Malgré les progrès en matière d'emploi féminin, d'équipement ménager et d'évolution des structures familiales, la division sexuée du travail domestique et parental persiste. Les femmes françaises consacrent en moyenne trois heures par jour aux tâches ménagères, contre 1 heure 45 pour les hommes, et 1 heure 35 aux tâches parentales contre 41 minutes pour les pères. Cette répartition inégale est un enjeu politique majeur qui nécessite une action cohérente sur plusieurs fronts.
La persistance des inégalités dans la répartition des tâches domestiques
En 2011, les femmes effectuaient encore la majorité des tâches domestiques (64%), contre 69% au milieu des années 1980, une « convergence » due uniquement à la diminution du temps que les femmes y consacrent. Cette division du travail reste fortement inégalitaire, même lorsque les deux conjoints travaillent. Au-delà des écarts de temps, la nature et la temporalité des tâches diffèrent : les hommes réalisent des tâches occasionnelles et flexibles, tandis que les femmes assument les tâches les moins plaisantes, durables, répétitives et routinières. Elles s'occupent plus souvent des enfants le mercredi et gèrent les imprévus (maladies, grèves, etc.).
Le travail domestique, souvent dévalorisé car invisible, est pourtant une activité économique à part entière. Il contribue à la production de biens et services qui assurent le bien-être des membres du foyer. La répartition inégale des tâches domestiques entre hommes et femmes révèle leurs positions inégales au sein du couple et dans la société.
Les conséquences de la répartition inégale du travail domestique
Cette disparité a des conséquences importantes sur l'égalité entre les femmes et les hommes. Le temps supplémentaire que les femmes consacrent aux tâches domestiques, et surtout aux tâches parentales, freine leur accès à l'emploi, leur déroulement de carrière et contribue aux écarts de rémunération. Cela rend les femmes plus dépendantes financièrement de leur conjoint et plus vulnérables à la pauvreté en cas de séparation. Elles ont également moins de temps pour se former, participer à la vie politique ou associative.
On avance souvent que le temps domestique des hommes et des femmes dépend de leur temps respectif passé au travail rémunéré et de leurs horaires. Cependant, la pandémie de Covid-19 a montré que la division du travail domestique reste inégale, même lorsque les deux conjoints n'ont pas d'activité rémunérée ou y consacrent autant de temps. De même, la mise en place des 35 heures a peu modifié la division du travail, les hommes ayant surtout augmenté leur temps de loisir.
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L'allongement du congé de paternité : une étape vers une meilleure répartition des tâches
Les mesures ciblées explicitement sur les hommes sont plus efficaces. L'allongement du congé de paternité à 28 jours maximum est une première étape. Des expériences à l'étranger ont montré qu'un congé paternité plus long favorise une meilleure répartition des tâches parentales et contribue à renouveler les cadres de la socialisation des jeunes enfants et à réduire l'asymétrie des rôles parentaux.
Une mesure encore plus efficace consiste à désynchroniser une partie du congé entre les parents. En Allemagne, par exemple, les couples bénéficient de semaines supplémentaires de congé payé si les deux parents prennent un congé après une naissance. Il a été montré que les pères s'impliquent davantage et durablement dans la sphère domestique lorsqu'ils ont pris leur congé à un autre moment que leur conjointe. Prendre le congé paternité alors que la mère a repris le travail rémunéré permet aux pères d'être responsables de l'organisation domestique, de ne pas se reposer sur la mère et de faire à leur façon.
Pour que ce type de congé modifie les comportements et les attitudes, il est essentiel que les pères prennent réellement le congé auquel ils ont droit. Leur rémunération doit être suffisante et leurs perspectives professionnelles ne doivent pas être affectées. Ils ne doivent pas se sentir stigmatisés sur leur lieu de travail. Toutes ces mesures doivent bien entendu également bénéficier aux mères.
La lutte contre les stéréotypes de sexe : un enjeu essentiel
Ces mesures ne seront pas effectives sans un travail sérieux et cohérent de lutte contre les stéréotypes de sexe. Des campagnes de sensibilisation antisexiste doivent être diffusées sur les médias traditionnels et en ligne. Un travail de fond de formation à ces stéréotypes est à mener auprès des différents acteurs, notamment les professionnels de l'enfance (professionnels de la petite enfance, enseignants, éducateurs, animateurs, etc.).
L'apprentissage non sexué des différentes tâches domestiques permet une socialisation précoce au travail domestique. Si cuisiner, nettoyer, ranger est encouragé à la crèche ou à l'école maternelle, il faut poursuivre à l'adolescence. On peut imaginer une version modernisée des cours d'éducation manuelle et technique au collège, où garçons et filles apprendraient la cuisine quotidienne ou le maniement de la perceuse. Des expériences étrangères sont également intéressantes, comme en Suisse où collégiens et collégiennes partent une semaine en autonomie et réalisent tous et toutes les tâches de la vie quotidienne.
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Le congé parental : un dispositif à réformer
Le congé parental d'éducation, instauré en 1977, permet à chaque parent de bénéficier d'un congé d'un an maximum, renouvelable deux fois jusqu'aux 3 ans de l'enfant, ou 5 fois en cas de naissances multiples. Ce congé peut faire l'objet d'une prestation partagée d'éducation de l'enfant d'un montant maximum de 448 euros, versée par la CAF ou la Mutualité sociale agricole, et attribuée à un seul parent ou aux deux. La durée de versement varie de 6 à 48 mois en fonction de la situation familiale et du nombre d'enfants à charge.
Initialement réservé aux mères, il s'est progressivement ouvert aux pères dans le but de favoriser une réelle égalité dans l'éducation et la prise en charge des enfants ainsi que dans le monde du travail. La loi du 4 août 2014 pour l'égalité réelle entre les femmes et les hommes réformait le congé parental pour encourager les pères à l'utiliser afin qu'ils consacrent plus de leur temps aux tâches « parentales » et conduire les mères à retrouver le marché du travail.
Malgré ces évolutions législatives, les chiffres montrent que le congé parental est sur la voie de l'échec. Le nombre de parents ayant utilisé leur congé parental a diminué de 500 000 en 2013 à 246 000 en 2020. De plus, un peu moins de 1% des pères prennent un congé parental selon le rapport de l'Observatoire français des conjonctures économiques de 2021.
Le congé de naissance : une nouvelle approche ?
Destiné à suspendre l'activité professionnelle des nouveaux parents, le congé de naissance annoncé par Emmanuel Macron est amené à remplacer le congé parental actuel ainsi que le congé familial annoncé par la Ministre chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les Discriminations.
Prévu pour entrer en vigueur fin 2025, le congé de naissance peut être utilisé par les parents dans le cas d'une naissance ou d'une adoption. Ce congé d'une durée de trois mois pour les mères et de trois mois pour les pères, cumulables ou non durant la première année de l'enfant, serait indemnisé à hauteur de 50% du salaire jusqu'au plafond de la Sécurité sociale, soit 1900 euros.
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L'objectif de ce congé est d'octroyer aux parents des classes sociales les moins favorisées les conditions matérielles et financières leur permettant de s'arrêter de travailler pour se concentrer sur l'éducation de leur enfant. Pour que le congé de naissance soit réellement incitatif, il est primordial d'abandonner la rémunération forfaitaire proposée par le passé pour indemniser le congé parental au profit d'une indemnisation assurantielle, calculée en fonction du salaire des parents, comme c'est le cas en Allemagne, en Finlande ou en Suède.
Les politiques européennes en matière de congé parental
La directive du 20 juin 2019 concernant l'équilibre entre vie professionnelle et vie privée des parents et des aidants a établi des planchers minimum en matière de congé parental et de congé paternité. Elle impose à tous les États membres de garantir un congé parental individuel de 4 mois pour chaque travailleur, dont deux mois non transférables, à prendre avant que l'enfant atteigne un âge déterminé pouvant aller jusqu'à 8 ans. Ce congé doit faire l'objet d'une rémunération dont le montant est défini par chaque Etat membre et “fixé de manière à faciliter la prise du congé parental par les deux parents”.
Cette directive exige également “la mise en place d’un congé paternité de 10 jours à prendre à l’occasion de la naissance de l’enfant, sans être subordonné à une période de travail ou à une exigence d’ancienneté, et la garantie d’une indemnisation équivalente à celle que le salarié recevrait en cas d’arrêt maladie”.
La promotion de l'égalité entre les femmes et les hommes est inscrite dans la Charte des droits fondamentaux de l'Union Européenne, et doit être garantie dans l'ensemble des domaines. En s'adressant plus spécifiquement aux femmes, les politiques en matière d'équilibre des temps de vie au sein de l'Union européenne contribuaient jusqu'alors à accentuer les stéréotypes de genre, notamment en encourageant une moindre participation des femmes au marché du travail, un partage des responsabilités familiales déséquilibré, des écarts de salaires persistants entre les sexes, et des évolutions professionnelles plus contraintes pour les femmes.
Si cette directive a permis d'améliorer les politiques les plus indigentes en la matière, de fortes disparités subsistent au sein de l'UE, tandis que la part des congés parentaux prise par les hommes demeure bien souvent très faible. La Suède, l'Espagne et le Portugal se distinguent par leurs politiques volontaristes favorisant un meilleur taux de recours des pères aux congés d'arrivée de l'enfant.
L'exemple des pays nordiques : la Suède
Mise en œuvre à partir des années 1970, la politique suédoise de congé parental fait figure d'exemple au sein de l'Union européenne, en se distinguant particulièrement sur trois aspects. Tout d'abord, le congé parental suédois s'avère à la fois généreux et égalitaire, avec 480 jours à répartir librement entre les deux parents, dont 90 jours non transférables par parent. Ces jours non transférables, à utiliser ou à perdre, ont été introduits pour la première fois en 1995, dans le but d'inciter les hommes à prendre une part plus importante des jours de congé parental et favoriser ainsi leur participation à l'éducation et au soin des enfants.
Selon une étude publiée en 2023 par l'Agence suédoise d'assurance sociale, le nombre total de jours de congé parental pris dans le pays dans les années 2010 a continué d'augmenter malgré une relative stabilité du nombre de naissances sur la même période. L'étude révèle que cette hausse a été principalement tirée par le changement de comportement des hommes qui prennent aujourd'hui 30% de l'ensemble des jours de congé parental (chiffre stable depuis 2018) contre seulement 21% en 2008.
En imposant des jours “à prendre ou à laisser” pour chaque parent, la politique suédoise a contribué à une meilleure répartition des jours de congé parental entre les deux parents.
Les études de la Drees sur la parentalité
À partir des enquêtes modes de garde et d'accueil du jeune enfant (MDG) et de l'enquête qualitative Paternage, la Drees a réalisé une série d'études sur la parentalité dans les familles avec jeunes enfants, en s'intéressant particulièrement à l'articulation des vies familiale et professionnelle des parents selon le genre. Elle s'est penchée sur les questions du recours aux congés de naissance, des arrangements professionnels réalisés par les parents pour s'occuper des enfants (retrait du marché de l'emploi, temps partiel) ainsi que sur le partage du temps parental et l'organisation de la prise en charge des enfants au cours d'une semaine habituelle.
Ces différentes mesures de l'impact de la parentalité sur l'articulation des temps sociaux mettent en lumière des constats plutôt en demi-teinte.
Les freins à l'égalité dans le monde du travail
D'autres freins sont à l'œuvre, notamment dans le monde du travail qui peine à se mettre au diapason. Les hommes sont 3,3 % seulement à avoir pris un congé parental d'éducation alors que 13,9 % d'entre eux souhaiteraient en bénéficier, dont 54 % chez les 18-30 ans. Parmi les freins et les appréhensions évoqués par les hommes, 57,6 % d'entre eux pensent que le CPE n'est pas assez indemnisé. Si seulement 34,2 % d'entre eux semblent penser que cette absence pourrait nuire à leur carrière, il est intéressant de noter que 44,6 % des hommes ne ressentent pas le besoin de cette mesure.
Autre congé révélateur d'une culture du présentéisme encore prégnante en entreprise : le congé enfant malade. Alors que celui-ci est par essence court, comment expliquer que celui-ci reste massivement utilisé par les femmes ? Dans l'étude conduite par l'Orse et Goods To Know, seulement 32,4 % des hommes déclarent prendre davantage ce congé que leur conjoint et 24,7 % pensent que le prendre peut entraîner des conséquences négatives sur leur carrière.
Les pistes pour une meilleure conciliation vie privée - vie professionnelle
Les enjeux de conciliation entre la vie privée et la vie professionnelle font l'objet d'une prise en compte de plus en plus importante et indéniable. Le rapport de la commission des 1000 jours, qui a permis à la réforme du congé paternité de voir le jour, comme celui de la mission Damon-Heydemann pour « renforcer le modèle français de conciliation entre vie des enfants, vie des parents et vie des entreprises » et qui doit permettre de faire évoluer le congé parental, sont des pas supplémentaires vers une plus grande égalité entre les femmes et les hommes.
Ce sont des avancées significatives, car elles reposent sur le fait que les hommes doivent pouvoir être impliqués et mobilisés quand on parle de conciliation vie privée - vie professionnelle et qu'ils sont des acteurs à part entière de cette égalité pour laquelle ils seront, eux-aussi, les bénéficiaires d'un meilleur équilibre de vie.
Les inégalités salariales liées à la maternité
Encore aujourd'hui, la maternité pénalise économiquement les femmes. L'écart global de rémunération entre les femmes et les hommes en France est de 22,3% (et 15,4% à temps de travail égal). Selon les chiffres de l'Insee de 2022, « cinq ans après une naissance, les mères salariées du secteur privé ont des revenus salariaux inférieurs d'environ 25% par rapport à ce qui se serait produit sans enfant, alors que les pères sont peu ou pas affectés ». L'Insee indique aussi que les femmes précaires sont les plus impactées : celles qui touchent les salaires horaires les plus bas encaissent une perte de revenus de l'ordre de 40%.
L'année suivant une naissance, la moitié des mères (47%) déclare avoir réduit ou arrêté leur activité professionnelle, contre 6% des pères. Aux inégalités professionnelles s'ajoutent les inégalités domestiques. Les femmes continuent de consacrer plus de temps que les hommes aux tâches parentales et domestiques, l'écart augmente après une naissance, et la situation ne s'améliore que très lentement.
Les congés parentaux actuels : un modèle de "paternité discrète"
Le congé maternité, d'une durée totale de seize semaines (vingt-six à partir du troisième enfant), contient une part obligatoire : le code du travail interdit d'employer une femme enceinte pendant huit semaines autour de la naissance, et pose l'arrêt de toute activité comme condition pour indemniser les travailleuses indépendantes.
Le « congé de paternité et d'accueil du jeune enfant » est apparu au début des années 2000 et a été étendu en 2021 pour atteindre sa durée actuelle de vingt-huit jours, dont sept obligatoires. Il est donc quatre fois plus court que le congé maternité, et plus flexible : contrairement au congé maternité, il est fractionnable en trois périodes. Il est indemnisé dans les mêmes conditions que le congé maternité.
À cela s'ajoute le congé parental d'éducation, optionnel, permettant en théorie d'apporter aux familles de la souplesse après une naissance et de s'adapter à l'hétérogénéité des familles. Il permet aux parents de suspendre leur contrat de travail (pour une durée pouvant aller jusqu'à trois ans), mais n'est indemnisé que pour une durée allant de six mois par parent (pour un premier enfant) à vingt-quatre mois (à partir du deuxième). Parce qu'il est très faiblement indemnisé (429 euros par mois pour un temps plein), il est peu attractif pour les familles de la classe moyenne, tout en constituant une trappe à inactivité et/ou à pauvreté pour certaines femmes.
La brièveté du congé de paternité/du second parent conforte, au sein des couples hétérosexuels, un schéma familial traditionnel basé sur un parent principal et un parent secondaire. Ce modèle repose sur une paternité discrète au travail et une paternité auxiliaire au sein du foyer.
Les pistes pour une réforme des congés parentaux
Il est nécessaire de revaloriser les congés parentaux, en jouant sur trois leviers : étendre le congé paternité au bénéfice de tous les seconds parents, instaurer un véritable service public de la petite enfance et revaloriser le congé parental, adossée à des objectifs d'émancipation plutôt que natalistes.
Parce que le congé maternité est plus long, un grand nombre de co-parents ne se retrouveront jamais seuls avec un nourrisson de manière prolongée. Le 29e jour après la naissance, lorsque le congé paternité/du second parent est pris en une seule fois, la mère qui vient d'accoucher se retrouve seule avec son nourrisson et va prendre en charge davantage de tâches parentales routinières et quotidiennes. Pourtant, seul l'allaitement - pour celles qui font ce choix - ne peut être assuré que par elle. Une fois installée, cette posture de parent auxiliaire, source de tensions dans bien des couples, tend à perdurer.
L'argument de la santé des mères est souvent invoqué pour justifier l'inégalité des congés maternité et paternité/du second parent. En réalité, la situation actuelle crée des situations d'isolement et d'épuisement des mères. 15 à 20% des femmes subissent une dépression du post-partum, et le suicide est la deuxième cause de mortalité des mères dans l'année qui suit une naissance.
Dans la sphère professionnelle, la brièveté du congé de paternité/du second parent limite les efforts d'adaptation de l'employeur, qui peut se contenter d'y voir un congé annuel un peu plus long que d'habitude. Selon les profils socio-professionnels, cela se traduit par un droit ou une pression à ne pas trop s'absenter et ne pas trop perturber l'organisation du travail.
L'évolution des mentalités : un espoir pour l'avenir
La société évolue lentement mais sûrement vers des valeurs plus égalitaires. Les pères qui n'assumaient aucune tâche éducative, encore fréquents dans les années 1990, sont devenus rares. De même, 71% des Français s'accordent à dire que les hommes en font « plus qu'avant » concernant les tâches ménagères, même si seuls 50% estiment que les hommes en font autant que les femmes selon une enquête de la Drees. Sept pères sur dix prennent leur congé paternité, et les jeunes générations adhèrent à l'idée que celui-ci doit être étendu.
Les congés parentaux et la pénalisation de la maternité : une étude comparative
Dans une étude récente, Marta Dominguez Folgueras, avec deux collègues, a mesuré et comparé l'impact des différents types de congés parentaux mis en place dans différents pays.
L'indicateur probablement le mieux connu pour mettre en évidence ce déséquilibre est l'écart de salaire entre hommes et femmes : 13 % en Europe en 2020, 15,8 % en France selon Eurostat. La maternité creuse ainsi les écarts de salaire des femmes d'avec celui des hommes, à tel point que l'on parle d'une « pénalisation de la maternité ».
Plusieurs types de congés existent et les recherches distinguent trois types de congés autour de la parentalité. Le congé maternité, réservé aux mères avant et après la naissance, vise à protéger leur santé et garantir leur retour au travail. Le congé paternité est en général de plus courte durée et les modalités pour en bénéficier sont plus souples. Ces deux types de congés sont le plus souvent rémunérés selon un montant proche du niveau de rémunérations les précédant. Les congés parentaux interviennent à leur tour après ces premiers congés et visent à permettre aux parents de quitter leur emploi durant un certain temps tout en garantissant, à leur issue, la reprise des emplois quittés. Généralement plus longs, ils permettent de s'occuper des enfants en bas âge, mais sont habituellement faiblement rémunérés, voire pas du tout.
Le congé parental, bien qu'il protège l'emploi des mères et leur lien avec le marché de travail, peut avoir aussi des conséquences non souhaitées. Des recherches ont montré que les congés longs ont un impact négatif sur le salaire des femmes, même si la durée optimale du congé varie en fonction du pays.
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