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Naomi Campbell : Maternité tardive et défis de la fertilité

Naomi Campbell, mannequin emblématique des années 1990, a surpris le monde en devenant mère pour la première fois en 2021, à l'âge de 50 ans. Elle a récidivé en juin 2023, à 53 ans, en accueillant un petit garçon. Ces naissances tardives ont suscité l'admiration, mais aussi des interrogations sur les réalités de la maternité après 50 ans.

Une annonce surprise

Le 29 juin 2023, Naomi Campbell a annoncé sur Instagram la naissance de son deuxième enfant, un fils. Elle a partagé une photo d'elle tenant son bébé dans les bras, aux côtés de sa fille aînée, avec la légende : « Mon petit chéri, sache que tu es choyé au-delà de toute mesure et entouré d'amour depuis le moment où tu nous as honorés de ta présence. Un vrai cadeau de Dieu, béni ! Bienvenue mon petit garçon ». Elle a conclu son message par cette phrase inspirante : « Il n’est jamais trop tard pour devenir maman ».

Cette annonce a été accueillie avec enthousiasme par ses fans et ses amis du monde de la mode, tels que Donatella Versace et Marc Jacobs. Cependant, elle a également relancé le débat sur les grossesses tardives et les méthodes de procréation assistée.

Maternité tardive : un choix personnel

Naomi Campbell a toujours été discrète sur sa vie privée. Elle n'a jamais révélé le nom ni le visage de ses enfants. Elle a seulement déclaré qu'ils étaient tout pour elle et qu'elle espérait un monde meilleur pour eux.

En août 2022, elle s'était confiée à Madame Figaro sur les regards parfois hostiles qu'elle recevait en raison de sa maternité tardive : « Je suis consciente des regards, parfois hostiles, qu’on porte sur moi. Mais je m’en moque. Je voulais être mère. » Elle avait également encouragé ses amies plus âgées à ne pas exclure la possibilité d'avoir des enfants, même si elles ont dépassé l'âge attendu par la société. Elle a affirmé avoir trouvé un sentiment d'accomplissement dans le fait d'être mère.

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En 2024, Naomi Campbell a confié avoir fait appel à une mère porteuse pour la naissance de ses deux enfants, dans les colonnes du Times.

Les grossesses tardives : un phénomène en augmentation

Naomi Campbell n'est pas la seule célébrité à avoir choisi de devenir mère après 50 ans. Cameron Diaz a annoncé la naissance de son deuxième enfant à 51 ans, et Hillary Swank a eu des jumeaux à 48 ans. Ces exemples contribuent à populariser l'idée que la maternité est possible à tout âge.

Cependant, il est important de souligner que les grossesses tardives sont souvent le résultat de techniques de procréation médicalement assistée (PMA), telles que la fécondation in vitro (FIV). Les chances de concevoir naturellement après 45 ans sont très faibles.

Les défis de la fertilité après 40 ans

Selon un rapport sur les causes d'infertilité mené en 2022, la fécondabilité par cycle est estimée à 6 % à 40 ans. De plus, les résultats de la FIV sont moins satisfaisants après 38 ans, et le risque de fausse couche peut atteindre 40 %.

En France, la loi limite l'accès à la PMA aux femmes de moins de 45 ans. Après cet âge, il est possible de se rendre à l'étranger pour réaliser une FIV, mais cela représente un coût important et n'est pas une garantie de succès.

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Les fausses croyances sur la fertilité et la médecine

Les grossesses tardives des célébrités peuvent véhiculer des fausses croyances sur la fertilité et les capacités de la médecine. Il est important de rappeler que la PMA n'est pas une solution miracle et que son efficacité diminue avec l'âge.

Virginie Rio, fondatrice du collectif Bamp, souligne que « toujours utiliser l’exemple positif pour dire, vous voyez ça marche, est problématique. Oui, ça marche pour certaines femmes qui sont peu nombreuses. Mais mettre cette représentation occulte toutes celles et ceux pour qui ça ne marche pas et qui sont plus nombreux ».

La France : mauvaise élève de la PMA ?

La France est souvent critiquée pour sa législation restrictive en matière de PMA. Contrairement à d'autres pays, de nombreux tests sur l'embryon et sur les patients ne sont pas systématiquement réalisés, voire sont interdits par la loi.

Par exemple, le diagnostic préimplantatoire à la recherche d'aneuploïdies (DPI-A), qui permet de détecter les anomalies chromosomiques de l'embryon, n'est pas autorisé en France. Cela conduit à transférer des embryons qui n'ont aucune chance de mener à une grossesse, et augmente le risque de fausses couches et d'interruptions médicales de grossesse.

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tags: #naomi #campbell #enceinte #âge

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