Mylène Dorange est une figure connue, une passionnée de sport mécanique, journaliste sportive, et personnalité engagée, notamment pour la cause des femmes dans ces milieux masculins. Son métier gravite autour de la collection et du deux-roues, avec des hobbies liés à la vanlife et à la plaisance.
Une Passion Précoce pour le Sport Mécanique
Mylène Dorange se décrit avant tout comme une passionnée de sport mécanique, plus que d'automobile ou de moto en tant que telles. Elle a toujours été impressionnée par les exploits sportifs des pilotes. Bien qu'elle apprécie l'automobile, c'est surtout leur histoire qui la captive. Elle adore les voitures qui ont participé à des courses mythiques comme Le Mans, celles qui ont gagné des courses ou des championnats. Elle est attirée par le vécu de ces véhicules : une peinture abîmée, un cuir un peu usé, car on peut y lire leur histoire. Elle considère également les vieilles voitures comme des objets d'art, étant attirée par leur esthétique.
Cette passion est née d'elle-même dès son plus jeune âge, sans aucune influence familiale dans ce domaine. Elle a fait son premier tour à l'arrière d'une moto vers 10-11 ans. Pour l'automobile, son voisin l'emmenait à l'école avec les Porsche qu'il possédait, et elle y a pris goût. Elle pense qu'elle aime les voitures depuis ce moment-là. Dès qu'elle les a vues, elle s'est dit qu'elle en voudrait une plus tard.
Elle a une préférence particulière pour sa Lancia Delta Integrale qu'elle adore. Elle est une grande passionnée des Delta en rallye. Elle a aussi un petit faible pour la Pagode de Mercedes.
Journaliste Sportive: Au Cœur de l'Action
En tant que journaliste sportive pour la chaîne télé l’Équipe, son parcours professionnel est intimement lié à sa passion. Elle a toujours été très curieuse, adorant aller à la rencontre de nouvelles personnes et découvrir leur personnalité. Cela l'a amenée à s'orienter vers le monde du journalisme. Elle a donc commencé ses études dans une école de journalisme, l’ESJ Paris, puis elle s'est spécialisée dans le journalisme sportif en travaillant pour divers médias auto, avant d’être contactée par la chaîne télé l’Équipe. Ils recherchaient une personne experte dans le domaine du sport automobile, connaissant les pilotes, les circuits etc. C'était son cas : elle avait déjà été reporter sur différents championnats à travers l’Europe. Dans un premier temps, elle avait la charge de couvrir les programmes de la Formule E et les 24 Heures du Mans, puis la moto avec le Bol d’Or, l’Enduropale du Touquet et le Dakar.
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Ce qui lui plaît dans ce métier, c’est qu'elle est au cœur de l’action. Pour les 24 Heures du Mans par exemple, elle est sur la ligne de départ pour les interviews et sur la Pit-Lane pour embarquer les gens dans les coulisses de l’événement. Elle a accès aux box pour présenter les véhicules et leur mécanique, rencontrer les pilotes, voir la façon dont ils récupèrent etc.
Le Dakar est un événement sportif qui l'a particulièrement marquée. Elle s'attendait à beaucoup de gentillesse de la part des pilotes, mais elle a quand même été agréablement surprise par la proximité et la convivialité qui y règne. Elle se préparait à ce que ce soit dur physiquement et ça l'a vraiment été. Au niveau professionnel aussi, tout n'a pas été simple : on n'a pas toutes les informations, on ne sait pas ce qu'il se passe en temps réel, les timings etc. On est perdu au milieu du désert, on ne voit pas la course. C'est comme faire une interview après un match de foot, sans avoir vu le match. Journalistiquement parlant, c'est surement l'épreuve la plus difficile qu'elle ait eu à couvrir.
Elle présente la Formule E sur L’Équipe. Elle sent un engouement autour de cette compétition autour de l’électrique. Elle revient du circuit de Misano, c’était noir de monde. Il ne faut pas oublier que ce genre de championnats sont des laboratoires. Ce qui est développé pour la Formule E servira ensuite sur nos voitures. C’est aussi dans ce sens-là que c’est intéressant.
Une course de Formule E peut être regardée par n’importe qui. C’est hyper dynamique. Elle a des amis qui ne regardent pas la F1, mais qui regardent la Formule E. Ce sont deux concepts totalement différents et qui ne sont pas comparables.
Elle avait pu tester une R5 rétrofité, et elle a adoré. Elle part du principe qu’il est préférable de rétrofiter une voiture qui ne pouvait plus fonctionner, que d’en acheter une nouvelle. L’aspect récupération/ rénovation lui plaît beaucoup. Au-delà du rétrofit, elle pense que l’électrique est une technologie hyper intéressante. On oppose souvent les passionnés d’automobile et les adeptes de l’électrique, mais elle n'est pas d'accord avec ça. On peut très bien avoir un véhicule électrique pour ses déplacements professionnels la semaine et rouler en ancienne le week-end.
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Mylène Dorange et My Gasoline
Mylène Dorange et son compagnon Valentin Simonet sont les fondateurs du média « My Gasoline ». Elle-même narre son aventure en direct sur son média personnel my_gasoline, décliné sur les réseaux sociaux et notamment Instagram. Fan de sports mécaniques, elle y développe sa passion pour les bolides à ses quelque 3 000 followers.
L'Aventure du Trophée Roses des Sables
Mylène Dorange a participé au Trophée Roses des Sables. Elles feront étapes à Vichy, Toulouse et Formigal (Espagne), avant de rallier Biarritz. Pour leur première, les deux amies comptent emmagasiner un maximum de plaisir sur les 1 600 kilomètres de route à parcourir. Très portée sur les nouveaux modes de communication, Mylène Dorange entend utiliser ses talents pour donner un coup de pouce à des jeunes entrepreneurs. « Nous allons installer un QR Code [un code-barres numérique, N.D.L.R.] sur notre véhicule, détaille-t-elle. Les gens n'auront qu'à le flasher avec leur smartphone pour être redirigé vers une page internet où seront référencés les vêtements et accessoires que nous portons. La semaine aura coûté 6 400 euros en frais de participation à Mylène et Samantha, dont une bonne part assumée par des entreprises sponsors, notamment cauchoises.
Une Présence Active sur les Réseaux Sociaux
Au-delà de son activité journalistique à la TV, elle est très présente sur les réseaux sociaux. Elle a du mal à parler d’une journée « classique ». Aucun jour ni aucune semaine ne se ressemble. Elle a des activités très différentes selon les saisons. Entre mars et octobre, elle est régulièrement en déplacement sur les circuits, du jeudi au dimanche en général. Pour le reste de la semaine, quand elle est chez elle, son temps se répartit entre la préparation des déplacements et le travail sur le Club qu’elle a fondé il y a quelques mois : le Women’s Motor Club.
Elle a toujours aimé les sports mécaniques, mais avant d’en faire son métier, elle a travaillé comme journaliste pour le magazine ELLE. Elle allait sur les circuits le week-end, mais cela n’intéressait pas ses collègues qui la suivaient sur son compte perso. Alors, avec son conjoint, ils ont décidé de créer cette page pour que leurs amis puissent suivre leurs aventures. Ça n’avait rien de sérieux au départ, mais finalement, ça a tout de suite beaucoup plu aux internautes.
Engagée pour l'Accessibilité des Femmes dans le Sport Mécanique
Mylène Dorange est particulièrement engagée pour défendre la place de la femme dans ces milieux plutôt masculins. En tant que femme, elle a réussi à trouver sa place dans ce secteur. En auto, ça s’est fait très simplement. À moto, c’était un peu plus compliqué. Les mentalités sont un peu plus « old school », mais quel que soit le secteur, elle pense qu’on se fait une place en connaissant son sujet. Il ne faut pas arriver en se disant qu’une place nous attend : il faut prendre sa place.
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Pour les femmes qui souhaiteraient se lancer et découvrir cet univers, elle n’a qu’une chose à dire : allez-y ! Il ne faut plus se dire qu’en tant que femme, ce n’est pas pour nous. Ce sont des domaines passionnants, vous serez très bien accueillies.
Elle a créé le Women’s Motor Club pour les femmes passionnées d’auto, de moto et d’aviation. Cela faisait un moment qu’elle y pensait pour une raison simple : elle aurait été la première à y adhérer si ça avait existé. À force de rencontrer des femmes de tous horizons, elle imaginait un lieu où elles pourraient se rencontrer et s’inspirer entre elles.
Elle avait limité le nombre d’adhésions à 50 membres la première année pour ne pas être débordée au niveau organisationnel, et l’objectif a vite été atteint. Il y a déjà 25 femmes sur liste d’attente. Il y a eu un engouement auquel elle ne s’attendait sincèrement pas. Elle est surtout étonnée de voir que ce sont principalement des femmes qui ne la connaissaient pas et qui voulaient simplement être unies par la passion. Ce sont des femmes de tous les âges, venant de toute la France et qui ne travaillent pas dans ces secteurs (c’était un souhait de sa part, afin d’avoir des profils les plus diversifiés possibles).
Concilier Passion et Écologie
Elle pense qu'il y a des gens qui, aujourd’hui, se sentent mal à l’idée d’exprimer leur passion pour l’automobile, pour des raisons écologiques, notamment. On pointe du doigt ce secteur sans faire forcément la part des choses et beaucoup se retrouvent à en avoir honte, ce qui est dommage. Pour sa part, elle est passionnée de sport auto et à côté de cela, elle et son conjoint font vraiment attention à leur production de déchets. De son point de vue, l’un n’empêche pas l’autre.
Violette Dorange: Un Nom Également Associé à la Passion et à l'Aventure
Il est important de noter qu'il existe une autre figure nommée Dorange, Violette Dorange, qui est également une personnalité notable dans le monde de la voile. Depuis le départ, elle est l’une des sensations du Vendée Globe : Violette Dorange (DeVenir), 25e au classement et plus jeune skipper de l’histoire (23 ans) à participer à la course.
Arnaud Dorange (59 ans) est impressionné par la cote de popularité de sa fille Violette (Imoca DeVenir), plus jeune skipper de l’histoire (23 ans) à participer au Vendée Globe. Il est fier de sa fille. Seule la mère Carole, vétérinaire comme Arnaud, est plus terrienne. Mais lors des quatre appels passés avec Violette depuis le départ, tout le monde est sur un pied d’égalité, les aspects techniques sont balayés : « On ne parle pas du projet (DeVenir) quand on appelle Violette en famille, nous explique Arnaud. En tant que papa, je suis heureux de voir ma fille heureuse. C’est ce qu’elle a toujours rêvé de faire. Elle est dans le vrai. Elle prend une expérience incroyable. Elle va revenir avec des choses qu’un terrien ne va jamais voir et vivre. Il est également impliqué dans son équipe, en charge des partenariats. Ils ont construit l’histoire au départ tous les deux.
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