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Médicaments et méthodes pour arrêter la lactation : Un guide complet

L'arrêt de la lactation, qu'il soit motivé par des raisons médicales ou personnelles, est une étape importante pour de nombreuses femmes. Il existe plusieurs approches, allant des médicaments aux méthodes naturelles, pour gérer ce processus. Cet article explore en détail les différentes options disponibles, en mettant l'accent sur les médicaments utilisés, les alternatives naturelles, et les conseils pour un sevrage en douceur.

Les médicaments pour inhiber la lactation

Dans certaines situations, l'utilisation de médicaments peut être envisagée pour arrêter la production de lait maternel. Parmi les médicaments utilisés à cet effet, on trouve la bromocriptine.

Parlodel (Bromocriptine)

La bromocriptine, commercialisée sous le nom de Parlodel, est un inhibiteur de la prolactine qui peut être utilisé pour arrêter la production de lait maternel pour des raisons médicales uniquement et lorsque vous et votre médecin avez décidé que cela était nécessaire.

Il est important de noter que la bromocriptine ne doit pas être utilisée en routine pour arrêter la production de lait maternel. Elle ne doit pas non plus être utilisée pour soulager les symptômes douloureux de l'engorgement mammaire après l'accouchement qui peuvent être traités de façon adéquate par des moyens non médicaux (tels qu'un support ferme de la poitrine, l'application de glaçon…) et/ou un antalgique.

Contre-indications et précautions

Avant de prendre de la bromocriptine, il est essentiel de connaître les contre-indications et les précautions à prendre. Vous ne devez jamais prendre PARLODEL 2,5 mg inhibition de la lactation, comprimé sécable si :

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  • Vous êtes allergique (hypersensible) à la bromocriptine, à d'autres alcaloïdes de l'ergot de seigle ou à l'un des autres composants contenus dans ce médicament.
  • Vous avez des antécédents ou présence de fibroses (tissu cicatriciel) affectant votre cœur, vos poumons ou votre abdomen (pour les traitements au long cours).
  • Vous avez un ou des facteurs de risque vasculaire.
  • Vous avez ou avez eu une maladie cardiaque ou une autre maladie des vaisseaux sanguins (par exemple, une insuffisance coronaire ou une artériopathie périphérique).
  • Vous avez ou avez eu des troubles psychiatriques graves.
  • Vous avez une hypertension.
  • Vous avez déjà eu des troubles de la tension artérielle au cours d'une grossesse ou après un accouchement, comme une éclampsie, une pré-éclampsie, une hypertension provoquée par la grossesse ou l'accouchement.
  • En cas d'association aux neuroleptiques antiémétiques.

Si vous venez d'accoucher, vous pouvez être plus à risque de présenter certains symptômes (rares) : une pression artérielle élevée, une crise cardiaque, des convulsions, un accident vasculaire cérébral ou des troubles mentaux. Par conséquent, vous devez faire surveiller votre tension artérielle par votre médecin régulièrement pendant les premiers jours de traitement. Contactez immédiatement votre médecin si vous avez une pression artérielle élevée, des douleurs à la poitrine ou des maux de tête inhabituellement sévères ou persistants (avec ou sans troubles visuels).

Effets secondaires possibles

Comme tous les médicaments, PARLODEL peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde. Les effets secondaires les plus courants incluent :

  • Nausées, vomissements, hypotension orthostatique (diminution de la pression artérielle dans la position verticale pouvant s'accompagner de vertiges et exceptionnellement de malaise soudain (collapsus)) peuvent survenir en début de traitement; ces effets régressent en général spontanément. En cas contraire, la dose doit être diminuée, voire le traitement doit être arrêté.
  • Somnolence, accès de sommeil peuvent apparaître soudainement.
  • Confusion, hallucinations, délires, agitation peuvent être observés, particulièrement aux fortes doses et chez des patients présentant des signes de détérioration mentale. Ces effets nécessitent une réduction de la posologie, voire un arrêt du traitement.

Il est crucial de consulter un médecin avant de commencer tout traitement médicamenteux pour arrêter la lactation.

Alternatives naturelles et gestion de l'engorgement mammaire

L'engorgement mammaire est un problème courant chez les mères qui allaitent. Il est donc important de connaître les solutions pour l'éviter et le soulager.

Comprendre l'engorgement mammaire

L’engorgement mammaire est un gonflement des seins qui les rend douloureux et sensibles. Cette pathologie est liée à une augmentation du flux sanguin et du lait dans les seins, phénomène très courant durant les premiers jours après l’accouchement. La montée de lait et l’engorgement peuvent également arriver 1 à 2 semaines après la naissance ou à n’importe quel moment durant l’allaitement. Bien que cela fasse partie de l’allaitement, des seins engorgés peuvent être inconfortables et parfois entraîner d’autres complications.

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Causes de l'engorgement mammaire

Il existe différents facteurs qui engendrent l’engorgement mammaire. Les causes courantes des seins engorgés incluent :

  • Sauter une tétée ou une session de tire-lait.
  • Arrêter d’allaiter trop rapidement.
  • Produire plus de lait que nécessaire pour nourrir bébé.
  • Évacuation insuffisante du lait liée à une mauvaise tétée qui rend les seins durs et inconfortables.

Durée de l'engorgement mammaire

Chaque femme est différente et la durée peut varier. Pour certaines femmes, les symptômes durent une journée dans le cas d’un engorgement léger. Pour d’autres, l’engorgement mammaire peut durer jusqu’à 2 semaines.

Symptômes de l'engorgement mammaire

Les symptômes de seins engorgés varient d’une personne à une autre, les plus courants sont les suivants :

  • Seins durs ou tendus.
  • Seins chauds et sensibles au toucher.
  • Seins sensibles ou douloureux.
  • Seins lourds et remplis.
  • Seins bosselés et gonflés.

Prévention de l'engorgement mammaire

Il existe plusieurs façons pour vous d’éviter dès le départ un engorgement des seins. Avec les premières montées de lait, l’engorgement peut être difficile à éviter les premiers jours de la maternité car le corps s’adapte à son nouveau rôle. Cependant, ces conseils peuvent aider à soulager l’engorgement :

  1. Faire un examen mammaire : Nous vous conseillons de prendre rendez-vous pour un examen mammaire avant l’arrivée de votre bébé. Un professionnel de santé peut alors fournir des recommandations en cas de besoin pour que l’allaitement soit plus confortable. Il pourra également expliquer comment déceler un engorgement mammaire ou une mastite et comment désengorger les seins et les soulager.
  2. Donner la tétée ou tirer son lait régulièrement : Les femmes qui allaitent produisent du lait de façon régulière, c’est pourquoi il est essentiel de maintenir la production en donnant la tétée ou en tirant son lait souvent. Nous vous conseillons de donner le sein au moins 8 fois toutes les 24 heures et de tirer tout le lait à chaque fois. N’oubliez pas d’exprimer votre lait fréquemment quand vous ne pouvez pas être présente à tous les repas de bébé, si vous reprenez le travail, par exemple.
  3. Adopter une prise au sein appropriée : Une bonne prise au sein est importante pour être sûre que le lait soit complètement évacué. Cela permet par ailleurs d’éviter d’autres complications comme les mamelons irrités ou douloureux. Si vous avez des difficultés lors de la prise au sein, consultez votre sage-femme, médecin généraliste ou pédiatre.
  4. Sevrer progressivement : Lorsqu’arrive le moment d’arrêter d’allaiter votre bébé, ne le faites pas de manière brutale. Il est préférable de sevrer votre bébé progressivement en diminuant petit à petit les tétées jusqu’à l’arrêt de l’allaitement. L’engorgement peut ainsi être évité en permettant à vos seins de réduire petit à petit leur production de lait.

Soulager les seins engorgés

Apprendre les bons réflexes pour continuer l’allaitement malgré l’engorgement n’est pas seulement prudent, mais aussi essentiel pour soulager les douleurs et éviter que les symptômes empirent. Les conseils suivants peuvent contribuer à soulager les seins pendant les tétées et à l’arrêt de l’allaitement en cas d’engorgement :

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  1. Utiliser des compresses chaudes et froides : Une compresse chaude peut faire baisser la montée de lait tandis qu’une compresse froide peut soulager les douleurs et les gonflements.
  2. Masser vos seins : En cas d’engorgement, un moyen idéal pour vous soulager est de stimuler le flux de lait au maximum durant les tétées. Essayez de vous masser les seins doucement pendant l’allaitement pour encourager le flux de lait.
  3. Changer de position et de sein pendant l’allaitement : Il peut aussi être utile de changer de position pendant l’allaitement contre l’engorgement. Cela permet d’être sûre que tout le lait maternel contenu dans le sein soit drainé. Nous vous conseillons de changer de sein durant les tétées pour encourager votre bébé à boire tout le lait des deux seins.
  4. Exprimer ou tirer le lait : Tirer son lait peut avoir de nombreux bénéfices, surtout lorsque l’on souhaite dégorger un sein. Si vous ne pouvez pas être présente pour donner le sein à votre tout-petit à chaque repas, il faut tout de même que vous tiriez votre lait, ce qui est facile en l’exprimant.

Protéger vos seins pendant l'allaitement

Voici quelques astuces pour protéger vos seins tout en allaitant et en portant vos vêtements :

  • Utilisez des bouts de sein pour allaiter à un rythme contrôlé et éviter les irritations.
  • Utilisez des coussinets de soutien-gorge, et changez-les régulièrement, surtout quand ils sont mouillés.
  • Utilisez des coquilles pour mamelons confort sous votre soutien-gorge.
  • Portez des vêtements larges et souples, tels que des t-shirts en coton.
  • Évitez les soutiens-gorge rembourrés.

Autres considérations pour les jeunes mamans

Après l'accouchement, il est crucial de prendre en compte plusieurs aspects pour assurer le bien-être de la mère et de l'enfant.

Soins du nouveau-né

À la naissance, votre enfant n’a pas encore de rythme jour/nuit. Il peut dormir jusqu’à 20h par jour. Les pleurs sont un moyen d’expression. Le cerveau de bébé est immature. Il n’y a pas de place pour les caprices ! Prenez le temps de rassurer votre bébé, parlez-lui, promenez-le, laissez-le satisfaire son besoin de succion. Sachez qu’en fin de journée, les pleurs sont parfois plus importants. Quoiqu’il arrive, ne secouez JAMAIS votre bébé ! Cela peut le rendre handicapé à vie. Il est fréquent que les tétées se rapprochent en fin de journée et c'est au cours de la nuit que vous produisez le plus de lait. Cela correspond à une période où bébé est "collé" à sa maman.

Une fois le biberon constitué, il doit être consommé dans l’heure. Pour le nettoyage, plus besoin de stériliser ! Après démontage, il est suffisant de laver soigneusement le biberon à l’eau chaude et au liquide vaisselle, avec un goupillon. Au biberon, s’alerter en l'absence de selles de plus de 48h. Ne faîtes pas de second passage avec cette compresse. C'est un temps d’échange avec votre enfant. Parfois, le rythme de la journée est trop intense.

Conseils de sécurité et de bien-être

L’utilisation du lit parapluie doit rester occasionnelle. Le crâne du bébé peut s'aplatir. Ne faites pas dormir votre bébé dans le cosy, le transat ou la poussette. Les coliques du nourrisson sont fréquentes mais sans danger. La PMI est une structure ouverte à tous. Vous pouvez y effectuer le suivi médical mensuel puis annuel de votre enfant (mais pas les consultations d'urgence).

Votre enfant est fragile. Les fortes chaleurs nécessitent une attention particulière. Pas d’exposition directe au soleil (ombre, chapeau à bord large, lunettes de soleil indice 3 à 4). Si vous fumez, faites-le toujours dehors avec un vêtement que vous enlevez quand vous rentrez, même quand les enfants sont absents. N’oubliez pas de vous laver les mains en rentrant. Pas d’écrans avant 3 ans (télévision, tablette, téléphone…) car ceux-ci captent l'attention des tous petits et les empêchent de découvrir le monde qui les entoure !

Soutien et accompagnement

Vous n’êtes pas seuls ! Ces conseils ont été rédigés par des sages-femmes, des auxiliaires de puériculture et une infirmière puéricultrice du CH de Roanne, après consultation de l'ensemble des médecins gynéco-obstétriciens, sages femmes et auxiliaires de puériculture de la maternité ainsi que les sages femmes de la région roannaise.

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