation de professionnels peut être bénéfique aussi : cela vous permettra de faire face à vos propres sentiments et de travailler sur des stratégies qui vous permettront d’y faire face. L’infertilité secondaire comporte ses propres défis, et chercher de l’aide marquera la différence.

Solutions et traitements pour l'infertilité secondaire

La prise en charge de l’infertilité secondaire est identique à celle mise en œuvre pour soigner l’infertilité primaire. Il s’agit principalement de :

  • La prise de traitements hormonaux stimulant la fertilité. S’il s’agit d’une infertilité secondaire chez la femme, il existe des traitements hormonaux adaptés en fonction de la cause spécifique d’infertilité. Une échographie peut être réalisée pour déterminer la période d'ovulation et optimiser les chances de conception par cycle. Le traitement hormonal peut être réalisé pour lutter contre les troubles de l’ovulation, en cas de production insuffisante d’ovocytes.
  • La procréation médicalement assistée (PMA).
  • La fécondation in vitro avec ICSI (Intracytoplasmic Sperm Injection). La fécondation in vitro (FIV) est une technique de PMA (Procréation Médicalement Assistée) qui consiste en la mise en contact d’un ovocyte et d’un spermatozoïde in vitro, en laboratoire, avant d’être transplanté dans l’utérus.
  • La chirurgie, généralement laparoscopique, pour réparer les trompes de Fallope bloquées ou pour enlever les fibromes ou les dépôts d'endométriose. Dans certains cas, la chirurgie peut être une solution pour tomber enceinte. C’est le cas pour débloquer les trompes de Fallope, résoudre l’endométriose ou encore pour lutter contre les malformations et les tumeurs bénignes.
  • L’insémination artificielle : il s’agit d’introduire des spermatozoïdes dans l’utérus avec un cathéter.
  • S’il s’agit d’une infertilité secondaire chez l’homme, des médicaments ou une thérapie comportementale peuvent soigner les troubles de l’éjaculation. Des hormones peuvent stimuler la production de spermatozoïdes.

Si les causes et traitements de l’infertilité secondaire sont proches de ceux d’une infertilité primaire, choisir le traitement adapté rapidement est d’autant plus important que l’infertilité croît avec l’âge.

Infertilité secondaire et blocages inconscients

Face aux couples qui éprouvent des difficultés à avoir un deuxième bébé, il est important de considérer les conditions dans lesquelles sont intervenues leur propres naissances, sur leurs places au sein de leur propres fratries. Selon son vécu personnel, il peut inconsciemment s’avérer compliqué, voir même impossible, de faire naître le deuxième enfant au regard de ce que nous avons vécu nous-même. En effet, avoir eu soi-même un grand frère ou une grande sœur qui nous a fait de l’ombre, ou qui a posé problème dans les relations avec le couple parental, a toutes les chances de faire renaître des sentiments refoulés. Lors de votre propre envie de concevoir ce deuxième, ou de troisième enfant, le fait d’avoir eu du mal à trouver votre place dans cette fratrie réveille le sentiment d’en être indigne, s’il correspond à votre ordre personnel d’apparition dans la fratrie qu’ont créée vos parents. Il faut alors réfléchir en fonction de chaque place dans la dans la fratrie, et faire le parallèle avec celle qui vous correspond, afin de voir pourquoi vous avez du mal à vous « remettre au monde », notamment si vous n’aviez que des frères ou que des sœurs.

L'importance de connaître ses jours fertiles

Tomber enceinte peut être une simple histoire de calcul. En effet, lorsque l’on a un rythme régulier, il est important de calculer les jours où l’on est le plus fertile. Les femmes ne sont fécondes que 6 jours par mois seulement. Il s’agit des 5 jours précédant l’ovulation + le jour de l’ovulation. L’ovulation se produit au milieu de cycle, environ 5 jours après la fin des règles.

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L'unicité de chaque grossesse

Il est parfois tentant de penser que la deuxième grossesse sera quasi identique à la première… Et pourtant ! Chaque grossesse est unique. Entre la fatigue, les changements physiques plus rapides et l’expérience déjà vécue, la deuxième grossesse est loin d’être prévisible. Que les choses soient claires : rien ne peut assurer que votre deuxième grossesse se passera exactement de la même manière que la première. L’accouchement à venir sera différent, l’enfant que vous portez n’est pas le même non plus et vous, en tant que maman d’un premier enfant, vous avez également évolué. L’inquiétude de la maman selon laquelle elle n’arrivera pas à aimer son deuxième enfant autant que le premier est courante. La fatigue s’installe généralement plus vite et plus intensément lors de la deuxième grossesse. En cause principalement : votre premier enfant dont vous devez vous occuper ! Une majeure partie du temps libre dont vous bénéficiez lors de votre première grossesse est désormais dédiée à votre premier bambin. Néanmoins, veillez, dans la mesure du possible, à ne pas trop associer votre fatigue à votre futur bébé auprès de votre premier enfant. Ce dernier risquerait en effet de lier sa petite sœur/son petit frère à un élément négatif. Lors de votre première grossesse, un bébé a déjà fait sa place dans votre utérus. Bien que ce dernier ait repris sa forme initiale à la suite de votre premier accouchement, il est désormais plus souple et déjà étiré. Résultat : l’utérus s’agrandit plus vite pour accueillir le petit deuxième, et votre ventre peut ainsi s’arrondir plus rapidement aussi.

Préparer l'aîné à l'arrivée du bébé

Il est important de lui expliquer qu’un petit frère ou une petite sœur va pointer le bout de son nez, tout en le rassurant sur votre amour qui ne changera pas pour lui. N’hésitez pas à l’impliquer dans les préparatifs, en le laissant choisir le futur doudou du bébé, par exemple.

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