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Le Développement du Langage chez l'Enfant : Un Voyage Fascinant

Le langage est un pilier du développement infantile, permettant aux enfants de communiquer, d'exprimer leurs pensées et émotions, d'explorer le monde et de construire leur identité. L'acquisition précoce de compétences linguistiques influence positivement la cognition, la socialisation et les performances scolaires. Grâce au langage, les enfants se font comprendre, comprennent les autres et interagissent avec leur environnement. Ce développement est un processus complexe et progressif, se déroulant en plusieurs étapes clés.

Les Étapes Initiales du Développement Langagier

Les premières étapes du développement du langage comprennent les vocalisations pré-verbales, telles que les gazouillis, les borborygmes et les cris. Au cours de la petite enfance, les enfants acquièrent de nouveaux mots et de nouvelles structures syntaxiques, améliorant ainsi leur capacité à communiquer de manière claire et cohérente. Au fil du temps, les enfants développent également des compétences linguistiques plus avancées, telles que la compréhension des nuances de signification et l’utilisation de métaphores et d’autres formes de langage figuré.

Dès la naissance, voire même in utero, l'enfant débute son apprentissage du langage. Il écoute tout ce qu’on dit, ce qui le stimule. Depuis sa venue au monde, l’enfant acquiert la signification des mots, les mémorise, enrichissant ainsi son vocabulaire. Le développement du langage s’étale sur plusieurs années et se décompose en étapes liées à l’âge.

Les Premières Manifestations : Sons et Communication

Quand le bébé commence à faire des sons, il explore sa sphère buccale, sa voix et les variations d’intonation. Ce sont les bases pour pouvoir ensuite parler. Après avoir émis ses premiers babillages, le bébé commence à communiquer, essayant de se faire comprendre par des cris, des regards, des pleurs, des sourires ou en pointant. Ce n’est pas encore du langage à proprement parler, mais c’est de la communication. Il est important de différencier le langage oral et la communication : un enfant peut très bien communiquer sans langage oral.

L'Émergence des Mots et des Phrases

Vers l'âge d'un an, l’enfant commence à dire des mots, qui ne veulent pas forcément dire quelque chose, mais qui désignent des choses. C’est sa langue à lui, souvent comprise par ses parents et son entourage proche. C’est environ vers 12 mois que l’enfant commence à dire de vrais mots correspondant aux bonnes choses. Ce sont d’abord des mots qui font partie de son environnement quotidien, comme papa, maman, chien, ou voiture.

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Toujours vers un an, l’enfant demande des choses, par exemple, il pourra dire « gâteau » s’il veut un gâteau. Il va aussi commenter son environnement en énumérant tout ce qu’il peut voir. Les parents, naturellement, vont réagir aux intentions de communiquer de leur enfant et vont acquiescer, valider, enrichir à leur tour le sujet en commun. La répétition des mots a aussi son rôle à jouer : l’enfant répète tout ce qu’on lui dit.

L'Expansion du Vocabulaire et la Construction de Phrases

Le stock de mots connus continue à augmenter. À ce stade, l’enfant connaît entre 100 et 200 mots. À deux ans, l’enfant associe deux mots pour faire une phrase, comme « papa maison ». Vers ses trois ans, l’enfant commence à construire de vraies phrases avec un sujet, un verbe et un complément. Les phrases sont le plus souvent au présent. Il pose aussi beaucoup de questions. Après trois ans, l’enfant peut normalement raconter des choses, faire des phrases plus longues.

Bien sûr, les sons ne seront pas forcément tous bien maîtrisés. Certains sont en effet plus complexes à apprivoiser et il ne faut pas s’en inquiéter trop tôt. Au niveau de l’articulation de certains sons, les enfants peuvent se corriger tout seuls jusqu’à six ans. Quant au bégaiement, cela arrive souvent vers trois ou quatre ans. Les enfants se mettent à bégayer parce qu’ils ont tellement de choses à dire que tout se bouscule dans la bouche. Ils n’ont pas encore tous les moyens (moteurs et cognitifs) d’enchaîner leurs pensées. Il faut toutefois aller consulter un orthophoniste pour qu’il puisse prodiguer aux parents des conseils pour ne pas que le bégaiement s’installe.

Facteurs Influençant le Développement du Langage

Plusieurs facteurs peuvent influencer le développement du langage chez l'enfant.

L'Audition

Votre enfant doit avoir une bonne audition pour que sa parole et son langage se développent correctement. Un enfant sourd comme un enfant entendant a toutes les compétences de communication, du point de vue neurologique et neurolinguistique. En revanche, un enfant sourd va avoir besoin d’appui visuel pour que son langage se développe convenablement.

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Le Rythme Individuel

Chaque enfant a son propre développement. Comme pour l’acquisition de la marche, le langage peut se développer plus ou moins vite selon les enfants. Des repères d’âges de développement sont proposés à titre indicatif.

L'Articulation

L’articulation des sons s’acquiert sur plusieurs années chez l’enfant.

Le Bégaiement

Si vous percevez des signes de bégaiement chez votre enfant (fuite du regard lorsqu’il parle à son interlocuteur par exemple), consultez un orthophoniste. Le bégaiement débute le plus souvent entre deux et quatre ans des enfants.

Comment les Parents Peuvent-ils Soutenir le Développement du Langage ?

Il existe de nombreuses manières d’encourager l’acquisition du langage chez les enfants, et les premières années de la vie sont particulièrement importantes pour favoriser un développement linguistique solide. En tant que parents, que pouvons-nous proposer à nos enfants pour les aider à entrer dans le langage ?

Valoriser les Tentatives de Communication

Lorsqu’un enfant dit ses premiers « ouah ouah », ses premiers « pa pa », ses parents le félicitent et ils renforcent positivement ses tentatives. Il est compliqué de répondre à la question « est-ce qu’il parle ? ». « Ouah ouah » est-il un mot ? Oui, dans la mesure où l’enfant désigne un chien (ou un animal à quatre pattes) en l’appelant « ouah ouah », il y a ce qu’on appelle en linguistique un signifié et un signifiant. Cela peut être une forme sonore ou une forme gestuelle, qui renvoie toujours à un réel. L’enfant fait « pa paa ma maam », la maman croit qu’il a dit « maman », le papa croit qu’il a dit « papa », alors que l’enfant voulait dire « le pain c’est bon ». Les parents ont mal interprété ce que dit l’enfant et ce n’est pas grave, d’ailleurs l’enfant a peut-être produit ces sons-là un peu par hasard. Cette situation est fondamentale : la maman et le papa vont être très heureux de ce que l’enfant a dit.

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S'Appuyer sur le Non-Verbal

Fondamental chez l’enfant qui entre dans le langage : rythme, expression du visage, mélodie sont les appuis de la parole en construction. Une grande partie des messages est non verbale : intonation, gestes, expressions du visage, lecture labiale. Il faut s’appuyer sur le non verbal pour arriver au verbal avec un enfant, en utilisant le rythme du corps, l’expression du visage, la mélodie. Spontanément, nous faisons des gestes avec les tout petits, par exemple le geste « au revoir » avec la main. Nous pouvons accompagner tous les petits mots et les mouvements du corps (balancement, jeu de dada…) avec le code LPC. Coder un mot très simple, lentement, pour habituer l’enfant à regarder la main et les lèvres, faire une alternance des petits gestes de la comptine et du code LPC. L’expressivité en codant est essentielle pour attirer le regard de l’enfant.

L’enfant se saisit d’abord de la part non verbale pour s’exprimer. Tous les enfants commencent par faire des gestes, des mimes, des expressions du visage, avant de parler (par ex. le geste « bravo »). Le parent, en voyant le geste de l’enfant, va pouvoir renforcer positivement la volonté de l’enfant à communiquer et lui apporter la part verbale qui lui manque. L’adulte peut renforcer la production de l’enfant et amener la part verbale. Dans l’exemple de la BD précédente, quand la maman aura compris que son enfant voulait lui dire « bateau », elle va lui dire : « Ah ! bateau ! tu dis toto, mais c’est un bateau mon chéri ! ».

Développer l'Observation

Les déficients auditifs en général, enfant ou adulte, développent des facultés d’observation qui sont supérieures à la moyenne. La perception de la communication non verbale sur un visage est surdéveloppée chez les personnes déficientes auditives : elles perçoivent très finement les mouvements de la bouche parce qu’elles en ont besoin pour la lecture labiale, mais aussi la moindre expression du visage. Il y a une contrepartie négative à cela, pour les enfants sourds en particulier. Effectivement, les enfants sourds vont développer cette capacité à analyser le non verbal, à prendre du sens : c’est excellent parce que ça les engage dans un système de communication et leur permet d’élaborer des stratégies. Mais cela peut entretenir une sorte d’illusion chez les parents qui croient que l’enfant comprend très bien et qu’il n’y a pas besoin « d’en faire plus ».

Faciliter la Transition vers le Verbal

Toute la richesse non verbale nous sert d’appui pour aller vers le verbal. Sur l’image, on voit un papa qui montre une voiture à son enfant en lui disant « regarde la voiture ! ». La communication peut se passer en deux temps : on regarde ensemble dans la même direction et ensuite on dit les mots accompagnés du code LPC.

Poser des Questions Adaptées

  • Questions ouvertes (qu’est-ce que tu veux ? question ouverte parce qu’on peut donner toutes sortes de réponses à cette question).
  • Questions fermées oui/non (tu veux du chocolat ? on n’attend que deux réponses possibles : oui ou non).
  • Questions en QCM (tu veux du chocolat ou un biscuit ?).

Les trois types de questions ne s’opposent pas. La question ouverte est plus difficile, mais elle est aussi plus intéressante quand l’enfant a la capacité de répondre à cette question. Cela introduit la notion de zone proximale de développement : c’est le niveau qui est juste un peu difficile pour l’enfant (il est capable de le faire en faisant un effort). Spontanément, les parents s’ajustent à l’enfant en lui parlant « un peu mieux » que ce qu’il parle lui-même, afin que l’enfant ait un modèle un peu plus compliqué. C’est le même principe pour une question ouverte : l’enfant peut faire l’essai d’une réponse. Si cela est trop difficile pour lui, on peut lui proposer une question fermée ou un petit QCM.

Être Attentif aux Expressions de l'Enfant

Des parents de jeunes enfants sourds disent souvent : « je suis perdu, je ne sais pas comment lui parler ni quoi lui dire, je me demande si ce n’est pas trop simple ou trop compliqué ». Alors, il faut essayer de se concentrer sur ce que l’enfant exprime lui-même, peu importe la façon dont il le fait : « Ce que vous comprenez de l’enfant, vous le mettez en mots d’une façon simple, en rajoutant quelques éléments. Vous serez à son niveau de compréhension et vous pourrez lui apporter des choses en plus.

Créer un Espace de Silence et d'Expression

L’enfant a besoin d’un espace de silence pour pouvoir parler, un silence après une question, mais aussi un espace d’expression de ses désirs et besoins. Il est nécessaire de frustrer un peu les jeunes enfants pour qu’ils puissent développer la patience. Sur cette image, l’enfant tend les mains en disant « pot’ !». Le papa pourrait se dire : il veut que je le porte alors je le porte, mais il utilise la technique des 5 secondes de silence, et il ne va pas le porter tout de suite, il va le frustrer un peu, le temps de vérifier que l’enfant lui a bien dit :« porte-moi ». On peut utiliser le prêt de phrase (proposer à l’enfant la phrase qu’il aurait pu dire. Par exemple « Porte-moi !

Encourager le Jeu

Le langage ce n’est pas seulement articuler des sons, c’est aussi penser le monde, c’est « parler » le monde et chez l’enfant cela passe en grande partie par le jeu. Le jeu est à l’intersection du langage et de la pensée et ils se développent en même temps. Par exemple, un enfant qui tape avec un objet en faisant « papapapapa ! » ou le jeu du « chacun son tour », pendant lequel vient le dialogue (par ex. faire rouler un ballon vers un tout petit pour qu’il le retourne, et accompagner de paroles : « à toi ! tiens !

Travailler sur le Caché

Dans le langage, travailler sur le « caché » va permettre de parler de l’absent. Lorsqu’on a caché un objet, il n’est plus là, mais on peut évoquer un objet absent, c’est la « magie » du langage. Cela parait évident mais c’est révolutionnaire : quand un enfant devient capable d’évoquer un objet absent, de parler de quelque chose qui n’est pas sous ses yeux, c’est une grande avancée. Cela permet aussi de prendre en compte le point de vue de l’autre. Au début du jeu de « caché », les tout petits ne savent pas le faire : ils se cachent mal et on les voit. Mais les enfants comprennent que l’on fait semblant de ne pas les voir, et eux-mêmes font semblant de ne pas savoir qu’on les a vus… Au niveau cognitif, c’est une construction très complexe.

On peut rapprocher l’enfant qui est mal caché - mais il croit qu’il est bien caché - avec une situation dans le domaine du langage où un enfant vous raconte une scène à laquelle vous n’étiez pas présent. L’enfant ne va pas tenir compte du fait que vous n’êtes pas au courant de ce qu’il s’est passé et vous êtes perdu parce qu’il vous dit : « Mais si tu sais, le camion bleu, en fait Julie… »… qui est Julie ? quel camion bleu ? … L’enfant ne prend pas en compte notre savoir et nos connaissances.

Mettre des Mots sur les Expériences

L’image montre l’expérience physique, mais il s’agit également de la relation parents-enfants car le parent pourra mettre des mots sur les expériences que fait son enfant. L’enfant doit expérimenter pour comprendre les propriétés des objets. Par exemple, pour comprendre qu’une balle trop grande ne rentre pas dans une bouteille trop petite, il faut l’avoir soi-même testé. De même, pour savoir qu’on ne peut pas attraper l’eau avec ses doigts, il faut avoir essayé. L’enfant acquiert ces notions petit à petit en jouant, avec l’accompagnement du parent bienveillant qui va dialoguer et s’amuser avec lui.

Particularité chez l’enfant sourd, en fonction de sa récupération auditive : il peut ne pas percevoir le son que font les objets. Or, c’est le bruit que font les objets qui nous aide à comprendre ce qu’il s’est passé. Par exemple, l’enfant qui lâche sa cuillère va entendre tomber la cuillère et il va savoir où elle est passée. La localisation du son par un enfant malentendant est un sujet complexe mais il y a une donnée qui est simple : pour localiser un son, il faut avoir deux oreilles qui fonctionnent plus ou moins. Avec un enfant implanté ou appareillé, il y a certaines notions techniques de compression des sons et du masquage de la tête, qui égalisent un peu le niveau sonore et cela peut minimiser l’aspect localisation. D’autre part, la localisation ne dépend pas uniquement de l’audition en elle-même, elle est gérée par le colliculus inférieur, une zone du cerveau près du cortex auditif. Dans le cas des enfants n’ayant eu qu’un seul implant pendant plusieurs années, le colliculus inférieur peut ne pas très bien fonctionner parce qu’il n’a pas été assez stimulé. Nous avons donc des patients implantés qui localisent presque parfaitement les sons et d’autres pas du tout mais nous n’avons pas de visibilité sur ce qu’un enfant va pouvoir localiser. De plus il n’y a pas de programme de rééducation à la localisation des sons. La localisation est une grande thématique de recherche, menée dans plusieurs CHU en France.

Parler au Présent et à l'Absent

Parler au présent, c’est nommer ce qu’il y a autour de nous. Les enfants sont souvent en demande, quand ils désignent les choses. Bien sûr, il faut s’assurer que l’enfant soit capable de percevoir ce qu’on lui dit. Nous pouvons parler au présent et nous pouvons parler à l’absent (parler de ce qui n’est pas là), c’est le grand pouvoir du langage : évoquer ce qui est passé, ce qui va arriver, ce qu’on imagine… Quand l’enfant est capable de le faire, c’est un grand progrès.

Lire et Raconter des Histoires

Il est bon aussi de lire des livres, de raconter, pour les enfants c’est un facteur de réussite dans le langage. Ce n’est pas toujours facile de coder quand on raconte une histoire. Une des pistes est de simplifier et de ne pas forcément tout coder, coder seulement ce qui parait important (le vocabulaire ou les petites phrases construites par exemple) ; on peut alterner entre pointer sur l’image et coder, pointer de nouveau sur un détail et coder ce détail… il faut câliner aussi… il y a beaucoup de choses à faire.

Partager le Plaisir

Évidemment le plaisir partagé c’est le secret de tout. Mais le plaisir ne se décrète pas. Certains parents disent : « pour moi c’est tellement compliqué que je n’y prends pas de plaisir et je m’en sens coupable. Les parents ne sont pas obligés de faire toutes les activités avec leurs enfants. Parfois, ils n’aiment pas lire des histoires mais ils font des jeux avec leurs enfants et c’est très bien. Nous devons écouter notre désir de parent, choisir les activités dans lesquelles nous sommes à l’aise et ne pas nous mettre trop de pression.

Limiter les Écrans

Le problème avec les écrans c’est qu’il n’y a pas d’interaction. D’autre part, techniquement parlant, une personne implantée ou appareillée aura beaucoup de mal à accéder aux écrans de manière correcte sans les outils de connectivité, dont on ne peut pas équiper un tout petit. Certaines personnes implantées ont d’excellents résultats, qui font illusion sur leur perte auditive, pourtant ils ont toujours besoin de sous-titrages pour la télévision. Il faut vraiment se méfier d’un certain discours commercial autour des jeux soi-disant éducatifs sur tablette pour les tout petits ou de programmes soi-disant adaptés aux enfants de 2 ans à la télé.

Les Étapes du Développement du Langage Oral

L’évolution du langage oral chez l’enfant est marquée par deux périodes importantes : la période prélinguistique et linguistique.

La phase prélinguistique

  • De la naissance à deux mois : cris, pleurs, bâillements, soupirs. Le nouveau-né fait ses premières productions vocales pour exprimer ses états. Il communique alors à travers des vocalisations réflexes lorsqu’il pleure, crie, gémit ou baille. La mère est déjà capable d’attribuer un sens à ces sons, ce qui lui permet d’anticiper les besoins de son enfant (faim, douleur, appel par exemple).
  • Entre deux et quatre mois : babillage. Le bébé va commencer à diversifier les vocalises qu’il émet (babil, jasis, lallation). Par exemple, quand il va bouger, il va émettre des petits bruits qui sont des vagissements (jasis). Pour se faire plaisir, le bébé joue avec sa voix dans le but de saisir la réaction de ses proches : c’est le babillage. Ce langage enfantin est un état d’acquisition important du langage du bébé.
  • Entre quatre et six mois : moins de babillages rudimentaires ! Bébé continue de s’amuser et de jouer avec sa voix ! Il étend sa gamme en passant du grave aux aigus. Petit à petit, il prend le contrôle de son appareil phonatoire et tout le monde autour de lui doit le savoir ! Il aime s’entendre et pour cela, il peut murmurer ou crier plus fort. Il aime les interactions sociales et commence à explorer quelques consonnes.
  • Entre six et huit mois : utilisation des phonèmes. Votre enfant devient actif et démontre une réelle intention de communiquer. A cet âge, il est attentif à la diversité des sons et veut les imiter. Il connaît un peu plus les règles phonétiques, et s’amuse en utilisant les phonèmes. En combinant des consonnes et des voyelles, l’enfant produit ses premières syllabes bien articulées (pa, do, mé etc.).
  • Entre huit et douze mois : compréhension et communication non verbale. Les productions vocales de l’enfant évoluent de pair avec sa compréhension. Le bébé comprend plus de mots même s’il communique toujours en babillant. Il continue d’imiter les sons qu’il entend et sa communication non verbale se développe en même temps. A cette étape, il cherche à attirer l’attention en portant son regard sur ce qu’on lui montre, ou en pointant du doigt un objet. Il peut même vous surprendre en agitant la main pour dire au revoir !

La phase linguistique

  • Entre douze et dix-huit mois : les premiers mots. L’enfant ne babille plus au hasard, il utilise des associations de consonnes et de voyelles pour former des syllabes dans le but de communiquer. Il associe une ou deux syllabes à certains objets ou à certaines situations. Le vocabulaire n’est pas encore très riche et varie d’un enfant à un autre. A cet âge, on enregistre une moyenne de trente mots.
  • Entre dix-huit et vingt-quatre mois : c’est l’explosion lexicale ! Votre bébé commence à retenir beaucoup de nouveaux mots ! Il va sûrement essayer de les prononcer plusieurs fois par jour. Le vocabulaire de l’enfant s’enrichit de plus en plus vite et se compose en moyenne de 250 à 300 mots. De plus, il commence à utiliser le « non ». C’est un signe de progrès important dans son parcours d’individualisation.
  • Pendant la deuxième année : combinaison des mots et début de syntaxe. Les premières phrases du bébé apparaissent. Ces phrases sont principalement composées d’une association de deux mots pour désigner une action. On retrouve les prémices d’une syntaxe ordonnée avec la présence d’un sujet et d’un verbe.
  • Pendant la troisième année : acquisition du vocabulaire, de la syntaxe, et perfectionnement de l’articulation. Votre enfant n’imite plus machinalement à l’oral les phrases qu’il entend. À cet âge, sa compréhension lui permet de comprendre des structures de phrases beaucoup plus complexes. La troisième année est signe de maturité linguistique pour un enfant. Il utilise le « je » pour affirmer son identité, il comprend les articles (la, une) les prépositions (dans, sur, dessous, derrière), et n’hésite pas à questionner (qui, quoi, comment, pourquoi).

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