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Hématome pendant la grossesse : Causes, traitement et repos

Les saignements vaginaux pendant la grossesse sont une source d'inquiétude pour les femmes enceintes. Bien que de légers saignements ponctuels puissent parfois être sans gravité, ils peuvent aussi être le signe d'une mauvaise nouvelle ou d'une urgence médicale à tout moment de la grossesse. L'hématome pendant la grossesse, qu'il soit décidual ou rétroplacentaire, est une complication qui nécessite une attention particulière. Cet article explore en détail les causes, les traitements et l'importance du repos dans la gestion de cette condition.

Hématome décidual en début de grossesse

Une dizaine de jours après la fécondation, l'œuf pénètre dans l'utérus pour s'y implanter. Parfois, cette implantation ne se fait pas correctement, entraînant un petit décollement du trophoblaste, qui est l'amas de cellules qui deviendra le placenta. Ce décollement peut causer la formation d'un hématome décidual, une complication assez fréquente en début de grossesse.

Causes et évolution

L'hématome décidual est causé par un petit décollement du trophoblaste lors de l'implantation de l'œuf dans l'utérus. Le sang de cet hématome doit être évacué. Il peut se résorber spontanément ou s'écouler, provoquant de petits saignements. Ces saignements doivent toujours amener à consulter un médecin. Un gynécologue réalisera une échographie pour contrôler la bonne évolution de la grossesse.

Traitement et repos

Le traitement de l'hématome décidual implique généralement du repos. Une seconde échographie est réalisée 10 à 15 jours plus tard pour contrôler l'évolution de l'hématome, qui se résorbe généralement spontanément, sans conséquence sur l'évolution de la grossesse. Cependant, si l'hématome est important, il peut entraîner le décollement de l'œuf de la paroi utérine, ce qui peut conduire à une fausse couche. Ce risque est également présent si le décollement se situe dans la zone d'implantation placentaire ou en cas de persistance du décollement et du saignement après quelques semaines.

Hématome rétroplacentaire : une urgence obstétricale

L'hématome rétroplacentaire est une urgence obstétricale qui n'a rien à voir avec l'hématome du début de grossesse. Il s'agit d'un problème très grave qui peut entraîner la mort du bébé. Durant toute la grossesse, le placenta est normalement accroché à la paroi de l'utérus. Cependant, il arrive qu'au dernier trimestre, il se décolle sur une partie plus ou moins étendue. On parle alors de décollement prématuré d'un placenta normalement inséré. Un hématome va alors se former entre la paroi de l'utérus et la face maternelle du placenta.

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Causes et facteurs de risque

L'hématome rétroplacentaire est plus fréquent chez les femmes enceintes souffrant d'hypertension ou de diabète gestationnel. Il peut aussi faire suite à un choc violent sur le ventre, lors d'un accident de voiture par exemple. Mais parfois, il survient spontanément, sans qu'aucune explication ne soit retrouvée. Les facteurs de risque comprennent également le tabagisme, la consommation de cocaïne, un âge supérieur à 35 ans, le fait d'être multipare et d'avoir un antécédent d'HRP.

Signes et symptômes

L'hématome rétroplacentaire peut se manifester par des douleurs pelviennes soudaines, des contractions et des saignements. Ces signes doivent impérativement amener à consulter afin de diagnostiquer au plus vite un éventuel hématome rétroplacentaire, car celui-ci met en danger la vie du bébé. La partie du placenta qui s'est décollée ne participe plus aux échanges fœto-maternels, et le bébé est donc privé d'oxygène. L'hématome rétroplacentaire est également une situation à risque pour la maman. Si l'hématome est important, un gros caillot va se former et consommer tous les facteurs de coagulation de la maman, qui risque alors de souffrir d'une hémorragie.

Diagnostic et traitement

Le diagnostic de l'hématome rétroplacentaire repose sur l'examen clinique et l'échographie. Des explorations complémentaires, comme le dosage des PDF, peuvent être prescrites pour évaluer le niveau de coagulation. Dans certains cas, le test de Kleihauer-Betke, qui détecte la présence de sang fœtal dans la circulation maternelle, est également pratiqué. Après le diagnostic de l'hématome rétroplacentaire, une césarienne est généralement pratiquée en urgence.

Décollement placentaire : généralités

Le décollement placentaire est une complication de grossesse relativement rare (0,4 à 1,5 % des grossesses) qui survient lorsqu'une partie du placenta se détache prématurément de la paroi utérine. Cette urgence obstétricale peut mettre la vie de la femme enceinte et celle de son bébé en danger, en fonction de la surface décollée, du moment où le décollement se produit et de la rapidité de la prise en charge. Un décollement placentaire important peut provoquer un accouchement prématuré, un manque d'apport en oxygène pour le fœtus, voire la mort du fœtus. Il peut aussi provoquer une coagulation intravasculaire disséminée chez la mère, une complication grave liée à une perte massive de sang.

Causes du décollement placentaire

La raison du décollement placentaire est souvent difficile à déterminer. Bien que le stress soit un facteur de risque, il n'y a pas lieu de culpabiliser. Ce problème est le plus souvent dû à de l'hypertension qui peut survenir durant la grossesse lors d'une pré-éclampsie par exemple. Des antécédents de décollement placentaire peuvent aussi favoriser la survenue d'un nouveau décollement. Enfin, un coup au ventre suite à un incident comme une chute ou un accident peut en être la cause.

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Signes et symptômes du décollement placentaire

Les signes du décollement placentaire sont assez facilement reconnaissables : il y a généralement une perte de sang accompagnée par des contractions ainsi qu'une anomalie du rythme cardiaque du bébé. Néanmoins, dans certains cas, il y a une absence de symptômes (sinon une douleur abdominale). Le décollement placentaire peut alors passer inaperçu.

Traitement du décollement placentaire et importance du repos

En cas de décollement minime, un arrêt de travail avec repos complet est prescrit jusqu'à résorption ou jusqu'au terme. Si la vie de la mère ou du bébé est en danger, une césarienne peut être envisagée en urgence. Il n'existe malheureusement pas de traitement pour résorber un décollement placentaire. Ainsi, de nombreuses femmes enceintes touchées par cette complication sont contraintes à l'hospitalisation afin de bénéficier d'une surveillance renforcée : contrôles réguliers des constantes, monitoring et échographies fœtales. Dans la plupart des cas, le repos strict avec alitement complet doit être observé. En outre, un accouchement prématuré peut être programmé si la santé de la mère ou du bébé est en jeu.

Comment résorber un décollement de placenta ?

Il n'existe malheureusement pas de traitement pour résorber un décollement placentaire. Ainsi, de nombreuses femmes enceintes touchées par cette complication sont contraintes à l’hospitalisation afin de bénéficier d’une surveillance renforcée : contrôles réguliers des constantes (tension, coagulation…), monitoring et échographies fœtales… Dans la plupart des cas, le repos strict avec alitement complet doit être observé. En outre, un accouchement prématuré peut être programmé si la santé de la mère ou du bébé est en jeu.

Durée de résorption d'un décollement placentaire

Le temps de résorption d'un hématome rétroplacentaire dépend de sa taille, de son emplacement et de l'état général de la patiente. En moyenne, cela peut prendre quelques semaines à un mois. Différents examens de contrôle sont alors pratiqués afin d'observer au fur et à mesure l'évolution de l'hématome. Il est fréquent de constater une amélioration progressive, parfois complète, de l'hématome, à condition que la femme enceinte suive bien les recommandations médicales et bénéficie d'un suivi régulier.

Décollement placentaire au premier trimestre

La gravité du décollement placentaire dépend fortement du trimestre de grossesse pendant lequel il survient. Pour un décollement placentaire au premier trimestre, on parle souvent de petits hématomes déciduaux ou sous-chorioniques qui constituent des cas relativement fréquents mais généralement bénins. Néanmoins, ce type de décollement peut également être à l'origine de fausses couches à répétition. Après 2 mois de grossesse, le risque devient plus prégnant. Plus la grossesse avance et le terme approche, plus le placenta joue un rôle majeur et assure des fonctions essentielles. Grâce au placenta, le fœtus reçoit l'oxygène et les nutriments nécessaires à son développement. C'est la raison pour laquelle un hématome rétroplacentaire survenant pendant le second ou le troisième trimestre aura les conséquences les plus graves.

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Signes et symptômes au premier trimestre

Le décollement placenta au 1er trimestre se caractérise par une large diversité de signes cliniques. Toutefois, les saignements vaginaux constituent l’un des symptômes les plus fréquents. Les pertes sanguines rouge foncé peuvent être associées à des douleurs abdominales localisées ou diffuses, légères à intenses. Certaines femmes enceintes décrivent également une sensation de pesanteur ressentie au niveau du bas-ventre. Relativement rares au cours du premier trimestre de grossesse, les contractions utérines représentent, à ce titre, un signal d’alerte à ne surtout pas négliger. En outre, des symptômes plus rares, comme une sensation de malaise, une pâleur extrême ou une tension artérielle abaissée, peuvent apparaître en cas d’hémorragie importante. Dans tous les cas, l’apparition de saignements ou de douleurs pendant le premier trimestre de grossesse justifie une consultation médicale urgente pour écarter tout risque de complications. Néanmoins, il est important de noter que le décollement placentaire peut rester asymptomatique et n’être détecté qu’au cours d’une échographie. Le suivi de grossesse revêt alors une importance capitale.

Diagnostic au premier trimestre

La suspicion d'un décollement placentaire au 1er trimestre de grossesse peut être évoquée devant l'apparition de signes tels que des douleurs abdominales, des contractions ou des saignements vaginaux. La surveillance de la fréquence cardiaque fœtale, parfois complétée par des analyses sanguines de la coagulation et des indications échographiques occasionnelles, constitue le protocole de diagnostic du décollement placentaire (hématome rétroplacentaire). Ce dernier est suspecté en présence de l'un des événements suivants après le premier trimestre de la grossesse :

  • Saignements vaginaux
  • Douleur ou sensibilité utérine
  • Souffrance ou mort fœtale
  • Choc hémorragique
  • CIVD (Coagulation Intravasculaire Disséminée)

Décollement placentaire et fausse couche

Le décollement placentaire augmente le risque de fausse couche, notamment lorsqu’il survient précocement au cours de la grossesse. Si une partie significative du placenta se détache avant la viabilité du fœtus, cela constitue une situation à risque d’interruption spontanée de la grossesse. Les fausses couches à répétition peuvent également révéler une fragilité de l’implantation placentaire. Cependant, il est important de rappeler que tous les hématomes survenant au cours du premier trimestre ne conduisent pas obligatoirement à une fausse couche. Le pronostic dépend de la surface décollée, de l’évolution du décollement ainsi que du suivi médical instauré.

Facteurs de pronostic au premier trimestre

C'est grâce au placenta que le fœtus trouve sa source de nutrition et d'oxygène pendant la gestation. En cas de décollement significatif du placenta, le fœtus peut se retrouver privé d'oxygène. L'utilisation de l'échographie permet particulièrement de vérifier la persistance d'un rythme cardiaque chez le fœtus.

  • Un bon rythme cardiaque chez le fœtus: Lorsque l'échographie détecte une activité cardiaque chez l'embryon ou le fœtus, le pronostic est généralement très positif, avec une régression spontanée de 80 à 90 % de ces hématomes. On considère comme des facteurs de pronostic moins favorable un hématome qui persiste au-delà de deux mois.
  • Absence d'activité cardiaque chez le fœtus: En l'absence d'activité cardiaque détectée, l'hématome peut être un signe indiquant une fausse couche spontanée.

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