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La Production des Bovins Allaitants: Techniques et Optimisation

Êtes-vous un producteur de bovins viande passionné par votre métier, constamment à la recherche d'une maîtrise parfaite de vos résultats technico-économiques ? Avez-vous besoin d'outils de comparaison pour progresser et assurer la pérennité de votre élevage ? Cet article est conçu pour vous fournir des informations clés et des techniques éprouvées pour optimiser votre production de bovins allaitants.

L'Importance de la Gestion Fourragère

La consommation des bovins adultes avoisine 5 tonnes de matière sèche de fourrage à l’année. C’est le poste des charges opérationnelles le plus important. La qualité et la quantité des fourrages produits et distribués est essentiel à la constitution du revenu. Une approche globale du système fourrager est donc nécessaire pour mener à bien son élevage.

Adaptation au Potentiel Agronomique

Le type de bovins viande élevé doit être adapté au potentiel agronomique des terres. L’engraissement des mâles à base d’ensilage de maïs sera possible si les rendements de cette culture sont de bon niveau (mini 12t de MS/ha). Dans tous les cas, la production des fourrages devra subvenir à la consommation des animaux tout au long de l’année.

Optimisation de la Ration Alimentaire

La réduction du coût de l’alimentation doit être raisonnée en fonction des objectifs de production recherchés par l’éleveur (niveau de croissance, état de finition…). Favoriser la consommation de fourrages (pâturage ou stocks) par le troupeau reproducteur ou les animaux en finition permet également de répondre à cet objectif, notamment en réduisant le recours aux concentrés. Une analyse de la valeur alimentaire des fourrages assure un meilleur ajustement des apports aux besoins des animaux.

La Transition Alimentaire au Printemps

La saison de pâturage est désormais lancée en France. Pour valoriser au mieux l’herbe de printemps, une transition alimentaire progressive au moment de la mise à l’herbe est nécessaire. En effet, l’herbe de printemps est riche en eau, en énergie et en azote, mais elle est pauvre en fibres, en sodium et en magnésium. Celle-ci est donc très appétente ce qui va entraîner une ingestion importante avec un transit trop rapide qui ne permet pas une valorisation optimale.

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Que faire ? Apporter un fourrage grossier (foin ou paille) lors de la mise à l’herbe durant 2 à 3 semaines en évitant les enrubannages ou les foins de deuxième coupe. Les animaux mettent souvent quelque temps (entre 5 à 10 jours), pour ressentir les effets laxatifs de l’herbe jeune. La mise à l’herbe doit s’effectuer à 300 °C jour dès lors que les sols sont portants et que la hauteur d’herbe avoisine 9-10 cm (herbe à la cheville) afin d’avoir une herbe feuillue de bonne valeur nutritive.

Gestion du Pâturage Tournant

Tout au long de la saison de pâturage, la conduite en pâturage tournant permet une meilleure valorisation du potentiel herbager et une réduction des besoins en concentrés, d’autant plus si les prairies sont riches en légumineuses. Produire des fourrages plus riches en énergie et en matières azotées est une stratégie gagnante pour réduire les apports en concentrés azotés de la ration. Cela passe par l’optimisation du stade et de la technique de récolte.

Par exemple, un gain de 8 g PDIE/kg MS d’ensilage d’herbe en ensilant précocement (1 semaine avant début épiaison au stade feuillu) est possible. De plus, le fourrage sera moins encombrant et plus riche en énergie, ce qui améliorera l’ingestion. Pour un troupeau de 70 vaches allaitantes alimentées en bâtiment pendant 200 jours, l’introduction de 3 kg de MS d’ensilage d’herbe/vache/jour dans la ration hivernale représente une économie de l’ordre de 3 tonnes de tourteau de soja/an.

Complémentation des Veaux sous la Mère au Pâturage

L’efficacité de la complémentation des veaux sous la mère au pâturage, mesurée dans différents essais, varie fortement en fonction de la disponibilité en herbe. Ainsi, une réduction de 1 kg par jour de l’apport de concentrés se traduit par une baisse de la croissance des veaux de l’ordre de 120 à 300 g/j. La réduction d’apport de concentrés permet une ingestion supplémentaire d’herbe presque équivalente à condition qu’elle soit disponible sur la parcelle. Un bon moyen de réduire la dépendance en concentrés et l’impact d’un surcoût est donc d’améliorer la gestion du pâturage.

Restriction Alimentaire Hivernale

Une réduction des apports de concentrés jusqu’à 1,5 kg/vache/jour pendant 2 à 3 mois sur la seconde partie de l’hiver est possible. En pratique, cela correspond à une suppression de l’apport de concentrés pour les multipares. En contrepartie, une perte d’état corporel de l’ordre de 0,2 point et une diminution de la croissance des veaux d’environ 100 g/j sont attendues. Si les fourrages sont distribués à volonté, la consommation supplémentaire de fourrages permise par la réduction des concentrés viendra atténuer ces effets. Suite à une période de restriction, le pâturage de printemps permettra une reprise d’état corporel des vaches plus rapide et une stimulation de la production laitière.

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Conditions Essentielles pour la Restriction Alimentaire

  • Disposer de fourrages de qualité (selon les recommandations du tableau ci-dessous) et en quantité suffisante pour terminer la période hivernale.
  • Avoir des vaches avec une note d’état corporel moyenne de 2,0 en milieu d’hiver.
  • Avoir des disponibilités de surfaces pâturées au printemps et optimiser la conduite au pâturage afin d’avoir suffisamment d’herbe jusqu’au sevrage des veaux.

Avant de supprimer l’apport de concentrés dans les rations, il faut d’abord s’assurer que l’on dispose de stocks fourragers de qualité « ordinaire » (selon les recommandations du tableau ci-dessus) et que les animaux l’ingèrent en quantité suffisante (environ 1,6 kg de MS ingérée/100 kg de poids vif avant le vêlage et 1,8 kg de MS ingérée/100 kg de poids vif un mois après le vêlage). Sans apport de concentrés et avec des animaux en bon état corporel en début d’hiver, la note d’état corporel moyenne des vaches passera de 3 à 2 durant la période hivernale, ce qui correspond à une perte de poids d’environ 50 kg vifs en considérant des vaches de 750 kg vifs.

Ajustement Précis de la Ration

Durant cette phase du cycle de production, il faut impérativement que les vaches soient en situation de reprise de poids. Pour cela, il est nécessaire de déterminer la valeur alimentaire des fourrages, le taux de matière sèche de l’ensilage le cas échéant, et les quantités distribuées de fourrages. Si les besoins ne sont pas couverts, une quantité de concentré énergétique et/ou protéique sera ajoutée pour équilibrer la ration. Une analyse de fourrages et un contrôle par pesée des quantités offertes peuvent permettre d’économiser jusqu’à 1 kg de concentrés par vache et par jour.

L'Importance de l'Allotement

Dans les systèmes allaitants qui utilisent des mélangeuses, le principe est d’alloter les mères en fonction de la date de vêlage prévue ou réalisée. Lorsque primipares et multipares sont mélangées dans une même case, la distribution d’une ration mélangée unique, conduit à une mauvaise répartition de l’alimentation apportée, à cause de la différence de capacité d’ingestion des jeunes et des adultes (10 à 15 % d’écart). Dans ce cas, la ration conduit à un état corporel des adultes plus élevé et souvent excessif (vaches grasses) et se révèle finalement coûteuse.

Gestion de l'État Corporel avec l'Ensilage de Maïs

Dans les systèmes avec ensilage de maïs, un état corporel des vaches excessif est souvent constaté en période hivernale. Dans cette situation, les régimes alimentaires manquent en général de fibrosité et sont de fait, ingérés en trop grande quantité. La marge de manœuvre ne porte pas sur la réduction de la complémentation mais plutôt sur une diminution globale des quantités apportées. En effet, il n’est pas toujours nécessaire de saturer la capacité d’ingestion des vaches et une alimentation rationnée sur certaines périodes peut parfois permettre des économies substantielles. Des observations réalisées à la ferme de Jalogny montrent qu’à défaut de pouvoir apporter de la fibre complémentaire (paille ou foin), des vaches et génisses alimentées à hauteur de 80 % de leur capacité d’ingestion ne posent pas de problème de comportement.

Gestion de la Croissance des Génisses

Après la puberté (autour de 450 kg vifs), les génisses tolèrent des fluctuations de croissance. La réduction de 1 UFL du niveau énergétique de la ration (soit 1 kg de céréales) se traduira par une baisse de la croissance de 200 g/j, soit 10 à 20 kg de poids vif en moins qui sont « rattrapables » lors de la mise à l’herbe au printemps. L’organisation du pâturage de printemps doit permettre une disponibilité d’herbe suffisante en quantité et en qualité, notamment sur la deuxième partie du printemps.

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Productivité du Troupeau: Un Pilier du Revenu

La productivité des troupeaux de bovins viande est un pilier de la constitution du revenu. Des différences notables existent entre élevage. Le nombre de veaux sevrés est un indicateur précieux de productivité et d’efficacité, il doit être compris entre 95 et 100%. Pour cela, les intervalles vêlages-vêlages moyens ne doivent pas dépasser 380 jours. L’Age au vêlage des primipares sera compris dans un intervalle entre 26 à 35 mois selon la période de vêlage. Chaque année un bilan de productivité doit être réalisé.

La Valeur Génétique du Troupeau

En élevage allaitant, les vaches ont une espérance de vie d’une douzaine d’années, elles donnent naissance à 9-10 veaux en moyenne. Leur qualité génétique a une grande valeur pour assurer le revenu. La sélection des animaux en utilisant le contrôle de croissance permet d’améliorer rapidement la valeur génétique du troupeau.

Conjoncture Économique et Adaptation

La production de viande bovine souffre régulièrement de la chute des cours. Si les prix de vente en 2017 sont supérieurs à 2016, la volatilité des matières premières et la baisse de consommation constatée fragilise la production.

État des Lieux de l'Élevage Allaitant en Occitanie (2020)

En 2020, l’Occitanie compte 13 234 exploitations agricoles ayant des vaches allaitantes. Ces exploitations élèvent au total plus de 1 157 400 bovins dont près de 497 440 vaches allaitantes. La région se positionne à la troisième place en France métropolitaine pour le nombre d’exploitations en ayant et pour les effectifs de vaches allaitantes (13 % du cheptel national). Au sein de la région, l’Aveyron est le principal contributeur de vaches allaitantes et concentre 32 % de l’effectif d’Occitanie. Suivent le Tarn et la Lozère qui représentent chacun 11 % du total régional.

Évolution du Nombre d'Élevages

Entre 2010 et 2020, le nombre d’élevages allaitants en Occitanie a diminué de 21,3 %, soit une perte d’environ 3 600 exploitations. Cette baisse est légèrement moins prononcée qu’au niveau France métropolitaine (- 23,2 %). Les pertes de cheptel les plus marquées entre 2010 et 2020 se situent dans les départements du Gers (- 25 %), de la Haute-Garonne (- 16 %) et du Tarn-et-Garonne (- 14 %).

Production Brute Standard (PBS)

La production brute standard (PBS) des exploitations ayant des vaches allaitantes diminue de 7 % en Occitanie entre 2010 et 2020. Cette baisse est à peine moins marquée qu’au niveau métropolitain (- 7,7 %). Les exploitations de bovins allaitants en Occitanie contribuent ainsi pour 20,8 % de la PBS de l’agriculture régionale, soit 1 point de plus qu’en 2010. En comparaison, les exploitations de bovins laitiers représentent 7,8 % de la PBS régionale.

Spécialisation des Exploitations

Les départements où les exploitations sont les plus spécialisées sont la Lozère, l’Aveyron et les Pyrénées-Orientales qui ont une part d’exploitations spécialisées comprise entre 69 % et 71 %. 1 913 exploitations en ayant spécialisées en bovins viande ont disparu en dix ans, soit 53 % de la baisse de l’ensemble des exploitations en ayant. Les exploitations de polyculture et/ou de polyélevage représentent 23 % de cette baisse.

Taille des Troupeaux

En 2020, les élevages de la région Occitanie comptent en moyenne 38 vaches allaitantes, soit 6 de plus par exploitation en 10 ans. En France métropolitaine, les ordres de grandeur sont similaires, avec un effectif moyen de 41 vaches par exploitation et une variation de plus 7 en 10 ans. La moyenne régionale masque de fortes disparités d’un département à l’autre. Les élevages de l’Aveyron, du Tarn et des Pyrénées-Orientales ont en moyenne 43 vaches allaitantes. Ceci s’explique par la part importante d’élevages spécialisés en bovins viande. A l’opposé les départements du Gard et de l’Hérault possèdent des cheptels plus modestes avec respectivement 23 et 26 vaches en moyenne. La taille des troupeaux des exploitations spécialisées en bovins viande est plus importante, avec un effectif moyen de 45 vaches allaitantes par exploitation en Occitanie (en progression de 7 unités en 10 ans).

Dynamiques Opposées

Deux dynamiques opposées émergent sur la décennie entre les exploitations ayant plus ou moins de 60 vaches allaitantes. Les élevages qui possèdent moins de 60 bovins viande ont diminué de 27,4 % en termes de nombre d’exploitations et de 23,7 % en termes de cheptel entre 2010 et 2020.

Statut Juridique des Exploitations

En 2020, le statut de l’exploitation individuelle est encore majoritaire pour les élevages de bovins allaitants (63 % des exploitations en ayant). Cependant, cette part des exploitations individuelles a fortement diminué entre 2010 et 2020 (- 13 points) alors que celle des formes sociétaires a augmenté. La part des formes sociétaires est sensiblement plus importante pour ces élevages de bovins allaitants (37 %) que pour l’ensemble des exploitations régionales (30 %).

Dimension Économique des Exploitations

Sur le plan de la dimension économique, les exploitations en ayant sont caractérisées par une surreprésentation de petites exploitations, et comptent en revanche peu de micro-exploitations. En effet en 2020, 50 % des exploitations en ayant sont de petite taille et 18 % sont classées en micros, alors que les proportions sont de 34 % de petites et de 38 % de micros pour l’ensemble des exploitations régionales (toutes filières). Les effectifs des exploitations en ayant classées dans les catégories micros, petites ou moyennes ont diminué sur la décennie respectivement de 36 %, 26 % et 2 %.

Main d'Œuvre

Entre 2010 et 2020, la main d’œuvre travaillant dans les élevages allaitants est passée de 23 700 à 19 700 équivalent temps plein (ETP), soit une réduction de 17 %. La baisse concerne toutes les catégories d’emploi sauf les salariés non familiaux qui ont progressé de 56 %. En 2020, 82 % du volume de travail est réalisé par les chefs d’exploitation ou co-exploitants.

Âge des Exploitants

La moyenne d’âge des chefs d’exploitation des élevages allaitants en Occitanie est de 50 ans. Elle est un peu moins élevée que celle de l’ensemble des chefs d’exploitation d’Occitanie (53 ans). La pyramide des âges des chefs et co-exploitants ayant des bovins allaitants met en évidence une proportion importante d’éleveurs entre 50 et 60 ans (un tiers des éleveurs). 25 % des exploitations élevant des vaches allaitantes ont au moins un chef ou co-exploitant âgé de plus de 60 ans en Occitanie (22 % en France métropolitaine). Parmi ces exploitations, 36 % des chefs concernés déclarent ne pas savoir quel sera l’avenir de leur exploitation et 35 % n’envisagent pas de départ dans un futur proche. Toutefois, pour 19 % de ces exploitations, une reprise est prévue par un membre de la famille et pour 5 % par un tiers.

Formation des Exploitants

Les chefs et co-exploitants des élevages allaitants sont plus nombreux à posséder une formation agricole (73 %) que l’ensemble des chefs d’exploitation de la région (59 %). Cette proportion décroit avec l’âge des exploitants : les jeunes chefs et co-exploitants des élevages allaitants sont de mieux en mieux formés. Ainsi, 89 % des moins de 30 ans ont une formation agricole. Ce taux diminue pour les chefs entre 30 et 40 ans à 84 %, à 78 % pour la tranche 40-50 ans, 76 % pour les 50-60 ans et à 54 % pour les plus de 60 ans. En termes de formation générale, 27 % des chefs ayant des bovins allaitants ont au moins un niveau baccalauréat alors que ce taux est de 10 points supérieur pour l’ensemble des chefs d’exploitations agricoles.

Agriculture Biologique

En 2020, 1 478 élevages allaitants sont conduits en agriculture biologique en Occitanie. Sur la décennie, le nombre d’exploitations en bio a été multiplié par 2,4 au niveau régional. L’évolution n’est pas uniforme sur tous les départements. Les progressions les plus importantes sont observées en Lozère, dans le Gers, en Haute-Garonne et dans le Gard (multiplication par 3 et plus).

Labels de Qualité

En 2020, 15 % des exploitations régionales de bovins viande sont engagées en Label Rouge, 9 % en IGP et 7 % en AOP/AOC.

Circuits Courts

En Occitanie, 24 % des élevages allaitants commercialisent au moins un produit en circuit court contre 22 % au niveau métropolitain. Les pratiques diffèrent d’un territoire à l’autre de la région. La vente d’animaux vivants ou d’autres produits animaux (hors volailles) en circuit court en Occitanie concerne 20 % des exploitations ayant des vaches allaitantes. Ce mode de commercialisation est fréquent dans les exploitations de l’Hérault, du Gard et de l’Aude (respectivement 55 %, 54 % et 52 %) et beaucoup moins dans l’Aveyron où seulement 11 % des exploitations utilisent ce mode de vente.

Parmi les exploitations d’Occitanie qui pratiquent le circuit court pour la vente de produits animaux, la vente directe en tournée est la voie privilégiée (42 %), puis c’est la vente à des commerçants détaillants (33 %) et enfin la vente directe à la ferme (32 %). La transformation de viande, sous forme de pâté, salaisons, conserves est l’activité de diversification la plus répandue dans les élevages allaitants en Occitanie (45 % des exploitations ayant des vaches allaitantes pratiquant au moins une diversification). Ensuite, ce sont les activités de vente d’énergie solaire ou photovoltaïque qui viennent en seconde position (15 %).

Typologie INOSYS

La typologie Inosys, qui classe les exploitations agricoles du recensement agricole en fonction de critères objectifs définis par des techniciens experts, différencie les élevages pastoraux et les élevages non pastoraux. Parmi les 6 875 exploitations spécialisées en élevage bovin viande dénombrée par la typologie INOSYS, 5 402 exploitations sont classées en non pastorales. 68 % des exploitations pastorales bovins viande sont de type naisseurs, principalement de broutards mâles.

Surfaces Agricoles Utilisées (SAU) et Chargement

Les exploitations élevant des vaches allaitantes possèdent en moyenne 88 ha de surface agricole utilisée. Les exploitations spécialisées bovins viandes ont un indicateur de chargement (nombre d’UGB herbivore par ha de cultures fourragères et surfaces toujours en herbe) de 0,77 en Occitanie, inférieur au seuil habituellement retenu pour distinguer l’élevage extensif (1 UGB/ha). Dans le détail, le taux de chargement des exploitations spécialisées d’élevages bovins viandes non pastoraux est de 0,85. Ce taux est de 0,57 UGB/ha pour les exploitations spécialisées d’élevages bovins viandes pastoraux dont il reflète le caractère très extensif. Ces indicateurs de chargement varient fortement d’un département à l’autre. En Occitanie, 31 % des élevages spécialisés bovins viandes dépassent le seuil de 1 UGB/ ha.

Utilisation des Sols

L’ensemble des élevages de bovins viande en Occitanie ont une SAU totale d’environ 1,2 million d’hectares. Parmi ces surfaces, 64 % sont des surfaces toujours en herbes (STH), 18 % sont des cultures fourragères et 17 % sont utilisées pour la production de céréales et d’oléo-protéagineux. Ces proportions sont fortement variables d’un département à l’autre. La part de la STH dans la SAU pour les exploitations ayant des vaches allaitantes dépasse les 80 % pour les départements des Pyrénées-Orientales, de la Lozère et de l’Hérault. Les exploitations ayant des bovins viandes, non spécialisées en élevages de bovins allaitants, cultivent en moyenne en Occitanie 28 % de leur SAU en céréales, oléagineux et protéagineux, 48 % en surfaces toujours en herbe et 21 % en cultures fourragères. Dans ces exploitations, la proportion de superficie en COP est plus élevée que celle des exploitations spécialisées (28 % versus 7 %) et une partie de ces cultures est probablement destinée à la vente.

Autonomie Alimentaire

Globalement en 2020, les élevages sont autonomes en fourrages à 85-90 % pour les systèmes bovins.

Ateliers d'Engraissement

En Occitanie, on dénombre 5 750 exploitations avec un atelier d’engraissement pour les bovins. Parmi les 13 234 élevages allaitants de la région, 5 090 soit 38 % possèdent au moins un atelier d’engraissement. Les principaux types d’atelier d’engraissement pour les bovins sont à destination des veaux de boucherie (48 % des élevages en ayant), des jeunes bovins mâles pour la boucherie (48 % des élevages en ayant), des génisses pour la boucherie (34 % des élevages en ayant) et des bœufs (8 % des élevages en ayant). Ces taux sont variables selon les départements. Dans le Tarn, près de 54 % des élevages ont un atelier, 41 % en Aveyron, et seulement 31 % en Lozère. 13 234 exploitations occitanes ont des vaches allaitantes en 2020.

Systèmes d'Élevage et Logement

Les systèmes fumier et litière représentent 93 % des places. 78 % de l’effectif est logé dans des stabulations libres sans logette dont 69 % avec litière intégrale (soit autour de 33 000 places, 4 % avec raclage du fumier et 4 % pour des pentes paillées). 15 % des places se trouvent en stabulation entravée avec système lisier. 2 668 exploitations font de l’engraissement de veaux de boucherie pour une production annuelle de 147 000 têtes (Source : SAA 2020). Les capacités de production en nombre de places dans les bâtiments sont estimées à 160 000 (entre 103 000 et 219 000 places). Les places en stabulation libre avec box représentent près de 50 % du nombre total de places dont 21 % sur paille et 27 % en caillebotis ou pente béton. 5 058 exploitations ont des capacités de production en bovins pour engraissement (hors veaux). La production de génisses et de mâles de boucherie est de 130 000 têtes en 2020 (Source : SAA). 13 % des effectifs seraient en plein air intégral (entre 15 000 et 28 000).

Diversification et Valorisation

L’autonomie alimentaire des systèmes, la montée en gamme et l’implication des éleveurs et éleveuses dans la commercialisation sont trois leviers permettant d’améliorer le revenu des producteurs·trices. Maintenons notre potentiel de production (génisses de renouvellement) en vue de répondre à la demande dans les années à venir. Mais aussi en se tournant vers la diversification de son activité : transformation de ses produits, vente à la ferme, accueil à la ferme, ferme pédagogique, travaux pour des tiers, installation de panneaux photovoltaïques sur ses bâtiments, mais aussi sur ses parcelles.

Conclusion

La production de bovins allaitants est un métier exigeant qui nécessite une attention constante à l'optimisation des pratiques. De la gestion fourragère à la sélection génétique, en passant par l'adaptation à la conjoncture économique, chaque aspect de l'élevage doit être maîtrisé pour assurer la pérennité de l'exploitation. En adoptant les techniques et les stratégies présentées dans cet article, vous serez mieux équipé pour faire face aux défis et saisir les opportunités qui se présentent à vous.

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