Il peut arriver à n’importe quel enfant de voir ou d’entendre, de façon plus ou moins furtive, les rapports sexuels des parents. Cependant, l'exposition répétée d'un enfant à l'activité sexuelle de ses parents peut avoir des conséquences profondes et durables sur son développement psychologique et émotionnel. Cet article vise à explorer ces conséquences potentielles, ainsi que le cadre légal entourant de telles situations.
Les conséquences psychologiques potentielles pour l'enfant
L'impact de l'exposition d'un enfant à l'activité sexuelle de ses parents varie en fonction de l'âge de l'enfant, de la fréquence et de la nature de l'exposition, ainsi que de la dynamique familiale globale.
Traumatisme et absence d'élaboration
Ce que vous énoncez est fort choquant du point de vue de l'enfant. Elle a été témoin de scènes sexuelles pour lesquelles elle n'est pas prête psychiquement à voir, à entendre, à vivre. Elle est une enfant. C'est une forme de violence qui lui ai faite par ses parents. Cela pose la question des limites parentales. Oui, il peut y avoir traumatisme face à ce vécu. Il est compréhensible qu'elle puisse être mal, en souffrance. Qui êtes-vous pour cette enfant ? Qui est-elle pour vous ? Vit-elle toujours ces scènes qui font l'objet pour elle de maltraitance répérée et qui nécessitent de la protéger.Pouvez-vous avoir un rôle protecteur pour cette enfant ? Dans tous les cas, vous semblez vous interroger pour poster votre questionnement. Vous pouvez consulter un psychologue pour être accompagnée dans ce questionnement pour lui apporter une aide adaptée face à vos légitimes préoccupations. Vous pouvez en parler aussi à une assistance sociale de PMI (de 0 à 6 ans), ou de secteur au CCAS. C. 30 SEPT. 29 SEPT. 24 SEPT. Vos questions me paraissent plus de l'ordre de l'expression d'un vécu mal "étouffé". Il y a plusieurs questions dans votre message. B. 24 SEPT. Il est très important que vous vous en soyez soucié, et peut-être pouvez-vous prévenir les parents que leur rôle n'est pas du tout celui-là. Déjà, dormir avec ses parents n'est pas du tout positif, à ne pas mélanger vie de couple et vie parentale. Donc, pour répondre à votre question : oui cela est dangereux pour l'enfant. 23 SEPT. En effet, assister à la relation sexuelle des parents peut générer des questions, des angoisses, dont selon l'âge de l'enfant, soit il ne peut verbaliser et questionner des parents, et il peut l'interpréter de mille façon, soit s'il n'ose pas en parler, ne sais pas comment en parler. 23 SEPT. · Cette réponse a été utile à 32 personnesJamais un enfants ne doit être mis en situation de participer aux ébats sexuels de qui que ce soit et d'autant plus si ce sont ses parents, même bébé. Ces parents sont inconscients et cela se nomme une situation incestuelle ! Quand on est en posture d'être parents et qu'on accueille un tout petit dans le lit parental, pour des raisons de maladie, de peurs nocturnes ou d'angoisses autres, les parents doivent rester des parents. Ils ne devraient pas et ne doivent pas se transformer en amants, ce changement d'identité est dramatique pour l'enfant qui va y perdre ses repères. 23 SEPT. · Cette réponse a été utile à 36 personnesOui, ça pose vraiment problème déjà quand l'enfant dort avec ses parents car il y a risque de confusion. Quand les parents ont en plus des relations sexuelles. Comme l'a décrit le psychanalyste Ferenczi cette sexualité adulte n'a pas de sens pour l'enfant, ll n'a pas les mots pour en parler. Le traumatisme s'exprime après coup sous forme d'agitation et autres symptômes qui peuvent avoir des conséquences même plus tard dans la vie d'adulte de cette enfant. Ces parents ont été irresponsables et je m'interroge sur leur personnalité. Si cet acte ne s'inscrit pas dans la perversion ou la débilité, il y a la nécessité d'une thérapie familiale pour s'interroger sur ce fonctionnement confusionnant et incestuel. 23 SEPT. Il convient de remettre l'enfant dans sa tranche d'âge tout simplement et lui dire qu'elle aura en son temps une vie affective et sexuelle qui lui conviendra. 23 SEPT. N’ayant pas la maturité psychique, physiologique, lui permettant d’intégrer l’expérience à laquelle il est confronté, l’enfant se trouve face à une «théâtralisation pulsionnelle » qui dépasse son entendement et le déborde de toutes parts.
L'enfant peut être témoin d’images traumatiques face auxquelles elle n’a pas de possibilité d’élaboration. Cette sexualité adulte n'a pas de sens pour l'enfant, qui n'a pas les mots pour en parler.
Confusion et angoisse
Assister à la relation sexuelle des parents peut générer des questions, des angoisses. Selon l'âge de l'enfant, soit il ne peut verbaliser et questionner des parents, et il peut l'interpréter de mille façons, soit s'il n'ose pas en parler, ne sais pas comment en parler.
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Risque de confusion et perte de repères
Quand les parents ont en plus des relations sexuelles, ça pose vraiment problème déjà quand l'enfant dort avec ses parents car il y a risque de confusion. Quand on est en posture d'être parents et qu'on accueille un tout petit dans le lit parental, pour des raisons de maladie, de peurs nocturnes ou d'angoisses autres, les parents doivent rester des parents. Ils ne devraient pas et ne doivent pas se transformer en amants, ce changement d'identité est dramatique pour l'enfant qui va y perdre ses repères.
Conséquences à long terme
Le traumatisme s'exprime après coup sous forme d'agitation et autres symptômes qui peuvent avoir des conséquences même plus tard dans la vie d'adulte de cette enfant.
Climat incestuel
Quand on parle d'incestuel au sein d'une famille, on fait alors état d'un inceste "non agit", non "consommé" si je puis dire, qui laisse planer le doute, la confusion des actes et des non actes, plaçant l'enfant qui le subit dans un désarroi total et permanent. Néanmoins, et j'insiste sur ce point, l'incestuel est un viol psychique, une intrusion à tout niveau qui détruit l'enfant en profondeur, l'empêchant de se construire de manière sécurisante, le bloquant dans l'élaboration de sa personnalité et de son identité, le limitant dans sa conception du monde, de son environnement, créant la confusion mentale, physique et psychologique. C'est un meurtre psychique et je pèse mes mots. C'est pourquoi il est si important pour moi de remettre de l'ordre dans ce qui est amené comme une "normalité", une "banalité", un "amour parental", un lien "filial", une "protection" de l'enfant ou bien encore une "éducation ouverte d'esprit". La famille incestuelle perçoit l'enfant comme une projection d'elle-même, faisant parti d'un tout familial, un objet à façonner comme elle le souhaite. Grandir dans un climat incestuel, c'est évoluer dans une pensée sectaire. L'enfant ne peut penser par lui-même, ne peut exprimer d'émotions, ne doit jamais s'opposer à ses figures parentales sous peine de sanctions émotionnelles et psychologiques, se doit de rester "propre" et "sage" en toutes circonstances. Pour la famille incestuelle, un "bon" enfant ne l'est que s'il répond parfaitement à ses attentes. Toute la difficulté et la confusion émanent du fait qu'aucune maltraitance physique ne soit actée. La famille incestuelle maltraite émotionnellement et psychologiquement, maintenant ainsi une emprise perpétuelle, de l'enfance à l'âge adulte. Être incestualisé(e), c'est comme avoir une petite puce dans le cerveau qui est systématiquement réactivée par la famille lorsque l'enfant, même devenu grand, sort des rangs, exprime un désaccord, manifeste son désir d'émancipation, aspire à montrer sa personnalité et/ou ses émotions. A grand coup de victimisation, de culpabilisation et de manipulation, la famille incestuelle replace la "brebis égarée" du "bon côté". A l'image du sifflet électronique qui empêche un chien d'escalader une grille, l'individu incestualisé (enfant comme adulte), sera ainsi rappelé à la "raison".
Les conséquences légales potentielles pour les parents
En France, le droit de la famille vise à protéger l'intérêt supérieur de l'enfant. L'exposition d'un enfant à l'activité sexuelle de ses parents peut être considérée comme une forme de maltraitance émotionnelle, et peut avoir des conséquences légales pour les parents.
L'autorité parentale et l'intérêt de l'enfant
Selon l’article 371-1 du Code civil, « L’autorité parentale est un ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalité l’intérêt de l’enfant. Les parents exercent cette autorité jusqu’à la majorité ou l’émancipation de l’enfant. Elle leur permet de protéger sa sécurité, sa santé et sa moralité.
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Si les parents ne respectent pas ces devoirs, ils peuvent se voir retirer l'autorité parentale.
Les motifs de retrait de l'autorité parentale
Maître Zubaroglu, avocat au barreau de Paris, présente les 5 principaux motifs en droit de la famille qui peuvent conduire à enlever la garde des enfants à un parent. Une personne peut être sanctionnée en cas de mauvaise conduite répétée et reconnue. C’est aussi le cas si elle exerce des pressions, des violences physiques ou psychologiques. Cependant, l’enfant est témoin de tout cela.
La consommation habituelle et excessive d’alcools ou de drogues par un parent est susceptible de modifier son comportement. Ainsi, l’enfant en présence d’un parent consommateur d’alcools ou de drogues pourrait être en danger à ses côtés.
Un parent qui ne paie pas la pension alimentaire, la contribution aux charges du mariage ou d’autres prestations pendant plus de deux mois commet un abandon de famille. L’autorité parentale peut aussi être retirée totalement en cas de désintérêt pour l’enfant.
Retrait total ou partiel de l'autorité parentale
Le juge peut décider du retrait total ou partiel de l’autorité parentale. Enlever totalement la garde porte sur tous les droits concernés par l’autorité parentale. Le retrait partiel porte sur certains éléments seulement. Le juge peut décider de vous laisser certains droits, comme la garde, la surveillance ou l’éducation de l’enfant. Il peut aussi vous autoriser à consentir à son adoption ou à son émancipation. Le retrait s’applique à tous les enfants déjà nés au moment du jugement, qu’ils soient biologiques, adoptés, issus d’un mariage ou non. Quand un parent est décédé ou a perdu ses droits, le juge peut retirer partiellement ou totalement l’autorité parentale à l’autre. Il peut alors confier l’enfant à un tiers - membre de la famille ou non - de façon provisoire. Ce tiers organise la tutelle. Si votre enfant est confié à l’Ase, dans le cadre d’un retrait total, il obtient le statut de pupille de l’Etat. Il est adoptable uniquement si le tuteur considère que cette mesure n’est pas conforme aux intérêts de votre enfant. Les parents conservent en général des relations avec leur enfant. Désormais, le juge qui décide le retrait total de l’autorité parentale peut également se prononcer sur le changement de nom de l’enfant.
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L'inceste et le Code pénal
Depuis le printemps, l’inceste est officiellement interdit en France. Le mot a fait son entrée dans le Code pénal avec la loi du 14 mars 2016 sur la protection de l’enfance. Cette disposition a été saluée comme une avancée, au minimum symbolique. Mais il pourrait bien s’agir, dans la réalité, d’un recul. Aussi explicite que limitative, la loi semble autoriser, par défaut, les pratiques incestueuses vis-à-vis des personnes de plus de 18 ans. Elle risque de compromettre la poursuite des auteurs de telles pratiques devant la justice. Le texte témoigne d’une ignorance inquiétante de la part du législateur. D’un point de vue clinique et anthropologique, la plus schématique des conceptions définit l’inceste comme le fait d’avoir des relations sexuelles entre des personnes «interdites», quel que soit leur âge. Cette impossibilité ne se présente pas de façon identique dans toutes les cultures à travers le monde. Mais toutes, sans exception, prévoient l’interdiction de relations sexuelles et de conception d’enfants entre certaines personnes. Qu’en est-il exactement en France, aujourd’hui? Le Code civil a prévu des interdits de mariage (articles 161 et 162) au sein d’une même famille, mais attention: l’interdit de mariage ne vaut pas interdiction de copuler ni d’avoir des enfants entre personnes majeures et consentantes. «Le droit français, comme le droit espagnol ou le droit portugais, ne condamne pas les relations sexuelles librement consenties entre des personnes majeures appartenant à la même famille, écrivait la commission. Ce faisant, la France, l’Espagne et le Portugal se différencient d’autres pays occidentaux qui font au contraire de l’inceste une infraction spécifique, indépendamment de toute violence, au titre des infractions contre la famille et le mariage notamment.
L'inceste : définition et sanctions
L’inceste est une relation sexuelle entre deux personnes d’une même famille.
La loi interdit l’inceste entre un-e majeur-e et un-e mineur-e de la même famille. Dans ce cas, le/la mineur-e peut porter plainte contre son agresseur jusqu’à 38 ans ou 48 ans selon les cas.
Selon cette loi, il y a agression sexuelle ou viol incestueux quand l’acte est commis sur un-e mineur-e de moins de 18 ans par :son père ou sa mère, ses grands-parents ;son frère, sa sœur, son oncle, sa tante, son neveu ou sa nièce ;la personne qui vit en couple avec l’une de ces personnes si celle-ci a autorité sur le/la mineur-e (beau-père, belle-mère, etc.).
Les rapports entre deux personnes mineures de la même famille sont aussi interdits si les actes ont été faits avec contrainte, violence, menace ou surprise.
Que faire ?
Dans de telles situations, il est essentiel de protéger l'enfant et de lui apporter le soutien nécessaire.
Parler à l'enfant
Il convient de remettre l'enfant dans sa tranche d'âge tout simplement et lui dire qu'elle aura en son temps une vie affective et sexuelle qui lui conviendra.
Rechercher une aide professionnelle
Un psychologue clinicien, un psychanalyste devrait être à même d'aider un enfant dans une telle situation. En fonction de l'âge actuel de cette fille, il sera ou non nécessaire de passer par les parents. Un psychologue clinicien doit pouvoir vous conseiller sur la stratégie appropriée. Vous pouvez consulter un psychologue pour être accompagnée dans ce questionnement pour lui apporter une aide adaptée face à vos légitimes préoccupations. Vous pouvez en parler aussi à une assistance sociale de PMI (de 0 à 6 ans), ou de secteur au CCAS.
Signaler la situation
Si vous êtes témoin d'une situation où un enfant est exposé à l'activité sexuelle de ses parents, il est important de le signaler aux autorités compétentes. Si tu dis à une personne de la police ou à un professeur que quelqu’un de ta famille fait des choses sexuelles avec toi, des personnes spécialisées vont essayer de comprendre ce qu’il se passe. C’est possible qu’on te demande d’expliquer ce qu’il se passe, en parlant, en dessinant ou comme tu le souhaites. Ensuite, il est possible que tu sois éloigné-e de la personne pour te protéger. Mais tu ne seras pas forcément éloigné-e de toute ta famille. Si tu ne veux pas en parler tout de suite à quelqu’un que tu connais, tu peux appeler le 3919. Les personnes à ce numéro sont habituées et sauront t’écouter. Il y a aussi des associations d’aide aux victimes de viol, tu peux les contacter sans crainte. Si tu souhaites porter plainte, saches qu’il existe, dans la plupart des commissariats et des gendarmeries, un accueil spécifique pour les victimes de viol.
Tu peux contacter (appel gratuit même d’un smartphone) :le 119, le service national d’accueil téléphonique de l’enfance en danger (appel anonyme), 7 j/7 et 24 h/24, ou en allant sur le chat du site www.allo119.gouv.fr, ouvert au moins de 21 ans, 7 j/7, du lundi au vendredi de 15 h à 21 h, et samedi et dimanche de 15 h à 19 h ;le 3919 : Violences Femmes Info (appel anonyme), 7 j/ 7, 24 h/24 ;le 0 800 08 11 11 : IVG, Contraception, Sexualités (appel anonyme), du lundi au samedi, de 9 h à 20 h ;le 17 : la police, 7 j/ 7, 24 h/24.
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