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Les engagements du candidat Macron en matière de PMA : un bilan

À l'approche du premier tour de l'élection présidentielle, il est essentiel d'évaluer les engagements pris par le candidat Emmanuel Macron, notamment en matière de procréation médicalement assistée (PMA). Cet article se propose de dresser un bilan de ces engagements, en s'appuyant sur les informations disponibles et les analyses des acteurs concernés.

Introduction

En 2017, Emmanuel Macron a promis une "révolution" aux Français, articulée autour de trois engagements principaux : libérer le pays de ses entraves, protéger les Français et rassembler le pays. Parmi les mesures phares de son programme figurait la légalisation de la PMA pour toutes les femmes.

La PMA pour toutes : un engagement tenu ?

Lors de son quinquennat, Emmanuel Macron a mis en œuvre la PMA pour toutes, conformément à ses engagements. Cette mesure a été saluée comme une avancée majeure pour les femmes et les couples lesbiens. Cependant, des réserves ont été émises quant à la rapidité et à l'ampleur de sa mise en œuvre.

Des délais d'attente importants

Plusieurs médias ont souligné qu'une fois la loi votée et les décrets parus, presque rien n'avait été préparé pour anticiper la hausse des demandes. Les centres PMA se sont retrouvés débordés, mal organisés et peu attractifs pour les donneurs de sperme, entraînant des délais d'attente de 9 mois à 1 an pour les premiers rendez-vous.

Des femmes refusées à l'hôpital

Des femmes de seulement 40 ans ont été refusées à l'hôpital, alors que la loi autorise la PMA jusqu'à 42 ans révolus. Ces difficultés d'accès à la PMA ont suscité des critiques et des interrogations quant à la volonté réelle du gouvernement de faciliter l'accès à cette technique pour toutes les femmes.

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Droits des femmes et égalité femmes-hommes : un bilan mitigé

Au-delà de la PMA, le quinquennat d'Emmanuel Macron a été marqué par des avancées et des reculs en matière de droits des femmes et d'égalité femmes-hommes. Si certaines mesures ont été saluées, d'autres ont été jugées insuffisantes ou mal mises en œuvre.

Des avancées notables

Parmi les avancées notables, on peut citer l'allongement du délai pour l'IVG, la reconnaissance de l'endométriose et la lutte contre la précarité menstruelle. Le gouvernement a également adopté une "diplomatie féministe", se traduisant par un volontarisme certain dans la mise à l'agenda des droits des femmes lors de sommets internationaux.

Des mesures insuffisantes

Cependant, plusieurs associations ont souligné que le budget dédié à l'égalité femmes-hommes restait trop faible, représentant seulement 0,25 % du budget général en 2022. La lutte contre les violences faites aux femmes a également été jugée insuffisante, avec des dispositifs de protection ne concernant que 2 % des cas de violences conjugales en France.

L'index de l'égalité professionnelle : un outil perfectible

L'index de l'égalité professionnelle, présenté comme la mesure phare pour lutter contre les inégalités professionnelles, a également suscité des critiques. Les associations ont souligné que le paramétrage de cet outil avait été façonné pour ne pas bousculer le patronat, permettant aux entreprises d'afficher de bons scores sans pour autant réduire les inégalités salariales.

Les droits LGBTI+ : des avancées en trompe-l'œil ?

En matière de droits LGBTI+, le bilan du quinquennat d'Emmanuel Macron est également contrasté. Si la PMA pour toutes a été saluée comme une avancée, d'autres mesures ont été critiquées pour leur manque d'ambition ou leur mise en œuvre tardive.

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Une dégradation de la place de la France dans les classements internationaux

De 2017 à aujourd'hui, la France a perdu la place qu'elle avait pu atteindre grâce à la gauche dans les classements internationaux pour les droits LGBTI+. Les associations ont déploré le manque de courage du candidat-président Macron, qui refuse tout vrai débat sur ces questions.

Des ministres et parlementaires hostiles aux LGBT

Plusieurs ministres et parlementaires élus avec la photo de Macron et l'étiquette LREM sont de fait hostiles aux LGBT, voire très homophobes. Cette présence de personnalités anti-LGBT au sein de la majorité présidentielle a été perçue comme un signal négatif pour les droits des minorités sexuelles.

Des violences anti-LGBT en hausse

Les violences anti-LGBT (insultes, menaces, agressions), y compris avec des meurtres, ont connu une hausse record ces dernières années. Les associations ont souligné que le pinkwashing constant des pro-Macron ne pouvait effacer ces victimes bien réelles.

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