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Recommandations pour le suivi prénatal : un guide complet pour une grossesse sereine

Le suivi prénatal est un ensemble de pratiques médicales et de conseils destinés à assurer le bon déroulement de la grossesse et à optimiser la santé de la mère et de l'enfant à naître. Il s'agit d'un élément essentiel de la santé périnatale, une période de grande fragilité qui nécessite une attention particulière de la part des professionnels de santé. Cet article détaille les recommandations actuelles en matière de suivi prénatal en France, en abordant les aspects médicaux, administratifs et les conseils de prévention.

Importance du suivi prénatal

Un suivi médical régulier est indispensable pour s'assurer du bon déroulement de la grossesse et prévenir les risques potentiels pour la mère et l'enfant. Ces consultations offrent également aux futurs parents l'occasion de poser des questions et d'exprimer leurs préoccupations.

Déclaration de grossesse et choix de la sage-femme référente

Dès que la grossesse est confirmée, il est important de la déclarer à l'Assurance Maladie avant la fin du troisième mois. Cette déclaration permet de bénéficier de la prise en charge des examens obligatoires liés à la grossesse.

Pensez à déclarer sur Ameli.fr votre sage-femme référente qui effectuera votre suivi autour de la grossesse et après la naissance, à partir du 6ème mois (24 SA).

Les consultations prénatales obligatoires

Le parcours de suivi prénatal comprend un certain nombre de consultations obligatoires, réparties tout au long de la grossesse.

Lire aussi: Allaitement : Comment suivre les progrès de bébé

Le parcours « classique » comporte en anténatal :

  • 7 consultations prénatales obligatoires - dont la première avant la fin du troisième mois de grossesse - effectuées par un médecin (généraliste, gynécologue médical ou gynécologue-obstétricien) ou une sage-femme, en libéral, dans un établissement de santé ou dans un centre de protection maternelle et infantile (PMI) ;
  • 3 échographies recommandées (1 par trimestre) ;
  • 1 entretien prénatal précoce (EPP), obligatoire depuis le 1er mai 2020 (4) et réalisé par un médecin ou une sage-femme dès que la déclaration de grossesse est effectuée ;
  • 1 bilan de prévention prénatal proposé et réalisé par une sage-femme si possible avant la 24e semaine d'aménorrhée (mis en place depuis 02/2019) ;
  • 1 bilan bucco-dentaire ;
  • 1 consultation d'anesthésie obligatoire ;
  • des bilans sanguins mensuels ;
  • 7 séances de préparation à la naissance et à la parentalité.

La première consultation

La 1re consultation avec votre médecin ou sage-femme doit se dérouler avant la fin du 3e mois de grossesse. Au cours de cette 1re consultation, le médecin ou la sage-femme réalise un examen clinique complet et prescrit les examens suivants :

  • Détermination du groupe sanguin et du rhésus (en cas de 1re grossesse)
  • Rechercher de certaines maladies (rubéole, hépatite B, toxoplasmose, syphilis…)
  • 1re échographie dite de datation permettant de dater précisément le début de la grossesse en mesurant l'embryon et de déterminer le nombre d'embryons
  • Dépistage du virus de l'immunodéficience humaine (VIH)
  • Frottis cervico-utérin, si vous n'êtes pas à jour.

Les consultations suivantes

  • La 2e consultation doit se dérouler au 4e mois de grossesse.
  • La 3e consultation doit se dérouler au 5e mois de grossesse. Une prise de sang est demandée pour comptabiliser : Les globules rouges à la recherche d'une anémie par carence en fer, Les globules blancs, Les plaquettes. Une échographie est réalisée pour : Analyser la morphologie, Vérifier la croissance du foetus.
  • La 4e consultation doit se dérouler au 6e mois de grossesse. Une prise de sang est demandée pour comptabiliser : Les globules rouges à la recherche d'une anémie par carence en fer, Les globules blancs, Les plaquettes. Les examens suivants Les symptômes et le diagnostic de l'anémie par carence en fer sont effectués : Dépistage de l'antigène HBs, Numération globulaire, Recherche d'anticorps irréguliers, si vous avez un rhésus négatif ou si vous avez été transfusée.
  • La 5e consultation doit se dérouler au 7e mois de grossesse. Une échographie précise : L'emplacement du placenta, La position de votre bébé dans l'utérus. L'échographie vérifie le développement du bébé.
  • La 6e consultation doit se dérouler au 8e mois de grossesse. Vous devez passer une consultation pré-anesthésique. Cet examen est obligatoire, même si vous souhaitez accoucher sans péridurale. Une 2e détermination du groupe sanguin est effectuée lors de cet examen ou du suivant. Si vous avez un rhésus négatif ou si vous avez été transfusée, l'examen de recherche d'anticorps irréguliers est renouvelé.
  • La 7e et dernière consultation doit se dérouler au 9e mois de grossesse. Une 2e détermination du groupe sanguin est effectuée, si elle n'a pas été faite au 6e examen. Si vous avez un rhésus négatif ou si vous avez été transfusée, l'examen de recherche d'anticorps irréguliers est renouvelé.

Examens médicaux et biologiques

La grossesse nécessite un suivi médical et biologique régulier pour s’assurer de la santé de la future maman et du bébé. Les tests biologiques jouent un rôle central à chaque étape de la grossesse. Ils sont prescrits par le médecin, le gynécologue ou la sage-femme qui suivent votre grossesse.

Réalisées dans des laboratoires de biologie médicale, les analyses permettent de :

  • Confirmer la grossesse ;
  • Dépister certaines infections ;
  • Évaluer l’état de santé général de la future maman ;
  • Prévenir d’éventuelles complications de santé ;
  • Surveiller la croissance et le bien-être du fœtus.

Votre suivi biologique mois par mois

Tout commence par un test de grossesse à faire avant 6 SA

Lire aussi: Votre Guide de Grossesse Semaine par Semaine

  • Bêta-HCG : l’hormone de la grossesseAu laboratoire, grâce à une simple prise de sang, permettant de mesurer le taux d’hormone Beta-HCG, il est possible de confirmer la grossesse et d’estimer son stade d’évolution, de façon bien plus précise et fiable qu'un test de grossesse urinaire. L’hormone Beta-HCG est secrétée dès le début du développement de l'embryon aux environs du 10e jour de grossesse. Le taux de cette hormone dans le sang augmente régulièrement lors des 8 premières semaines de grossesse et atteint un pic entre la 7e et la 12e semaine de grossesse.

    Le dosage des HCG permet donc de confirmer ou d'infirmer une grossesse et d’estimer le début de la grossesse. Un taux anormal d’HCG peut également alerter sur une grossesse extra-utérine ou une fausse couche.

Au 1er trimestre (jusqu’à 14 SA)

  • Bilan initial de grossesse (souvent réalisé autour de la 6e à la 8e SA) : Il comprend :

    • Le groupage sanguin et rhésus D : ce test détermine le groupe sanguin (A, B, AB, O) et le rhésus (positif ou négatif) de la mère, du père, mais aussi du fœtus afin de prévenir les complications éventuelles liées à une incompatibilité rhésus entre la mère et le fœtus.
    • La recherche d’agglutinines irrégulières (RAI) : ce test de prévention détecte la présence éventuelle d'anticorps inhabituels dans le sang qui se forment après une grossesse lorsque le fœtus avait un rhésus de groupe sanguin différent de la mère. Lors d’une nouvelle grossesse, si l’on détecte des agglutines irrégulières dans le sang de la mère, le bon développement du fœtus sera contrôlé de façon stricte pour éviter des complications.
    • Le dépistage des infections : toxoplasmose, rubéole, VIH, hépatites B et C, syphilis : Ces infections sont transmissibles de la mère au fœtus et peuvent provoquer des complications graves. Il faut donc réaliser leur dépistage (sérologie) avec une prise sang au cours du premier trimestre afin d’adapter la prise en charge et les éventuels traitements, si nécessaire.
    • La glycémie à jeun : ce test sanguin permet de déterminer le taux de glucose (sucre) dans le sang et dépister un éventuel diabète de grossesse ou diabète gestationnel.
  • Dépistage de la trisomie 21 (T21)Ce dépistage est réalisé entre la 11e et 13e semaine d’aménorrhée évalue la probabilité que le fœtus ait ou non une trisomie 21 en se fondant sur l’âge de la mère et deux examens médicaux combinés :

    • Une échographie de la nuque du fœtus
    • Un test sanguin mesurant deux marqueurs sériques (PAPP-A et β-hCG libre), qui pourra aussi être complété par le test du DPNI.

    Si le résultat est négatif, cela signifie que le test n’a pas décelé de trisomie 21 chez le fœtus ; le suivi de votre grossesse se poursuit. Si le résultat est positif, la présence d’une trisomie 21 est très probable mais ne pourra être confirmée qu’après une amniocentèse (prélèvement d’un échantillon du liquide amniotique), si vous décidez de faire cet examen diagnostique.

    Lire aussi: Exemples cahier de suivi

  • DPNI (Dépistage Prénatal Non Invasif)Le DPNI est proposé lorsque le dépistage combiné de la T21 indique un risque intermédiaire ou élevé. Il s’agit d’un simple prélèvement sanguin chez la mère qui permet d’analyser des fragments de l’ADN du fœtus circulant dans le sang maternel. Ce test est très fiable, non invasif et évite souvent le recours à une amniocentèse. Le DPNI peut également rechercher les trisomies 13 et 18.

Au 2e trimestre (14 à 28 SA)

  • Le dépistage du diabète gestationnel à réaliser entre 24 et 28 SAIl s'agit d'une forme temporaire de diabète liée à la grossesse, qui disparait généralement après l’accouchement. L’HGPO (hyperglycémie provoquée par voie orale), également appelée test de O’Sullivan, permet de mesurer la capacité de votre organisme à réguler le taux de glucose (sucre) dans le sang. Ce test est demandé si vous présentez des facteurs de risque : antécédents familiaux, surpoids, grossesse multiple… Au laboratoire, vous devrez boire une solution sucrée (contenant généralement 75 g de glucose), puis des prises de sang seront réalisées à intervalles réguliers (avant l’ingestion de la boisson, 1h après, et 2h après) pour mesurer votre taux de sucre dans le sang.

    Le dépistage est particulièrement important car un diabète non détecté peut entraîner des complications : macrosomie fœtale (gros bébé > 4 kg), risque d’accouchement prématuré ou de complications (césarienne, hypoglycémie néonatale…). En cas de résultat anormal, un suivi diététique est nécessaire et parfois un traitement (insuline) peut être mis en place.

  • Un Bilan biologique mensuel est prescrit si besoin :

    • Le contrôle NFS pour surveiller l’état général et détecter une anémie.
    • La recherche de toxoplasmose pour suivre l’immunisation.
    • Une analyse d’urines (BU ou ECBU) pour dépister les infections urinaires asymptomatiques, fréquentes pendant la grossesse.
    • Le dépistage de l’Hépatite B : obligatoire pour prévenir la transmission au nouveau-né.

Au 3e trimestre (28 SA jusqu’à l’accouchement)

  • Un nouveau contrôle RAI si vous êtes rhésus négatif (surtout après une injection d’immunoglobulines).
  • Un bilan de coagulation en cas de césarienne programmée ou de pathologie hématologique.
  • Le dépistage du Streptocoque B est à réaliser entre 35-38 SA. Vous effectuez un prélèvement vaginal qui sera ensuite mis en culture pour rechercher l’éventuelle présence de la bactérie.

Les échographies

En France, 3 échographies sont recommandées lors de la grossesse : au 1er, 2ème et 3ème trimestre. Cet examen permet de dater le début de la grossesse, de déterminer le nombre de fœtus et de dépister les malformations majeures. Cette échographie dite “ morphologique” est réalisée au 5ème mois de la grossesse entre 21 et 24 SA, idéalement vers 22 SA.

L'entretien prénatal précoce

Une fois la déclaration de grossesse effectuée, un entretien prénatal précoce obligatoire est réalisé par un médecin ou une sage-femme. L'objet de cet entretien est de permettre au professionnel de santé d'évaluer, avec vous, vos éventuels besoins en termes d'accompagnement au cours de votre grossesse. Il a pour objectif de permettre au professionnel de santé d’évaluer avec la femme enceinte ou avec le couple les besoins d’accompagnement au cours de la grossesse. Il s’agit d’un entretien d’écoute et de partages. Aucun examen physique n’est réalisé. Pour les futurs parents, cet entretien vous permet de mieux comprendre toutes les étapes de votre grossesse, de poser toutes vos questions, d’exprimer vos souhaits, de lever vos doutes. Pour les professionnels, il s’agit de prendre le temps de mieux connaitre les besoins des parents en ouvrant le dialogue, de repérer des fragilités et facteurs de vulnérabilité, d’ajuster les réponses et le suivi en fonction des besoins et difficultés identifiés en tenant compte des professionnels déjà impliqués, de proposer les ressources de proximité pour mener au mieux le projet de naissance, en anticipant la continuité anté-postnatale.

Préparation à la naissance et à la parentalité

Dès lors que vous avez déclaré votre grossesse, vous avez droit à des séances de préparation à la naissance et à la parentalité. Elles sont prises en charge à 100 % si elles sont menées par un médecin ou une sage-femme. La plupart du temps, ces séances se déroulent à partir du 7ème mois de grossesse.

Ces séances de préparation servent à :

  • Expliquer le déroulement de la grossesse, de l'accouchement et les suites de couches
  • Effectuer des exercices corporels, notamment sur la respiration pendant la grossesse et lors de l'accouchement
  • Apprendre des exercices de relaxation, les gestes et postures à adopter lors de la grossesse pour éviter les œdèmes des jambes
  • Comprendre le rôle de chaque membre de l'équipe médicale et le déroulement de l'accouchement
  • Connaître les soins à apporter à votre enfant dès la naissance
  • Préparer votre retour à la maison avec votre bébé.

Conseils de prévention et d'hygiène de vie

Alimentation

Afin de prévenir les risques de listériose, la consommation de produits laitiers crus (lait cru, fromages non pasteurisés) et de charcuteries est déconseillée. Un nettoyage régulier du réfrigérateur est recommandé, avec maintien d'une température ≤ 2° C. La vitamine A, pour une dose supérieure aux apports conseillés, soit 700 µg équivalent rétinol par jour, peut avoir des effets tératogènes. L'intérêt des compléments alimentaires multivitaminés n'a pas été évalué, les dosages étant extrêmement variables selon les préparations.

Mangez varié et privilégiez les produits frais. Pensez à bien cuire les viandes et à laver soigneusement les fruits et légumes. Evitez les charcuteries, les fromages au lait cru ou non pasteurisés, les poissons crus qui peuvent causer des infections (listériose, salmonelle, toxoplasmose).

Activité physique

La grossesse est le plus souvent compatible avec la poursuite normale du travail. En cas de difficultés particulières (pénibilité de l'emploi, durée et conditions de transport), la femme enceinte peut avoir recours à son médecin traitant et/ou au médecin du travail pour envisager un aménagement de son poste. Une femme travaillant de nuit peut notamment demander une affectation de jour pendant sa grossesse. Les sports de contact (judo, sports collectifs, etc.) ou de raquettes sont déconseillés en raison des risques de traumatisme de l'abdomen et de chutes qu'ils entraînent. La pratique de la gymnastique est possible, mais celle de l'aérobic est déconseillée car elle entraîne une augmentation du risque d'accouchement prématuré. Le port de la ceinture de sécurité est recommandé chez la femme enceinte.

Maintenez une activité adaptée (marche, natation, yoga prénatal…) sauf contre-indication médicale. L’activité régulière réduit les douleurs lombaires, le stress, et favorise un bon sommeil.

Voyages

Le risque thromboembolique est augmenté au cours de la grossesse et est maximal en péripartum. Au cours des vols long-courrier, le port de bas de contention adaptés réduit ce risque. Il est conseillé également à la femme enceinte de marcher le plus possible pendant le vol et de s'hydrater correctement. Des conseils personnalisés de prophylaxie doivent être donnés en cas de nécessité de voyage à l'étranger : vaccinations, risques infectieux (dont infection par le virus Zika), précautions générales d'hygiène.

Médicaments et conduites addictives

Il est primordial de ne jamais prendre de médicaments sans prescription dès qu'un projet de grossesse est formulé. En effet, des médicaments d'apparence anodine, proposés par exemple pour le traitement de douleurs ou d'infections saisonnières, en particulier les AINS (dont l'aspirine), peuvent s'avérer dangereux pour la mère et pour le fœtus.

Dans le cadre du suivi de grossesse, le dépistage des conduites addictives (tabac, alcool, cannabis…) est réalisé le plus tôt possible, le plus souvent en amont de tout projet de grossesse, ou par la suite, chez toute femme enceinte. Ces consommations peuvent en effet avoir des répercussions sur la santé des parents mais aussi du bébé à naître, à court et long terme.

L’utilisation des médicaments doit être au maximum évitée au cours de la grossesse. Cependant, une affection aiguë ou chronique peut nécessiter la prise de médicaments par la patiente. C’est en ce sens qu’existe l’entretien d'accompagnement pharmaceutiques des femmes enceintes. Son objectif est de sensibiliser les femmes enceintes au risque lié à la consommation de substances tératogènes ou fœtotoxiques pendant la grossesse.

Pour votre santé et le bon développement de votre bébé, il est très important de : Arrêter le tabac, l’alcool et les drogues : N’hésitez pas à vous faire accompagner par une structure adaptée ou demandez conseil à une sage-femme ou à votre médecin. Demander toujours l’avis d’un professionnel de santé avant de prendre un médicament.

Hygiène générale

Lavez-vous régulièrement les mains. Portez un masque si vous côtoyez une personne malade. Prenez vos précautions si vous êtes en contact avec des enfants en bas âge. Évitez le contact avec les chats si vous n’êtes pas immunisée contre la toxoplasmose. Soyez vigilante avec les produits ménagers : portez des gants et aérez les pièces.

Dispositif "Engagement maternité"

Les femmes enceintes qui habitent à plus de 45 minutes d'une maternité peuvent bénéficier d’un nouveau dispositif appelé « Engagement maternité » : la prise en charge d’un hébergement temporaire à proximité de la maternité à l’approche du terme de l’accouchement et la prise en charge des transports correspondants. Grâce à cette aide, il est possible de séjourner pendant les 5 nuits précédant la date prévue de l'accouchement dans un hébergement à proximité de la maternité (hôpital, autre établissement de santé, hôtel…).

Après la naissance

La naissance d’un enfant déclenche des formalités administratives à accomplir. Ainsi, dès la sortie de maternité, la naissance de votre enfant peut être déclarée depuis votre compte Ameli.fr (rubrique « Mes démarches »). Suite à cette déclaration, votre enfant sera inscrit sur votre carte Vitale.

Dépistage néonatal

Le dépistage néonatal (48 heures) recherche des maladies chez les enfants et vise également à dépister la surdité permanente. À noter À ce jour, 16 maladies sont recherchées dans le cadre du programme de dépistage néonatal. Les maladies recherchées sont rares, mais elles peuvent être graves si elles ne sont pas prises en charge dès les 1ers jours de vie de l'enfant. Exemple : Le dépistage de la phénylcétonurie à la naissance permet, grâce à un régime alimentaire spécifique et à un suivi, d’éviter la survenue d’un handicap. Ce dépistage néonatal est ouvert gratuitement pour tous les nouveau-nés. Après information sur ce dépistage, l'accord des parents est demandé avant de réaliser le prélèvement de quelques gouttes de sang sur le pied ou sur la main du nouveau-né.

Le parcours post-natal

Le parcours post-natal après le retour à domicile comporte :

  • la possibilité de visites à domicile par une sage-femme à la sortie de la maternité : en cas de sortie précoce (5), ces visites sont organisées dans le cadre du dispositif PRADO maternité ;
  • la possibilité de 2 séances de suivi post-natales par une sage-femme en cas de besoin, entre J8 et la consultation post-natale obligatoire (peu utilisées actuellement) ;
  • une consultation post-natale obligatoire 6-8 semaines après l'accouchement ;
  • des séances de rééducation périnéale et abdominale post-accouchement ;
  • pour l'enfant : 11 examens obligatoires au cours de la première année de vie, dont 6 avant 4 mois ;
  • création de l'entretien postnatal précoce obligatoire, depuis le 1er juillet 2022 : avec un entretien 4 à 8 semaines après l'accouchement et, pour les femmes primipares ou ayant des facteurs de risque de dépression du post-partum, un second entretien est proposé 10 à 14 semaines après l'accouchement.

tags: #suivi #prenatal #recommandations

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