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Transfert d'embryon : L'anesthésie est-elle nécessaire ?

Le transfert d'embryon est une étape cruciale dans le parcours de la procréation médicalement assistée (PMA), notamment dans le cadre de la fécondation in vitro (FIV), du don d'ovules, de l'adoption d'embryons ou de l'utilisation d'embryons cryoconservés. Après plusieurs jours de stimulation hormonale, de contrôles échographiques et de bilans sanguins, cette étape marque l'aboutissement d'un long processus. Bien que techniquement simple, elle requiert une attention particulière pour assurer le dépôt délicat de l'embryon dans l'utérus maternel, le lieu final de son développement.

Déroulement du transfert d'embryon

Le jour du transfert, si vous êtes en couple, vous serez convoquée avec votre partenaire dans votre centre d’AMP. Votre centre commencera par contrôler votre identité. Vous serez ensuite installée dans une salle en position gynécologique. Le médecin commence par vérifier qu’il n’y a pas de contre-indication au transfert, en particulier pour les transferts d’embryons frais (douleurs pelviennes, pas d’épanchement, bonne taille des ovaires).

Le médecin insère ensuite le spéculum pour voir le col de l’utérus et éliminer les sécrétions vaginales et cervicales, ainsi que les traces de médicaments intravaginaux de progestérone. Côté laboratoire, l’embryon est placé dans un cathéter et confié au gynécologue. Le transfert est réalisé sous guidage échographique abdominal pour s’assurer qu’on est situé dans la zone la plus appropriée de la cavité utérine. Le médecin guide le cathéter, qui est un tube fin et souple en plastique, à travers le vagin et le col de l’utérus, et dépose les embryons dans l’utérus. Enfin, le cathéter est vérifié sous microscope pour s’assurer que le ou les embryons aient bien été déposés.

Anesthésie : Est-ce nécessaire ?

La question de l'anesthésie lors du transfert d'embryon est fréquemment posée. Selon le Dr. Lalami, le transfert se réalise généralement sans anesthésie, sauf cas particuliers. C’est un geste indolore, le plus désagréable étant plutôt la pose du spéculum. La procédure est souvent décrite comme une révision gynécologique de routine.

Préparation au transfert

Quelques recommandations sont à suivre avant le transfert d'embryon pour optimiser les chances de succès. Le plus important est de venir le jour du transfert avec la vessie pleine (ou semi-pleine). Pour cela, buvez un litre à 1,5 litre dès le matin. Vous devez sentir que vous avez envie d’uriner sans que ce soit non plus inconfortable. Le fait d’avoir la vessie pleine simplifie le transfert. En effet, l’angle d’entrée dans l’utérus est réduit, ce qui permet d’accéder plus facilement à l’utérus avec le cathéter. De plus, il y a une meilleure visibilité. Sinon, vous n’avez pas besoin d’être à jeun et il n’est pas nécessaire de faire de toilette intravaginale, le médecin veillera à retirer les sécrétions naturelles avant le transfert.

Lire aussi: Optimiser votre transfert de FIV

Optimisation des chances de succès

Afin d’améliorer les chances d’implantation, un traitement peut être prescrit à la patiente dans les jours précédents le transfert embryonnaire. Ce traitement sera à poursuivre après le transfert, les traitements par vitamines seront aussi poursuivis. Certains centres proposent, en supplément ou non, l’ajout d’embryoglue® à la solution dans laquelle sont plongés les embryons avant le transfert. L’embryoglue® est enrichie en acide hyaluronique, une macromolécule présente naturellement dans de nombreux tissus et organes du corps humain, dont l’utérus qui contribue à la nidation.

En parallèle, le médecin vérifie l’aspect et l’épaisseur de l’endomètre. L’équipe médicale suit quotidiennement le développement des embryons. En analysant les caractéristiques morphologiques des embryons (nombre de cellules, la symétrie des cellules, leur fragmentation…), les médecins identifient les embryons ayant les meilleures chances de s’implanter dans l’utérus.

Nombre d'embryons à transférer

Pour décider du nombre d’embryons à transférer, on étudie l’âge des patients, le dossier médical et les antécédents, la qualité embryonnaire et le stade de développement de l’embryon.

Report du transfert

Dans certaines situations, le transfert peut être reporté et les embryons congelés. En cas d’hyperstimulation, une grossesse pourrait aggraver les symptômes.

Suivi post-transfert

Certaines femmes peuvent ressentir des douleurs pelviennes, ou des crampes légères, d’autres peuvent avoir de légers saignements, et d’autres encore ne ressentiront rien. L’important dans tous les cas est de toujours continuer votre prise de progestérone jusqu’au résultat du test de grossesse (même dans le cadre de saignements). Si vous avez de fortes douleurs pelviennes, de la fièvre, des pertes abondantes de couleur ou d’odeur inhabituelle, informez votre équipe médicale.

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Rassurez-vous, l’embryon ne peut pas retomber directement après le transfert (en urinant, éternuant, allant à la selle) ! Du côté de votre alimentation et de votre hygiène de vie, consommez de façon saine et équilibrée.

Lorsque l’embryon est transféré au stade J2 ou J3, il poursuit son développement in utero jusqu’au stade blastocyste (J5). Ensuite, un embryon transféré au stade blastocyste (J5 ou J6) fera la nidation 2 à 7 jours plus tard.

Importance du bien-être émotionnel

Globalement, il s’agit d’être le plus détendu possible pour le transfert. Si vous êtes en couple, le fait d’être ensemble pour ce moment permet de se soutenir aussi. Restez entourés, de votre partenaire, de vos proches, de vos amis, de personnes en parcours de PMA, de toutes celles qui vous apaisent. Si vous ressentez le besoin d’un soutien psy, n’hésitez pas non plus. Vous pouvez également participer à des groupes de parole. L’état émotionnel du patient joue un rôle non moins important dans ce processus.

Repos et activités après le transfert

Contrairement à certaines idées reçues, le repos allongé après le transfert n’a pas prouvé son efficacité. Vous pouvez mener votre vie normalement : travailler, utiliser les transports, avoir des rapports sexuels. N’ayez pas d’inquiétude, l’embryon ne risque pas de « tomber » ! Le médecin ne prescrit pas systématiquement d’arrêt de travail après une ponction ou un transfert car le repos n’augmente pas les chances de grossesse. En aucun cas, les secousses, tremblements, etc. occasionnés par exemple par des moyens de transport ne pourraient avoir d’effet sur la nidation : un embryon mesure 0 à 0,25 mm de diamètre, selon son stade, et il est bloqué dans un film liquidien réunissant les parois internes de la cavité utérine qui est très réduite, parois qui ne sont pas lisses mais extrêmement dentelées ; les facteurs mécaniques ne peuvent donc pas avoir d’effets à ce stade.

Facteurs de succès

Le succès de la FIV est principalement lié à la qualité des embryons qui ont été transférés : le succès ou l’échec de la tentative est joué au moment du transfert. Si ces embryons sont capables de donner une grossesse, ils le feront quoique vous fassiez. A l’inverse, si ces embryons ne sont pas viables, il n’y aura pas de grossesse, même si vous restez allongée sans bouger pendant 15 jours.

Lire aussi: Le transfert d'embryon

Techniques complémentaires

Nous proposons également des techniques de relaxation supplémentaires: massage et acupuncture, entre autres.

Transfert d'embryon congelé

La réimplantation de ces embryons après décongélation ne nécessite pas la même préparation que lors d’une FIV. Vous recevrez un traitement afin de préparer votre muqueuse utérine (endomètre) à la nidation. Les embryons sont décongelés le jour même ou la veille du transfert. Le conjoint doit être obligatoirement présent car il doit signer l’accord de décongélation des embryons et choisir avec sa conjointe le nombre d’embryons à transférer. Le transfert de l’embryon ne nécessite pas d’anesthésie. C’est un geste indolore et réalisé sous contrôle échographique. De ce fait, il est préférable d’avoir la vessie pleine pour le transfert ou du moins d’éviter d’aller uriner juste avant. Il n’y a pas de précautions particulières à prendre.

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