Loading...

La Vermifugation de la Jument Allaitante : Un Guide Complet

La vermifugation de la jument allaitante est une pratique essentielle pour assurer la santé de la mère et du poulain. Cet article aborde en détail les aspects importants de cette pratique, en tenant compte des besoins nutritionnels de la jument, des risques parasitaires pour le poulain, et des stratégies de vermifugation raisonnée.

Besoins Nutritionnels de la Jument Allaitante

Couvrir les besoins nutritionnels de la jument lorsqu’elle allaite est crucial pour assurer une production de lait de qualité, indispensable à la croissance du poulain. Cela permet également à la jument de reprendre son cycle ovarien sans retard pour sa mise à la reproduction. Après le poulinage, la jument allaite son poulain pendant 6 à 7 mois. Elle produit en moyenne 2 à 3,5 kg de lait pour 100 kg de poids vif (PV) par jour, soit 10 à 20 l/j selon les races. Chez la ponette, la production de lait peut aller jusqu'à 4-5 kg pour 100 kg PV.

La quantité de lait sécrété est élevée dès la première semaine après le poulinage, avec un pic de production entre le 2ème et 3ème mois. Une bonne persistance de la production de lait est observée sur les mois suivants. Au sevrage, une jument produit encore 2kg de lait par 100kg de poids vif par jour. La jument compense la faible valeur énergétique de son lait par une production abondante tout au long de la période de lactation, période où elle connaît ses plus grands besoins nutritionnels.

Réserves Corporelles et Alimentation

Les réserves corporelles, constituées des tissus adipeux de stockage de l'animal, sont évaluées par la note d'état corporel variant de 1 (maigre) à 5 (obèse). Par exemple, pour une poulinière de 500kg, une note d'état de 2 équivaut à 30 kg de réserves et respectivement 70 kg pour une note d'état de 4. L'objectif est d'obtenir au poulinage un poulain de poids et de vitalité normaux, présentant ensuite une bonne croissance grâce à une production laitière suffisante. En fonction de la destination des poulains, les dates de terme et l'approche alimentaire vont différer.

Les juments de course et de sport sont essentiellement nourries d'aliments conservés (fourrages, concentrés) en fin de gestation et en début de lactation car les mises bas sont précoces (janvier à mars). Une note d'état constante de l'ordre de 3 à 3,5 est préconisée. Pour les juments de trait et de loisir, on vise une valorisation maximale des ressources herbagères moins coûteuses. Les mises bas sont plus tardives et synchrones avec la pousse de l'herbe. Une restriction modérée des apports alimentaires en fin de gestation est possible puisque la jument reconstituera rapidement ses réserves corporelles à l'herbe. On veillera néanmoins à maintenir la poulinière à une note d'état supérieure à 2,5 en fin de gestation.

Lire aussi: Guide vermifuge chienne allaitante

Besoins Totaux et Évolution

Les besoins totaux de la jument allaitante sont la somme des besoins d’entretien, de lactation et de gestation (lorsque la jument est de nouveau fécondée après la mise bas). Ils sont particulièrement importants au moment du pic de lactation, les 2ème et 3ème mois (2 à 2,3 fois les besoins d’entretien). Puis ils se maintiennent à un niveau relativement élevé à partir du 4ème mois (1,6 fois les besoins d’entretien). Par exemple, pour une jument de 500 kg au premier mois de lactation, ses besoins journaliers sont de 8,5 UFC (= 4,1 UFC pour l’entretien + 4,4 UFC pour la production laitière) soit le double des besoins d’entretien.

Besoins Azotés, Minéraux et Vitamines

L’évolution des besoins azotés suit celle des besoins énergétiques. Pour couvrir les besoins azotés, la ration totale en fin de gestation et en lactation doit contenir environ 100g MADC/1UFC. La jument en lactation a des besoins spécifiques en acides aminés indispensables - AAI (ex lysine : 10g/100kg PV par jour, source : National Research Council). Les AAI sont intégrés dans les aliments du commerce destinés aux poulinières et poulains en croissance. La luzerne, le soja sont réputés pour leur richesse. Un déficit en azote ou en acides aminés essentiels provoque une baisse de la production de lait. Il est primordial de vérifier à la fois la quantité de matières azotées apportées par la ration ainsi que la qualité des protéines (acides aminés indispensables) telles que la lysine et la méthionine.

Les besoins en calcium (Ca) et phosphore (P) augmentent en période de lactation. On veillera à ce que la ration totale contienne 0,6% de Ca et 0,4% de P. La jument a des besoins élevés en vitamines (spécialement A, D3 et E) ainsi qu'en minéraux et oligo-éléments. Pour éviter toute carence nuisible au poulain et à la jument, il est nécessaire de supplémenter la ration en vitamines et minéraux.

Ration Alimentaire

Les besoins alimentaires de votre jument sont à leur maximum lors des 3 premiers mois de lactation. La ration de base de la jument allaitante est le fourrage de bonne valeur nutritive (herbe ou fourrage conservé). Selon la saison et la qualité du fourrage principal, le niveau élevé des besoins en énergie et en azote est atteint par l'ajout d'un aliment concentré :

  • Soit un mélange « fermier » comportant céréales, supplémentation azotée (luzerne ou soja) et complément minéral et vitaminique (CMV).
  • Soit un aliment complémentaire du commerce pour jument allaitante, formulé pour couvrir l'ensemble de ses besoins en complément du fourrage.

Il est préférable d’augmenter les apports alimentaires de manière progressive. Pour la jument nourrie essentiellement à l'herbe, une complémentation minérale et vitaminée est conseillée au minimum par une pierre à sel (NaCl seul), un bloc à lécher (composé de minéraux et oligo-éléments) ou en distribuant la complémentation individuellement dans un peu de concentrés.

Lire aussi: Comment vermifuger naturellement votre enfant ?

Juments de Sport, Course ou Loisir

En pratique, la jument en lactation de race de course, de sport voire de loisir est souvent complémentée au pâturage avec des concentrés. Des résultats récents obtenus par l'Ifce et l'INRA chez la jument allaitante de race de sport (Selle Français, Anglo-arabe) conduite sur des prairies permanentes fertiles (Corrèze, alt. Elles ont maintenu leur poids vif et une note d'état corporel supérieure à 3. Les poulains ont eu une bonne croissance et une bonne conformation, identiques quelque soit la conduite des juments.

Des études ont précisé le seuil de disponibilité en herbe en dessous duquel la mise en place d'une complémentation énergétique est nécessaire pour couvrir les besoins nutritionnels de la jument allaitante. Les résultats montrent qu'elles n'étaient plus en mesure de couvrir leurs besoins lorsque la disponibilité en herbe était inférieure à 71g MS/kgPV/j, ce qui correspond à une hauteur d'herbe en sortie de parc inférieure à 5cm.

Juments de Trait ou de Loisir

Les juments de trait ou de loisir sont généralement au pâturage toute l’année et sont alimentées selon les ressources herbagères disponibles. Vers 3 - 4 mois de lactation, un début d'involution mammaire (réduction) est observée. Au moment du sevrage, la jument se tarit. Pour encourager l’arrêt de la production de lait, les apports alimentaires doivent être progressivement diminués avant la séparation mère-poulain. La restriction commencera 4 à 5 jours avant la séparation.

Parasitisme et Juments Allaitantes

La période de gestation est particulière à bien des égards, y compris en termes parasitaires. Bien que certaines études suggèrent qu'une jument gestante n'est pas plus vulnérable qu'une jument "vide", un parasitisme important peut affaiblir l'organisme et nuire au bon déroulement de la gestation.

Vermifugation Pendant la Gestation

Le vermifuge en début de gestation est déconseillé par certains professionnels pour éviter les avortements. Les molécules vermifuges, en éliminant les parasites, peuvent générer des toxines et affaiblir la jument. Il est donc crucial de prévoir et d'adapter la gestion parasitaire avant la gestation pour que la jument devienne gestante avec un faible parasitisme. Si une jument est fortement parasitée et gestante, il faut envisager une molécule "douce" et un suivi vétérinaire sérieux après minimum 3 mois de gestation. En l'absence de soupçons de ce type, il n'est pas conseillé de vermifuger particulièrement une jument gestante.

Lire aussi: Efficacité des Traitements Vermifuges

Il est nécessaire d'éviter tout changement brusque de population parasitaire qui pourrait avoir des conséquences sur le développement du poulain. Pour cela, on pratiquera le vermifuge ou les changements de pâtures en respectant des transitions dans les "recontaminations parasitaires". Dans la plupart des cas, un seul vermifuge, en hiver, peut être nécessaire en cours de gestation dans une gestion classique de parasitisme modéré.

Vermifugation Avant la Mise Bas

Le seul vermifuge qui fait rarement débat est celui juste avant mise bas. Il permet de lutter contre certains parasites responsables de diarrhées voire de mortalité chez le poulain. Néanmoins, ce vermifuge ne protège que les juments et les poulains qui seraient placés ensuite dans des conditions où l'infestation n'est plus possible post traitement : en box, stabulation ou pré sans voisinage ni pâturage récent d'équidés. Les vermifuges ne vous permettront pas d'obtenir une situation saine dans un environnement infesté.

Parasites Affectant les Poulains

Le premier parasite affectant les poulains à la naissance est Strongyloïdes westeri. L'infestation est variable selon les exploitations, mais relativement fréquente. Cette infestation est souvent sub-clinique chez le poulain. En cas d'infestation massive, on peut observer une diarrhée vers 10 à 14 jours de vie. Les poulains se contaminent principalement par ingestion de larves infestantes présentes dans le lait de leur mère. Une immunité spécifique se met rapidement en place : vers 4 mois d'âge les poulains sont résistants à S. westeri. Les chevaux adultes sont donc porteurs asymptomatiques.

Les ascaris sont également un parasite dangereux pour la santé du poulain : en cas d'infestation massive, des coliques mortelles, par exemple par rupture intestinale, sont possibles. L'infestation par les ascaris est très fréquente, avec un pic d'infestation en automne. Les poulains s'infestent en ingérant des œufs larvés émis par les poulains présents sur les pâtures les années précédentes : les œufs d'ascaris sont en effet très résistants et peuvent persister dans l'environnement pendant plusieurs années.

Les ténias sont les derniers parasites affectant les poulains. Un traitement est préconisé en automne.

Protocole de Vermifugation Raisonnée

Le choix du vermifuge et du rythme de vermifugation sont à moduler en fonction du sexe du cheval, de son âge, de son mode de vie et de l’intensité de l’infestation parasitaire. L’utilisation raisonnée des vermifuges suppose de connaître les différents parasites qui peuvent affecter les chevaux afin de décider du protocole à employer.

Avant 2 Mois

S. westeri ne représente pas une menace importante dans l'élevage équin. Dans la plupart des exploitations, il n'est donc pas nécessaire de traiter de façon systématique les poulains et leurs mères contre ce parasite. Cependant, on pourra être amené à vermifuger, à l'aide d'une molécule larvicide :

  • Le poulain, en cas d'épisode diarrhéique lié à la présence de S. westeri (fenbendazole à dose spécifique).
  • La mère, avant le poulinage, en cas de problèmes récurrents à S. westeri dans l'exploitation (à l'aide d'une lactone macrocyclique).

Entre 2 et 6 Mois

Entre 2 et 6 mois, les ascaris constituent la principale cible de la vermifugation. Il est conseillé de vermifuger les poulains à partir de 2 mois puis tous les 2-3 mois à l'aide d'un vermifuge efficace contre les ascaris et pour lequel ils n'ont pas développé de résistances. Une alternance entre le pyrantel et le fenbendazole est conseillée. Du fait de l'observation de résistances des ascaris aux lactones macrocycliques, il est préférable de ne pas utiliser ces molécules avant l'âge de 6 mois.

Coproscopie à l'Âge de 6 Mois

La coproscopie permet de mettre en évidence l'infestation des poulains par les ascaris et les petits strongles. Elle est intéressante vers l'âge de 6 mois. En effet, avant 6 mois, les poulains sont principalement parasités par des ascaris, mais à partir de 6 mois, ils sont également infestés par les petits strongles. L'analyse coproscopique permet donc de connaître l'importance de l'infestation par Parascaris equorum et/ou les petits strongles afin de choisir la molécule la plus adaptée pour les traiter. En effet, du fait de l'existence de résistances des parasites aux anti-parasitaires, les vermifuges efficaces contres les ascaris ne le sont pas toujours contre les petits strongles et vice-versa.

Dans les gros élevages, des tests de résistance peuvent également être réalisés pour déterminer :

  • L'efficacité des lactones macrocycliques vis-à-vis des ascaris.
  • L'efficacité du fenbendazole et du pyrantel vis-à-vis des petits strongles.

Entre 6 Mois et 12 Mois

A partir de 6 mois, les petits strongles deviennent les principales cibles de la vermifugation. Une vermifugation tous les 3 mois à partir de 6 mois est conseillée. La vermifugation des poulinières « fortes excrétrices » permet également de limiter la contamination de l'environnement et donc l'infestation des poulains. Du fait de l'existence de résistances fréquentes des petits strongles au fenbendazole, une alternance pyrantel et lactones macrocycliques (ivermectine ou moxidectine est conseillée). Attention, la moxidectine ne peut être utilisée avant l'âge de 4 mois. Un traitement en automne contre les ténias pour les poulains de plus de 6 mois est également conseillé. En début de printemps, une coproscopie peut être intéressante pour choisir le vermifuge le plus adapté.

Exemple de Protocole

Les protocoles de vermifugation varient selon la date de naissance du poulain. L'exemple ci-dessous est donné à titre indicatif et peut varier en fonction des caractéristiques de l’exploitation et des pratiques d’élevage : consultez votre vétérinaire.

Exemple de protocole pour un poulain né le 15 avril :

PériodeCibles parasitairesCoproscopieExemple de molécule
15 juin (2 mois)ascarisfenbendazole
15 août (4 mois)ascarispyrantel
15 octobre (6 mois)petits strongles, ténias, +/- ascaris, gastérophilessi possibleà décider selon le résultat de la coproscopie - si absence de coproscopie : moxidectine + praziquantel
15 janvier (9 mois)+/- ascaris, petits stronglesà décider selon le risque parasitaire dans l'exploitation
15 avril (12 mois)petits strongles, +/- ascarissi possibleivermectine

Vermifugation des Poulinières

Les poulinières peuvent être vermifugées selon les mêmes principes que les autres chevaux adultes. Un vermifuge au printemps permet de limiter l’infestation précoce des poulains.

Mesures Sanitaires

Les poulains sont particulièrement sensibles aux infestations parasitaires. De plus, les œufs d'ascaris sont très résistants dans l'environnement. Certaines mesures peuvent être prises dans les pâtures et les boxes afin de limiter la pression parasitaire à laquelle les poulains sont soumis :

  • Nettoyer régulièrement les boxes de poulinage à l'eau chaude (> 60°C) sous pression et désinfecter.
  • Ramasser les crottins : 1 fois/jour dans les boxes, 1 fois/semaine dans les paddocks.
  • Utiliser les pâtures les plus saines pour les poulains : prairies de fauche, prairies mises au repos pendant plusieurs mois, pâtures en alternance avec des bovins.
  • Ne pas utiliser la même pâture chaque année pour les poulains (accumulation d’œufs d’ascaris, très résistants, d'année en année).

Résistances aux Vermifuges

La diversité des molécules proposées permet de contrer les phénomènes de résistance, rencontrés surtout avec les strongles digestifs (et plus particulièrement avec les petits strongles). Il est reconnu aujourd’hui que la résistance est de famille et concerne l’ensemble des molécules ayant un même mode d’action. Il semble toutefois que des résistances commencent à apparaître avec le pyrantel, et elles sont également suspectées avec les macrolides. Les rythmes de vermifugation sont à moduler en fonction du sexe du cheval, de son âge, de son mode de vie, de l’intensité de l’infestation parasitaire et de l’aspect économique. L’objectif n’est pas d’obtenir l’élimination totale de tous les parasites, car cela nuit au développement et à l’entretien de l’immunité naturelle. En effet, les chevaux acquièrent avec l’âge une capacité à se défendre qui les protège d’une surinfestation tant qu’ils restent porteurs du parasite.

Juments Allaitantes et Excétion Parasitaire

Les poulinières hébergent des parasites du cheval adulte, en particulier des strongles, des oxyures, des gastérophiles, etc. Ces parasites ont des conséquences sur l’état général de la jument et sur la qualité de son lait, donc sur le développement du poulain. Une jument parasitée transmet en outre des parasites à son poulain.

La jument en lactation a beaucoup d’œufs, de larves… mais est-ce parce qu'elle est plus infestée ou parce qu'elle laisse plus la reproduction se dérouler ? L'hypothèse de l'affaiblissement des défenses immunitaires lié à un défaut nutritionnel en faveur du parasitisme a été soulevée. Bref, quelles que soient les raisons de cet état, une jument en lactation est plus excrétrice de parasites qu'un autre cheval, elle est donc logiquement la cible de tous les vermifuges.

Techniques de Vermifugation

Pour votre programme, il faudra tenir compte de la population parasitaire présente et de ses sensibilités. Dans ce cas particulier de la jument suitée, on peut opter pour une protection par vermifuges réguliers dans le but de faire taire l'expression parasitaire. C'est de cette théorie que provient le fameux tous les mois ou tous les deux mois. Attention toutefois, ce procédé est à l'origine du développement des résistances et peut donner un faux sentiment de contrôle. C'est aussi un système qui a le désavantage de provoquer des pics d'excrétion et des infestations par vagues successives, lesquelles peuvent engendrer des dégâts chez le poulain et sa mère.

Dans un environnement favorable, on peut ne pas changer le programme utilisé pour les adultes et pratiquer une technique de mise en contact progressive. Cette technique permet un développement de l'immunité et de limiter les dégâts sur le poulain en gérant l'infestation. La plupart des poulains naissent au printemps, quand l'infestation est la plus forte… mais c'est aussi la période où la mère n’excrète pas beaucoup puisqu'elle est elle-même en phase d'infestation. Si vous avez la chance de pouvoir contrôler les choses jusqu'à l'été et qu'il soit un peu sec, vous aurez alors la possibilité de vermifuger en fin de printemps et d'avoir une jument "propre" jusqu'en automne.

Administration du Vermifuge

En premier lieu, le poids de l’animal est évalué afin d’adapter la dose de vermifuge (se reporter aux notices). En général, il n’est pas nécessaire que le cheval soit à jeun (se reporter également aux notices). Le chanfrein est maintenu d’une main et l’embout de la seringue est inséré au niveau de la commissure des lèvres. La seringue est largement introduite dans la bouche et la pâte est déposée à la base de la langue.

Diagnostic Parasitaire

  • La méthode la plus fréquemment utilisée par les laboratoires est la méthode par flottaison-centrifugation.
    • Si des œufs sont mis en évidence dans les crottins, cela signifie que le cheval est parasité (l’infestation est considérée comme forte à partir de 500 œufs par gramme de crottin).
  • Le diagnostic de l’infestation par le ténia se fait par coproscopie. Les méthodes qui associent flottaison et centrifugation sont plus efficaces que les méthodes de flottaison par gravitation.
  • Les examens coprologiques permettent de pratiquer un traitement sélectif : une coproscopie individuelle permet de ne traiter que les animaux fortement infestés (plus de 500 œufs par gramme de crottin). Les dépenses effectuées pour réaliser les coproscopies sont ainsi compensées par les économies réalisées sur les vermifuges : c’est une approche qui peut être économiquement rentable.

Pour la douve, une recherche d’anticorps est possible : recherche des IgG spécifiques vis-à-vis d’antigènes de 12 à 13 kDa, par des tests ELISA ou Western Blot.

Mesures de Gestion des Pâtures

L’administration régulière de vermifuges est une mesure nécessaire, mais pas suffisante. Le cheval peut se réinfester par d’autres chevaux ou par le milieu extérieur.

  • Les concentrations de chevaux trop importantes sont à éviter : la recommandation usuelle est d’un cheval par hectare au maximum.
  • Lorsqu’elle est possible, une rotation lente des pâtures permet une décontamination naturelle des herbages.
  • Les prairies sont traitées avec un engrais chaulé (cyanamide calcique à raison de 300 à 500 kg par hectare) à la fin de l’hiver.
  • Les crottins sont ramassés au moins deux fois par semaine.
  • Des bovins sont mis en pâture après le passage des chevaux. Cela permet d’interrompre les cycles parasitaires des principaux parasites des chevaux (seul Trichostrongylus axei est commun et peu pathogène). En revanche, il convient de ne pas faire pâturer en même temps bovins et chevaux : les bovins mangent la partie haute de l’herbe, qui contient peu de parasites.

tags: #vermifuge #jument #allaitante

Articles populaires:

Share: