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Sensibilité aux hormones pendant les menstruations : comprendre et gérer les fluctuations

L'humeur féminine est influencée par des mécanismes biologiques complexes, où les hormones jouent un rôle central. Ces messagers chimiques interagissent avec divers organes, y compris le cerveau, façonnant les émotions, les pensées et les comportements. Comprendre l'impact des hormones pendant le cycle menstruel est essentiel pour mieux vivre ces fluctuations et améliorer le bien-être général.

Le cycle menstruel et ses phases

Pour comprendre comment les hormones influencent le syndrome prémenstruel (SPM) et d'autres symptômes liés aux menstruations, il est crucial de connaître les phases du cycle menstruel. Celui-ci se divise en deux grandes parties :

  1. La phase folliculaire : Elle débute le premier jour des règles et s'étend jusqu'à l'ovulation. Pendant cette phase, les niveaux d'œstrogènes augmentent, atteignant leur pic juste avant l'ovulation. Les œstrogènes ont une influence étendue sur le corps, y compris sur le système nerveux central. Au cours du cycle, les follicules ovariens produisent des œstrogènes en première partie, stimulant la croissance de la muqueuse utérine.
  2. La phase lutéale : Elle commence après l'ovulation et se termine avec le début des règles suivantes. La progestérone commence à être sécrétée après l'ovulation et atteint son pic quelques jours avant les règles. Elle prépare l'utérus à une éventuelle grossesse et a un effet apaisant sur le système nerveux.

Les hormones clés et leurs rôles

Plusieurs hormones jouent un rôle crucial dans le cycle menstruel et influencent la sensibilité des femmes à cette période :

  • Œstrogènes : Ils augmentent pendant la phase folliculaire, atteignant un pic avant l'ovulation. Ils influencent le système nerveux central et la plasticité neuronale. Lorsque le taux d’œstrogènes varie, la plasticité neuronale s’en trouve modifiée.
  • Progestérone : Elle est sécrétée après l'ovulation et atteint son pic avant les règles. Elle prépare l'utérus à une éventuelle grossesse et a un effet apaisant sur le système nerveux. La progestérone intervient plutôt dans la seconde partie du cycle.
  • Testostérone : Souvent associée à la libido, elle agit aussi sur l’énergie et la motivation.
  • Cortisol : Sécrété par les glandes surrénales, c'est l'hormone du stress. Un taux élevé prolongé peut engendrer fatigue mentale et anxiété.

Impact des fluctuations hormonales

Les fluctuations hormonales tout au long du cycle menstruel peuvent affecter le désir sexuel : l’accroître ou au contraire le minimiser.

Les changements hormonaux qui surviennent au cours du cycle menstruel peuvent affecter le désir sexuel : l’accroître ou au contraire le minimiser.

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Ces variations sont souvent liées aux modifications du taux d’œstrogènes et de progestérone au cours du cycle.

Un cycle menstruel se répète tous les vingt-cinq à trente jours et commence par les « règles », pendant lesquelles la couche superficielle de l’endomètre, paroi interne de l’utérus, se détache. À ce moment-là, les niveaux d'hormones sexuelles féminines dans le sang sont les plus bas, mais ils augmentent fortement au cours des semaines suivantes. Tout d'abord, les niveaux d'œstrogènes montent, signalant la croissance de l’endomètre. Ensuite, ils chutent pour libérer un ovule de l'ovaire, ce qui marque le milieu du cycle. Puis, les taux de progestérone et d'œstrogènes augmentent à nouveau pendant environ sept jours afin de préparer la muqueuse utérine à la fécondation éventuelle de l'ovule. Si la grossesse ne se produit pas, ces niveaux diminuent, ce qui déclenche les saignements menstruels.

Impact sur le système nerveux central

Les hormones œstrogènes et progestérone agissent sur le système nerveux central, en particulier sur les neurotransmetteurs tels que la sérotonine et la dopamine. La sérotonine est un neurotransmetteur stimulant la bonne humeur (l’hormone du bonheur !).

Impact sur le système immunitaire

Les hormones sexuelles influencent également le système immunitaire.

Interaction avec d'autres hormones

Les hormones sexuelles féminines interagissent également avec les hormones surrénaliennes, comme le cortisol, l'hormone du stress.

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Syndrome prémenstruel (SPM)

Le syndrome pré-menstruel (SPM) est un ensemble de symptômes physiques, émotionnels et comportementaux qui affectent de nombreuses femmes avant leurs règles. Ces symptômes apparaissent généralement une à deux semaines avant le début des menstruations et sont influencés par les fluctuations hormonales. Le SPM est un phénomène complexe qui varie d'une femme à l'autre en termes de symptômes et de gravité.

Le SPM est causé par une sensibilité accrue aux fluctuations normales des hormones sexuelles féminines. Le syndrome prémenstruel désigne un ensemble de symptômes physiques et psychiques. Les symptômes que l’on retrouve le plus fréquemment sont : l’irritabilité, l’anxiété, l’agitation, la colère, l’insomnie, des difficultés de concentration, la dépression et la fatigue sévère. Présents à chaque cycle, ces derniers ont pourtant tendance à être banalisés. Or, le cycle menstruel n’est pas censé être douloureux.

Symptômes courants du SPM

  • Douleurs menstruelles (crampes)
  • Sensibilité ou douleur au niveau de la poitrine
  • Apparition de boutons ou poussée d'acné
  • Fatigue
  • Ballonnements ou rétention d'eau
  • Maux de tête ou migraines
  • Sautes d'humeur, anxiété, dépression et irritabilité
  • Troubles du sommeil
  • Constipation ou diarrhée

Trouble dysphorique prémenstruel (TDPM)

Certaines femmes souffrent également de ce qu’on appelle un trouble dysphorique prémenstruel (TDPM). Dans le cas du trouble dysphorique prémenstruel, les émotions sont exacerbées et les sautes d’humeur sont plus importantes. D’après les experts, le TDPM survient lorsque votre organisme est particulièrement sensible aux changements hormonaux provoqués chaque mois par vos règles.

Impact sur l'humeur et la santé mentale

Les fluctuations hormonales peuvent avoir un impact significatif sur l'humeur et la santé mentale des femmes.

Les sautes d'humeur

Les sautes d’humeur, l’anxiété, la dépression et l’irritabilité sont des signes courants de l’arrivée de vos règles. Les sautes d’humeur font partie des symptômes classiques du SPM.

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Ces changements d’humeur pendant les règles sont causés par la fluctuation des niveaux d’hormones avant la menstruation. La chute du taux d’œstrogènes en particulier cause les changements d’humeur avant les règles.

La dépression hormonale

La dépression hormonale n’est pas une entité psychiatrique isolée, mais elle existe.

Impact sur la libido

Les changements hormonaux qui surviennent au cours du cycle menstruel peuvent affecter le désir sexuel : l’accroître ou au contraire le minimiser. Plus d'une femme sur deux a envie de faire l'amour pendant ses règles. Lors de la phase d'ovulation et des quelques jours qui la précèdent, autrement dit la phase pré-ovulatoire, la libido est à son maximum ! A contrario de la libido qui explose pendant ses règles, celle-ci a tendance à chuter juste avant leur arrivée.

Impact sur le cerveau

Des études antérieures menées sur des rats ainsi que sur d'autres mammifères avaient déjà montré que le volume de certaines régions du cerveau pouvait changer, influencé par l'œstrogène, une hormone nécessaire au bon développement de la sexualité et de la reproduction chez les femmes.

Aujourd'hui, des scanners IRM récents de cerveau de femmes montrent que la montée et la descente des hormones sexuelles au cours du cycle menstruel, la période de vingt-neuf jours de flux et de reflux hormonaux qui prépare les organes reproducteurs à une éventuelle grossesse, remodèle de façon spectaculaire les régions du cerveau qui régissent les émotions, la mémoire, le comportement et l'efficacité du transfert d'informations.

Le fait que le cerveau se modifie pendant le cycle menstruel est particulièrement notable car sur trente à quarante ans, la plupart des femmes vivent environ 450 cycles menstruels.

Stratégies de gestion des symptômes

Bien qu'il n'existe pas de remède unique pour éliminer complètement les symptômes liés aux fluctuations hormonales pendant les menstruations, plusieurs stratégies peuvent aider à les gérer :

  • Adopter une hygiène de vie saine : Une alimentation équilibrée, la pratique régulière d'une activité physique et un sommeil de qualité sont essentiels. L’important est de trouver les solutions qui vous conviennent personnellement car le SPM est une expérience propre à chacune.
  • Techniques de relaxation et gestion du stress : Les techniques de relaxation peuvent aider à se détendre et à éliminer la sensation désagréable de tension causée par les contractions utérines. Tu peux utiliser des méthodes de pleine conscience, pratiquer le yoga et travailler votre respiration.
  • Alimentation : Veille à une alimentation saine et équilibrée, notamment riche en fibres. Il serait bon de consommer plus souvent des fruits et légumes et de réduire la proportion de viande dans les repas.
  • Compléments alimentaires : Certains nutriments participent activement à la synthèse des hormones. Prendre des compléments alimentaires spécifiques à la santé féminine.
  • Médicaments : Dans certains cas, la prise de médicaments antidépresseurs pendant les règles uniquement peut être utile.
  • Consulter un professionnel de santé : Il est recommandé de consulter un gynécologue, un endocrinologue ou un psychiatre ayant une expertise en traitement hormonal et contraceptifs.

Conseils supplémentaires

  • Connaître son corps : Pour mieux vivre ces montagnes russes, il est essentiel de bien connaître son corps et de mettre en place une hygiène de vie adaptée.
  • Communiquer avec son partenaire : Parlez-en avec votre partenaire. Quels sont ses ressentis ? Ses fantasmes ?
  • Oublier les désagréments et inconforts intimes : Oubliez les désagréments et inconforts intimes en optant pour notre duo In&Out Intimité.
  • Éviter le stress : S’il n’est pas la cause de ton mauvaise humeur pendant les règles, il peut certainement aggraver la situation.

Hormones et post-partum

En général l’apparition des règles marque la fin de ces symptômes. Les changements hormonaux déclenchent alors des symptômes qui se produisent uniquement pendant la 2e moitié du cycle. Les hormones contribuent également à une plus grande fatigue. Si elle peut générer un sentiment d’accomplissement, la grossesse peut aussi vous faire passer par des pensées négatives en vous déstabilisant. Enfin la progestérone, 100 fois supérieure à la normale en fin de grossesse, peut aussi vous plonger dans un bien-être psychologique et physique. On parle de baby blues pour désigner une déprime passagère et une hypersensibilité liée à la diminution des hormones après l’accouchement, à l’anxiété et au manque de sommeil. La dépression post-partum, elle, incarne un véritable état dépressif qui déclenche un changement radical d’état d’esprit et de comportement. Êtes-vous en dépression post-partum ?

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