Loading...

Mark Carney: Un nouveau leadership pour le Canada et ses enfants

Progressiste, libéral et catholique, Mark Carney a été nommé chef du Parti libéral du Canada et succédera bientôt à Justin Trudeau à la tête du gouvernement. Il aura quelques mois pour gagner la confiance des Canadiens avant les élections générales de mai prochain. Alors que le Canada traverse une grave crise politique et subit la politique commerciale agressive de Donald Trump, un nouveau Premier ministre entrera en fonction dans les prochains jours.

Un banquier au pouvoir

Justin Trudeau, en poste depuis 2015, a démissionné en janvier sous la pression de son propre parti en raison de son impopularité record. Banquier de renommée mondiale, Mark Carney a un profil inhabituel. Bien que novice en politique, il a été gouverneur de la Banque du Canada puis de la Banque d'Angleterre. Rien ne prédestinait Mark Carney à devenir le nouveau chef du gouvernement canadien.

Diplômé de Harvard et d'Oxford, le jeune Carney a commencé sa carrière comme professeur d'histoire avant de rejoindre Goldman Sachs. Libéral et progressiste, Mark Carney diffère quelque peu de Justin Trudeau sur le plan idéologique.

Le Parti libéral de Mark Carney a remporté les élections législatives canadiennes de ce lundi, selon les projections des médias locaux. Il s'agit d'une forme de continuité pour le pays nord-américain, même si, selon des résultats encore préliminaires, les libéraux pourraient être contraints de gouverner avec le soutien d'un autre parti en raison de l'absence de majorité au Parlement. Mais ce vote est avant tout une mauvaise nouvelle pour Donald Trump.

L'homme de 60 ans, qui a succédé à Justin Trudeau à la tête du parti centriste et du gouvernement après la démission de l'ancien Premier ministre, est une véritable épine dans le pied du président américain, qui voulait faire du Canada son 51e État. Un profil atypique déterminé à s'opposer à son voisin belliqueux.

Lire aussi: Avis complet sur la Maclaren Mark II Nomade

Un économiste « ennuyeux », mais « rassurant » face à Trump

Gouverneur de la Banque centrale du Canada pendant la crise de 2008, Mark Carney est également le premier non-Britannique à avoir dirigé la Banque d'Angleterre de 2013 à 2020. Il a acquis des compétences en économie dans les prestigieuses universités de Harvard (États-Unis) et d'Oxford (Royaume-Uni) avant d'en faire profiter la banque Goldman Sachs pendant treize ans.

Un économiste solide donc, mais un novice en politique. Qu'importe, les Canadiens le considèrent comme un dirigeant capable de tenir tête à Donald Trump dans la guerre commerciale et diplomatique lancée par ce dernier. En mars dernier, Daniel Béland, professeur de sciences politiques à l'Université McGill de Montréal, le décrivait comme « un technocrate », « ennuyeux et sans grand charisme », mais qui « pèse chacun de ses mots ». Un « spécialiste des politiques publiques qui maîtrise très bien ses dossiers », avec une « image rassurante à l'opposé de celle de Trump ».

Et cette opposition, Mark Carney, père de quatre enfants et mari d'une économiste, l'a incarnée tout au long de sa campagne, axée sur l'offensive de la Maison-Blanche, jusqu'à sa victoire. « Le président Trump essaie de nous briser pour que les États-Unis puissent nous posséder. Cela n'arrivera jamais », a-t-il déclaré lundi.

Des positions et une opposition fortes

« Notre ancienne relation avec les États-Unis est terminée », a-t-il ajouté, comme pour tourner une nouvelle page. Il faut dire que le nouveau Premier ministre canadien n'est pas du genre à montrer une quelconque peur face à un adversaire qu'il connaît bien. Président du Conseil de stabilité financière, qui coordonnait le travail des autorités de régulation du monde entier, il était un habitué des réunions du G20 pendant le premier mandat du président américain.

Bien qu'il ait gardé pour lui ses pensées sur le président américain à l'époque, il s'est montré beaucoup plus franc ces derniers jours, notamment au sujet des tarifs douaniers que veut imposer Trump, jusqu'à le comparer au méchant de la saga Harry Potter : « Quand on pense à ce qui est en jeu dans ces commentaires ridicules et insultants du président, à ce que nous pourrions être, on peut comparer ce comportement à celui de Voldemort. »

Lire aussi: Mark Cavendish : vie personnelle et professionnelle

En réponse, il a assuré qu'il continuerait d'imposer des contre-tarifs « jusqu'à ce que les Américains nous montrent du respect… et [prennent] des engagements crédibles et fiables en faveur d'un commerce libre et équitable ». Des engagements qu'il entend également poursuivre sur le changement climatique.

Engagement envers le climat et l'économie canadienne

En tant qu'économiste, il a souvent souligné, au cours de sa carrière, la minimisation de l'impact du réchauffement climatique sur l'économie. En 2019, il est devenu envoyé spécial des Nations Unies pour le changement climatique et, en 2021, il a lancé la Glasgow Financial Alliance for Net Zero, un regroupement de banques et d'institutions financières œuvrant pour la lutte contre le changement climatique. Pas vraiment la tasse de thé de Donald Trump donc, qu'il accuse de vouloir « [nos] ressources, [notre eau] » : « Les Américains veulent notre pays. »

« Lorsque nous sommes menacés, nous allons nous battre. Nous allons nous battre avec tout ce que nous avons pour avoir le meilleur accord pour le Canada. Nous protégerons nos commerces et nos travailleurs, et nous construirons un futur indépendant pour notre grand pays », a-t-il promis en assurant vouloir développer le commerce au sein de son pays en levant les barrières douanières entre provinces et chercher de nouveaux débouchés, notamment en Europe. « Nous allons construire une seule économie canadienne, pas 13 (comme le nombre de provinces du pays) », a-t-il notamment promis.

Un appel à l'unité

Mark Carney a réussi à unir les forces derrière lui. Dans un discours reconnaissant sa défaite, Pierre Poilievre a promis de travailler avec Mark Carney et de placer l'intérêt du pays avant les luttes partisanes face aux « menaces irresponsables » du président américain.

Même Joe Biden, l'ancien président américain et punching-ball préféré de Donald Trump, y est allé de son message sur le réseau X : « Je suis convaincu que Mark sera un leader fort, défendant les valeurs et les intérêts fondamentaux que partagent les Canadiens et les Américains. »

Lire aussi: Mark Zuckerberg : Une biographie inspirante

Les prochaines négociations en vue d'un accord commercial entre les deux pays doivent commencer début mai. Et Mark Carney semble prêt à se lancer dans la bataille : « Cette guerre, nous ne l'avons pas créée, mais nous allons la gagner », a-t-il affirmé.

Un leader expérimenté en temps de crise

Il a dirigé deux banques centrales mais n'avait jamais été élu. Voilà chose faite. Le Premier ministre canadien Mark Carney, qui a remporté les législatives lundi et qui a succédé à Justin Trudeau, a l'habitude de naviguer dans la tempête. Avec la victoire de son parti aux législatives, il va devoir rapidement faire ses preuves face à Donald Trump. Un défi qu'il assure pouvoir relever. « Je suis plus utile en période de crise. En quelques semaines, ce novice en politique de 60 ans a réussi à convaincre les Canadiens que son expertise en matière économique et financière faisait de lui l'homme de la situation pour piloter le pays plongé dans une crise inédite.

Né à Fort Smith, dans le Grand nord, mais élevé à Edmonton dans cet ouest canadien plutôt rural et conservateur, Mark Carney est marié à l'économiste Diana Fox, père de quatre filles et fan de hockey.

Cinq ans plus tard, il est choisi par le Premier ministre britannique David Cameron pour diriger la Banque d'Angleterre, devenant le premier étranger à la tête de l'institution. Peu après, il sera confronté aux turbulences provoquées par le vote du Brexit. Une tâche accomplie avec « conviction, rigueur et intelligence », selon le ministre britannique des Finances de l'époque, Sajid Javid.

Cela faisait des années que les rumeurs annonçaient son entrée en politique. Un véritable pari pour cet ancien gardien de hockey qui n'avait jamais mené de campagne et qui a pris les rênes d'un parti au plus bas dans les sondages, plombé par l'impopularité de Justin Trudeau en fin de mandat.

Peu charismatique, à l'opposé de l'image flamboyante de Justin Trudeau à ses débuts, il semble que c'est justement son sérieux et son CV qui ont finalement convaincu une majorité de Canadiens. « C'est un technocrate un peu ennuyeux, qui pèse chacun de ses mots », explique Daniel Béland de l'Université McGill de Montréal. Mais aussi « un spécialiste des politiques publiques qui maîtrise très bien ses dossiers ». Reste un sujet qui semble lui faire perdre son flegme : la question de son patrimoine. Selon Bloomberg, il disposait en décembre de stock-options pour plusieurs millions de dollars.

Un appel à l'unité face aux défis américains

Le Premier ministre libéral Mark Carney, donné vainqueur des élections législatives au Canada, a appelé son pays à l'unité face à la "trahison" américaine. "Notre ancienne relation avec les États-Unis est terminée" car le "président Trump tente de nous briser pour nous posséder", a-t-il affirmé.

Le Parti libéral de Mark Carney a remporté lundi les législatives canadiennes, selon les projections des médias locaux, après une campagne centrée sur les menaces du président américain contre le pays. Toutefois, selon des résultats encore préliminaires, les libéraux pourraient rester minoritaires au Parlement et seraient donc contraints de gouverner avec l'appui d'un autre parti.

Il y a quelques mois encore, la voie semblait pourtant toute tracée pour permettre aux conservateurs canadiens emmenés par Pierre Poilievre de revenir aux affaires, après dix ans de pouvoir de Justin Trudeau. Mais le retour de Donald Trump à la Maison Blanche et son offensive inédite contre le Canada, à coups de droits de douane et de menaces d'annexion, ont changé la donne.

Lors d'un discours de victoire à Ottawa, Mark Carney a estimé mardi que son pays ne devait jamais oublier "la trahison" américaine. "Notre ancienne relation avec les États-Unis est terminée" car le "président Trump tente de nous briser pour nous posséder", a-t-il dit, appelant le pays à l'unité pour les "difficiles mois à venir qui exigeront des sacrifices".

La mobilisation des Canadiens face aux menaces de Trump

Pour le ministre Steven Guilbeault, "les nombreuses attaques du président Trump sur l'économie canadienne, mais aussi sur notre souveraineté et notre identité même, ont vraiment mobilisé les Canadiens", a-t-il déclaré sur la chaîne publique CBC. Et les électeurs "ont vu que le Premier ministre Carney avait de l'expérience sur la scène mondiale" pour représenter ce pays de 41 millions d'habitants.

À 60 ans, Mark Carney, novice en politique mais économiste reconnu, a su convaincre une population inquiète pour l'avenir économique et souverain du pays qu'il était la bonne personne pour piloter le pays en ces temps troublés. Cet ancien gouverneur de la banque du Canada et de Grande-Bretagne n'a cessé de rappeler pendant la campagne que la menace américaine est réelle pour le Canada. "Ils veulent nos ressources, notre eau. Les Américains veulent notre pays", a-t-il prévenu. "Le chaos est entré dans nos vies. C'est une tragédie, mais c'est aussi une réalité. La question clé de cette élection est de savoir qui est le mieux placé pour s'opposer au président Trump ?", a-t-il expliqué pendant la campagne.

Pour faire face, il a promis de maintenir des droits de douane sur les produits américains tant que les mesures de Washington seront en place. Mais aussi de développer le commerce au sein de son pays en levant les barrières douanières entre provinces et de chercher de nouveaux débouchés, notamment en Europe.

En face, le chef conservateur, qui avait promis des baisses d'impôts et des coupes dans les dépenses publiques, n'a pas réussi à convaincre les électeurs de ce pays du G7, 9e puissance mondiale, de tourner le dos aux libéraux. Pierre Poilievre aura aussi souffert jusqu'au bout de la proximité, de par son style et certaines de ses idées, avec le président américain, ce qui lui a aliéné une partie de l'électorat, selon les analystes.

Reconnaissant sa défaite, ce dernier a promis de travailler avec Mark Carney pour défendre les intérêts du Canada face aux attaques de Donald Trump. "Les conservateurs travailleront avec le Premier ministre et tous les partis pour défendre les intérêts du Canada et obtenir un nouvel accord commercial qui met les droits de douane derrière nous tout en protégeant notre souveraineté", a-t-il déclaré devant ses partisans réunis à Ottawa pour la soirée électorale.

Près de 29 millions d'électeurs étaient appelés aux urnes dans ce vaste pays du G7 qui s'étend sur six fuseaux horaires. Et plus de 7,3 millions de personnes avaient voté par anticipation, un record.

Entrée en fonction et défis immédiats

Cet ancien banquier et économiste, âgé de 59 ans, prend ses fonctions de Premier ministre du Canada ce vendredi, en remplacement de Justin Trudeau. Son CV a joué en sa faveur, notamment en vue de la guerre commerciale avec les États-Unis lancée par Donald Trump.

Le Canada change officiellement de Premier ministre ce vendredi 14 mars. Pas sûr que ce soit si courant de changer l’état-major en pleine guerre. Cette guerre-là est commerciale et le Canada est voisin et adversaire direct des États-Unis de Donald Trump. Mark Carney prend les commandes en pleine zone de turbulences, entre la fin du mandat de presque 10 ans de Justin Trudeau et de nouvelles élections : cet automne au plus tard, peut-être même avant.

On dit qu’il ne gouvernera qu’à peine. Sauf qu’il doit bien gérer son voisin turbulent. Et on a vu qu’avec Donald Trump, il se passe des choses tous les jours. L’automne, c’est loin. Et face aux États-Unis, il ne se défile pas. "Dans le commerce comme au hockey, le Canada gagnera." Il ne manque plus que le sirop d’érable pour faire plus cliché. Mais c’est bien l’enjeu. Son pays, Trump le convoite : le Canada "ne fera jamais partie des États-Unis", dit celui qui vient d’être porté au sommet par son parti. Il n’a jamais été élu, si ce n’est le week-end dernier, par le Parti libéral.

Un profil international

Dans ce contexte, Mark Carney va jouer de son CV de "George Clooney de la Banque". Certains lui voient des traits communs avec l’acteur. Le nouveau premier ministre canadien est bardé de diplômes, ancien de la banque Goldman Sachs. On le reconnaît plus volontiers au Forum économique de Davos ou à l’ONU que dans la rue. Il assume. "C’est utile en ce moment d’avoir un nouveau Premier ministre qui connaît le président de la France, qui connaît le premier ministre du Royaume-Uni, qui connaît le nouveau chancelier d’Allemagne."

Lorsqu’il était étudiant, son colocataire à Harvard lui a dit : "Un jour, tu seras Premier ministre." Il est aussi passé par Oxford, où il a rencontré sa femme, Diana Fox, économiste aussi, engagée pour le développement durable. À 59 ans, Mark Carney est père de quatre filles. L’une d’entre elles est déjà à Harvard aussi. Ça doit être ça, la génétique.

Convictions et valeurs

C’est un catholique pratiquant, il se rend à la messe toutes les semaines. Surtout, il n’hésite pas à reprendre des extraits de discours du Pape quand il joue au banquier contre la pauvreté. En 2015, alors qu’il est gouverneur de la Bank of England, un journal le proclame "catholique le plus influent du Royaume-Uni".

Pas sûr en tout cas qu’il ait l’intention de tendre l’autre joue face au président américain mais plutôt de donner des coups de crosse de hockey. Un journal canadien le qualifie déjà de "superhéros" aux multiples superpouvoirs. Superbanquier, on l’a compris. Super négociateur aussi, autre talent qui lui est reconnu.

Parcours et engagement

Fils d'enseignants, Mark Carney est le troisième d'une fratrie de quatre enfants. Agé de 60 ans, il est né à Fort Smith, une commune de moins de 3 000 habitants, dans la province des Territoires du nord-ouest. Lorsque Mark Carney était âgé de 6 ans, sa famille a déménagé à Edmonton, capitale de la province rurale de l'Alberta. Après avoir été scolarisé dans des établissements catholiques, ce fan de hockey a obtenu une bourse pour étudier l'économie dans la prestigieuse université américaine Harvard, poursuit Politico. Mark Carney a travaillé trois ans dans des banques, avant de reprendre ses études à l'université britannique d'Oxford, où il a obtenu un doctorat en économie.

Economiste reconnu, Mark Carney a été nommé gouverneur de la Banque du Canada en 2008, en pleine crise économique mondiale. En 2013, Mark Carney est devenu le premier étranger nommé à la tête de la Banque d'Angleterre. Le Canadien, à qui on attribue une modernisation de l'institution, a, là encore, dû faire face à une crise d'ampleur : le vote du Brexit en 2016.

Après ses années à la tête de ces deux banques centrales, Mark Carney a été nommé envoyé spécial de l'ONU pour l'action climatique, en 2019. La même année, Mark Carney a publié Valeur(s), un livre dans lequel il dénonce l'inaction politique contre la crise climatique.

Trois des grands-parents de Mark Carney sont nés en Irlande. Attaché à ses racines, le libéral a demandé la nationalité irlandaise dans les années 1980. Début mars, l'ex-banquier a toutefois annoncé à la presse qu'il avait entamé des démarches auprès de l'Irlande et du Royaume-Uni pour renoncer à ces deux citoyennetés, selon la CBC, l'audiovisuel public canadien. "Je ne juge pas [ceux qui ont plusieurs passeports].

Un leadership inattendu

Rareté dans la vie politique canadienne, Mark Carney a été nommé Premier ministre sans jamais avoir occupé de poste au gouvernement, ni obtenu de mandat électoral. Les électeurs ont commencé à découvrir ce père de quatre filles en janvier, lorsqu'il a annoncé briguer la succession de Justin Trudeau. Malgré son manque de notoriété, Mark Carney est parvenu à remporter le vote interne au Parti libéral, face notamment à l'ex-ministre des Finances Chrystia Freeland.

La campagne pour les législatives a montré que l'ex-banquier "n'avait pas de talent naturel pour faire campagne ou pour les discours", juge Darrell Bricker. Cela ne l'a toutefois pas empêché de s'imposer largement dans la circonscription de Nepean, en banlieue d'Ottawa.

Le succès de Mark Carney s'est joué sur deux éléments : le changement de leadership à la tête du Parti libéral, alors que nombre de Canadiens étaient lassés de Justin Trudeau, et, surtout, la guerre commerciale initiée par Donald Trump. En déclarant à plusieurs reprises qu'il voulait faire de son voisin septentrional le "51e Etat américain", le milliardaire a aussi provoqué un regain de patriotisme au Canada et redonné de l'élan au parti au pouvoir.

Mark Carney ne s'y est pas trompé. Lorsqu'il a convoqué les élections législatives, le Premier ministre a demandé aux Canadiens de lui donner "un mandat fort" pour répondre aux menaces du président américain. "Donald Trump a initié une guerre commerciale. (…) Nous n'avons pas demandé [à mener] cette bataille.

tags: #mark #carney #enfants

Articles populaires:

Share: