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Identification des Oiseaux : Corps Jaune, Ailes Vertes et Autres Plumages Remarquables

L'observation des oiseaux est une activité accessible à tous, souvent initiée dans les jardins, les squares et les parcs urbains. Cet article propose un guide pour identifier les oiseaux présentant un corps jaune et des ailes vertes, ainsi que d'autres espèces aux plumages distinctifs que l'on peut rencontrer fréquemment en Europe de l'Ouest.

Le Pic Vert (Picus viridis) : Un Exemple Typique d'Oiseau à Plumage Vert-Jaune

Le Pic vert, également appelé Pivert, est un oiseau de la taille d'un Geai des chênes, reconnaissable à son plumage majoritairement vert, agrémenté de jaune et de quelques touches de noir et de rouge.

Description Détaillée du Plumage

Le mâle adulte présente un plumage vert-jaune soutenu sur les parties supérieures, avec un croupion jaune vif. Les couvertures sus-caudales sont jaunes avec des bases vertes, tandis que les plumes sus-caudales sont noirâtres avec des liserés verts. Les deux rectrices centrales présentent des barres claires. Sur le dessus des ailes, on observe une teinte dorée ou bronze sur les couvertures et les tertiaires, tandis que les primaires et leurs couvertures sont noirâtres, avec un liseré intérieur vert. Plusieurs taches blanches forment des barres courtes noires et blanches. Les parties inférieures sont jaune-vert clair, devenant encore plus pâles vers le bas-ventre. On distingue quelques barres faibles depuis le bas des flancs jusqu'aux couvertures sous-caudales. Le dessous des ailes est barré de gris et blanc, et les couvertures sont jaunâtres ou verdâtres. La calotte est rouge vif depuis le front jusqu'à la nuque, avec des plumes aux bases grises souvent visibles. La base du bec, les lores et une large zone autour des yeux sont noirs. Une rayure malaire rouge vif, entourée d'une fine ligne noire, est visible sous cette zone noire. La partie située en arrière des couvertures auriculaires est verdâtre clair. Le menton et le haut de la gorge sont grisâtre pâle. Le bec long et pointu est gris foncé à noirâtre, avec la base de la mandibule inférieure plus claire. Les yeux sont blancs avec un cercle oculaire blanc rosâtre. Les courtes pattes et les doigts zygodactyles sont gris verdâtres.

La femelle est semblable, mais elle a une rayure malaire entièrement noire. Le juvénile est plus terne que les adultes, avec les yeux plus gris. Les parties supérieures (y compris les ailes et la queue) sont tachetées et barrées de blanc, tandis que le croupion est jaune terne et légèrement barré. Les parties inférieures sont verdâtre pâle, tachetées de noir sur la poitrine, et barrées de noir en descendant vers l'abdomen. La tête est tachetée et striée de gris sur les parties rouges.

Habitat et Comportement

Le Pic vert affectionne toutes sortes de milieux boisés : bois clairs et lisières de forêt, vergers, haies et bosquets. On le rencontre également dans les milieux boisés urbains, tels que les parcs et les grands jardins où il peut trouver sa nourriture. Il fréquente les zones boisées de feuillus ou de conifères avec des lisières et des clairières, les parcs et les zones urbaines, les vergers, les grands jardins et les zones découvertes avec des arbres clairsemés. Cette espèce peut être vue depuis le niveau de la mer jusqu’à 1500-3000 mètres d’altitude dans les endroits montagneux.

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Le Pic vert se nourrit principalement au sol, essentiellement de fourmis qu'il capture grâce à son bec puissant et sa langue extensible jusqu'à 10 cm. Il consomme également d'autres insectes, des vers de terre, des escargots, des fruits, des baies et des graines. Il se nourrit sur le sol, mais aussi sur les troncs d’arbres et les grosses branches, ainsi que sur les rochers. Cet oiseau peut être vu seul, en couples ou en groupes familiaux lorsque les jeunes suivent leurs parents après avoir quitté le nid.

Reproduction

Chez le Pic vert, les deux partenaires se font entendre, l’appel du mâle étant plus fort à la saison des amours. Les deux partenaires explorent les arbres dès le mois de janvier à la recherche d’un arbre pouvant accueillir le nid. A partir d’avril, le mâle y creuse une cavité de 50cm de profondeur à 6 à 8m de hauteur, dont le fond sera tapissé de copeaux de bois. La femelle y pond entre 5 et 7 œufs qui seront alternativement couvés par les deux partenaires durant un peu plus de deux semaines. Puis les jeunes seront nourris 3 semaines avant de prendre leur envol. La saison de reproduction a lieu de début Avril à Juin, mais les cris sont entendus dès le mois de Décembre. Le Pic vert nidifie dans des cavités, un trou dans un arbre ou une grosse branche. Mâle et femelle creusent la future loge, et ce travail dure de deux à quatre semaines. La cavité est située dans un arbre mort ou dans du bois tendre entre deux et dix mètres au-dessus du sol. Le nid comprend une entrée circulaire ou ovale suivie d’un tunnel, et la chambre d’incubation est creusée dans la partie tendre du bois. Les copeaux de bois sont enlevés avec le bec et jetés à l’extérieur. Le fond du trou est tapissé des copeaux restants. La femelle dépose 5 à 8 œufs. L’incubation dure de 14 à 17 jours assurée par les deux sexes, le mâle incubant la nuit. Les poussins sont nourris par les deux parents par régurgitation. Ils quittent le nid 25 jours après la naissance. Les jeunes gagnent alors les branches proches de la loge en battant des ailes, ou descendent sur le sol. La couvée est souvent partagée en deux entre les parents afin de les nourrir. Cette période peut alors durer de trois à sept semaines.

Chant et Cris

Le Pic vert est connu pour son chant caractéristique, une sorte de rire sonore, un « klu-klu-klu-klu » accélérant vers la fin. Ce cri peut-être entendu de loin. Le cri de la femelle est moins fort. Il émet toute l’année des « kik », parfois répétés, qui aident à le repérer. Au printemps, surtout quand il est excité, il pousse des « tchrett-tchrett-tchrett ! ».

Autres Oiseaux aux Plumages Verts ou Jaunes

Bien que le Pic vert soit un exemple emblématique, d'autres espèces présentent des nuances de vert ou de jaune dans leur plumage.

  • Le Verdier d’Europe (Chloris chloris) : Cet oiseau est reconnaissable à son plumage verdâtre et à sa bande jaune sur les ailes et la queue. En hiver, il se nourrit de céréales et de graines de tournesol. Le Verdier d’Europe peut être agressif avec les autres oiseaux de la mangeoire et on le connaît peu à l'aise dans ses déplacements au sol. Pour éviter les conflits, vous pouvez installer plusieurs mangeoires ou un distributeur de nourriture avec plusieurs trous. Son cri typique est un « dyip » bref ou un « yiu » sonore et montant.
  • Le Serin cini (Serinus serinus) : Un tout petit oiseau jaune-vert fortement strié de sombre. Au printemps, on peut entendre son chant typique, rapide, « frénétique », grinçant, lancé depuis un perchoir dégagé ou en vol.
  • Le Loriot d’Europe (Oriolus oriolus) : Le mâle est jaune vif avec des ailes noires, la femelle et le jeune mâle ont le dessus vert-jaune et le dessous blanchâtre strié. Le cri typique est un « viehh » rêche, rappelant un chat énervé
  • Le Pouillot véloce (Phylloscopus collybita) : Un petit passereau migrateur, vert-brun, blanc et jaune, vif, remuant. Ses pattes sont sombres. Son cri est un « huit ! » doux, souvent répété.

Oiseaux Communs des Jardins et des Parcs : Guide d'Identification

Outre les oiseaux à plumage vert-jaune, de nombreuses autres espèces fréquentent les jardins et les parcs. Voici un guide pour identifier les plus communes.

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Passereaux Fréquentant les Mangeoires

  • Le Pinson des arbres (Fringilla coelebs) : Le mâle est facile à reconnaître avec son dessous rouge brique, sa calotte gris-bleu et sa double barre alaire blanche. La femelle est moins colorée, gris-verdâtre, mais elle possède aussi une double barre alaire pâle. Son cri, un « pink » net et décidé, est fréquent. Il pousse aussi des « huit ! ».
  • Le Chardonneret élégant (Carduelis carduelis) : Un bel oiseau à la face rouge avec une zone jaune vif sur l’aile. Son cri est un « tikelitt » sautillant et liquide. Avec son masque rouge et ses ailes noires à bande jaune vif, difficile de confondre le Chardonneret élégant (Carduelis carduelis) avec une autre espèce d’oiseaux des jardins. Mais attention ! Jeune, il n'arbore pas encore les couleurs qui font de lui un animal remarquable. Cet oiseau apprécie particulièrement les graines de plantes sauvages ou d'ornement. C'est pourquoi, en hiver, le Chardonneret élégant récupère des graines dans les mangeoires ou sur le sol. Il aime particulièrement les graines de tournesol, mais aussi les graines de chardons - d’où son nom de chardonneret. Cet oiseau est connu pour son tempérament vif, le poussant à remuer sur les branches.
  • Le Moineau domestique (Passer domesticus) : Cet oiseau au plumage marron, gris et noir est l’une des espèces d’oiseaux des jardins les plus connues. Observable aussi bien à la campagne qu’à la ville, le Moineau domestique (Passer domesticus) doit son nom à sa proximité avec les humains. Il est possible de confondre la femelle du Moineau domestique avec la femelle du Pinson des arbres. Cependant, contrairement à la femelle du Pinson des arbres, la femelle du Moineau domestique ne possède pas de bandes blanches sur ses ailes. Le Moineau domestique visite souvent les mangeoires en bande en hiver. Il apprécie notamment les graines de tournesol noir. Encore visible dans de nombreux jardins, sa population montre un déclin inquiétant.
  • Le Bouvreuil pivoine (Pyrrhula pyrrhula) : Un passereau peu commun, que l’on peut observer dans les grands jardins et les parcs. Le mâle est superbe avec son dessous rouge pivoine, tandis que la femelle est beige dessous. Tous deux ont une calotte noire, une barre alaire et un croupion blanc (bien visible en vol). Son cri est un « pyu » mélancolique, un peu triste.

Mésanges

  • La Mésange bleue (Cyanistes caeruleus) : Petite, jaune et bleue. Son répertoire est varié. Son cri de contact typique est un « sissisuydu » aigu et rapide, avec une fin plus grave. On reconnaît la Mésange bleue (Cyanistes caeruleus) à sa poitrine jaune vif et à sa tête blanche et bleue. Avec un poids moyen de 10 grammes et une longueur de 12 cm, c’est la plus petite et la plus légère de ces cinq espèces communes d’oiseaux des jardins. Assez sédentaire, elle a un comportement familier auprès de l'Homme. En hiver, la Mésange bleue se nourrit de graines qu’elle trouve dans les mangeoires. Ce petit oiseau est friand de boules de graisse et de graines de tournesol. On observera la Mésange bleue souvent dans des arbres feuillus qu'elle affectionne.
  • La Mésange charbonnière (Parus major) : Plus grande, a un dessous jaune, une tête noire et blanche et une cravate noire. Comme la Mésange bleue, ses cris sont variés (« pinc-pinc » comme un pinson, « ti tuii », « si yutti yutti » ou « chè-chè-chè » rudes en cas de querelles…).
  • La Mésange nonnette (Poecile palustris) : Plus rare, elle peut toutefois fréquenter les grands jardins et les parcs, plutôt humides avec un sous-bois développé et de vieux arbres. Elle est beige-brune avec une calotte et une bavette noirs et des joues blanches. Son cri est un « pitché » explosif, parfois inséré dans une série (« pitché-dé-dé-dé-dé-dé »). Son chant est une série rapide de « tchuip tchuip tchuip ».
  • La Mésange huppée (Lophophanes cristatus) : Possède une huppe et une tête blanche et noire qui contraste avec son corps brun. Elle préfère les forêts de conifères, mais elle peut fréquenter les parcs et les jardins avec quelques pins et sapins. Son cri est un trille rapide répété.

Autres Espèces Notables

  • Le Rougegorge familier (Erithacus rubecula) : Bien connu, avec sa gorge et son ventre orange et sa silhouette ronde. Son chant est mélancolique, fin, composé de notes aiguës, nerveuses, grinçantes.
  • Le Merle noir (Turdus merula) : Familier, et c’est l’un des meilleurs chanteurs des jardins et des parcs d’Europe. Le mâle est noir avec le bec orange, la femelle est brunâtre et ressemble un peu à une grive. Le chant est doux, sonore, composé de strophes répétées. Il chante souvent à l’aube et au crépuscule. Ses cris d’alarme sont des séries de « pli-pli-pli-pli » et de « tchac tchac tchac ».
  • Le Rougequeue à front blanc (Phoenicurus phoenicurus) : Un beau passereau peu connu, qui passe souvent inaperçu car il est assez peu répandu, farouche et discret. Il peut fréquenter les parcs et les jardins avec de grands arbres. Le mâle adulte au printemps est bien coloré, avec un masque noir, une poitrine rouge orangé, le haut du front blanc, et une calotte et un dos gris cendré. La femelle est brune dessus, avec un dessous blanc beige, parfois teinté d’orange. La queue rousse est fréquemment hochée, comme le Rougequeue noir (Phoenicurus ochruros). Son cri de contact est un « huit » sifflant et montant.
  • L’Étourneau sansonnet (Sturnus vulgaris) : Un oiseau sombre, avec des reflets métalliques au printemps (ponctué de blanc en hiver), au bec jaune, qui marche au lieu de sautiller. Il pousse des cris divers, rauques et perçants (« tchuyur », « steeh », « kyett », etc.). Il chante de préférence depuis un point dégagé (sommet d’un arbre, d’un bâtiment, sur une antenne, etc.).
  • La Huppe fasciée (Upupa epops) : La Huppe fasciée (Upupa epops) est un oiseau migrateur de taille moyenne (longueur de 32 cm) impossible à confondre avec son plumage orange-roux, blanc et noir, son long bec recourbé et sa huppe érectile dressée quand l’oiseau est excité. Lorsqu’il est en vol, ses ailes larges et arrondies, blanches barrées de noir, attirent l’attention et font un peu ressembler l’oiseau à un papillon. Son chant, un « poupoupoup ! » sourd mais audible de loin, est aussi tout à fait typique. La Huppe fasciée niche dans les cavités des arbres et des vieux bâtiments et recherche ses proies (gros insectes, petits reptiles) dans les milieux dégagés (prairies pâturées, pelouses, forêts claires, landes, vergers, etc.). Elle apprécie les zones ensoleillées et chaudes. La Huppe fasciée est un splendide oiseau au plumage chamois orangé, dont la queue et les ailes sont bariolées de noir et de blanc. De la taille d’un merle elle parait beaucoup plus grande en vol. Lorsqu’elle est dressée sa crête érectile chamois, noire à son extrémité, lui confère un air de vieille dame élégante. Son bec effilé est légèrement arqué. La Huppe fasciée affectionne les terrains meubles aux herbes rases, les bocages, les prairies, les cultures et les zones ouvertes partiellement boisées. Elle visite volontiers les jardins, parcs et vergers et peut même fréquenter la périphérie des villes et des villages.Elle se nourrit principalement de vers et de larves d’insectes. Elle affectionne aussi les insectes adultes comme les coléoptères qu’elle assomme sur une pierre pour en arracher les élytres. Elle ne dédaigne pas les petits reptiles comme les lézards. Son bec fait office de pioche et de pincette pour lui permettre d'extraire ses proies au sol ou dans des anfractuosités rocheuses. La huppe trouve aussi certaines de ses proies dans les bouses qu'elle s'emploie à fouiller méthodiquement. A terre, la Huppe fasciée est active, affairée. Dès qu’elle est en alerte, elle dresse brusquement sa huppe, tel un signal éclatant, qu’elle rabat rapidement cherchant refuge dans les arbres. L’originalité de son vol est l’un des traits les plus frappants de ce bel oiseau. Avec ses ailes arrondies, son vol onduleux et indécis assez près du sol, elle ressemble à un papillon géant. Bien que son vol puisse sembler lourd et peu agile, la huppe se révèle habile et acrobatique pour déjouer ses agresseurs. Elle est plutôt solitaire, assez discrète et silencieuse. Peu farouche, elle se tient néanmoins à bonne distance des observateurs humains. Dès son retour sur le territoire de nidification, le mâle signale sa présence par son chant. Celui-ci, très particulier, est un motif de trois syllabes (houpoupoup) ou rarement, deux ou quatre. C’est un bruit sourd de près mais perceptible de très loin. Si sa posture ailes et queue étalées ne suffit pas à décourager le rival, il n’hésite pas à l’affronter en un combat digne de celui des coqs. C’est un oiseau cavicole. Toutes les cavités peuvent être occupées pour la nidification : arbres, murs, amas de pierres… Les œufs reposent directement sur le fond de la cavité. La femelle pond 5 à 8 œufs jaunes vert olive et couve 16 jours dès le premier œuf. Durant cette période, elle est nourrie par le mâle qui continue le ravitaillement deux semaines après l’éclosion. Le nombre de jeunes prenant l’envol est relativement réduit. La Huppe fasciée d’Europe hiverne principalement dans les savanes du sud du Sahara. En France, c'est un visiteur d’été, que l’on observe d’avril à Septembre.

Conseils pour l'Observation des Oiseaux

Pour faciliter l'observation et l'identification des oiseaux, voici quelques conseils :

  • Utiliser des jumelles : Elles permettent d'observer les oiseaux de plus près et d'apprécier les détails de leur plumage.
  • Se munir d'un guide d'identification : Un guide illustré est indispensable pour comparer les oiseaux observés avec les descriptions et les photos.
  • Écouter les chants et les cris : Chaque espèce a son propre répertoire vocal, qui peut aider à l'identification.
  • Observer l'habitat et le comportement : Le type d'environnement fréquenté par un oiseau et sa façon de se déplacer peuvent également fournir des indices.
  • Être patient et discret : Les oiseaux sont souvent craintifs, il est donc important de les approcher avec calme et de ne pas les déranger.

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