L’équipe médicale de Concilio accompagne personnellement les femmes confrontées à des problématiques gynécologiques et obstétriques, afin de mettre toutes les chances de leur côté. Cet article se penche sur les risques et complications associés à l'opération d'un kyste ovarien et à la césarienne.
La Césarienne : Une Intervention Courante
La césarienne est une intervention chirurgicale dont le nom provient du mot « Caesar », signifiant « né par incision ». Historiquement, elle était pratiquée pour extraire un enfant du ventre d'une mère décédée. La première intervention réussie sur une femme vivante remonte à l'an 1500, lorsque Jacques Nufer demanda à accoucher sa femme par voie artificielle après l’échec d’un accouchement par voie basse.
Aujourd'hui, la césarienne est proposée lorsque l’accouchement par voie basse présente des risques pour la mère ou l’enfant. Elle est également pratiquée dans le cas d’un enfant prématuré trop faible pour supporter un accouchement par voie basse. La présence d’un kyste ovarien, d’un fibrome ou d’un placenta praevia figure aussi parmi les causes de cette intervention. Une césarienne peut également être réalisée en urgence en cas de souffrance fœtale pendant le travail.
Déroulement de la Césarienne
Avant l'intervention, les poils pubiens sont rasés afin de limiter les risques d’infection, et une sonde urinaire est posée pour vider la vessie. Le plus souvent, la mère est sous anesthésie péridurale. Après une désinfection de la peau, le chirurgien pratique une incision transversale au-dessus du pubis. Après l’ouverture de l’utérus et après avoir sorti l’enfant, le chirurgien retire le placenta. Il suture alors l’utérus, l’aponévrose des muscles grands droits et la plaie cutanée.
Suites et Complications Possibles de la Césarienne
Après une césarienne, la mère peut ressentir des douleurs, surtout lors des contractions après la naissance du bébé. La reprise du transit intestinal peut aussi occasionner des douleurs. Si l’accouchement par césarienne ne présente aucun danger pour l’enfant, des complications peuvent survenir chez la mère, notamment une infection du site opératoire, une embolie pulmonaire, une phlébite ou une hémorragie tardive. La plaie doit être nettoyée avec du savon et peut être laissée à l’air libre dès le lendemain de l’intervention. La mère peut reprendre ses activités après quelques jours ou semaines de convalescence.
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Un accouchement par voie basse est possible pour la grossesse suivante si la précédente césarienne n’était pas motivée par une cause permanente comme un bassin trop étroit par exemple. Cependant, dans 50 % des cas, une seconde césarienne est pratiquée.
Kystes Ovariens : Généralités et Prise en Charge
Comme partout dans le corps humain, des kystes peuvent se développer sur les ovaires. La très grande majorité des kystes ovariens sont bénins. On distingue deux grandes familles de kystes ovariens :
- Les kystes fonctionnels : Ils surviennent en général chez des patientes n’ayant pas de contraception hormonale. Sous l’effet des hormones naturelles de la patiente, une petite poche d’eau de quelques cm se crée au sein de l’ovaire. Cela passe parfois complètement inaperçu et se voit lors d’une échographie. Cela peut aussi donner lieu à divers troubles comme douleurs du bas ventre, irrégularité menstruelle, douleur lors d’un rapport sexuel. Ces kystes partent en général tous seuls après 2 à 3 cycles.
- Les kystes organiques : Ce sont des kystes qui par définition ne partiront pas tous seuls. Très souvent bénins, ils sont le plus souvent retirés chirurgicalement par coelioscopie.
Les kystes de l’ovaire sont en général diagnostiqués par l’échographie. L’IRM et une prise de sang sont parfois utiles pour préciser leur structure, leur emplacement et leur taille.
Kystectomie Ovarienne : Ablation Chirurgicale d'un Kyste
La kystectomie ovarienne est le nom donné à l’ablation chirurgicale d’un kyste de l’ovaire. Dans le cas où la femme est en âge de procréer, et si le kyste est bénin, seul le kyste est retiré de manière à conserver la fertilité.
L’ablation chirurgicale d’un kyste de l’ovaire est une intervention chirurgicale pratiquée sous anesthésie générale par un chirurgien gynécologue. Cette opération peut se réaliser de 2 façons :
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- Par cœlioscopie : C'est la technique de référence pour les kystes d’allure bénigne. Le kyste est retiré par des micro incisions de quelques millimètres au niveau du bas ventre sous contrôle d’une caméra passée par le nombril.
- Exceptionnellement par laparotomie.
L’opération de l’ablation chirurgicale d’un kyste de l’ovaire dure moins d’une heure et est le plus souvent réalisée en ambulatoire. Parfois, une nuit de surveillance à l’hôpital peut s’avérer utile.
Kystes Ovariens Découverts Pendant la Grossesse
Les kystes de l'ovaire découverts au cours du premier trimestre sont le plus souvent fonctionnels, n'entraînent pas de complications et régressent spontanément. Après 16 semaines d'aménorrhée (SA), la fréquence est comprise entre 0,5 et 3 % et on retrouve tous les types histologiques avec des fréquences correspondant à la tranche d'âge 15-44 ans, en particulier des kystes dermoïdes mais aussi encore des kystes fonctionnels. La prévalence de cancer de l'ovaire au cours de la grossesse est comprise entre 1 pour 15 000 à 32 000 grossesses.
Tout signe suspect à l'échographie, et a fortiori si le kyste est gros et la femme âgée, impose une intervention. La grande majorité des kystes uniloculaires de moins de 5 cm, et a fortiori de moins de 3 cm, persistant aux deuxième et troisième trimestres, non seulement n'entraîne pas de complications et même disparaît au cours de la grossesse. Les conclusions semblent les mêmes pour le kyste dermoïde non suspect de moins de 6 cm, mais les séries sont moins nombreuses et plus limitées.
La place de la ponction écho-guidée n'est pas évaluée et ne peut pas être recommandée pendant la grossesse. En cas d'indication d'intervention, la coelioscopie semble la technique de choix jusqu'à 16-17 SA. Ensuite, la laparotomie a été la voie d'abord la plus évaluée. Les conséquences obstétricales sont exceptionnelles et seul un examen clinique et échographique diagnostiquant un obstacle praevia évident doit imposer une césarienne prophylactique. Au cours d'une césarienne, la présence d'un kyste de l'ovaire impose une kystectomie.
Annexectomie : Ablation des Ovaires et des Trompes de Fallope
L’annexectomie est une intervention chirurgicale consistant à ôter les organes annexes, à savoir les ovaires et les trompes de Fallope, considérés comme des annexes de l’utérus. Les ovaires et les trompes de Fallope font partie de l’appareil reproducteur féminin. Il est important de noter que l’annexectomie n’est pas réservée aux pathologies cancéreuses.
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Indications de l'Annexectomie
L’annexectomie est indiquée dans la prise en charge de pathologies de l’ovaire et des trompes de Fallope. Lorsqu’elle est pratiquée à des fins curatives, l’annexectomie vise à guérir un trouble diagnostiqué. Enfin, l’annexectomie peut également adopter une portée prophylactique. Retirer les ovaires permet en effet d’éviter le risque de développement d’un cancer des ovaires, de l’endomètre ou du col de l’utérus chez la femme à risques. La décision de recourir à cette intervention chirurgicale préventive est basée sur l’observation des antécédents familiaux ou des troubles génétiques de la patiente.
L'annexectomie peut être envisagée dans les cas suivants :
- kystes sur l’ovaire : tumeurs en général bénignes, les kystes se présentent sous la forme de grosseurs remplies de liquide (parfois d’une substance solide). Pouvant gêner le fonctionnement de l’ovaire, dégénérer ou entrainer certaines complications, certains kystes doivent être retirés chirurgicalement (on parle de kystectomie).
- endométriose : cette maladie se traduit par le développement de l’endomètre (les muqueuses de la paroi de l’utérus) en dehors de l’utérus. Lorsque ces muqueuses s’étendent aux ovaires, il est parfois nécessaire de recourir à leur ablation.
- grossesse ectopique : il arrive parfois qu’au cours d’une grossesse, l'œuf se développe dans une trompe de Fallope ou dans un ovaire (plutôt que dans l’utérus). On parle alors de grossesse extra-utérine.
Modalités de l'Annexectomie
L’annexectomie est une intervention chirurgicale qui se déroule sous anesthésie générale. L’opération est plus ou moins longue et lourde en fonction de l’étendue des tissus ôtés (intervention unilatérale ou bilatérale) et des techniques mises en œuvre.
- une laparotomie : le médecin procède à une chirurgie à ventre ouvert, pour accéder aux organes.
- une ovariectomie par cœlioscopie (ou laparoscopie) : plusieurs petites incisions sont réalisées au niveau du ventre, pour permettre au chirurgien de faire passer un système optique et ses instruments chirurgicaux. Facilitant la récupération post-opératoire, cette technique est souvent privilégiée.
Pendant l’intervention, le chirurgien observe l’ensemble de la cavité abdominale et les chaînes de ganglions. Il peut réaliser des prélèvements (biopsies) ou retirer certains tissus atteints (on parle de curage ganglionnaire lorsqu’il retire les ganglions). Les tissus sont envoyés au service d’anatomopathologie pour être analysés.
L’intervention est parfois réalisée en ambulatoire : la patiente n’est pas hospitalisée et peut rentrer chez elle le soir même. Lorsque l’ablation des ovaires est réalisée dans le cadre du traitement d’un cancer, la patiente est hospitalisée. S’il s’agit de traiter un cancer à un stade très précoce (lorsqu’un seul des deux ovaires est atteint), et que la patiente est en âge de procréer, le médecin peut programmer une chirurgie conservatrice.
Suites et Complications Possibles de l'Annexectomie
Certains effets secondaires peuvent survenir après une ovariectomie : une fatigue liée à l’anesthésie et à l’opération, un hématome au niveau de la plaie, un risque d’hémorragie ou d’infection. Des troubles urinaires ou intestinaux peuvent également survenir pendant les jours qui suivent l’intervention.
Sur le plus long terme, l’ablation des ovaires peut être responsable de la survenue de douleurs pendant l’acte sexuel. La baisse d’hormones est en effet responsable d’une mauvaise lubrification du vagin. Lorsque l’ovariectomie a été l’occasion pour le chirurgien de retirer les ganglions lymphatiques, la patiente peut parfois souffrir d’un œdème (gonflement au niveau de la jambe). Un drainage lymphatique est alors prescrit.
Une ovariectomie totale (les deux ovaires sont retirées) rend impossible toute éventuelle grossesse. Elle entraîne l’arrêt des règles et une ménopause artificielle. Cette ménopause précoce s’accompagne d’effets secondaires. Selon l’âge et l’état de santé général de la patiente, un traitement substitutif hormonal peut être prescrit (THS de la ménopause). Dans tous les cas, un suivi médical rigoureux et régulier est programmé.
Hystérectomie : Ablation de l'Utérus
L’hystérectomie est une intervention qui consiste à pratiquer l’ablation de l’utérus. Elle est réalisée pour traiter diverses affections utérines, notamment les fibromes, les saignements anormaux, les douleurs pelviennes chroniques et certains cancers.
Indications de l'Hystérectomie
L’hystérectomie est proposée dans les cas suivants :
- Présence de fibromes qui gênent beaucoup la patiente par les douleurs, les saignements et/ou la pesanteur qu’ils entraînent.
- Traitement des cancers du col de l’utérus, de l’endomètre et de certaines formes de cancers de l’ovaire.
Voies d'Abord pour l'Hystérectomie
L’hystérectomie peut être réalisée par différentes voies d’abord :
- Par les voies naturelles (vaginale) : C’est-à-dire par le vagin.
- Par cœlioscopie : C’est-à-dire en introduisant des petits tubes à travers la paroi de l’abdomen. Il y a des petites cicatrices très discrètes à ce niveau.
- Par laparotomie : C’est-à-dire en ouvrant le ventre comme on le fait pour une césarienne.
Chaque voie d’abord a ses avantages et ses inconvénients. Elles dépendent aussi de l’habitude des équipes chirurgicales. La durée de l'intervention est variable en fonction de certains paramètres comme la taille de l’utérus ou le nombres d’accouchements par voie basse. On peut dire que généralement, la durée oscille entre 40 et 90 minutes.
Suites et Complications Possibles de l'Hystérectomie
Grâce à un traitement antalgique puissant notamment pendant les premières 24 heures, les suites sont généralement confortables. En règle générale, vous rentrez le matin de l’intervention. La sortie a lieu généralement entre le lendemain et le 2e jour après l’intervention.
L’hystérectomie est une intervention courante et bien maîtrisée dont le déroulement est simple dans la majorité des cas. En cours d’opération, la voie d’abord peut être modifiée selon les constatations faites au cours de l’intervention. Des lésions d’organes de voisinage de l’utérus peuvent se produire de manière exceptionnelle : blessure intestinale, des voies urinaires (plus fréquente en cas d’antécédent de césarienne) ou des vaisseaux sanguins. Dans le cas exceptionnel d’hémorragie pouvant menacer la vie de la patiente, une transfusion sanguine ou de produits dérivés du sang peut être rendue nécessaire.
Un traitement anticoagulant et des chaussettes de contention sont prescrits pendant la période d’hospitalisation et pendant les semaines suivantes afin de réduire le risque de phlébite (formation d’un caillot dans une veine des jambes) ou d’embolie pulmonaire. Exceptionnellement, une hémorragie ou une infection sévère peut survenir dans les jours suivant l’opération et nécessiter une réintervention.
Après l'intervention, il est normal de saigner un peu rouge-vif une dizaine de jours après l’intervention et de présenter dans le mois qui vient des pertes sales qui peuvent sentir mauvais.
Il est important d'être active et de ne pas rester couchée. Vous devez marcher, sortir. Vous pouvez faire de la voiture ou aller au cinéma ! Les douches sont possibles dès ce jour. Les bains sont possibles dans une semaine.
Après une hystérectomie, le col qui se situe au fond du vagin va être remplacé par une simple cicatrice indolore. Si vous étiez encore réglée, vous n’avez plus de règles et vous n’avez plus la possibilité d’être enceinte. Tous les mois, les ovaires continuent à produire un ovocyte qui ne survit pas dans l’abdomen. Il n’y a aucune raison d’avoir des manifestations telles qu’une prise de poids ou une dépression, quelquefois imputées à l’hystérectomie.
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